29 janvier 2010
DU PANACHE QUE DIABLE !
Clearstream. Vous, je ne sais pas, mais cette affaire commence à m'exaspérer !
En prenant la décision de ne pas en rester là, le Procureur de la République JC.Marin prend une énorme responsabilité qui aura des conséquences politiques. Qu'il agisse en son âme et conscience, qu'il veuille augmenter sa notoriété et faire la une des médias ou enfin, qu'il ait mené quelques sombres calculs politiciens, un deuxième procès ne sert pas la France.
Je n'ai jamais aimé de Villepin, mais !
Ne me demander pas pourquoi, je l'ignore ! Est-ce par ce qu'il a contribué, avec Alain Juppé, à la dissolution de l'Assemblée en 1997 ? Est-ce son entêtement sur le CPE en 2006, malgré l'avis de nombreux experts et même de l'opinion ? Est-ce par ce qu'il n'a jamais été élu ? Est-ce par ce que je trouverai anormal de le voir affronter pour la première fois le suffrage universel dans la cadre de cette élection majeure qu'est une Présidentielle ? Est-ce par ce que je n'aime pas sa façon de parler malgré son esprit brillant ? Est-ce par ce que j'ai une conviction intuitive sur sa véritable personnalité ?....
Une démonstration un peu légère j'en conviens. Mais non ! De Villepin...je ne le sens pas ! La Justice l'a pourtant lavé de tout soupçon : il est innocent ! Nous devons lui accorder ce statut, concédé par manque de preuves (cf les Attendus du jugement).
Une alternative limpide
Au-delà de faire durer le plaisir de la presse, porter ce procès devant une cour d'appel me semble n'avoir que deux origines possibles :
. Soit, le Procureur estime honnêtement que ce procès n'a pas encore tout révélé : partant d'une conviction personnelle, il espère trouver - ou avoir le temps de trouver - de nouvelles pièces à charge pour Villepin. Une cour d'appel ne peut avoir un autre jugement que celui de la première instance qu'à cette condition : avoir de nouveaux éléments sérieux venant changer la donne judiciaire.
. Soit, le Procureur sait qu'il n'a ou qu'il n'aura aucun levier juridique nouveau venant étayer son acte d'accusation plus solidement : dans ce cas, il prend volontairement un risque inouï. Par ailleurs, sa motivation prendrait alors ses racines dans un tout autre terrain que celui de la Justice républicaine.
Un parasitage politique
Le deuxième procès se profile au mieux vers le premier trimestre 2011, soit approximativement un an avant les élections présidentielles. Cette affaire fera encore la une des journaux, générera quelques phrases assassines de l'opposition et même au sein de notre majorité, bref, elle va continuer à empoisonner notre vie politique, je dirai même la fausser. Si de Villepin est candidat en 2012, il divisera la majorité, nous faisant prendre le risque de perdre l'Elysées. S'il était opposé à Sarkozy au second tour - rien n'est impossible - alors ce combat fratricide pourrait détourner des bureaux de votes une partie des Français.
Pourquoi tant de haine !
Que Nicolas Sarkozy veuille la peau politique de DdV, est évident. Que les rêves de ce dernier soient de voir notre Président au "croc de boucher" l'est tout autant. La question : mais d'où vient cette haine ? Quelle est sa source ? Quelqu'un a-t-il vraiment la réponse, autre qu'une rivalité d'ambitions, de cultures et d'origines ?
C'est peut-être l'invisible qui compte
Et Jacques Chirac dans cette affaire ! Il doit être satisfait - le mot est faible - de voir son poulain innocenté. L'ancien Président n'a jamais vraiment porté Nicolas Sarkozy dans son cœur. Après Juppé mis sur la touche, il voyait en de Villepin un dauphin correct. Seulement voilà ! Fin 2004, Sarkozy prend la tête de l'UMP avec habileté, après une remarquable et discrète campagne terrain ; ce que de Villepin aurait bien été incapable de faire (il n'était pas 1er Ministre à l'époque).
Tiens, tiens 2004 ! L'année du début de l'affaire Clearstream. L'année où il devenait évident pour les gaullistes historiques que l'UMP était une redoutable machine de guerre pour celui qui allait devenir Président en 2007. Il devenait impossible de l'arrêter.
Que de questions sans réponses
Jacques Chirac a-t-il été mêlé de près ou de loin à l'affaire Clearstream ? Etait-il un tant soit peu informé de ce qui se tramait ? Est-il
raisonnable de croire l'inverse avec certitude ? Pourquoi un Gergorin et un Lahoud ont-ils ourdi cette conspiration ? Quelle était leur motivation ? Leur intérêt ? Ont-ils agis sur leur propre initiative ou sur commande ? Qui aurait pu leur demander d'accomplir une telle forfaiture ?
Il y a deux choses certaines dans l'affaire Clearstream :
1. Le listing était un faux.
2. Elle n'a pas pu été initiée par Nicolas Sarkozy lui-même. Penser l'inverse n'est pas sérieux. Leurs auteurs ont vu leur pétard leur exploser dans les mains.
Maintenant, qu'il ait essayé de tourner cette affaire à son avantage est aussi de bonne guerre. Il est probable qu'il sait des choses notre Président, mais qu'elles n'aient aucune valeur devant un tribunal. C'est peut-être la vraie raison de son acharnement. Mais qu'il n'oublie pas l'intérêt de notre Pays.
Il est bon parfois d'avoir du panache, même en politique. La France vaut mieux qu'une vengeance.
18:06 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : villepin, clearstream, sarkozy, ump, chirac
25 janvier 2010
LE PS, NOUVELLE FRACTURE
Alors que le monde ne pensait plus qu'à Haïti, l'annonce de Martine Aubry a propos de l'augmentation inéluctable de l'âge de la retraite est un séisme sans précédent. Diable, on n'abandonne pas un dogme historique comme çà ! Une annonce relativement discrète, dont les conséquences sur la vie du PS seront lourdes.
Si nous devons nous réjouir de l'abandon d'un dogme socialiste historique, la déclaration d'Aubry va faire des dégâts en interne. Certes, elle n'engage que son auteur et non le PS tout entier, mais ce parti déjà sans véritable leader, sans bonnes idées et sans programme autre que la critique, va trouver là un nouvelle source de réactivation de son explosion.
Petit rappel
L'une des dernières grandes déchirures fut le referendum pour l'adoption du Traité établissant une constitution pour l'Europe en mai 2005. Affichant leur opposition, quelques grandes têtes socialistes (Fabius, Mélenchon, Emmanuelli...) avaient voté contre, entrainant la France vers un NON à 54,6%. L'avis de certains socialistes n'était pas la seule origine du refus des Français. Souvenons-nous de la prestation déplorable du Président Chirac, exposé sur un plateau de télévision en direct face à des jeunes qu'il avait essayés de convaincre des bienfaits du Traité. Avec son " ..je ne vous comprends pas...", ce désastre médiatique de Chirac avait fini par faire pencher la balance vers le NON.
La retraite à 62 ans, ou plus si nécessaire.
Pour les socialistes purs et durs, c'est une bombe atomique. Y voyant l'abandon d'un bastion social, ce ciment de la gauche toute entière se désagrège. A gauche du PS, pour un Benoît Hamon "c'est hors de question". Pour un socialiste modéré comme Emmanuel Walls, il est temps de bâtir un "pacte national avec le gouvernement". Voilà les données d'un problème qui aboutit à un grand écart, impossible pour un parti déjà divisé sur bien des sujets.
Le côté comique est que cet aveu sur les retraites est assumé par celle qui installa les 35 heures - sur une belle idée de DSK - dont tout le monde s'accorde aujourd'hui à dire, y compris au PS, que c'est une aberration économique et finalement une catastrophe sociale ! Mais le temps a passé ! La communication de Martine Aubry est plus pertinente qu'il n'y paraît. Récemment un magazine en faisait la Angela Merkel française ? Difficile d'en admettre les raisons, mais voilà une comparaison qu'elle doit apprécier.
Pour Martine Aubry, quitte ou double
La tactique n'est pas idiote mais à double tranchant. Essayant de faire évoluer son parti vers une modernité cohérente avec les réalités de la finance et de l'économie (tout le monde sait depuis quinze ou vingt ans que les régimes de retraites vont dans le mur si on ne fait rien !), Martine Aubry joue gros. Une telle déclaration peut être à la fois l'allumette et l'extincteur. L'allumette qui mettrait le feu aux poudres de son éviction. L'extincteur qui ferait d'elle le sauveur du nouveau PS. Bien malin qui peut dire ce qui va se passer dans les mois qui viennent, mais il y a de la sécession dans l'air.
Si elle réussit à redonner à son parti le potentiel et la crédibilité du pouvoir, bien que réduit en nombre mais toujours riche, le PS pourrait être à nouveau en ordre de bataille pour 2012. Cela étant, la retraite repoussée à 62 et progressivement vers 67/68 ans comme en Allemagne, est un cheval de bataille que Nicolas Sarkozy et François Fillon ont enfourché avant Aubry.
Ce n'est donc pas un thème de campagne, mais le signe éventuel d'une tentative de révolution dans un PS au fond du trou.
11:22 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ps, retraite, aubry
22 janvier 2010
PROGLIO IMBROGLIO
Etre à la fois le patron d'une très grande société publique et Président du conseil d'administration d'une multinationale privée, il n'y a qu'en France que l'on voit tel scandale ! Les qualités personnelles d'Henri Proglio ne sont pas en cause.

En parcourant la presse internationale, on s'aperçoit immédiatement combien nous sommes la risée du monde entier. De telles pratiques sont inconcevables ailleurs, sauf dans les républiques bananières dont la France est le porte drapeau occidental. Honteux.
Le problème est à quatre niveaux.
1. Comment est-il même possible que le problème se pose et qu'on en arrive à une telle polémique ? Réponse : nos institutions et nos pratiques autorisent ce que les allemands ou les anglo-saxons ne permettent pas. Une telle problématique serait pour eux aberrante et politiquement insoutenable.
2. Conséquence du point 1 : un déballage médiatique ne pouvait que se produire. Il a imposé l'intervention publique du ministre de l'économie, voire même du Président plus discrètement, donnant ainsi une dimension politique nationale. Nous n'avions pas besoin d'offrir sur un plateau un argument de campagne à la gauche dans la perspective des Régionales.
3. C'est la cerise sur le gâteau : Henri Proglio abandonne son indemnité chez Véolia, mais pas son poste. Il interviendra et pèsera donc toujours sur la stratégie d'EDF et de Véolia pour entretenir la synergie entre les deux groupes dit-on ! Là, les bras m'en tombent. Je ne vois en effet pas en quoi avoir la double casquette peut favoriser plus les choses qu'un partenariat normal, dont l'éthique et la morale seraient assurées.
4. A l'avenir, il me semble impossible qu'Henri Proglio puisse gérer les conflits d'intérêts entre les deux groupes et ce, quelle que soit sa probité. La complémentarité des activités des deux sociétés n'est pas un argument suffisant. Au final, il apparaît que sa position sera intenable et qu'il devra avant longtemps abandonner l'un des deux sièges. Il faut le souhaiter.
Non, décidément, la France a de sérieux progrès à faire sur ce terrain. Cela lui éviterait de se retrouver dans un tel imbroglio économico-politico-médiatique. Malgré le déni de Christine Largarde ce matin, vous me permettrez d'imaginer la réalité de la colère et de l'intervention de Nicolas Sarkozy sur une telle affaire.
14:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : proglio, edf, véolia
20 janvier 2010
Haïti, l'île envahie
Haïti dévasté, Haïti anéanti, ce petit pays est au paroxysme du chaos. Haïti qui n'a plus rien - ni toits, ni eau, ni vivres, ni police, ni hôpitaux, ni électricité, ni téléphone... plus rien - vit maintenant une toute autre sorte de drame : une invasion hors du commun.
Envahi de moyens techniques, envahi d'argent, envahi par les ONG civiles, envahie par les militaires....que faut-il en penser ? Il faut bien sûr se féliciter de l'aide générale et de l'élan de solidarité spontanée de la communauté internationale. Mais...
Une grande carence de la coordination entre les nations
J'étais convaincu qu'après le tsunami de 2004 en Asie, les organisations internationales - notamment l'ONU - avaient mis au point une sorte de plan ORSEC international. Il faut se souvenir à quel point l'affluence brutale de moyens de secours techniques, humains et financiers avait généré une pagaille incommensurable les premiers jours : précisément la période où il faut aller vite pour sauver des vies, en étant parfaitement organisés.
Une géguerre diplomatique

Les relations diplomatiques fonctionnent à plein régime, mais c'est la guerre. En envoyant immédiatement 8 à 10.000 GI avec les moyens qui les accompagnent (une dizaine de navires dont un porte avions nucléaire qui sert de base arrière), Obama a pris le taureau par les cornes, sans ménager les susceptibilités des pays qui ont eux aussi envoyé des moyens sur place. Il a eu raison, tout comme Nicolas Sarkozy lorsqu'il a bousculé l'UE durant les premiers mois de la crise fin 2008.
Outre les épidémies, il fallait réagir à la vitesse de la lumière, avant que ne s'installent les conditions d'un régime façon Mad Max (bandes organisées, pilleurs, milices, factions, meurtres, viols....etc.).
Les USA généreux, les USA calculateurs
Les esprits chagrins pensent que les Etats-Unis en profitent pour mettre la main sur un Haïti à la dérive. Le Président du Venezuela, Hugo Chavez, n'a pas manqué de le déclarer. Si tel était le cas, serait-ce une raison suffisante pour n'envoyer que des petits moyens, en laissant la situation empirer ou sans prendre en main l'organisation du trafic de l'aéroport ? Si les USA s'installent quasi définitivement à Haïti, ma foi tant mieux.
Cela ne serait d'ailleurs qu'un retour, les Etats-Unis étant déjà intervenus, avec le concours de la France, pour remettre en selle Jean-Bertrand Aristide dans les années 90.
Les conditions de vie de la nation haïtienne seront toujours largement meilleures qu'avant et l'espoir de son peuple sera plus grand. Et pour une fois que l'on voit des GI en mission humanitaire et de paix (plus ou moins sous contrôle de l'ONU), ne nous plaignons pas.
Pauvre France
La France déploie tous les moyens dont elle dispose; quelques centaines d'hommes et de femmes courageux (pompiers, gendarmes, médecins et militaires), deux ou trois navires modestes, deux ou trois avions cargo et sans doute quelques hélicoptères. C'est bien, mais c'est peu.
Si notre France n'a assurément pas le potentiel logistique des Américains, il faut regretter qu'elle ne puisse faire plus. Nous sommes bien pauvres ! On me jugera une nouvelle fois trop pro américain (une chance que W Bush soit parti !), mais quand je vois le couple Clinton faire une visite à Haïti, il me prend à rêver de voir Jacques Chirac ou VGE faire la même chose. Louons la générosité des Français qui envoient massivement des dons (entre 15 et 20 millions € à ce jour).
Des absents de poids
Je n'ai pas entendu dire que la Chine ou l'Inde se mobilisaient pour aider Haïti. Parmi les pays émergents, seuls les pays d'Amérique latine, notamment le Brésil, sont visibles sur cette terrible catastrophe. Une mauvaise note pour les Chinois !
Gardons espoir. A toute chose malheur est bon. Ce drame absolu est peut-être le début de la sortie du tunnel de l'horreur et du malheur pour les Haïtiens qui n'ont jamais connu le sens du mot Liberté.
Si la seule réplique de ce séisme est une invasion démocratique, alors l'Humanité peut garder l'espoir de mériter un jour le nom de Civilisation.
20:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : haïti, séisme, aide internationale
19 janvier 2010
LISEZ MA REPONSE A UN COMMENTAIRE DEPLACE
Je ne lui accorderai pas plus d'importance que cela, mais un lecteur m'a fait un commentaire sur ma note d'hier sur les Régionales.
Tenant des propos inconvenants, il fallait lui répondre. A vous de juger, mais il est clair que certains militants UMP de Boulogne dépassent les bornes. J'apprécierais que notre Délégué, assurément intègre, clairvoyant et porteur de l'éthique politique, condamne ouvertement ce type de pratiques.
16:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 janvier 2010
R E G I O N A L E S
Avons-nous vraiment envie de remporter ces élections en IDF ?
C'est effectivement la question saugrenue que je commence à me poser. L'ambiance ne semble pas être à la reconquête de quelques régions et la Aubry ose parler de grand chelem.
Aucune discussion sur nos têtes de listes régionales, y compris au niveau départementale sur notre 92 avec André Santini. En voilà un qui est taillé pour la lutte. Mais... mais ayant quelques mauvais pressentiments sur la situation et sur les négociations au cas pas cas de ceux qui seront en bonne position sur les listes définitives, je dois vous faire une confidence : je crains le pire, notamment sur la mise en oeuvre d'une véritable ouverture, conformément aux souhaits du Chef de l'Etat.
Pourquoi ai-je cette crainte me direz-vous ?
- Depuis longtemps en Ile-de-France et singulièrement dans les Hauts de Seine, la Droite réalise des scores médiocres sur ces élections. Les derniers sondages donne Huchon vainqueur avec quelques 58/60% des suffrages au second tour, battant ainsi très largement notre Valérie Pécresse, dont la réserve de voix serait faible malgré un bon score au 1er tour. Inquiétant. Très inquiétant et le 92 ne contribue pas à arranger cette situation.
- A propos de Valérie, très proche de Copé, elle n'est a priori pas dans les petits papiers de notre Président. Sa campagne commence, elle bat le pavé et fait les marchés, mais l'Elysée souhaite-t-il vraiment sa victoire qui pourrait bien être un joli tremplin pour les Présidentielles de 2017 ?
- A droite et au centre, notre département a toujours été victime de luttes intestines au RPR et à l'UDF (en oubliant le FN qui n'a cure des intérêts de la France) puis aujourd'hui à l'UMP et dans l'ensemble de la Majorité Présidentielle. Aussi curieux que cela paraisse, eu égard au profil sociologique et professionnel élevé de ses habitants, le 92 est donc remporté par la gauche, le PS, le PC et les Verts depuis deux législatures.
Au nom du principe d'ouverture voulu par Nicolas Sarkozy, les places sur les listes départementales sont déjà chères, très chères !
Mais elles le sont encore plus sur le 92, un département verrouillé qui ne semble pas accepter cet esprit d'ouverture pour des motifs "mystérieux". J'ai bien une petite idée, mais je préfère me taire. Bref ! La tendance ne semble guère donner de positions éligibles à des personnalités traduisant cette volonté présidentielle. Le Nouveau Centre n'a pas de problème, il a sa tête de liste en IDF et c'est heureux.
Je rappelle quand même que la Majorité Présidentielle est aussi constituée des Radicaux valoisiens, de la Gauche Moderne, du CNI et des Républicains Sociaux...bref de quoi grappiller quelques milliers de voix précieuses par-ci par-là, à gauche et à droite. Encore faudrait-il pour cela :
. que quelques belles personnalités de ces partis alliés se retrouvent en bonnes places
. qu'on leur laisse l'espace, la liberté de communiquer leur sensibilité et tout ce qu'elles peuvent apporter à la politique et au programme de l'UMP sur notre région.
Mais chacun se battant pour avoir son ou ses candidats en bonne position, au mieux c'est la plus grande gueule qui l'emporte, au pire quelques intérêts particuliers, mais le tout au détriment de l'efficacité électorale.
- De surcroît, il y a les...impératifs de liste habituels qui font de la politique un éternel recommencement ! Les impératifs issus du copinage historique, ceux issus du népotisme, ceux au nom d'un " c'est à mon tour maintenant"...bref, ajoutez à tout cela la parité et l'établissement de la liste peut être assimilé à la quadrature du cercle.
Conséquence majeure : on oublie très vite l'objectif premier : se donner toutes les chances de l'emporter en offrant des places sur les listes (éligibles quel que soit le résultat) à des personnalités dont compétences et légitimité ne sont pas les critères de sélection.
Sans céder au défaitisme ambiant, voilà quelques-unes des raisons qui ne me donnent que peu d'espoirs, à ce jour, d'envisager si ce n'est la conquête de l'Ile-de-France, du moins une bagarre serrée au second tour.
La perspective d'une intervention de Nicolas Sarkozy sur la validation définitive de la liste du 92 reste la seule chance de sauver la mise !
12:33 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : régionales, ump, hauts de seine
07 janvier 2010
Hommage à Philippe Seguin
Impossible de ne pas souligner l'importance de sa disparition dans le paysage politique français.

Homme de culture, homme de caractère aux avis toujours sincères mais parfois discutables, homme de convictions intègres, esprit d'indépendance qui lui coûta sans regrets la réalisation possible d'un destin présidentiel, Etre doué d'un bon sens indéfectible, personnalité attachante aux allures de nounours qui savait devenir féroce sous une jovialité et un sourire attendrissants... Philippe Séguin était tout cela à la fois.
Aujourd'hui, je ne vois pas qui pourrait tenir son rôle de sage et de Comptable des deniers de la Nation avec autant de légitimité et d'indépendance.
Qu'il repose en Paix
14:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 janvier 2010
VOEUX 2010
Je remercie chacun d'entre vous, non seulement de me lire avec tant de fidélité (mes statistiques le démontrent), mais aussi pour les témoignages de sympathie que je reçois de vive voix lors des trop rares meetings qui nous réunissent.

Je vous souhaite une très belle et bonne année 2010.
Sincèrement vôtre.
17:43 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : voeux2010

