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31 juillet 2006

COMMENTAIRES SUR COMMENTAIRES

Je découvre, navré, un échange de commentaires me concernant directement sur mon blog. Je ne m'attarderai pas outre mesure, mais je ne peux que faire les remarques suivantes :
1. Je remercie Pierre Catalan de sa position.
2. Je regrette que celui qui le contredit n'ait pas le courage de dévoiler plus clairement son identité ( PC ?)
3. Celui-ci devrait être plus prudent sur ces affirmations, notamment celle selon laquelle je me serais présenté sur l'insistance de notre Député, Pierre-Christophe Baguet. J'affirme ici haut et fort que cela est faux.
4. Je suis fier d'avoir obtenu 2% des suffrages alors que ma campagne fut on ne peut plus symbolique et "bridée".
Je ne souhaite pas que mon blog soit le cadre de telle polémique stérile et relativement insultante.
Je ne ferai pas d'autres interventions de ce type et croyez bien que je suis déjà désolé de devoir en faire une aujourd'hui.
Bonnes vacances à tous.

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27 juillet 2006

TONY BLAIR, CURIEUX DISCOURS*

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Depuis 50 ans l'état français et tous ses gouvernements successifs ont toujours eu tendance à vouloir faire notre bonheur malgré nous. De son côté, le Premier Ministre britannique vient de dénoncer l'Etat paternaliste. On comprend mieux pourquoi cette gauche anglo-saxonne qui plaît tant à Ségolène Royal agace tant ses pairs du PS.

Et Tony Blair ne s'attaque pas au dossier des clôtures des piscines privées ! Non, il est plus ambitieux et radical. Il demande tout simplement à ses sujets de prendre leur santé en main, en définissant notamment trois domaines : l'obésité, le tabagisme et l'alcoolisme :

Que dit Blair ?
"…il n'appartient pas au gouvernement d'obliger la population à veiller sur sa santé…" déclare-t-il sans ambages, avant de préciser que " ...chacun doit assumer ses choix de vie…" et de terminer en avouant que "…le coût croissant du traitement de ces maladies ne pourra plus être assumé par l'Etat…". C'est clair, c'est net et bien peu socialiste dans le texte.
A l'origine de cette déclaration - qui ferait un malheur en France si de droite ou de gauche un responsable politique venait à la faire - nous trouvons bien entendu les problèmes budgétaires. Tony Blair demande tout simplement aux citoyens britanniques de se responsabiliser et de contribuer à la santé…des finances publiques. Aucun mal à cela bien au contraire ! Mais il est sans doute plus facile de céder à la tentation quotidienne du "burger-saucisse-frittes-coca" que de s'imaginer les économies réalisées par l'état en dégustant un fromage-salade verte-pain complet !

Et nous en France ?
Cela étant dit, Tony Blair part donc en guerre contre l'Etat paternaliste. Pour ma part, je ne peux qu'être d'accord. Ce qui est intéressant dans cette affaire, c'est la clarté du discours. J'ignore ce que sera la réaction de l'opposition au Royaume Uni, mais il m'étonnerait qu'elle n'acquiesce pas sur le fond. En France, nous osons parfois aborder un tel sujet mais à mots couverts pour ne pas faire de vagues. Un discours de cette nature, aussi net, serait pris pour de la violence libérale et déclencherait les foudres de toute la classe politique, en divisant même chacun des camps.
Nous sommes ici dans le domaine du politiquement correct et de la pensée unique, ce terrible mal français dont il faudra bien un jour nous débarrasser. Ce que fait Tony Blair n'est rien d'autre que de la pédagogie. Au-délà de la dimension politique, il souhaite une prise de conscience nationale. Pour y parvenir il faut toujours oser l'électrochoc.



* Les Echos 27 juillet 2006

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26 juillet 2006

JE TOMBE SUR LA TETE !

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Ce matin, 26 juillet 2006, voici le titre à la Une de Libération : "Quand la droite joue à gauche" et en page deux "L'UMP grille la priorité à la gauche". Sujets concernés : fusion Suez-GDF, stock-options et actions collectives (class action). La démarche du quotidien de gauche est stupéfiante à bien des égards….

"Vous n'avez pas le monopole du cœur…"
Célèbre réplique de VGE à Mitterrand lors des Présidentielles de 74 (il y a …32 ans !), la gauche semble en perpétuelle découverte des bonnes intentions de la droite. Pour elle, le schéma social se résume toujours à… "les riches sont méchants et les pauvres sont gentils". Pour la gauche cela ne fait aucun doute : un député UMP est nécessairement mené par le seul appât du gain et un député socialiste par un altruisme sans borne. Quelle vision dogmatique du paysage politique.

Une inconcevable appropriation des idées.
Les dirigeants du PS ont un grand talent, celui d'être convaincus que la droite ne peut pas avoir d'idées ou de projets avec lesquels ils seraient d'accord. Dans leur esprit cela semble intellectuellement impossible, outre le fait bien sûr que cela leur coupe en grande partie l'herbe sous le pied.

Voyons les trois sujets concernés un à un.

. La fusion Suez-Gaz de France.
Nous nous rappelons tous que Nicolas Sarkozy, alors à Bercy, affirmait que la part de l'état dans le capital de GDF ne serait jamais inférieure à 70%, garantissant en cela sa mission de service public d'une part, et la protection du statut de ses salariés d'autre part. N'ayant que peu d'éléments pour me faire une idée, j'ignore si la fusion est pertinente sur le plan économique. Ce que je sais en revanche, c'est que les arguments du Gouvernement pour faire passer le projet sont fallacieux à quatre titres :
1. La mondialisation existait déjà en 2002, elle ne peut être invoquée comme un changement brutal du paysage économique planétaire venant justifier la privatisation de GDF.
2. Notre indépendance énergétique - notamment donc gazière – ne serait en aucun cas mieux protégée avec la fusion.
3. La fusion ne peut être un bouclier contre l'inflation du prix du gaz, celui-ci étant intégralement indexé sur le pétrole.
4. Si une fusion augmente effectivement la puissance d'achat, les économies réalisées ( à supposer qu'elles existent) ne profiteront jamais aux consommateurs.
Conclusion ; il vaut mieux tenir la promesse faite par Sarkozy à savoir : maintenir à GDF son statut et sa mission de service public ..à but non lucratif. Ce n'est vraiment pas le moment de s'entêter sur un tel sujet. L'énergie est un sujet stratégique, mais la fusion, si jamais elle devait avoir lieu, peut attendre.

. Les stock-options ! Même les Américains vont en modifier le fonctionnement.
Il faut que les deux journalistes de Libération m'expliquent en quoi la modification du fonctionnement des stock-options serait une idée de la gauche ! Oublions les scandales de quelques patrons indélicats et stupides; elles ont des conséquences économiques inversement proportionnelles au battage médiatique. A une époque, les stock-options étaient aux yeux d'un Strauss-Khan et d'un Fabius une formidable solution de motivation des troupes. A l'époque, on peut donc affirmer que la gauche était à droite. Tout cela n'a pas de sens au plutôt si : cela révèle une fois de plus que le clivage droite-gauche tel qu'il est définit en France ne repose plus sur grand chose. J'attends le jour où la droite applaudira une idée venue de la gauche et encore plus celui où la gauche applaudira une mesure prise par le droite. Ce jour là, je vous le dis, la France aura fait sa révolution.

. Action collective : de qui se moque-t-on ?
Le qualificatif de "collectif" ou de "class" plaît tellement à la gauche qu'elle s'en approprie l'origine. Pour le PS, une telle idée n'a pu germer que dans un cœur généreux. Mauvaise pioche, car une fois de plus nous savons que ce sont les Américains qui ont inventé le concept depuis plusieurs dizaines d'années. Et comme chacun le sait les USA sont le pays le plus à gauche de la planète. Les "class action" ne sont ni de gauche, ni de droite, bien que la programmation de son adaptation en France remonte indéniablement à fin 2004 début 2005 (Jacques Chirac).
En réalité, ce projet est un très très grand dossier pour l'avenir de notre Démocratie. La gauche est "malade" car elle vient de s'apercevoir que ce dossier idéal pour elle (la défense des pauvres contre les lobbies financiers et industriels) ne pourra plus faire partie de son programme. Et le Medef plutôt que de s'y opposer de façon frontale ferait mieux de réfléchir aux vertus réelles d'une telle évolution de notre droit sur les plans civil et commercial.

Libération est-il toujours un journal de gauche ?
Avouer que la droite joue à gauche est délicieux à constater. Libération est assurément et toujours à gauche, mais la rédaction semble se détacher des positions du PS. Un tel aveu ne va pas dans le sens d'une collaboration franche et sincère dont l'unique objet devrait être - me semble-t-il - de gagner les enjeux électoraux de 2007. Curieuse attitude que d'écrire en page 3 "Le PS, accaparé en interne par l'enjeu présidentiel, reste discret sur ces questions", alors que la fusion Suez-GDF a déjà généré plus de 30.000 amendements, un record depuis la création de la Vème République. Drôle de discrétion !
Non vraiment, la gauche n'est plus ce qu'elle était et c'est tant mieux.

Mais attention ! La prudence pour la droite reste un impératif. Durant les 10 mois qui arrivent TOUS les dossiers sont sensibles. Gros ou petits.

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25 juillet 2006

LA SPONTANEITE EN POLITIQUE

Pour les hommes politiques, avoir des conseils en communication ne serait-il pas à la source du déclin de leur image? Question paradoxale ? Pas si sûr, car à force de réfléchir trop longtemps, de suivre des schémas et des positions trop mûrement analysées, on aboutit à un défaut de fraîcheur, à la langue de bois ou pire encore à des personnalités factices.

Face aux journalistes, je crois que les politiques qui n'osent ou ne veulent pas répondre clairement à certaines questions se trompent désormais de méthodes. On peut imaginer et accepter que l'art de la politique induise une certaine habileté de l'instant, mais je suis convaincu que les Français sont parfaitement capables d'entendre et de comprendre la franchise - tout simplement - dès lors qu'ils sentent et admettent comme acquise la sincérité de la personnalité concernée.
C'est d'ailleurs ce préalable qui pose problème : la sincérité d'un Politique, et non sa crédibilité comme on l'entend souvent dire. La crédibilité n'est que la conséquence de la sincérité. Lorsque la gauche critique systématiquement la droite, elle n'est pas crédible. Lorsque la droite critique systématiquement la gauche, elle ne l'est pas plus.
Une personne sincère a plus facilement le ton juste, les mots adaptés, le regard direct, les mains expressives, le geste révélateur, l'émotion qui fait mouche….une telle personne est généralement plus crédible et malgré quelques inévitables malentendus, elle gagnera à sa cause un plus grand nombre.
En prenant ce schéma je trouve plus crédible - chacun dans leur registre - Arlette Laguiller que Ségolène Royal, DSK que Fabius et à droite Sarkozy qu'Alliot-Marie ou Bayrou que de Villiers. Il est ici inutile de rappeler ma très large préférence parmi ces quelques figures politiques.

Cela étant, je dois adresser quelques reproches à mes collègues journalistes qui depuis des lustres acceptent des non-réponses à leurs questions, laissent dire des chiffres et des faits erronés ou exploitent bêtement le moindre lapsus supposé révélateur. C'est absurde !
J'ai toujours estimé que ce laxisme était un crime de lèse-démocratie. Faut-il rappeler que dans une démocratie la presse est le seul contre-pouvoir de l'état ! Evidence mille fois bafouée ! Mais lorsque la presse ne fait pas son métier, elle manque à sa mission, elle se détourne de son Saint Graal…l'amorce d'une Vérité, si difficile à révéler il faut en convenir.
Alors, selon moi et sur le mode iconoclaste… puisque les journalistes français ne font toujours pas leur métier, notre seul espoir est de trouver un candidat qui le fera à leur place. C'est ce que l'on appelle un comble !

C'est pour cette raison que je ne suis pas de l'avis de Luc Ferry lorsqu'il se pose la question : Comment gouverner les démocraties s'il faut être populaire pour être élu et impopulaire pour réformer".
Luc Ferry - un honnête homme que j'ai eu l'occasion de rencontrer – raisonne en fonction de paramètres politiquement désuets qui ne doivent plus être pris comme référents. C'est aussi cela la rupture. Il ne faut plus être "populaire" pour être élu, il faut tout simplement être sincère. Il ne faut plus être impopulaire pour réformer, il faut être crédible. L'un n'allant pas sans l'autre…ou l'art et la manière d'être un bon Politique nouvelle vague vertueux. Il suffit d'y croire !

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22 juillet 2006

L'EDUCATION NATIONALE FAIT DE LA RESISTANCE

En février 2006, Nicolas Sarkozy traçait les grandes lignes de ce que devrait être notre chaîne éducative de la maternelle au lycée. Un récent rapport des inspections de l'Education Nationale - révélé par l'AEF* - pointe du doigt de graves dysfonctionnements dans l'application de la loi Fillon.

En janvier 2006 rentrait en vigueur la loi rendant obligatoire le remplacement d'un maître ou d'un professeur absent. Pour faire simple et sans rentrer dans le détail cette étude révèle qu'au mieux 50% des enseignants absents pour une courte durée sont remplacés et que de nombreuses académies afficheraient plutôt des taux de 30% voire même de 20%.

Conclusion : la loi n'est pas appliquée.
Bien entendu les raisons invoquées sont multiples : impossibilités structurelles ou budgétaires, réticences de nombreux enseignants qui n'aimeraient pas confier leurs élèves à d'autres même ponctuellement, directeurs d'établissement n'aimant pas contraindre leurs professeurs et collègues à prévoir eux-mêmes leurs remplacements, isolement et harcèlement de la part des enseignants syndiqués contre ceux qui acceptent de faire des remplacements …etc, etc !
Aucune de ces raisons n'est à mon sens acceptable. Elles confirment surtout une très vieille antienne : l'Education Nationale est un état dans l'état. Nicolas Sarkozy avait habilement évité de parler trop brutalement sur ce sujet extrêmement sensible. Pourtant, la réalité et la clé du problème sont là. Ceci n'est pas un scoop, et chacun sait :
- que les principaux syndicats d'enseignants font de la résistance dès qu'un changement altère leur liberté et touche à leur pré carré.
- que la connivence, voire même la collusion inavouables des syndicats avec les structures de l'Education Nationale aboutit au verrouillage du système et ce, depuis plus de 50 années.

Je sais pourtant que de nombreux jeunes enseignants sont favorables à cette loi - deux membres de ma famille sont enseignants - mais seront-ils assez forts pour renverser les tendances avant que le système ne brise leurs bonnes intentions. Pour un politique, il est évidemment difficile de savoir par où prendre ce porc-épic national. Le passé a souvent, voire toujours démontré que c'était pratiquement impossible. Il faut procéder par petites touches successives et...discrètes ! Dans le monde de l'éducation le "Grand Jour" ne peut exister...il faut se contenter de..."Petits Jours" qui distillent les bonnes pratiques.
Nous sommes fiers de croire que notre système éducatif est parmi les plus performants du monde. Très bien ! Alors il faudra m'expliquer pourquoi près de 20% de nos enfants qui rentrent en 6ème sont considérés comme n'ayant pas assimilé les fondamentaux de notre langue - élément clé de toute intégration économique et sociale - et pourquoi quasiment la moitié d'entre eux est carrément analphabète.
Je veux bien croire que nos enseignants sont effectivement de bons professeurs, plutôt bien formés sur le plan pédagogique. Il nous faut donc incriminer le système et ce système est le fortin...pardon la forteresse Education Nationale.
Parmi les grandes réformes que le prochain Président devra impérativement entreprendre, l'enseignement est un dossier clé, comparable en cela à la facilité d'accéder à la propriété de son logement (un sujet que j'ai traité récemment, cf colonne de droite : Notes récentes).
Donc, par où prendre ce porc-épic ? J'ai une petite idée sur le sujet. Elle est toute simple, certains la qualifieront même de naïve : trouver les gisements d'économie (meilleure gestion globale, répartition et affectation budgétaires plus rigoureuses, délégation de plus vastes responsabilités aux chefs d'établissement autres qu'administratives,…etc) avec pour unique objectif de revaloriser les salaires des maîtres et des professeurs de 25 à 50% selon les cas, sans dépenser un sou de plus. Et vous verrez…en quelques années comme par miracle les comportements changeraient radicalement : les remplacements se feraient très naturellement, les meilleurs enseignants et les plus travailleurs seraient récompensés par une augmentation rapide de leur rémunération, les chefs d'établissements géreraient mieux leurs écoles, collèges ou lycées...etc.

C'est bien entendu plus facile à dire qu'à faire...
mais n'oublions que nos professeurs sont mal payés et qu'il est indécent de faire un calcul par rapport aux heures réelles passées en classe. Ceci ne veut rien dire.
Je suis donc convaincu que le paramètre des salaires est la source de nombre de problèmes qu'aucune réforme réglementaire ou nouvelle loi ne peuvent réellement résoudre. Lorsqu'une nouvelle loi essaie de palier un problème, il est trop tard car le mal est largement plus en amont. Le réhaussement significatif des salaires de nos professeurs est LE premier moyen pour briser la spirale vicieuse. Il irait bien entendu de paire avec une nouvelle gestion d'ensemble afin, je le répète, que sans dépenser un euro de plus notre Education Nationale redevienne une fierté républicaine offrant à tous une rélle égalité des chances.


POUR MEMOIRE
Nombre d'heures d'absences prévisibles : 2 millions/an
+ Nombre d'heures d'absences imprévisibles = 5 millions/an
+ Nombre d'heures d'absences pour raisons diverses = 8 millions/an
Moyenne nationale par enseignant : 20 heures


* Agence Education Formation est une agence de presse spécialisée sur les problèmes d'enseignements

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21 juillet 2006

UN NOUVEAU LIEN AVEC LE BLOG DE PIERRE CATALAN

Bienvenu sur mon site à ce dynamique adhérent de l'UMP dont j'ai fait la connaissance durant notre dernière campagne interne. Des jeunes comme lui sont notre avenir à tous.

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08 juillet 2006

ACCES A LA PROPRIETE, UN OBJECTIF FONDAMENTAL POUR UN CHANGEMENT DES COMPORTEMENTS

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Parmi les idées émises par le "Collectif de la rupture" animé depuis le mois de février par Patrick Devedjian, il en est une qui me semble particulièrement importante et fondatrice d'un profond changement des comportements : faciliter l'accès à la propriété.

Un principe simple…
Appliqué depuis des dizaines d'années dans les pays scandinaves, le principe serait d'accorder - enfin en France - des prêts sur une très longue durée, de telle sorte que les mensualités de remboursements du capital soit égales ou même inférieures à un loyer de location. Alors que le PS veut augmenter le parc HLM, la Droite libérale et sociale préfère redonner au plus grand nombre possible de Français la fierté et la sérénité d'être propriétaire de leur logement.

…qui fait toute la différence.
En Suède, pays que je connais bien, il est courant de revendre sa maison ou son appartement avec le crédit très long terme qui va avec. En Suède même les plus bas salaires peuvent emprunter sur 40 ou 50 années. "Elémentaire mon cher Watson" me direz-vous…mais en France pour des raisons sans doute liées à notre culture bancaire étriquée, cela était virtuellement impossible. Il est également probable qu'au nom du sacro-saint principe promu par les Communistes depuis 60 ans, le concept de "propriétaire" était interdit et politiquement incorrect. Nous payons aujourd'hui le prix de cet épouvantable dogme collectiviste. Au Danemark, 70% des habitants sont propriétaires de leur logement et ils ne sont pas tous millionnaires, loin s'en faut !

Etre fier d'être propriétaire
En France, pourquoi voulez-vous qu'un locataire au revenu modeste soit fier de louer un logement HLM et heureux de vivre dans une "résidence" et une zone urbaine laissées à l'abandon ? Imaginons que ces mêmes habitants aient été dès l'origine, non locataires mais propriétaires. Il me semble évident que les entretiens de l'immeuble, des espaces verts, des équipements collectifs seraient assez spontanément meilleurs et ce pour une raison simple : les propriétaires ne laisseraient pas faire les tagueurs ou les vandales de cages d'ascenseur.
De plus, sur le long terme, l'état serait assurément bénéficiaire et les budgets sociaux immobiliers moins élevés. Les dizaines de milliards déjà consacrés aux logements sociaux sont un puits sans fond et la réhabilitation de certaines barres ou groupes d'immeubles est devenue économiquement impossible.

Une bonne, une excellente mesure.
Quand un pays doit prendre de grandes décisions, une grande question se pose : par quoi commencer ? Avant les grandes questions économiques ou institutionnelles, avant de savoir s'il est bon ou pas de privatiser Gaz de France ou de sauver Arcelor des mains de Mittal ( des sujets certes importants), il existe une batterie de domaines qui concernent la vie et les envies du citoyen au quotidien.
Seul l'avenir peut révéler la valeur d'une décision et de son application. Si nous n'y prenons gare, notre nation continuera de glisser doucement mais sûrement vers le bas du classement des pays occidentaux. Oh bien sûr si cela devait se produire, nous resterions un beau pays relativement riche vivant sur ses acquis, mais les écarts sociaux se seront dramatiquement creusés et nous n'aurons plus aucun pouvoir sur le devenir et sur la philosophie du monde. Ce n'est pas vanité que de vouloir cette France là, c'est tout simplement une ambition dont l'enjeu est la fierté nationale. Notre Zizou et le football ne sont pas suffisants, mais ils ont l'avantage de précisément révéler une immense frustration de notre peuple ! Nous souffrons depuis des lustres de la pensée unique et du politiquement correct qui brident les initiatives et paralysent l'état et ses gouvernements successifs.
Tous les Français rêvent de devenir propriétaires. Le fait n'est pas nouveau. Pourquoi dans ces conditions ne pas avoir tout fait depuis 50 ans pour les y aider vraiment ? Faciliter l'accès à la propriété peut passer pour une mesure à prendre parmi d'autres. Non, c'est un sujet premier et crucial. Sa résolution sera le fondement d'un changement radical de nos comportements, de nos relations sociales, de notre confiance dans les Politiques, de notre fierté d'être Français, de nos motivations à travailler plus et mieux…bref, nous rentrerons dans ce cercle vertueux universel qui rend plus forte et plus heureuse une nation toute entière.

Je forme donc le vœu que ce point d'un programme présidentiel toujours en gestation constitue l'un des piliers de la rupture promise par notre futur Président Nicolas Sarkozy et son équipe, Patrick Devedjian en tête.

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04 juillet 2006

COUT DU PROGRAMME SOCIALISTE, QU'IMPORTE LES CHIFFRES

La guerre des chiffres a commencé et bien entendu aucun consensus ne peut être et ne sera jamais trouvé. Ce n'est pas le but !

Le chiffrage d'un programme électoral est très éloigné de la rigueur comptable et financière. Si de telles prévisions étaient présentées par une entreprise cotée en Bourse, elles seraient irrémédiablement condamnées par les analystes et les instances financières officielles ne manqueraient de "demander des comptes" à leurs auteurs qui risqueraient ipso facto la prison pour diffusion d'informations préjudiciables aux actionnaires. Mais en politique tout est permis, surtout dans un PS en campagne !
Alors qu'un chiffrage de cette nature demanderait des mois de travail à une équipe de plusieurs experts, les partis eux calculent en quelques jours, voire en quelques heures, juste le temps de préparer une réaction politique à une déclaration de la concurrence : face aux 115 milliards de Jean-François Copé, DSK annonce 50 et Hollande 35. Cela n'est vraiment pas sérieux et comment espérer être crédible aux yeux des Français ?
Il est impossible et illusoire de chiffrer le prix d'un programme de ce type. Trop de paramètres restent imprécis, inconnus ou carrément oubliés (exemple : le financement de la nouvelle nationalisation d'EDF). Pour amortir les éventuels contradicteurs et se donner des arguments "poire pour la soif", le PS prend soin de faire un distinguo entre budget brut et budget net ! Une belle façon de noyer le poisson, le plus surprenant étant sans doute l'aplomb avec lequel tous ces gens annoncent la couleur.
Moi, je vais vous dire, je ne connais pas de prévisions dans un projet de rachat d'entreprises qui n'ait pas coûté 50% ou même 100% de plus que prévu pour une raison ou pour une autre. Nous pourrions aussi adopter une autre méthode pour jauger le coût du programme PS, celle du comptage des manifestants dans la rue. Il suffit de faire la moyenne entre les chiffres de la Préfecture et ceux des syndicats.
Dans tous les cas de figure, nous arrivons à une somme comprise entre 75 et 100 milliards €.

Oublions ces chiffrages politiciens pour revenir à la simplicité des faits.

1. Qui a inventé et institutionnalisé le déficit budgétaire plaçant la France dans la spirale infernale du surendettement ? François Mitterrand !
2. Quel est l'intérêt du PS de lancer la polémique sur le coût de son programme ? Faire croire à certains Français de la réalité d'un programme puisque tout le monde discute sur son prix. En réalité cette discussion n'est qu'un leurre et un levier de communication du PS, comme une espèce de manipulation intellectuelle fondée sur le principe du "Je pense donc je suis".

Finalement, la seule chose qui compte est de ne jamais oublier la Morale de Jean de La Fontaine dans le Corbeau et le Renard : "tout beau parleur vit aux dépens de celui qui l'écoute".

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