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30 septembre 2006
LA PHRASE DU JOUR
A propos de sa vue de la France de demain...
"Tout est possible"
Nicolas Sarkozy
Chez FOG sur France 5 -30.09.2006 - 19h40
19:55 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
POUR LE WEEK END, SOURIONS UN PEU, AVEC UN SCOOP A LA CLE !
Une fois n'est pas coutume, je vais abandonner l'univers strictement politique de mes propos, pour vous démontrer le niveau de frivolité de la presse écrite, n'ayant pas à ce jour d'exemples à commenter en télévision.
Voici cinq documents parus cette semaine dans Le Parisien(2), le Figaro(1), l'Express(1) et Libération (1)
Documents n°1 et n°2 :
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Royal en sœur Marie-Thérèse en 2004, et Royal en réplique de Marilyn Monroe dans "Sept ans de réflexion" film de Billy Wilder tourné en 1955.
Il est vrai que la métamorphose est spectaculaire. Il faut bien sûr noter que du gris austère et jupe foncée tombant largement en dessous des genoux, Royal n'apparaît plus en public que revêtue d'une veste blanche avec décolleté aguichant et ce depuis environ un an. Il est bien entendu légitime de vouloir être belle et élégante, mais cela ne doit pas faire oublier pour autant le caractère originel du personnage. Son nouveau look est un déguisement qui confirme la valeur de notre adage " l'habit fait le moine".
Documents n°3 et n°4 :
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Royal à La Rochelle en 2003, et Royal à Vitrolles cette semaine annonçant sa candidature
Ces deux photos sont intéressantes pour deux raisons.
- la photo de La Rochelle remonte à 2003, un document donc antérieur à celui de Sœur Marie-Thérèse pris en 2004. La démonstration du Parisien ne veut donc rien dire et on fait dire aux photos ce que l'on a envie qu'elles disent.
- LE SCOOP : vous ne pourrez le voir sur ces photos, mais la petite robe légère d'été portée par Royal à La Rochelle en 2003 est celle qu'elle portait cette semaine à Vitrolles, soit 3 ans plus tard. Seule différence, elle porte évidemment une veste blanche. Madame Royal n'aime pas dépenser inutilement, autre indice de sa personnalité. Mais, finalement, peut-être est-ce tout simplement parce qu'elle l'aime bien cette "petite robe" !
Documents n°5 :
Royal en ombre chinoise dans Libération
Une belle allégorie et subterfuge qui permettent d'éviter pour une fois l'incontournable sourire carnassier de la madone des médias.
C'était pour respirer un peu. Je laisse chacun se faire sa petite idée sur cette vue frivole de la politique. A vous de sourire...ou de pleurer !
Si vous désirez vérifier pour la robe : Document n°3 : L'Express 2882/28.09.06 en p.58 - Document n°4 : Figaro 30.09.06 en p.8
13:35 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
29 septembre 2006
DEPART DE JOSPIN, L'HISTOIRE SE REPETE-T-ELLE ?
Je ne fais pas référence ici à son départ brutal en 2002, mais à l'abandon de la compétition présidentielle de Jacques Delors en 1995, deux événements qui n'ont rien à voir entre eux.
Tous les analystes ont admis a posteriori que Jacques Delors avait eu tort de ne pas aller jusqu'au bout de l'aventure. Face à Jaques Chirac il eut été un adversaire probablement plus coriace que Jospin, sans doute perçu comme trop dogmatique en comparaison d'un Delors social démocrate. C'est peut-être à cette époque que le paysage politique français aurait pu radicalement changer, en marginalisant les communistes, sans avoir à les associer à la majorité et au gouvernement comme le fit Mitterrand. Je me souviens encore du communiste Charles Fitermann, Ministre des transports, inaugurant le TGV qui ne lui devait vraiment rien.
Jospin n'est pas aussi vertueux que Delors
Mais Delors n'y a pas cru ! Sinon nous pouvons penser aujourd'hui que nous aurions peut-être eu droit à sept années de socialisme supplémentaires, au minimum. Les raisons qui avaient poussé à l'époque Jacques Delors à sortir du jeu sont, de mon point de vue, toutes à son honneur. Il connaissait trop la puissance de l'appareil du PS pour être assuré, après son élection, de pouvoir librement appliquer une politique économique réaliste (souvenons-nous que c'est un ancien banquier).
Delors est un homme trop intègre et sincère qui n'a pas voulu mentir aux Français durant la campagne. Il était absolument incapable d'avaler a posteriori les couleuvres que n'aurait pas manqué de lui imposer son Parti.
Le départ de Jospin n'est certainement pas empreint de tant de vertu. L'affront et la honte de la défaite dès le premier round lui étaient insupportables. C'était aussi pour lui l'assurance de ne plus avoir la moindre écoute. Mais se sentant libre, il continuera à donner son avis - sans aucun risque cette fois pour lui - quitte à défavoriser son propre camp. Jospin a d'ailleurs déjà commencé à semer la zizanie, en torpillant immédiatement Royal, ce qui est stupéfiant. Lui qui prétendait, encore avant hier, être le héraut du rassemblement !
Pourvu que…
Nous ne devons pas nous réjouir de son désistement, qui amplifie singulièrement les risques de voir une Royal gagner
les primaires du PS avec 60 ou 65%. Je ne vois pas Lang aller seul à la bataille finale, ni Strauss-Kahn d'ailleurs qui saura négocier "un bon poste" avec la madone des médias. En revanche le vaniteux Fabius serait bien capable de faire sécession, en pensant que sa "victoire" au référendum européen de 2005 lui donne l'assise politique suffisante pour créer un nouveau groupe. Si tel était le cas, c'est autant de votes au premier tour que n'aurait pas Royal. Mais c'est alors le spectre cauchemardesque de 2002 et de Le Pen au second tour qui revient. Je ne veux pas y croire. Quels que soient les candidats en lice au premier tour, il faut espérer que les Français, de gauche comme de droite, auront la sagesse de voter utile. Il faut craindre une Royal au second tour, mais je veux rester convaincu que nous aurons la chance que sa véritable nature et la faiblesse de son argumentation finissent par exploser au grand jour, avant le jour J. Pourvu que...!
16:20 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
28 septembre 2006
L'EVENEMENT JOSPIN, LES GRANDES MANŒUVRES COMMENCENT
Je n'ai pas le temps aujourd'hui d'écrire ce que j'en pense, en essayant d'analyser quelles peuvent être les conséquences de son abandon à l'investiture du PS. Mais n'en doutons pas, elles seront lourdes tant au sein du PS que pour notre camp. ![]()
A gauche, il est probable que la plupart des poids lourds salueront Jospin pour son courage et sa clairvoyance au nom de l'union. Il faudra cependant surveiller les "petites phrases" car son non soutien à Royal va faire grincer quelques dents socialistes.
A droite, certains viendront brocarder Jospin, mais la plupart des commentaires sera probablement plus douce et plus discrete avec des classiques du style…" ce sont les affaires internes du PS" ou encore " cela souligne l'état d'errance du PS".
Je reviendrai vers mes lecteurs - entre 50 et 100 connexions par jour - avant longtemps pour apporter mon éclairage sur un événement qui donne le top départ des grandes manœuvres. Nous allons nous régaler !
Photo TFI - juin 06
10:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
BIENVENUE A JEAN-PIERRE FOURCADE
Vous trouverez aujourd'hui un nouveau lien avec le blog de notre Sénateur-Maire.
Je tiens à préciser que je n'ai pas d'autorité établi ce lien. Ceci constitue pourtant une pratique courante dans la blogosphère. De mon point de vue, en la circonstance, eu égard au statut de Sénateur et de Maire de Jean-Pierre Fourcade, je trouve qu'il eût été particulièrement inélégant, de ne pas lui demander son autorisation, pour laquelle je le remercie chaleureusement. .
09:55 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27 septembre 2006
FACE A FACE SINCERE ET CONSTRUCTIF AVEC THIERRY SOLERE
Notre Délégué m'a fait l'honneur d'accepter mon invitation. Nous nous sommes donc retrouvés tous les deux un soir autour d'une table à échanger, à discuter, à lever quelques doutes et quelques verres aussi, d'un excellent Sancerre blanc en quantité très raisonnable. Mieux se connaître était la seule et unique clé d'entrée pour briser les mauvaises bases sur lesquelles les circonstances nous avaient bien malgré nous placés.
L'arrivée impromptue d'un inconnu à l'UMP de Boulogne à l'occasion de nos élections internes avait laissé le champ libre à quelques conjectures sur lesquelles il est définitivement inutile de revenir.
Trois heures bien remplies
Thierry fut très ouvert et volontaire en n'ayant de cesse de m'expliquer - avec un sens aigu de la pédagogie - ce qu'il faisait depuis des années à Boulogne, l'historique des relations parfois tendues avec le Maire Fourcade ou encore sa vision des perspectives politiques locales et sa mission nationale internet-blogosphère à l'UMP. Le spectre des thèmes fut large et nous avons je crois abordé pratiquement tous les sujets, sans retenue ni crainte. Je ne partageais pas toutes ces certitudes, mais la discussion fut très franche - un bonheur ! - et ses réponses à certaines de mes questions plutôt indiscrètes furent immédiates et claires. Ceux qui connaissent bien Thierry ne seront pas étonnés d'apprendre que son débit de paroles est exceptionnellement élevé. Mais manifestement avec lui un vielle adage se vérifie " ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément*".
Quelques détails sur nos échanges
De mon côté je lui ai entre autre fait part de mon étonnement - le mot est faible - de voir combien la bagarre pour la Mairie était à mon sens partie trop fort et surtout trop tôt, eu égard au seul objectif qui doit monopoliser aujourd'hui nos esprits et concentrer nos énergies : le succès de notre leader aux Présidentielles, puisque de cette échéance dépend tout le reste. Tout, y compris pour Boulogne !
Il faut évidemment avoir conscience du calendrier électoral exceptionnel qui nous attend et admettre qu'en politique tout se prépare longtemps à l'avance. Je crains simplement que la part de la contribution à la victoire que doit assumer l'UMP Boulogne (comme toutes les autres criconscriptions) n'en soit altérée et ne permette pas de gagner les votes des 5 à 600 électeurs indécis que compte notre ville (un chiffre sur lequel nous étions d'accord avec Thierry). Prêcher des convertis ou tracter sur les marchés sont des actions basiques, utiles et nécessaires pour maintenir les engagements individuels et collectifs. Je me suis d'ailleurs engagé à participer régulièrement aux réunions et à apporter mon aide pour des tractages dont je salue ici le courage et l'implication des acteurs. Evidemment !
Mais je reste convaincu qu'il nous faut travailler et travailler encore notre argumentaire sur une partie infime de l'électorat local pour prétendre sur-performer. Tenter d'identifier parmi nos atouts et nos arguments ceux qui sont susceptibles de mieux toucher cette cible d'indécis (dont il reste à définir le profil exact), concevoir des tracts dont le contenu leur serait spécialement dédié, diffuser sur le site de l'UMP Boulogne des Mémento argumentaire simplifiés ou strictement thématiques en soignant tout spécialement la rédaction afin que nos adhérents actifs diffusent de façon homogène les mêmes messages majeurs…quelques idées que j'ai émises et qui me semblent valoir réflexion en commun, même si on ne m'a pas attendu pour les avoir. Pas simple cependant de les mettre en oeuvre, il faut en convenir. Mais en politique comme ailleurs cette démarche, strictement marketing, a déjà démontré sa pertinence, ce que Thierry ne m'a d'ailleurs pas infirmée.
Finalement…
Je suis heureux et rassurer de constater aujourd'hui que Thierry Solère est un homme avec lequel je partage quelques idées majeures. Pour moi cependant l'avenir se limite pour l'instant et pour sept mois et demi encore, à l'efficience de nos actions locales, en contribution aux Présidentielles. Pour moi, c'est cela soutenir Nicolas Sarkozy ou plutôt l'aider. Après nous verrons et beaucoup d'eau aura coulé sous les ponts.
En épilogue, je dirais que si mes rapports avec les acteurs et le Délégué de l'UMP Boulogne furent difficiles au départ (j'en prends bien sûr ma part de responsabilité), la vie m'a démontré que les plus belles histoires commencent souvent par des relations électriques ? C'est donc très bien parti !
PS en anecdote :
Durant notre dîner Thierry sort de sa poche une micro caméra vidéo en me demandant de dire quelques mots aux internautes via le blog de l'UMP Boulogne. Tout autant féru de nouvelles technologies que lui, je sors à mon tour de ma poche mon Pocket PC dernière génération capable évidemment d'enregistrer aussi une vidéo. Deux hommes en train de se filmer mutuellement dans un restaurant ..la scène était assurément comique. Mon intention était de rendre la courtoisie à Thierry en diffusant son message sur mon propre blog. Malheureusement, je rencontre un problème de compatibilité et je ne peux mettre en ligne la vidéo. Désolé.
* Descartes- Le Discours de la méthode
20:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 septembre 2006
FABIUS, LA FOURBERIE PORTEE A SON COMBLE
Dans une interview accordée au JJD du dimanche 24 septembre, Fabius dévoile définitivement la vacuité de son nouveau positionnement politique au sein du PS. Nous ne pouvons que nous réjouir de ses déclarations qui affaiblissent l'ensemble du discours socialiste et de tous les prétendants à la "couronne".
La remise en cause par Fabius de l'équité des chances des candidats en lice est un indicateur sur l'intensité des combats internes au PS. En sortant un tel "outil", Fabius joue probablement là sa dernière carte pour faire réagir les "vieux" socialistes de cœur. Mais cela n'est pas à mes yeux ce qui est le plus intéressant.
La manie qu'ont certains politiques de truffer leurs propos de citations est un artifice oratoire qui permet de mieux dissimuler la faiblesse d'une argumentation. En ce domaine Fabius a toujours été un maître. Malheureusement pour lui, dans son interview, il cite Jaurès de façon plus qu'approximative.
Voilà ce que dit Fabius : "…comme l'écrivait Jaurès, un responsable doit chercher la vérité et la dire….c'est ma démarche".
Voilà ce qu'a dit précisément Jean Jaurès : " Le courage c'est de chercher la vérité et la dire".
Ce mensonge par omission, ou plutôt par transformation, peut paraître anodin. Mais c'est en réalité le miroir de la véritable personnalité de Fabius. Si son subconscient ne lui fait pas utiliser le mot "courage" - qui change radicalement la puissance et le sens du message - est-ce parce que lui-même en manque, ou est-ce parce qu'il sait que ce mot est l'un des favoris de Nicolas Sarkozy ? Quelle que soit la réponse, elle n'est pas flatteuse. Transformer une référence historique, consciemment ou inconsciemment, est un bon indicateur du degré de vanité du personnage. Etre à la recherche d'un positionnement qui permettrait de retrouver grâce auprès des militants socialistes ne peut justifier une telle fourberie intellectuelle. Mais au fond qu'il continue, tout ce qui divise le PS est bon pour l'UMP.
Photo LCI.FR-Abacapress
23:50 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22 septembre 2006
NICOLAS SARKOZY EST UN SACRE ALLUMEUR DE MECHE
Il y a quatre jours tout le monde ne parlait que de la visite de Sarkozy à GW Bush. Aujourd'hui, conséquence politique de l'agression sauvage sur deux CRS en patrouille, c'est "la petite phrase" sur la "démission" des magistrats…
Révélatrice de l'extrême tension politique dans laquelle se trouve notre pays, l'affaire de Bobigny est une aubaine ! Une aubaine certes à risque, mais une excellente opportunité pour lancer l'un des débats stratégiques et enjeu de la campagne présidentielle, la réforme de la Justice. Une aubaine dont le seul danger est de se transformer en guerre politicienne, caricaturale, déformante et stérile.
Je n'ai lu dans les propos de Nicolas Sarkozy rien qui ne relève de l'insulte ou de la calomnie, mais simplement des remarques républicaines et des avis sur le fonctionnement de notre appareil judiciaire. Ah, évidemment cela dérange !
Le mot "démission" est le mot qui a tout déclenché. Il est fort et provocateur, surtout auprès d'une corporation par définition jacobine, qui sait se serrer les coudes au point d'en devenir autiste. Messieurs les Magistrats, Monsieur Guy Canivet, relevez vos cols d'hermine, il peut faire froid durant cette campagne hivernale ! Votre probité, votre éthique et votre âpreté à la tâche ne sont évidemment pas en cause. C'est le mode de fonctionnement qui est sur la sellette.
Mais il faut toujours être outrancier pour être entendu. L'outrance est une arme à double tranchant et perverse. Elle est nécessaire pour être remarqué, mais son auteur sait aussi qu'elle déclenchera les foudres des opposants. Mais au fait, des opposants à quoi ? A la pensée unique ou à ceux qui veulent de la sincérité dans le dialogue politique ? Aux sournois calculateurs ou aux ayatollahs de la franchise ? A ceux qui regardent les montagnes ou à ceux qui tentent de les vaincre ? On peut regretter les mots "kärsher" ou "démission" car ils risquent de créer en réaction des débordements démesurés. Il faut en revanche louer celui qui a le courage, parfois l'inconscience ou même fait le pari qu'allumer la mèche est préférable au silence. Nicolas est un sacré "allumeur de mèche" et j'ai toujours eu une certaine tendresse pour les révolutionnaires.
* photo Le Figaro.fr
15:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19 septembre 2006
G.W BUSH N'EST PAS L'AMERIQUE
La polémique à la suite de la visite faite par Sarkozy au Président des Etats-Unis est déconcertante….![]()
… Les réactions de la droite au sein même de l'UMP, ou de la gauche avec les insupportables déclarations populistes d'un Fabius, révèlent à la fois l'extrême sensibilité de la classe politique sur un tel sujet et, finalement, son manque de courage et donc…de franchise.
A propos de nos relations avec les Américains…"Surtout ni vague, ni prise de position" semble être la règle à suivre durant cette période pré électorale majeure. C'est curieux mais, sur ce sujet comme sur d'autres, j'attends rigoureusement l'inverse tout comme, je l'espère, une bonne partie des Français. "Tout dire avant pour tout faire après" est une phrase de Sarkozy qui teinte encore dans mes oreilles. Certes, ne soyons pas naïfs, les hommes politiques ne sont pas avares de promesses non tenues, mais en la circonstance le procès fait à notre Ministre d'Etat - en mission officielle faut-il le rappeler - est déconcertant. On peut le comprendre de la gauche qui manque de grains à moudre, mais en aucun cas de membres éminents de l'UMP.
A ma connaissance, une visite à caractère diplomatique n'a jamais été considérée comme un signe d'allégeance, sinon on se demande bien comment nous pourrions encore entretenir et maintenir des relations diplomatiques avec nombre d'états peu recommandables.
Qui oserait contester que les USA font partie des grands pays où le mot Liberté est gravé dans le marbre de la constitution ? Qui oserait affirmer que ce pays n'est pas le genre de ceux - comme notre France bien entendu - où des centaines de millions de personnes sur la planète rêveraient de vivre un jour ?
Il faut avoir le courage de le dire, tout simplement. Sarkozy l'a eu sans langue de bois, ni acte d'allégeance. Les Etats-Unis sont un indéfectible allié historique pour la France et "dabel-yu bush" n'est pas Président à vie. Lui ! Alors, pensons à l'avenir.
13:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 septembre 2006
COPIE DE MON COMMENTAIRE IMMEDIATEMENT CENSURE SUR LE SITE DE THIERRY SOLERE
DERNIERE MINUTE : LUNDI 18.09 - 10.00
Le texte que vous découvrez ci-dessous a finalement été supprimé du blog de Thierry Solère. Mon intervention ne comportait pourtant aucun propos agressifs, déplacés ou injurieux. Ceux qui me connaissent savent que ce n'est pas mon style. Mais le "webmaster" en a décidé autrement. Je suis donc confronté à une censure qui, entre nous, me fait sourire. C'est misérable et navrant.
Dans l'après midi du lundi 18 septembre, j'ai fait un nouveau commentaire sur le blog, nettement plus court cette fois et en supprimant ce qui a peut-être déplu au webmaster. Ceci fut un test intéressant....mon texte a été supprimé après quelques minutes.
"
Bonjour à tous,
Je suis Philippe Dermagne…vous savez…le candidat surprise, inconnu, voire douteux de nos dernières élections internes. Que n'ai-je entendu sur mon compte ! Certains ont par exemple fait courir le bruit que j'étais un sous-marin de Pierre-Christophe Baguet ! D'autres m'ont même dit que si je n'avais pas accès au fichier des adhérents pour ma campagne, c'est parce qu'on craignait que ce fichier ne fût utilisé par l'UDF ! Quelle paranoïa. Quel désolant et refroidissant accueil fait à un nouvel adhérent !
N'étant effectivement connu de personne, j'ai peut-être fait peur, allez savoir. Avant les élections, certains élus ont souhaité me rencontrer pour savoir ce que j'avais dans le ventre, pour essayer de comprendre le benêt écervelé qui était assez fou pour se lancer dans l'arène des élections, en posant sa candidature au poste de délégué de circonscription. N'ayant réuni que 2% des suffrages - merci à eux - plusieurs auteurs de commentaires acerbes sur mon blog (http://philippedermagne.blogspirit.com) ont été jusqu'à me dire qu'avec un score pareil je n'avais qu'à me taire. C'est, de mon point de vue et celui de la démocratie, assez regrettable comme attitude, mais j'ai vraiment tout entendu et lu !
J'interviens exceptionnellement aujourd'hui, tout simplement pour vous dire combien je trouve navrants vos échanges sur ce blog, à l'exception du dernier rédigé par "Jacques" que je remercie chaleureusement.
On se croirait dans un préau d'école. Seules les rancœurs historiques s'expriment dans une ambiance sulfureuse et délétère peu constructive.
On me traitera une nouvelle fois sans doute de donneur de leçons, alors que ma seule et unique ligne de conduite est le bon sens. Vous oubliez tous et trop vite l'essentiel qui est pour l'instant de battre la gauche. Y contribuer efficacement commence par enterrer, un temps, les haches de guerre locales. Au lieu de cela, chacun se projette déjà aux Législatives puis aux Municipales, alors que tout dépend d'abord et avant tout des Présidentielles.
Dans ces circonstances, je ne vois pas très bien comment "vous pouvez donner envie" à un adhérent de base de devenir un relais d'opinion crédible et efficace, capable de semer le doute dans l'esprit des indécis, ces électeurs que j'appelle les "décideurs de notre avenir"; ces 3 à 5% de l'électorat qui constituent l'Enjeu de notre combat.
Les articles que j'édite sur mon blog ne parlent, pour l'instant, jamais de Boulogne. Ce n'est pas, croyez-le bien, le signe d'un désintéressement local. Non ! Vraiment pas ! A l'exception d'un intermède de quatre ans, j'habite Boulogne depuis plus de 20 ans. Mais chaque chose en son temps! Pour l'instant j'essaie plutôt de donner un éclairage décalé sur les événements nationaux, en osant dire et écrire parfois le politiquement incorrect. J'essaie de fournir des arguments supplémentaires à mes lecteurs, en leur soulignant ce que je pense être des atouts majeurs pour notre camp, la droite libérale et sociale, ce que ne fait pas la presse. Depuis plusieurs mois, j'ai par exemple attiré l'attention sur les sujets suivants :
- L'importance de la politique du logement et de l'accès à la propriété (en ignorant qu'un meeting lui serait consacré à la rentrée)
- Le bien fondé de la réduction de la fiscalité du SMIC pour les PME (vu par un patron de PME précisément)
- La puissance de l'argument qu'est le taux de chômage en baisse structurelle dans toutes les discussions politiques (le PS en est malade) en rappelant que cette conjoncture n'était pas arrivée depuis pratiquement 20 ans
- Le phénomène de la mondialisation, vu par le prisme de l'esprit d'Erik Orsenna, un de nos plus grands écrivains contemporains, mais aussi un économiste et un humaniste. Ayant été conseiller de Mitterrand, certains j'en suis sûr, me diront que c'est être un traître à notre cause que d'oser prendre pour référent une telle personnalité ! Quel obscurantisme !
- Essayer de déterminer quel est le candidat du PS le plus dangereux pour nous et pourquoi. Royal, DSK, Jospin ?…de telle sorte que nous ne nous battions pas contre les moulins à vent. Dès le mois de mars, alors que personne n'y croyait, j'ai annoncé et écrit le retour en force de Jospin. Selon les sondages internes au PS, il est aujourd'hui et déjà en seconde position, avant DSK. J'ignore bien entendu s'il obtiendra l'investiture de son parti, mais ce que je sais, c'est que le déroulement des événements au PS me donne finalement raison.
Bref, moi aussi je me bats, comme vous tous, ni mieux, ni moins bien, mais à ma façon. Cela étant, pour prendre une comparaison en termes marketing, je suis convaincu de gagner plus de parts de marché avec ma démarche qu'avec vos querelles de clocher. Vanité de ma part me direz-vous et ces lignes vont sans doute déclencher les foudres de quelques apparatchiks. Je m'y attends avec bonheur. L'éristique est mon terrain de prédilection, celui qui fait avancer les choses et ma vie, en me posant sans cesse une question…"mais finalement…pourquoi pas ?".
PS : Je me suis permis de donner l'adresse de mon blog, car si celui de Thierry Solère est sur le mien, je n'ai pas cet honneur de réciprocité sur le sien. A ce jour.
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