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31 mai 2006
VOUS AVEZ LE POUVOIR D'INFLUER SUR L'AVENIR DE LA FRANCE
La Politique ressemble à la protection de l'environnement : c'est du cumul des actions et comportements individuels que naît l'efficacité collective. La grande difficulté est de croire que notre action en tant qu'individu unique puisse avoir une conséquence globale. Et pourtant…
L'arithmétique, clé d'un bouche à oreille efficace
Supposons que durant les douze mois qui viennent, vous rencontriez 2 "indécis politiques" par mois que vous sensibilisiez à vos idées ou au moins à l'importance des enjeux des Présidentielles 2007. Supposons que vos "deux indécis" se prennent au jeu et qu'ils discutent chacun avec deux de leurs amis ou relations et ainsi de suite….
Si nous sommes 50 au départ à agir de la sorte, en bout de chaîne nous aurons initié un mouvement permettant "d'attirer", de "troubler" ou d'amener à réfléchir quelques 80 à 100.000 Français, soit approximativement 0,25% des inscrits et 0,31% des votant (avec un taux d'abstention de 20% sur 41 millions d'inscrits).
Pour mémoire VGE gagnait les Présidentielles 74 avec 50,8% contre F.Mitterrand. Une courte victoire qui a dépendu de la décision d'environ 450.000 personnes (sur 28 millions de suffrages exprimés). Et F.Mitterrand gagnait en 81 avec une différence - certes plus nette - de 3,5%, soit environ 1 million de votes (13 fois la contenance du Stade de France), ce qui sur 30 millions de suffrages exprimés est toujours et finalement relativement peu.
100.000 ? 500.000 votes ? Un "rien" sur 41 millions d'inscrits
La Démocratie est à ce prix que du vote de seulement quelques centaines de milliers d'électeurs dépende l'avenir de toute une Nation. Mais ceci doit nous rappeler à tout instant de notre vie de citoyen qu'une victoire tient à peu de choses. Très peu de choses ! Votre engagement est donc essentiel. En épilogue, imaginez que mon raisonnement fondé sur 50 personnes au départ passe à 250, 500 ou 2.000 personnes (12% du central de Roland Garros), ce sont de 500.000 à 4 millions d'électeurs touchés !
Cette présentation peut passer pour une démonstration par l'absurde et les "matheux" contesteront à juste titre la rigueur de mon petit calcul. Que ceux-là divisent alors mes résultats par 10 et nous arrivons encore à 50.000 ou 400.000 électeurs touchés qui, à eux seuls, peuvent décider de l'Avenir de la France. Juste pour réfléchir !
15:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30 mai 2006
Pourquoi un lien avec le site du PS ?
Nous ne devons pas nous cantonner à notre petit cercle de convaincus. Pour combattre un adversaire, en sport comme en politique, il faut le connaître, débusquer ses contradictions, découvrir ses incohérences, ses faiblesses mais aussi ses forces. Aller à la source est la meilleure des informations ?
Je vous accorde que la présence de cette rose sur le blog-tribune d'un UMP peut passer pour incongrue ! Je suis sûr qu'elle a le mérite de vous accrocher. C'est déjà ça et c'est beaucoup puisque c'est son unique objectif. Il ne faut pas réagir de façon aveugle et partisane, car alors c'est le meilleur moyen de ne voir ni d'entendre les arguments d'une opposition qui peuvent porter sur une partie de l'électorat.
Avoir l'attention, les applaudissements ou les hourras d'une audience acquise à sa cause est loin d'être suffisant. Le courage politique et l'engagement citoyen passent par une confrontation directe ou indirecte. Il faut frotter nos esprits et provoquer le dialogue y compris et surtout avec ceux qui doutent. Je suis toujours assez surpris de voir dans les sondages la proportion non négligeable de personnes qui cochent la case NSP (Ne sait Pas). Alors pour savoir....connaissez nos adversaires. Un exemple aujourd'hui ? Sur la page d'accueil du site PS, ils annoncent fièrement avoir obtenu 50.000 nouvelles adhésions depuis 3 mois ! Pour mémoire, et sur la même période l'UMP en a fait plus du double et, pour ne parler que de mon "village", le nombre de membres UMP à Boulogne-Billancourt est passé de 350 à mi 2005 à plus de 1.600 à ce jour.
Bien connaître son adversaire c'est aussi ne jamais le sous-estimer pour rester maître du jeu.
19:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 mai 2006
UNE ENQUETE QUI REVELE LES AXES DE LA CAMPAGNE DU PS POUR 2007
Pour une fois ce n'est pas un institut de sondage qui frappe, mais une équipe de "chercheurs" de Sciences Po. Leur démarche est novatrice puisqu'ils sont allés interroger nos députés*. Révélateur !
Dans le Figaro du 29 mai, une enquête permet en réalité de confirmer que le terrain de prédilection de la campagne présidentielle des socialistes sera bel et bien la mondialisation et ses conséquences sociales, notamment la flexibilité.
Je relèverai simplement trois points de cette enquête :
- A ma grande surprise 63% des députés socialistes voient la mondialisation comme un processus équilibré, voire même résolument positif. Soit ils n'ont manifestement pas compris la question, soit ils ont dissimulé leur véritable opinion.
- Dans ce même sondage, 71% d'entre eux pensent que les problèmes d'emploi dans leur circonscription sont dus à la compétition mondiale. Et ce sont encore 71% qui pensent que les problèmes de la France sont plus la conséquence de la mondialisation que de ses blocages internes.
- 97% des socialistes estiment que la flexibilité de l'emploi ne doit pas être accrue.
A l'analyse, ces réponses ne collent pas, pourquoi ?
. On ne peut à la fois estimer que la mondialisation est un processus équilibré et la voir comme l'origine majeure de nos problèmes.
. On ne peut pas à la fois mésestimer les conséquences de nos blocages internes et refuser la flexibilité, refus qui est l'illustration même d'un blocage.
J'ai cherché et je n'ai pas trouvé d'incohérence ou d'incompatibilité notoires dans les réponses des Députés de la majorité UMP + UDF. Il m'apparaît en revanche que les Députés socialistes ont répondu à cette enquête de façon dogmatique et politicienne, en estimant notamment pour 92% d'entre eux, que la précarité de l'emploi est essentiellement due à une politique ultra libérale. De nombreux Français le croiront encore, ce que l'on peut par ailleurs humainement comprendre tant leurs conditions de vie sont difficiles. C'est sur cette corde politiquement usée mais encore socialement solide que la Gauche jouera.
CONCLUSION
L'intérêt de ce sondage est qu'il trace en filigrane une grande partie du combat qui se profile. Les socialistes se battront sur le terrain des idées de façon dogmatique. Les Français auront à faire un choix de société en fondant leur décision de votes, non sur des arguments objectifs et des faits planétaires, mais sur des promesses allégoriques de nature à les faire rêver en oubliant la réalité du monde. Mais plus dure sera la chute si les 1ou 2% d'électeurs qui feront pencher la balance devaient succomber au Graal socialiste.
Je ne répéterai jamais assez que ce sont ces 1 ou 2% qu'il est de notre devoir de faire réfléchir. Dans nos entreprises, durant nos diners entre amis, en toute circonstance...les indécis sont là. Ce sont eux qui décideront de l'avenir de la France.
*Sur un échantillon aléatoire représentatif de 165 élus, respectant la représentation nationale.
19:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 mai 2006
LES SONDAGES SONT ET RENDENT FOUS !
Durant les mois qui viennent je m'efforcerai de souligner régulièrement les incohérences entre les sondages qui, n'en doutons pas, vont se multiplier jusqu'à friser l'intoxication. Mais attention, les incohérences et les contradictions sont parfois renversantes. Voyez plutôt ce premier exemple. Troublant !
. Le baromètre présidentiel de TNS-SOFRES-UNILOG effectué pour RTL-LCI-Le Figaro, paru le 22 mai dans Le Figaro, révèle un ratio droite-gauche de 55% contre 45% et ce, quels que soient les candidats retenus à Gauche qui n'a à ce jour pour seul et unique adversaire que Nicolas Sarkozy.
. Par ailleurs, un sondage du BVA réalisé pour l'Express paru le 25 mai 2006, affirme que 6 Français sur 10 (59% pour être précis) seraient prêts à voter Royal, dont 28% des sympathisants UMP.
Ces résultats, clairement incompatibles, me laissent perplexe. Cela étant et malgré cette incompatibilité arithmétique, le sondage BVA donne un indice stratégique : le statut premier de Royal ne serait pas celui d'une socialiste, mais plutôt d'une femme dont l'avantage du sexe prime en étant plus naturellement porteur d'une promesse plus crédible de changement. De là à ce que 29% des sympathisants UMP soient prêts à voter pour elle !
Il m'est difficile de ne pas poser de très sérieuses réserves sur la validité de ce sondage, non pour un manque de rigueur statistique mais pour la formulation léonine et incomplète de la question posée. Le résultat indique en effet que 60% des Français deviendraient socialistes avec Royal, ce qui n'est pas et n'a jamais été le profil de l'électorat français depuis 1958. D'après ce sondage Royal serait donc capable de détourner à son profit une partie des votes de droite, les quelques dizaines de milliers qui suffiraient à faire pencher la balance de son côté. C'est en fonction de cette donnée essentielle que la majorité et l'UMP doivent travailler, une fois le doute levé sur l'incohérence des 2 sondages.
10:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 mai 2006
L'ombre de Lionel Jospin hante déjà la maison PS et les Esprits des candidats potentiels
Comme je l'avais annoncé dans mon précédent article sur Royal, la possibilité d'un retour de Lionel Jospin est déjà dans de nombreuses têtes socialistes. Dernière rumeur : on prête à Hollande le projet d'une union secrète avec l'ancien Premier Ministre démissionnaire de 2002.
Peu probable au demeurant, l'important n'est pas que cela soit vrai ou faux. L'important est que l'ombre de Jospin plane déjà et qu'elle devient pour la première fois un instrument de rumeurs. Cela ne fait que commencer.
Conclusion : ceux qui penseraient que Jospin est définitivement grillé au PS se trompent. S'il ne revient pas en tant que candidat – ce qui est reste à voir – il aura de toute façon un grand rôle dans les esprits de l'électorat de gauche. Un mot ou un geste de lui peuvent suffire à adouber ou à discréditer la personnalité qui serait visée. Reviendra ? Reviendra pas ? A cette question personne ne peut répondre aujourd'hui, mais la question se suffit à elle-même pour déjà avoir une influence dans les calculs faits par les uns ou par les autres. La Majorité doit en tenir compte dès maintenant.
18:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19 mai 2006
ROYAL SORT DU BOIS
ANALYSE DE SON DISCOURS ET REVELATION : ELLE N'EST PAS SOCIALISTE
Pour la première fois, Royal dévoile sa philosophie politique. Ce n'est pas un programme - loin s'en faut - mais son interview dans Les Echos du 19 mai 2006 révèle des vues plutôt distantes du PS "officiel". Elle révèle également une certaine maladresse qui peut être rédhibitoire lors d'un débat ou d'un face à face. Pour vous donner quelques armes lors de discussions "amicales", voici en synthèse ce que dit Ségolène Royal et quelques arguments pour étayer votre position en tant qu'UMP. Mon objectif : en analysant son discours, tenter de faire comprendre qu'elle n'est pas une femme de convictions, mais une candidate opportuniste
- A propos des événements de ces douze derniers mois (référendum, crise des banlieues, CPE, Clearstream…)
" Quand il n'y a plus de désir d'avenir, la machine à dépression économique s'installe"
ARGUMENT : une affirmation gratuite sans fondement. Elle doit être la seule à penser en France et dans le monde que nous sommes en situation de dépression économique. Nous sommes en revanche en période de lourdes mutations planétaires. Cette confusion des mots révèle que SR est plus attachée aux formules emphatiques qu'à la réalité des faits.
- A propos de la confiance des citoyens :
" L'optimisme individuel des Français s'accompagne d'un fort pessimisme collectif"
ARGUMENT : Là, posons-nous la question : l'INSEE a-t-elle fait une enquête nationale sur le sujet pour affirmer une telle ineptie ? Les politiques et singulièrement la Gauche ont pour mauvaise pratique de s'attribuer les sentiments des Français par des allégations invérifiables mais qui "font bien" dans le discours.
- A propos du monde qui change :
" …le vieux compromis fordien est mort mais aucun "bon deal" aucune "nouvelle donne" ne l'a encore remplacé".
ARGUMENT : Je connais le mot "Fordisme", mais "fordien" c'est nouveau et "ségolien" ! Prendre la standardisation de la production industrielle imaginée par Henri Ford et l'accepter de fait comme modèle, voilà qui est une bien curieuse attitude pour une socialiste.
- " Le discours sur le CPE a été d'autant plus mal ressenti qu'il a été porté par ceux qui ne connaissent pas la précarité".
ARGUMENT :cette formule est "magnifique" d'ânerie et de malhonnêteté intellectuelle ! D'une part SR n'a évidemment jamais connu elle-même la précarité et d'autre part et surtout, il faudra qu'elle m'explique comment un malheureux SDF ou un smicard pourraient être un jour à l'origine et porteur d'un projet de loi sur l'évolution du Code du Travail ? Stupide, mais une belle phrase.
- A propos du patriotisme économique :
"…Mais il faut être honnête et ne pas interdire ce que nos entreprises s'autorisent à l'étranger"
ARGUMENT : Finalement SR avoue sans le dire être favorable à une OPA de Mittal sur Arcelor. Pour elle la mondialisation est donc inexorable ce que ne prônent pas les socialistes avec autant de clarté. Il faudra aussi m'expliquer comment elle résout le paradoxe de sa position lorsqu'elle affirme à propos de cette même mondialisation que " accepter n'est pas subir".
- " Il y a une confusion malheureuse entre la financiarisation de l'économie et l'entreprise".
ARGUMENT : Passons sur le mot "financiarisation" qui n'existe pas dans la langue française et voyons plutôt l'incohérence de cette nouvelle affirmation. Il est vrai que la présence massive des fonds de pensions US sur toutes les places boursières est inquiétante, mais le PS a-t-il lutté pour contrer ce phénomène. Non, jamais ! Et les socialistes pas plus que SR ou d'autres n'oseront jamais expliquer au peuple français qu'il est impossible de contraindre les fonds US de ne pas investir dans l'économie française sauf, bien entendu, à ce que celle-ci ne soit plus attractive. Ce qui alors reviendrait à dire que la France et son économie sont à genoux.
- A propos des 35 heures :
" Des assouplissements ont déjà été apportés. Peut-être faut-il aller au-delà pour que ceux qui veulent travailler plus puissent le faire…"
ARGUMENT : nous sommes d'accord avec SR qui se pose ici en adversaire de sa consoeur Martine Aubry qui vient d'ailleurs de subir un échec et un désaveu du PS pour trouver une circonscription à Lille. Conclusion sur les 35 heures et la flexibilité : SR est d'accord avec la droite libérale sur un point majeur de politique sociale. Pour elle il semble clair que le régime des 35 heures peut et doit être encore assoupli lorsque cela s'avère nécessaire. Ségolène une fois de plus n'est pas en ligne avec son parti et se rapproche sensiblement des idées de la droite libérale.
- A propos de la représentativité des syndicats :
"Il faudra créer en France un syndicalisme de masse, pourquoi pas par une adhésion obligatoire au syndicat de son choix ."
ARGUMENT : avoir des élus syndicaux réellement représentatifs des salariés en face des pouvoirs publics...le simple bon sens. Mais le PS a toujours été contraint de ne jamais heurté le PC et la CGT injustement omnipotente depuis 1945. Pour une socialiste, avoir le projet d'imposer une adhésion syndicale à tout salarié est un comble difficilement défendable.
- A propos du coût du travail qui est élevé en France :
" Oui, mais pas à cause des salaires, à cause des charges"
ARGUMENT : Un avis que l'on entend plus souvent aux réunions du MEDEF que durant les meetings du PS. Ségolène se rend-elle vraiment compte de ce qu'elle dit. Dans tous les cas, en intégrant dans son programme une baisse des charges elle risque fort de capter les suffrages de tous les chefs d'entreprise, mais plus sûrement encore de perdre l'investiture socialiste. Excellent. Incohérent.
- A propos du traitement social du chômage :
" Ceux qui se situent en bas de l'échelle des salaires ont souvent le sentiment qu'il n'est pas juste que d'autres touchent autant avec des revenus d'assistance"
ARGUMENT : nous sommes d'accord avec SR sur ce point crucial. Mais alors, quelle différence avec la politique actuellement mener par le gouvernement qui consiste à tout faire pour redonner un emploi à ceux qui en cherchent vraiment un et à exclure les tricheurs, voire même les fraudeurs ? SR n'invente donc rien et la même phrase dans la bouche de Nicolas Sarkozy n'étonnerait personne. N'est-ce pas curieux pour une socialiste ?
- A propos du poids de la dette du budget de l'Etat :
" Oui, la gauche doit se donner pour objectif de réduire les déficits "
ARGUMENT : Facile à dire, impossible à faire quand on se dit de gauche. La droite a parfaitement conscience que le navire France doit arrêter la machine infernale du déficit des finances publiques, chronique depuis 25 ans, autrement dit depuis l'arrivée de François Mitterrand en 1981 faut-il le rappeler !
Je dois m'attarder sur ce sujet en fournissant un éclairage sur la dette publique et sur les moyens de la réduire progressivement. Il faudra environ 5 à 6 années pour revenir à une situation acceptable.
Tout d'abord rappelons que notre dette nationale se situe dans la fourchette 1.000 à 2.000 milliards €. Pourquoi un tel écart ? Tout simplement par ce qu'il y 2 façons de compter. Soit la dette nette comptable, elle est alors de l'ordre de 1.000 milliards, soit la dette + les engagements sociaux que sont notamment les indemnités de fin de carrière dues aux fonctionnaires. Nous passons alors à une dette de l'ordre de 1.900 milliards. Les IFC ne sont pas au sens strict du terme une dette, mais elles n'en constituent pas moins une somme que l'état devra payer durant les 10 à 15 années qui viennent (les engagements hors bilan que toute entreprise doit normalement provisionner).
Cela étant dit, voyons les principales raisons de notre endettement :
1. Notre fonction publique est structurellement trop lourde. Pourquoi ?
- ses effectifs sont non négociables et en hausse constante
- le principe d'égalitarisme : non au mérite
- le côté irréversible des acquis
2. Un syndicalisme trop politisé
- Des syndicats non représentatifs des salariés
- La main mise de la CGT depuis 1940
- Les grèves et les méthodes employées ( à quand une évolution de la loi sur la grève ?)
3. Le gaspillage chronique
4. La non-responsabilité des fonctionnaires
Tout cela pour dire que Ségolène Royal a raison de vouloir réduire la dette mais elle n'en aura pas les moyens politiques et syndicaux. Sa promesse de réduire la dette n'est donc pas crédible si elle n'est pas accompagnée d'un plan d'actions. Or mêmes causes mêmes effets et qu'il soit socialiste ou libéral, le gouvernement post présidentiel en 2007 ne pourra réduire la dette qu'en affrontant les différents dossiers définis ci-dessus.
- A propos des institutions et de la culture françaises
" La rigidité, c'est le meilleur moyen de ne rien changer"
ARGUMENT : Quel culot ! Alors que le PS refuse, au titre d'une prétendue défense de l'emploi et du progrès, toute tentative d'évolution du Code du travail, voilà que SR affirme qu'il faut que la France bouge et admette la souplesse. Le CPE fut certes une terrible maladresse politique mais tout le monde s'accordait à penser qu'il aurait valu la peine de l'essayer. C'est même probablement ce que pensaient secrètement de nombreux socialistes, pourtant contraints de se taire sauf à prendre le risque de subir la vindicte de leur propre camp. Dans tous les cas, entendre de tels propos de la bouche de Ségolène Royal est proprement stupéfiant puisque durant la crise du CPE elle répétait qu'il ne fallait surtout pas toucher au Code du Travail. Belle exemple de rigidité car laquelle elle s'insurge aujourd'hui !
- A propos de "l'ordre juste" qui serait un thème de droite :
" Absolument pas. La droite, c'est l'autoritarisme, l'injustice et le désordre qui en résulte. Je défends moi, un ordre qui procède de la justice et une autorité fondée sur des valeurs partageables"
ARGUMENT : Pour reprendre une réplique célèbre de VGE, SR aurait donc "le monopole du cœur". D'après SR, la Gauche est la vertu même, la Gauche n'a jamais eu "d'Affaires". Sur ce terrain SR ne peut jouer les chevaliers blancs.
- Dernière phrase de l'interview des Echos :
"…partout le Droite sème l'injustice et crée le désordre"
ARGUMENT : SR utilise avec pertinence et crédibilité pour des oreilles bienveillantes, la chienlit des 8 ou 12 derniers mois du Gouvernement De Villepin, dont les maladresses politiques tombent mal à un an des Présidentielles. Le système d'attaque de Royal peut porter et portera ses fruits électoraux sur une partie des Français. Mais cette partie est bien capable de l'emporter lors d'un second tour dont je suis convaincu qu'il se jouera à la marge, sur quelques dizaines ou centaines de milliers de voix (comme en Italie, comme en Allemagne ou même comme aux USA).
Royal est une candidate dangereuse pour la droite, car nombre de Français voteront pour une personnalité qui ne tombera pas dans le piège d'une explication économico-scientifique de notre situation et ayant réponse à tout. La France votera pour une personnalité qui saura lui faire croire avec des mots simples que les choses sont simples. Royal est dangereuse parce qu'elle est télégénique et que contrairement à ce que disent ses adversaires…c'est une femme. Tout simplement. Et cette qualité chromosomique peut suffire à masquer ses défauts politiques.
Ségolène Royal n'est pas socialiste
Si Royal manipule les vérités économiques et sociales, Ségolène ment aussi politiquement. Ce n'est pas une femme de gauche. Quand on observe avec attention la sémantique de son interview dans Les Echos (comme nous venons très modestement de le faire) on s'aperçoit immédiatement que c'est une candidate dévorée par une ambition aveuglante qui l'amène à oublier les valeurs défendues par son propre camp.
A mon sens...
Souhaitons que Ségolène Royal multiplie les interviews de ce type qui, à ma connaissance, était sa première dans un journal économique depuis qu'elle est au firmament des sondages. Ses positions actuelles ne peuvent avoir qu'une conséquence : l'éloigner de l'électorat d'une gauche pure et dure qui n'a pas oublié la phrase du candidat Lionel Jospin en 2002 : "Mon programme n'est pas un programme socialiste". Cela l'a tué, en tout cas jusqu'à aujourd'hui. Car il se pourrait bien qu'il mette tout le monde d'accord au PS le moment venu. Mais cela est une autre histoire, sur laquelle je reviendrai avant longtemps car c'est à mon sens le vrai danger pour les libéraux en 2007.
Dans tous les cas et pour conclure, si les positions de Royal étaient inspirées d'une gauche dogmatique, elle serait en concurrence frontale avec Laurent Fabius. Son discours est donc plutôt celui d'une gauche libérale (elle ferait finalement une excellente candidate sous l'étiquette UDF, une remarque politiquement incorrecte j'en conviens!).
Mais lorsque la pression électorale augmentera et que les hiérarques du PS monteront au créneau ( Strauss-Khan, Lang, Hollande, Emmanuelli, Kouchner…et peut-être d'autres encore comme Montebourg par exemple) la "charmante" Ségolène a du souci à se faire car en débat public, je ne pense pas qu'elle fera le poids face à cette concurrence. Sa victoire aux primaires socialistes est loin d'être acquise. Et si elle l'obtenait, plusieurs candidats socialistes se maintiendront au premier tour. Une excellente perspective pour la droite. La meilleure a dire vrai.
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15 mai 2006
LA POLITIQUE VIRALE
CLEARSTREAM ! Un mot un seul et tous les leaders politiques y vont de leur couplet opportuniste. Ne nous y trompons pas, la France est bel et bien au bord d'une implosion institutionnelle.
Dans cette affaire pourtant rien n'est avéré, rien n'est prouvé, tout est trouble, tout est louche et sordide. Mais tout est prétexte à trahison, à calculs machiavéliques, à discussions de comptoir….en ce moment c'est la France qui paie l'addition.
Plus rien ne semble sous contrôle de qui que ce soit et aucun vaccin ne semble pouvoir éradiquer la maladie.
- Le Général Rondot, estimant que la divulgation de ses propos et de ses notes personnelles bafoue à la fois le secret de l'instruction et son honneur, ne se rendra pas à la convocation des juges de la République.
- Le Président Chirac réaffirme sa confiance à un Premier Ministre en pleine déconfiture depuis trois mois.
- Ce même Premier Ministre est pris en flagrant délit de mensonge, pour le moins par omission, qu'il soit ou non impliqué dans cette chienlit.
- Nicolas Sarkozy garde heureusement son calme et sa ligne de conduite en attendant la justice, mais pour lui comme pour nous tous le jeu est risqué et les enjeux sont nationaux.
- Jean-Louis Borloo est à juste titre en colère ( cf son livre "Un homme en colère" édité en 2003) car finalement le baromètre social et les indicateurs économiques de notre France ne sont pas si mauvais que cela.
- François Bayrou, plutôt que de faire corps et de s'expliquer entre quatre yeux après, quitte le navire de la Majorité en décidant de voter la motion de censure émise par le PS. Sincère ou non, calculateur ou non, Bayrou oublie simplement - comme tout le monde - que l'affaire à ce jour ne repose officiellement sur rien. Au stade où nous en sommes sur le plan judiciaire, il est dangereux de prendre des positions tranchées en "étant instrumentalisés par la gauche" comme le souligne justement Pierre-Christophe Baguet, Député UDF du 92.
- La Gauche, Ségolène Royal et François Hollande en tête, jouent les chevaliers blancs et DSK donne des leçons.
- Les Juges en charge du dossier y perdent leur Latin en s'apercevant un peu tard qu'ils ont eux aussi peut-être été abusés et probablement les victimes de manipulateurs…etc, etc !
Des terroristes économico-politiciens, fous d'une vengeance au service d'objectifs glauques qui ne serviraient qu'eux-mêmes, ont déclenché un séisme dont la magnitude augmente avec la paranoïa de nos hommes politiques.
Honte à ceux qui ont ouvert cette boîte de Pandore. Honte à ceux qui ont cru pouvoir s'en servir pour étayer leurs ambitions. Honte, honte, honte ! La France et son Peuple valent mieux que tant de vilenies. Que le cauchemar s'arrête. Vite ! Car le virus est non seulement galopant et destructeur, mais il mute au gré des confidences et des indiscrétions médiatiques.
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05 mai 2006
LUEUR D'ESPOIR
Comme chacun le sait, le coeur de 70 à 80% des journalistes français est à gauche. Depuis une dizaine de jours j'observe avec délectation qu'ils peuvent tout dire et tout écrire sur le Président de l'UMP, sauf de ne pas admettre que Nicolas Sarkozy est une victime dans l'affaire Clearstream. La seule contribution à leurs idées politiques se fait par omission : ne pas rappeler que le nom de DSK était aussi sur cette "vraie fausse liste" des personnalités impliquées. D'ailleurs avons-nous vraiment entendu Strauss Khan ces derniers jours se prononcer sur cette regrettable chienlit ?
Ma lueur d'espoir ? Pour la première fois depuis des lustres, même la presse de gauche ne peut passer son fiel sur Sarkozy qu'elle rêve pourtant elle aussi d'abattre. C'est clear !
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