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04 juillet 2006

COUT DU PROGRAMME SOCIALISTE, QU'IMPORTE LES CHIFFRES

La guerre des chiffres a commencé et bien entendu aucun consensus ne peut être et ne sera jamais trouvé. Ce n'est pas le but !

Le chiffrage d'un programme électoral est très éloigné de la rigueur comptable et financière. Si de telles prévisions étaient présentées par une entreprise cotée en Bourse, elles seraient irrémédiablement condamnées par les analystes et les instances financières officielles ne manqueraient de "demander des comptes" à leurs auteurs qui risqueraient ipso facto la prison pour diffusion d'informations préjudiciables aux actionnaires. Mais en politique tout est permis, surtout dans un PS en campagne !
Alors qu'un chiffrage de cette nature demanderait des mois de travail à une équipe de plusieurs experts, les partis eux calculent en quelques jours, voire en quelques heures, juste le temps de préparer une réaction politique à une déclaration de la concurrence : face aux 115 milliards de Jean-François Copé, DSK annonce 50 et Hollande 35. Cela n'est vraiment pas sérieux et comment espérer être crédible aux yeux des Français ?
Il est impossible et illusoire de chiffrer le prix d'un programme de ce type. Trop de paramètres restent imprécis, inconnus ou carrément oubliés (exemple : le financement de la nouvelle nationalisation d'EDF). Pour amortir les éventuels contradicteurs et se donner des arguments "poire pour la soif", le PS prend soin de faire un distinguo entre budget brut et budget net ! Une belle façon de noyer le poisson, le plus surprenant étant sans doute l'aplomb avec lequel tous ces gens annoncent la couleur.
Moi, je vais vous dire, je ne connais pas de prévisions dans un projet de rachat d'entreprises qui n'ait pas coûté 50% ou même 100% de plus que prévu pour une raison ou pour une autre. Nous pourrions aussi adopter une autre méthode pour jauger le coût du programme PS, celle du comptage des manifestants dans la rue. Il suffit de faire la moyenne entre les chiffres de la Préfecture et ceux des syndicats.
Dans tous les cas de figure, nous arrivons à une somme comprise entre 75 et 100 milliards €.

Oublions ces chiffrages politiciens pour revenir à la simplicité des faits.

1. Qui a inventé et institutionnalisé le déficit budgétaire plaçant la France dans la spirale infernale du surendettement ? François Mitterrand !
2. Quel est l'intérêt du PS de lancer la polémique sur le coût de son programme ? Faire croire à certains Français de la réalité d'un programme puisque tout le monde discute sur son prix. En réalité cette discussion n'est qu'un leurre et un levier de communication du PS, comme une espèce de manipulation intellectuelle fondée sur le principe du "Je pense donc je suis".

Finalement, la seule chose qui compte est de ne jamais oublier la Morale de Jean de La Fontaine dans le Corbeau et le Renard : "tout beau parleur vit aux dépens de celui qui l'écoute".

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