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31 janvier 2007
UNE DEMISSION DEBUT AVRIL
Notre candidat a (aurait!)donc décidé de quitter le Gouvernement un mois et demi avant le second tour, vers le 6 avril donc. Est-ce une bonne décision ?
Le Contre
De mon point de vue, c'est un peu tard car il s'expose d'autant, non aux sarcasmes de l'opposition, mais aux aléas de l'actualité. Un enlèvement qui se termine mal, le braquage au lance-roquettes d'un fourgon blindé ou une bavure policière sont toujours possibles. La gestion de ces événements peut être politiquement un désastre ou une fantastique opportunité mais une chose est certaine, il n'en aurait qu'une maîtrise relative et ce, quel que soit son talent avéré.
Le Pour
Rester jusque début avril, c'est aussi le bon moyen d'être fidèle à l'engagement pris par Jacques Chirac : comme pour tous les Ministres, il s'agit de gouverner jusqu'à la dernière minute possible.
Enfin, chacun dira et en pensera ce qu'il voudra, mais c'est la meilleure façon d'illustrer une valeur qui n'a jamais été très développée par ceux qui nous gouvernent depuis 30 ans : le courage.
Conclusion : pour le courage...CQFD
Epilogue
Mesdames et Messieurs…chapeau bas !
18:15 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
WORLD ECONOMIC FORUM DE DAVOS
La France fait-elle un complexe ?
Très critiqué par les altermondialistes, ce sommet est un monument économique et politique, un rendez-vous unique et incontournable d'échanges et de rencontres internationales. Curieusement la
France y était peu présente cette année et ses médias encore moins.
Seules deux personnalités politiques françaises "visibles" étaient à Davos
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. Christine Lagarde (Ministre déléguée au commerce extérieur) qui a parcouru les couloirs et les séminaires pour essayer de convaincre quelques entrepreneurs étrangers des atouts d'une implantation en France.
. Jean-François Copé (Ministre délégué au budget et à la réforme de l'Etat) est aussi allé au charbon, en intervenant sur un grand plateau en présence notamment de Mohammad Khastami (ex Président iranien). ![]()
Thierry Breton était annoncé - il y était en 2006 - mais il n'a pas participé au plateau prévu. Dommage !
La planète entière et si peu la France
Alors qu'on ne comptait plus le nombre de Présidents ou de Chefs de gouvernement (anciens ou en activité), de Ministres de premier rang, de grands dirigeants d'institutions internationales et bien sûr de grands patrons (dont l'incontournable Carlos Ghosn, merci), la France était donc politiquement quasi absente. Je me répète, mais c'est tellement navrant !
Heureusement Loïc Le Meur était là !
En parcourant le site podcast du WEF, dont Loïc est le maître d'œuvre depuis deux ou trois ans, nous pouvons tous être heureux de voir un Copé intervenir dans un excellent anglais, devant un auditoire attentif de très haut niveau. Sans du tout dénigrer sa présence - bien au contraire et nous devons l'en remercier – il faut avouer que la France fut discrète, trop discrète. Ter repetita !
La presse française s'en désintéresse.
C'est pour moi un mystère ou plutôt une faute grave. Alors que notre presse pourrait contribuer à la formation des français pour qu'ils réalisent combien le monde avance et combien la France doit se positionner dans l'univers de la mondialisation, elle ignore, voire déforme l'événement.
Exemple : Un reportage sur France 2 d'une minute, a présenté Davos comme la Foire de Paris : un lieu de commerce où de super VRP viennent vanter leurs produits. Quelle insoutenable déformation de la vérité ! Quelle bêtise !
A l'origine de ce manque d'intérêt, les Politiques ?
Alors que Jacques Chirac avait fait le déplacement en 2005, l'édition 2007 n'a vu la présence d'aucun homme politique français de tout premier plan. Cela explique sans doute le manque d'enthousiasme des journalistes français pour suivre le Forum. Ils révèlent ainsi leur manque de jugeote, véritable abandon de leur mission première qui est d'informer et d'ouvrir les yeux !
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Vous sourirez peut-être en apprenant que Strauss-Kahn était à Davos – ce qui est tout à son honneur - pendant que Royal se faisait piéger par Gérald Dahan !
Moi, vous me pardonnerez, je ne sourie pas !
Nos Politiques estiment sans doute qu'une apparition à Davos leur ferait prendre trop de risques en période pré électorale. Cela étant je les comprends. J'aurais été le premier à leur déconseiller d'y faire un saut en 2007…mais précisément, c'est cela qui est regrettable.
Les Français ne sont pas prêts à entendre la Vérité du concert international. Quel mal y aurait-il à afficher sa curiosité sur le monde ? J'aimerais tant voir à Davos Nicolas Sarkozy aux côtés de Bayrou ou de Chevènement ! Oui, je rêve et pourtant ! Quel temps précieux nous gagnerions si les dogmes étaient laissés au placard !
Pour information : Tony Blair et Angela Merkel étaient à Davos
13:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30 janvier 2007
ENSEIGNANTS, TITANIC ELECTORAL ?
La traversée s'annonçait belle et la mer plutôt clémente. Le Capitaine Hollande, sûr de lui et de sa route, n'avait
plus qu'à parler avec ses passagers en les honorant de sa présence.
...C'était sans compter avec l'ennemi juré des marins fonçant dans la nuit boréale…l'iceberg meurtrier, une névé flottante dérivant au gré des courants comme une mort blanche qui rôde, majestueuse, royale et fascinante.
Le transatlantique PS vient d'être touché sous sa ligne de flottaison, celle des enseignants.
Fidèles entre les fidèles, une bonne partie de l'équipage se sent trahie, déchirée, inondée de désespoir. "Gauche, qu'as-tu fait de tes profs" titre le journal de bord.
Sur le pont bâbord FSU(1) et UNSA(2), il y a ceux qui, voyant sombrer leurs illusions, resteront à chanter l'espoir, avec à leurs côtés un capitaine auquel ils feront confiance jusqu'au tréfonds des abysses. ![]()
Il y a ceux qui cherche une chaloupe, mais le navire PS réputé insubmersible n'a pas prévu suffisamment d'embarcations. Certains se noieront dans l'eau glacée de la défaite.![]()
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Sur le pont tribord du SNALC(3), il y a les rebelles qui osent s'afficher. Il est bien loin le temps où une mutinerie était l'assurance d'être mis aux fers en fond de classe.
Ceux-là ont enfin compris que leur armateur d'origine les avait trompés, sur leur destination, sur leur mission et sur leur solde de marins enseignants. ![]()
Des revenus de misère - eu égard aux enjeux pour la Nation - qui n'ont été maintenus que pour mieux les arrimer au camp des pauvres mousses, victimes des sirènes hurlantes du vaisseau fantôme qu'est aujourd'hui le socialisme du PS français.
Plus sérieusement...
Il semblerait qu'un décrochage soit effectivement en cours parmi les enseignants. Jamais nos professeurs et nos instituteurs n'avaient autant grondé contre leur camp historique. Pas tous bien sûr, mais un bon tiers semble-t-il ! C'est beaucoup, comparé à leur enracinement général à gauche depuis toujours.
D'où vient le mal ? Un mécontentement à la lecture du programme PS ? Un agacement profond du comportement de Royal et de son désir de les voir travailler plus :-) ? Un décalage entre le programme et la candidate ? Une prise de conscience de la nouvelle génération d'enseignants qui instruisent nos petits et nos ados ? Difficile de répondre !
Il ne faut peut-être pas chercher plus loin le décrochage de Royal dans les sondages qui, comme par hasard, donnent une belle progression à Bayrou.
1. Fédération Syndicale Unitaire - 2. Union Nationale des Syndicats Autonomes - 3. Syndicat NAtional des Lycées et Collèges
17:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 janvier 2007
RECHAUFFEMENT PLANETAIRE ?
Je suis un amoureux de la nature. Je suis un défenseur inconditionnel de la planète. J'ai beaucoup de respect voire de l'admiration pour Nicolas Hulot, un pure ! Mais je me pose deux questions :
1. L'année 2006 fut en Chine et en Angleterre l'année la plus chaude depuis 1950. Faisait-il donc déjà aussi chaud à cette époque ?![]()
2. Tout en admettant la sagesse du principe de précaution en toute circonstance, la sur-réaction et les solutions que les Hommes commencent à mettre en oeuvre ne servent-ils pas de hochets médiatiques et d'os à ronger donnant bonne conscience aux pays nantis ?
Des deux questions, c'est l'évidence de la réponse à la première qui me trouble le plus. Quant à la seconde question, le seul intérêt flagrant que je distingue dans ce tohu-bohu est que le sujet fait se parler les nations entre elles dans un registre pacifique. C'est déjà beaucoup.
Quel rapport avec la campagne présidentielle ?
Aucun directement ! Mais si jamais un candidat se permettait de révéler ses simples doutes sur la réalité des origines du réchauffement de la planète, il serait immédiatement qualifié de dangereux révisionniste. En se heurtant au système de la pensée unique qui règne aussi dans la communauté scientifique, ce pauvre candidat ou tout responsable politique seraient irrémédiablement bannis. Claude Allègre en sait quelque chose.
10:20 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28 janvier 2007
DEBAT DE FOND
NOS INSTITUTIONS
De nombreuses promesses électorales ne pourront être tenues qu'à une condition : une évolution culturelle relativement rapide du fonctionnement de l'état. Sans prétendre être exhaustif sur un sujet aussi lourd et complexe que nos institutions, j'essaie simplement ici d'exposer ma vision en donnant à chacun des arguments pour convaincre .
Remarques générales
Puisque le débat n'atteint pas encore aujourd'hui le niveau désiré - souhaitons que cela change - j'entame
une série d'articles consacrés au programme législatif de l'UMP.
A tout seigneur, tout honneur, je commence donc par les institutions.
Si c'est évidemment moins drôle que les frasques diplomatiques de Royal, c'est surtout un paramètre stratégique pour l'avenir de notre France.
Les institutions d'un pays sont comme une pelote de laine : quand on tire un file, il faut aller jusqu'au bout. Une constitution est une règle du jeu qui est un tout. Il serait absurde de faire dans la demi-mesure. Cette simple observation suffit à donner l'ampleur de la problématique.
Si les programmes législatifs de l'UMP et du PS abordent tous les deux l'épineuse question de nos institutions, ils la traitent évidemment différemment malgré quelques idées communes. Globalement le programme UMP, avec 40 propositions, rentre plus dans le détail que celui du PS.
Six différences majeures apparaissent :
1. Permettre au Président de venir s'expliquer devant le Parlement : prévu par l'UMP, pas une ligne dans le programme du PS.
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2. La limitation du nombre de mandats du Président de la République : fixée à 2 par l'UMP, le PS n'aborde pas le sujet.
3. Le cumul des mandats pour un Parlementaire : l'UMP prévoit de "…renforcer les moyens alloués aux parlementaires qui se consacreront exclusivement à leur mandat de parlementaire", alors que le PS instaurerait le mandat unique, sans aucune dérogation possible.
Commentaire.
Rappelons que la Constitution de 1958 et les différents aménagements législatifs de 1985 et 2000 rendent déjà
incompatibles le statut de Parlementaire avec ceux de Sénateur et de Député européen et avec plus d'un mandat de Conseiller régional, Conseiller à l'Assemblée de Corse, Conseiller de Paris, Conseiller municipal d'une commune de plus de 3.500 habitants et avec quelques fonctions non électives ou directions d'entreprises nationales.
Ce point est à mon sens particulièrement important. Donner plus de pouvoir et de nouvelles prérogatives à
l'Assemblée supposent un travail à temps plein de tous les Parlementaires. Nous pouvons admettre qu'un Député soit également Maire d'une ville du département dont il est l'élu (une synergie de ces deux responsabilités revêt une certaine logique), mais pas plus.
4. Le contrôle budgétaire assuré par le Parlement : l'UMP le prévoit sans donner de mode opératoire. Le PS n'aborde pas du tout ce point.
5. L'introduction d'une dose de proportionnelle : prévue uniquement pour le Sénat dans le programme de l'UMP, alors que le PS la prévoit à l'Assemblée Nationale.
Commentaire :
Dans une démocratie moderne digne de ce nom, il paraît impossible d'imaginer qu'un parti représentant 5 ou 10% du peuple n'obtienne aucun siège au Parlement. Tous les gouvernements craignent d'autre part de ne pas avoir de majorité pour voter les lois et donc pour diriger de façon réactive, spectre de la IVème République. Ceci m'apparaît pourtant comme l'incontournable rançon de la gloire démocratique. Il conviendrait cependant de savoir ce que veut dire exactement "dose de proportionnelle".
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6. Les nominations : le programme UMP prévoit d'en réduire le nombre avec l'implication du Parlement après auditions des candidats. Le PS n'en parle pas, sauf pour la nomination des membres du Conseil Constitutionnel qui seraient désignés par une majorité des 2/3 au Parlement.
Commentaire.
Rappelons que le Président de la République signe environ 6.000 affectations chaque année et que seules les plus stratégiques sont évidemment médiatisées. Il m'apparaît souhaitable que cette pratique disparaisse quasi totalement pour deux raisons : 1 : notre Président de La République a vraiment d'autres choses à faire. 2 : sur le plan symbolique, la disparition de cette pratique nous distinguerait des Républiques bananières. La France mérite mieux.
Que faut-il retenir en synthèse sur les deux programmes législatifs .
Celui de l'UMP est très orienté gestion/contrôle des finances publiques. Il vise l'efficacité de façon assez pragmatique, en rendant l'exécutif et le Président plus reponsables devant le législatif.
Celui du PS est plus politique et se consacre plutôt à la représentativité nationale (proportionnelle) et aux fonctionnements entre Gouvernement et Parlement, notamment en prévoyant la disparition de l'article 49-3.![]()
Un mixte entre les deux programmes atteindrait la quasi perfection quant à l'évolution souhaitable de nos institutions. Celles-ci sont par ailleurs le seul point sur lequel apparaît une certaine convergence des philosophies respectives. Pour les autres sujets, tout nous sépare.
Institutions, argument de campagne ?
Sans insulter le peuple français, il faut avouer que ce sujet est rébarbatif et abscons. A la condition que Nicolas Sarkozy et son équipe extraient un ou deux aspects majeurs du programme UMP, je pense qu'une communication sur les institutions peut être un argument différenciateur de campagne. A petite dose...quand même !
16:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27 janvier 2007
RAPPEL ETHIQUE DE NOTRE PRESIDENT
Depuis un an j'essaie de donner à mon blog un contenu dont je souhaitais sincèrement qu'il restât toujours courtois et politiquement bienséant. Parfois, je dois l'avouer, je n'y parviens que très difficilement. Rester digne et respectueux de l'adversaire est pourtant le seul moyen de rester vigilant pour tenter de convaincre….jusqu'à un certain point.
"…si certains veulent tirer la campagne vers le caniveau, je ne les suivrai pas…" vient de déclarer Nicolas Sarkozy. Il a raison. Mais…
…quel doit être le rôle d'un militant ?
Confronté aux errances de la gauche et surtout de cette diabolique Royal, je ne parviens pas toujours à garder mon flegme. Je n'ai pas pour autant le sentiment de tirer vers le bas la campagne. Il y a des faits et des opinions que l'on doit pouvoir exprimer sans passer pour un furieux méphitique ou pour un dangereux iconoclaste de caniveau.
Comment garder par exemple sa sérénité en entendant un Jack Lang qui trouve formidable la remarque de la candidate sur l'indépendance de la Corse ? Mais quel est donc ce mystérieux magnétisme exercé par Royal ? Pourquoi les médias sont-ils finalement si indulgents ?
Vive le politiquement incorrect !
Ce que ne peuvent pas faire ou dire les Politiques exposé(e)s, au risque d'être taxé(e)s d'électoralisme primaire, il me semble que les militants de base qui l'estiment nécessaire doivent prendre le relais.
Les propos politiquement incorrects sont le devoir du militant de base. Sinon, qui peut tenir ce rôle essentiel qui permet de ne pas tomber dans le système carcéral de la pensée unique ? La pensée unique EST un caniveau politique. C'est aussi une impasse démocratique
Dahan, canular lumineux et condamnable à la fois
Je n'apprécie que modérément le dernier canular de Gérald Dahan qui a piégé Royal en se faisant passer pour
Jean Charest le 1er Ministre du Québec. Mais le "mal" est fait et ce n'est pas l'UMP qui l'a commandité.
Il est impossible de ne pas une nouvelle fois réagir aux propos de la candidate. Royal est l'anti Folle de Chaillot !
« Il suffit d'une femme de sens pour que la folie du monde sur elle se casse les dents !",
tel était l'objectif de la Comtesse Aurélie (la Folle) dans cette pièce de Jean Giraudoux.
Avec Royal ce serait plutôt….
" Il suffit d'une folle pour que la sagesse d'un peuple tout entier se casse les dents ".
Désolé Nicolas !
Je crois que les 698 personnes différentes qui me lisent régulièrement ( pas chaque jour bien sûr et en laissant trop peu souvent de commentaires, mais c'est la règle du genre) commencent à me connaître. Je suis un observateur critique mais plutôt calme et posé, essayant d'y voir clair et de partager mes visions et mes avis. Je n'ai jamais censuré un commentaire et l'éristique est un terrain que j'apprécie.![]()
Alors que Nicolas Sarkozy me pardonne. Je n'écris pas ses discours. J'estime donc que mon rôle de fourmi dans cette campagne, quitte à friser le caniveau, n'est certainement pas de rester muet sur une Royal gravement illuminée par son inconscience inculte, atteinte d'incontinence mentale et dangereuse mante religieuse politique. Et si jamais c'était une tactique, c'est pire !
20:10 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
HOMMAGE A JEAN-FRANCOIS DENIAU
Alors que la cours du Roi Pétaud est le théâtre de toutes les ambitions politiques, un grand homme de plus vient de tirer sa révérence.
Comme s'il avait eu le secret désir de vite rejoindre l'Abbé Pierre, Jean-François Deniau vient à jamais de fermer les yeux sur ce monde qu'il a tant observé.![]()
Comme il le disait lui-même, le roman de sa vie le fit aventurier, homme de la mer, homme du désert, ministre, maquisard, ambassadeur et enfin écrivain ! ![]()
Jean-François Deniau était un grand humaniste du calibre de Théodore Monod décédé en 2000, tous deux infatigables observateurs des mers et des déserts et donc des Hommes.
"J'ai eu tant de vies que je ne suis pas sûr de m'y retrouver et que je cherche encore quelle est la bonne, quelle est la vraie "
Jean-François Deniau
16:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
FRANCE 2 FAIT PARLER MENDES-FRANCE !
Voilà une déviance médiatique terrible. Editée sur le site de France 2, cette interview passera pratiquement inaperçue, mais le principe en est détestable.
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Je n'ai pas réussi à trouver l'auteur de cette escroquerie intellectuelle. Le principe est de poser à PMF - décédé en 1982 - des questions sur nos institutions actuelles et de lui prêter des réponses qui sont reprises de déclarations ou de textes réels de l'époque (discours ou livres).
Quand on connaît un tant soit peu les positions de Mendès France sur la Constitution de la Vème République, ses réponses à 50 ans de distance n'ont plus aucun sens.
Outre que de faire parler les morts est une pratique fallacieuse, cela constitue la négation même de l'éthique journalistique.
J'ai quelques difficultés à comprendre comment la Direction de France 2 peut accepter ce type d'exercice. Il ne faut pas douter qu'une période pré-électorale constitue une phase propice aux déviances en tout genre, canulars inclus. Les médias ont un rôle majeur à jouer, mais certainement pas avec ce genre d'artifice.
15:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 janvier 2007
GRANDS DEBATS TV
"A vous de juger", une Arlette Chabot trop mièvre.
Nous entamons les grandes manœuvres télévisuelles. France 2 a lancé la campagne des confrontations en direct hier soir, avec Arlette Chabot à la barre. Ce sera bientôt au tour de TF1, avec PPDA qui animera dès le 5 février une série de quatre directs "J'ai une question à vous poser".
J'ai évidemment suivi cette émission de bout en bout. Mon propos n'est pas ici de juger les performances des deux protagonistes, mais de la journaliste Arlette Chabot.
A propos des deux invités je dirai simplement qu'ils ont été tous les deux assez bons dans leur rôle respectif. Bien sûr Hollande n'a pas su lever les contradictions qui règnent au PS et ses argumentations fondées sur des chiffres faux et souvent partiels ou des pirouettes intellectuelles sont insupportables. François Fillon lui connaît parfaitement ses dossiers. Mais avec son calme natif - nous l'avons quand même vu "bouillir" à un moment - je regrette qu'il n'ait pas bousculé de façon plus nette son adversaire. Bref !
La plupart des journalistes politiques TV n'assument pas la mission qui est la leur.
Ce n'est pas une surprise. Hier soir Arlette Chabot était plus préoccupée par le respect des temps de paroles que par le fond des réponses de chacun.
Un journaliste de ce niveau devrait être une référence en matière de chiffres et de statistiques. Et si nous pouvons imaginer qu'elle ne connaisse pas tout, une simple oreillette, avec deux ou trois spécialistes en ligne, lui donnerait la répartie attendue et souhaitable. De qui se moque-t-on ?
Au lieu de cela Chabot posait mécaniquement ses questions, se contentant d'écouter les réponses de chaque invité, pour ensuite passer à autre chose.
Un journaliste doit imposer la vérité des chiffres, quitte à irriter
Elle n'a jamais apporté de contradictions aux chiffres annoncées ou, si elle les ignorait, n'a jamais posé la moindre question sur les sources des allégations statistiques, notamment et évidemment celles de Hollande (SMIC, historique réel de l'endettement, chiffres sur les retraites et Loi Fillon...etc). D'ailleurs voudrait-elle être pugnace sur la réalité des faits et des chiffres que ses invités s'en offusqueraient violemment. C'est bien le problème.
Un journaliste digne de ce nom ne doit pas être une simple chambre d'enregistrements. Il doit être un contradicteur avide de vérité car, sur les chiffres, rien n'est plus facile.
Ceci constitue d'ailleurs un sujet - la mission et le comportement des journalistes - sur lequel je reviendrai régulièrement durant les semaines qui viennent. Crucial !
Alors me direz-vous, si la critique est aisée l'art est difficile !.
C'est exact ! Mais il se trouve précisément que je suis journaliste de presse écrite spécialisée et qu'une partie de mon métier est aussi d'animer des plateaux et des forums. J'estime donc être très bien placé sur le sujet.
Le comportement de Chabot a-t-il pour origine un manque de travail et de préparation ? Une tétraplégie intellectuelle au nom de la neutralité ? Un parti pris ? Est-elle la victime volontaire ou non du politiquement correct ?...
Quelle que soit la réponse, ce que j'ai vu hier soir n'est pas l'idée que je me fais du journalisme.
10:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 janvier 2007
ROYAL EST-ELLE SAINE D'ESPRIT ?
A la lecture de ce qui suit, c'est une question qu'il me paraît légitime de se poser.
" ...Quand je m'exprimerai, je serai plus forte parce que l'écho de vos voix résonnera en moi. Votre parole va m'élever. Avec votre parole, je peux élever la France."
Cette phrase était la conclusion de son discours* lors du débat participatif du 24 janvier 2007 à Domérat dans l'Allier, en présence de Bernard Kouchner.
Certes, ce n'est pas la première fois que Royal nous délivre une allégorie à connotation religieuse. Et certains affirmeront encore que je m'acharne.
Mais une telle déclaration ne m'agace plus, elle m'inquiète. Vraiment !
Esprit es-tu là ?
* source Figaro - 25.01.2007
16:05 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
KERRY, ROYAL...LE COMPARATIF EST INTERESSANT
La comparaison entre la stratégie adoptée par John Kerry dans la course à la présidence américaine en 2004 et celle de Royal est intéressante. Voilà pourquoi en synthèse.
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John Kerry vient donc d'abandonner la compétition à l'investiture démocrate pour la Présidentielle de 2008. Il a du juger que ses adversaires étaient mieux placés que lui, notamment Helary Clinton, ou alors qu'il ne parviendrait pas à réunir les 50 à 60 millions de dollars pour prétendre avoir une chance réelle.
Mais penchons nous sur sa campagne pour l'élection 2004, perdue face à GW.Bush avec un peu moins de 49% des suffrages.
Une belle campagne et une belle gueule ne suffisent pas !
Trop gonfler les attentes est une stratégie perdante
Durant toute la campagne Kerry n'a cessé d'affirmer qu'il avait un plan sur tous les sujets : économie, chômage, fiscalité, lutte contre le terroriste, politique au Moyen Orient, pollution et protection de l'environnement…Kerry avait un plan sur tout. Durant huit mois il prit le soin de ne prononcer que de grandes et belles phrases, par définition très populaires.
Malheureusement pour lui l'épreuve du feu à pièges réels fut un désastre. Lorsqu'il dut annoncer et expliquer plus en détails ses plans, il se révéla incapable de convaincre la majorité de ses fans et des indécis. Tous ses plans apparurent peu crédibles et naïfs, et sa vision finalement non porteuse d'un véritable projet pour l'Amérique.
...Course en tête mais...
Jusqu'à quelques jours de l'élection, sa victoire était considérée comme quasi acquise. D'après les sondages il fut même, par exemple, jugé largement vainqueur des trois grands débats télévision diffusés en direct d'est en ouest. A la mi journée des élections, constatant un taux de participation élevé ( finalement 56%, ce qui pour les USA constituait le meilleur taux depuis 1968) le clan démocrate était optimiste.
...surprise dans les urnes
Hélas pour les démocrates, cette mobilisation fut celle des républicains. Déçus des espoirs qu'avait suscités artificiellement Kerry, les démocrates n'allèrent pas voter en masse.
Contrairement au lamentable final de l'élection contre Al Gore en 2004 avec 527 voix de différence dans le West Palm Beach County (Floride) , en 2004 GW Bush fut bien élu avec quelques 4 millions de voix d'avance, s'assurant ipso facto les votes de 275 grands électeurs contre 245 à Kerry. La messe était dite et cette fois, bien dite !
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C'est exactement ce qui peut arriver à Royal
Pour ne pas réduire la qualité du débat qui s'annonce, il ne faut pas souhaiter l'effondrement de Royal durant la campagne. Tout comme pour le démocrate Kerry les sondages lui seront favorables; son petit fléchissement actuel n'étant à mon sens que passager et conséquence de deux semaines d'une communication et de couacs internes désastreux.
Je pense donc que Royal sera au second tour face à Nicolas Sarkozy.
Mais pour la première fois dans notre histoire électorale il n'est pas impossible que ce soit les peuples du centre et de la droite sociale et libérale qui se monopolisent en masse et dans une proportion supérieure à la gauche déçue.
Acceptons-en l'augure, même si c'est un rêve.
15:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 janvier 2007
LES PETITES PHRASES QUI TUENT….
Une revue de quelques bons mots de politiques ou de journalistes que j'ai appréciés et qui en disent plus qu'un long discours.
Sur les tensions à droite
" ….les jets de vinaigre incontinents de Jean-Louis Debré…"
Editorial de Claude Imbert - Le Point 18 janvier 2007
Sur les errances de Royal![]()
"en Chine je parlais de la justice commerciale"
C'est sûr ! (ndlr)
Sur les tensions à gauche : 4 phrases* de Hollande
. A l'occasion d'une galette des rois durant laquelle il tire la fève :
"…les rois reprennent toujours le pouvoir. Les reines, ça n'a qu'un temps, c'est une illusion…"
. Quand on lui demande où il habitera si Royal est élue :
"…Chez moi…"
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. Son irritation sur le comportement de Royal
"…Ce parti je l'ai construit, il est devenu une force comme jamais un candidat n'a eu. Le PS doit jouer un rôle et ce, encore plus avec une candidate où il peut y avoir des calages à faire…"
. Lors d'une intervention sur LCI, Jean-Christophe Cambadélis déclare : " Le général, maintenant c'est Ségolène Royal".
Très agacé Hollande répond quelques instants après…
" Le général, c'est moi !"
A l'aune de ces quatre remarques de Hollande* et quand je vous dis que le PS est dans un état de déliquescence avancée, suis-je crédible ou non ?
* Source Le Monde - 23 janvier 2007
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23 janvier 2007
NICOLAS HULOT
RETRAIT POUR 2007, MAIS PAS POUR 2012 !
Comme je l'avais prédit il y a plus de deux mois (cf article du 5.11.2006), Nicolas Hulot ne se présente donc pas. Je n'en tire aucune gloire, mais je dois faire remarquer à mes honorables lecteurs que ce n'est pas la première fois que les faits confirment mes prédictions.
Cela étant souligné, que faut-il en penser ?
1. Les Verts ont eu très chaud. Mais avec leurs discours tendancieux et flous sur Hulot, ils tentent de le récupérer en faisant croire au public qu'il est dans leur camp. Cela est fondamentalement inexact. Politiquement il a sans doute été tenté par l'UMP, mais aujourd'hui je le perçois plutôt comme un homme de la droite radicale et sociale, façon Borloo.
2. Le PS respire, car il ne faut pas douter que Hulot aurait sensiblement rogné son électorat au 1er tour; le nôtre probablement aussi mais dans une moindre mesure.
3. C'est la décision de l'honnêteté, de la sagesse et de l'intelligence. Hulot a parfaitement compris qu'il était un chantre très écouté tant qu'il ne plongerait pas dans la bagarre électorale.
4. Nous pouvons compter sur lui pour demeurer attentif quant au respect des engagements pris par les candidats. Il sera notre mémoire collective, ce qui est à mon sens une excellente chose, car Dieu sait que nous avons la mémoire courte !
5. Il est acquis que si les engagements n'étaient pas tenus, Nicolas Hulot reviendrait à la charge ! Mais cette fois, il ne se contenterait peut-être pas d'être le héraut de la défense de l'environnement. Il pourrait viser plus haut : les présidentielles 2012. Les cinq années qui nous séparent de cette échéance lui donneraient le temps de mûrir, de créer un véritable parti et de s'entourer.
Hulot connaît le monde entier et le monde entier le connaît
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Ma dernière prédiction - les présidentielles 2012 - n'est pas pour demain. Elle laisse le temps à cet homme attachant et sincère de nous émerveiller encore longtemps et souvent avec ses émissions qui, rappelons-le, se vendent dans le monde entier.
Hulot n'est pas qu'une figure nationale. Il est en passe de devenir notre nouveau Cousteau et son aura n'a plus de frontières.
Inscrit dans la perspective d'une avenir voire d'un destin politique, ce dernier point n'est pas négligeable, loin s'en faut !
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22 janvier 2007
ROYAL LA HONTE
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Je ne pouvais laisser passer cette hâblerie. Sur RTL ce matin, Royal est intervenue en exploitant la disparition de l'Abbé Pierre.
Interrogée à propos de l'événement, Royal a trouvé le moyen de placer la remarque suivante :
"... avec moi, tous les français auront un toit..."
Pour avoir passé deux heures ce matin à écouter nos trois grandes radios généralistes (France Inter, Europe 1 et RTL), elle est à ma connaissance la seule candidate à avoir osé une telle transgression et même, une telle perversion.
Voulez-vous que je vous dise…. j'ai la nausée !
PS : J'aimerais que vous diffusiez cette information
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ADIEU L'ABBE
Décidant ce matin de couper la ligne terrestre, l'Abbé Pierre commence un autre pèlerinage, celui de l'Eternité.
Il est des jours pas comme les autres, comme si un ciel déjà bas, gris et froid ne suffisait pas à notre morosité. Il est des jours où le Ciel décide d'en rajouter une couche.
Mais tout bien réfléchi, je suis heureux ! Oui, je suis heureux car cet homme a porté tout au long de sa vie un message que sa mort amplifiera plus encore. La tristesse et la peine sont éphémères. Le souvenir de l'exemple hante déjà nos esprits. Il traversera l'espace et le temps.
Lui qui vient de trouver enfin le repos, restera à jamais cette petite flamme vascillante mais éternelle au fond de la crypte de nos consciences coupables. Il a rempli sa mission.
Bon voyage l'Abbé. Merci.
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21 janvier 2007
ROYAL CREERA AUTOMATIQUEMENT UNE IMMENSE DECEPTION
Le projet législatif de l'UMP est la synthèse d'un travail sur le terrain commencé en 2004 et le fruit de nombreux forums thématiques. Royal commence seulement sa tournée participative. Cherchez l'erreur.
On ne pourra pas dire que l'UMP copie le PS puisqu'en la circonstance c'est rigoureusement l'inverse. Le PS et Royal entament un peu tard – c'est un euphémisme - sa collecte des informations et des attentes de sa base.
"…... elle n'assène pas ce qu'il faut faire, elle incite les Français à donner leur avis…" déclarait Dominique Merchez (ex homme de communication de Jospin) dans le JDD de fin décembre. Rien de nouveau dans cette démarche que l'UMP mettait en œuvre dès 2005.
Une attente qui gonfle sera la source d'une immense déception
Les spécialistes affirment qu'on ne gagne ni sur un bilan, ni avec un programme. Pourtant si l'un des deux manque, on perd.
En matière de programme présidentiel Royal fonde donc tous ses espoirs sur les retours d'informations du terrain. L'équipe de campagne de notre "desperate housewife" a même distribué un petit livret expliquant de façon scolaire quelles étaient les règles pour l'organisation des réunions.
Il se dit que les responsables PS en région n'apprécient guère la méthode tant elle les prend pour des benêts.
Quoi qu'il en soit, Royal est en train de préparer une immense déception de ses fans. Cette consultation dite nationale et participative accouchera nécessairement d'une souris.
"Quand on sort de l'ambiguité, c'est toujours à son désavantage" disait un politicien dont j'ai oublié le nom.
Le travail déjà très difficile réalisé par l'UMP a demandé deux ans de travail.
Ce n'est assurément pas en deux mois que le PS fera sa révolution. Il est trop tard donc et c'est tant mieux ! Mais le plus insultant pour son électorat est que Royal veuille lui faire croire qu'elle est à son écoute. Le mode autocratique de la consultation semble démontrer qu'il n'en sera rien ! Tartuferie disais-je il y a quelques jours ?
Rien ne sert de courir il faut partir à point. Le dernier couac sur la fiscalité entre Hollande et Royal qui appelle Strauss-Kahn à la rescousse est symptomatique du niveau d'impréparation et d'improvisation du PS et surtout de sa candidate.
Tout cela décidément n'annonce rien de bon pour la qualité du débat.
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19 janvier 2007
MONTEBOURG, CE N'EST PAS DE L'HUMOUR
Avec Montebourg, la candidate Royal atteint le paroxysme du désolant, le nirvana du navrant, les fonds abyssaux du ridicule. Difficile de garder son calme !
"Je rétablis l'ordre juste" affirme-t-elle après avoir mis une colle de 30 jours à son porte-parole. Elle punit son lieutenant comme un maître d'école punirait l'un de ses élèves. Heureusement le trublion Montebourg a immédiatement affirmé qu'il ne reprendrait pas son poste. Quand même !
"...je veux que mon porte-parole traite du fond..." ajoute-t-elle ! On croit rêver. Elle demande à Montebourg de parler du fond alors qu'elle n'a pas commencé elle-même, dans l'attente de la consultation participative. C'est totalement inepte.
Montebourg sait des choses….
Bien que recalé au concours de l'ENA - ce qui me le ferait passer plutôt pour sympathique – Montebourg n'est pas abruti.
Tout en sous-estimant les réactions de Royal et de Hollande, il savait pertinemment ce qu'il faisait. Qu'a-t-il voulu faire et qu'a-t-il voulu dire précisément ? Cette sortie n'est pas anodine. Il sait des choses que les français ignorent.
Cela ne sert à rien de s'exciter sur cette désolante affaire. Mais cela me fait du bien d'en parler.
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18 janvier 2007
J'AI LU...
L'HISTOIRE SECRETE DE LA Vème REPUBLIQUE*
De la guerre d'Algérie à la genèse de notre bombe H en passant par la décolonisation, des diplomaties secrètes pratiquées depuis 50 ans aux jeux d'influence en passant par les réseaux occultes et la affaires de "cœur" pour ne pas dire autre chose…tout y est ! Renversant ! Troublant ! Inquiétant !
Ce pavé de 750 pages éclaire l'histoire de la Vème à l'aune d'un travail d'enquêtes pioché. Réalisé par sept journalistes d'investigation reconnus, sous la direction de Roger Faligot et Jean Guisnel, ce document semble vouloir démontrer que la France de la Vème est construite sur la culture du secret.
Je me méfie toujours de ce style d'exercices. Sous couvert du sérieux de leurs investigations, l'objectif des auteurs n'est pas toujours aussi vertueux qu'ils le laissent entendre.
Cela étant dit, ils retracent notre histoire en égratignant tous ceux qui ont dirigé la France et tous les partis de l'extrême gauche à l'extrême droite. Force est de constater, qu'avec le temps, bon nombre de rumeurs qui circulaient se révélent exactes et bon nombre de secrets d'état tombent aujourd'hui.
Cette "histoire secrète" doit être lue en sachant prendre le recul nécessaire. Je suis convaincu que tous les pays du monde pourraient voir leur histoire réécrite sous l'angle peu flatteur des secrets d'état et des coups fourrés politiques, économiques ou militaires. De Brutus à Chirac, le monde est ainsi fait.
Sur ce terrain comme sur d'autres, l'exception français n'existe pas. Hélas !
* Editions La Découverte - 2006
11:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 janvier 2007
ROYAL A-T-ELLE UNE VIE DISCRETE ?
Ce n'est vraiment pas mon genre d'aborder ce type de sujet mais depuis mes derniers articles et en observateur de l'actualité, je suis obligé de vous confier mes humeurs…
J'ai des doutes politiquement incorrects…mais alors très incorrects ! Des doutes qui partent d'une rumeur, c'est vous dire combien j'ai hésité avant d'écrire ces quelques lignes aux relents nauséabonds sur le plan de la méthode.
Cette rumeur concerne la vie de couple de Royal et de Hollande qui ne serait qu'une façade. Par trois fois et de trois sources différentes j'ai entendu dire qu'ils ne vivraient plus ensemble.
Par construction, une rumeur est fausse et sans fondements jusquà' preuve du contraire. Et si Royal partageait parfois sa vie avec un ancien grand industriel, tant mieux pour eux. Cela ne regarde personne. Mais ce n'est absolument pas la question.
La possibilité d'un mensonge par omission.
L'éventuel couvre-feu qui aurait régné sur cette information me gènerait. Il n'y aurait aucun mal à ce que Royal vive avec un autre homme. Les familles recomposées sont
un fait banal (35 à 40% des familles), alors pourquoi le cacher aux Français si c'était vrai ? Si le mensonge par omission était avéré, il y aurait grande duperie.
Et si jamais c'était un secret de Polichinelle partagé par la seule classe des politiques initiés et des quelques journalistes bien placés, alors c'est là que se nicherait le vrai scandale.
Ne nous voilons pas la face, il suffit de se souvenir de Mazarine, la fille de François Mitterrand et de Anne Pingeot. Le microcosme politique et journalistique a caché cette information aux Français durant de longues années.
Ce qui m'a décidé à publier cet article est par définition discutable mais…
Outre les bruits de salons, ma décision est le fruit du croisement avec un fait précis : les propos réitérés de Royal condamnant les attaques personnelles. Pourquoi ce discours ? Se prémunirait-elle contre un secret dont elle saurait qu'il peut être découvert par l'encre bouillonnante et sulfureuse d'un journaliste sans scrupules ? Quoi qu'il en soit, je trouve ses propos étonnants sur ce point. Très étonnant.
La récente sortie de Hollande sur la fiscalité me trouble également. Il vient de faire à Royal le pire des croche-pieds. Aucune personnalité de la majorité et de l'UMP n'est jamais allée aussi loin contre son propre camp. Qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Toujours au sujet de l'affaire sur la fiscalité, le Canard Enchaîné parle de "divorce fiscal"
entre les deux protagonistes. Simple jeu de mot ou clin d'œil prémonitoire sur les surprises qui nous attendent encore ? Le Canard serait-il sur une autre enquête ?
C'est donc le croisement d'une rumeur et d'une observation pugnace de plusieurs faits concrets qui m'a amené à percer l'abcès de mes doutes. Je les partage avec vous et j'attends vos réactions. Je crains que certaines soient violentes à mon endroit. J'assumerai car je préfère cela plutôt qu'être la victime d'une tartuferie.
Epilogue
J'ignore si ce tuyau est percé et se battre sur le terrain de la vie privée n'est pas très noble. Mais être les dindons d'une farce serait pire. Politiquement incorrecte, ma démarche n'est en aucun cas le fruit d'une volonté calomnieuse de bas étage. Je n'affirme rien, je me pose une question, un point c'est tout, quitte à ouvrir la boîte de Pandor. A l'image de ce qui vient de se passer sur la SCI La Sapinière - j'avais comme nombre d'entre nous reçu cette information depuis trois semaines, mais je n'ai pas jugé utile d'en parler - je ne doute pas que la blogosphère puisse amplifier ce qui n'est à ce jour qu'un "bruit". Cet effet loupe s'il se produisait obligerait les intéressés à faire toute la lumière ou en tout cas à donner leur version. Quelle qu'elle soit !
La Vérité est mon seul dessein.
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16 janvier 2007
LE MAUVAIS POLITIQUE PEUT-IL CHASSER LE BON ?
Grande question que j'ai la prétention d'être le premier à poser dans le brouhaha blogosphérique. C'est l'un des pièges que Royal a mis en place, volontairement ou non. Explications.
On peut être un redoutable stratège pour obtenir l'investiture de son parti et être totalement inapte à soutenir le niveau et le rythme d'une campagne moderne. ![]()
Une campagne présidentielle est comparable à l'entraînement intensif des commandos de marine. Comme chacun le sait, dans l'armée le principe de sélection est simple : quand on a connu l'enfer avant, on peut traverser toutes les épreuves après. Une campagne présidentielle, c'est un sas des volontés, c'est un tamis des compétences.
Cette remarque me direz-vous vaut pour tout candidat y compris notre "commander in chief" !.
Mais, voyez-vous, c'est curieux, je n'ai jamais imaginé que Nicolas Sarkozy manquât d'idées, de coffre, d'épaisseur, de courage, de caractère et de convictions, outre bien entendu ses compétences, son expérience des plus hautes sphères de l'état et son exceptionnel talent oratoire ! L'homme est taillé pour les combats, présents et futurs.
Pour revenir à mon sujet, le comportement de Royal se résume à une alternative : seuil de Peter ou tartuferie.
Royal, le spectre de Peter ?
Royal me paraît globalement faible eu égard aux enjeux. Si la région Charentes-Poitou est à sa mesure, la France ne l'est pas. Pour la qualité de la compétition, j'aimerais pourvoir dire le contraire mais avec
ses déficiences intellectuelles (ex. : le nucléaire civil en Iran), ses bourdes à répétition (ex. : sa rencontre avec un député du hezbollah) ou encore son comportement d'évitement (ex. : annuler in extremis des conférences de presse) Royal frise peut-être et tout simplement le seuil de Peter.
Si tel est le cas, ne nous en réjouissons pas !
Le risque est de voir se vérifier le vieil adage économique qui affirme qu'une mauvaise monnaie chasse la bonne. C'est vrai dans le sport. Une partie de foot, un match de tennis ou encore un combat de boxe ne peuvent être de belles confrontations que si les deux adversaires ont du talent. En politique c'est pareil, le mauvais peut chasser le bon et même l'excellence :-)!
Ne pas baisser notre garde face à la tartuferie
Royal est à ce jour tellement indigente, voire indigne de la mission qui lui a été confiée, qu'elle ne contribue pas au niveau que devrait atteindre notre débat politique, notamment pour une Présidentielle. Qu'elle le fasse exprès ou pas n'est pas la question. La résultante est la même.
Finalement cette méthode peut avoir une conséquence perverse : navrer son adversaire au point qu'il baisse sa garde, estimant qu'il est inutile de répondre à des propos ineptes ou à des positions déconcertantes.
C'est à mon sens un vrai danger.
Par une argumentation et une posture populistes, un mauvais Politique plaît assez spontanément à une partie de l'électorat. "Demain on rase gratis" a toujours été une réclame porteuse et se taire participe aux sondages favorables. Un temps !
Il est donc particulièrement difficile de lutter, sans baisser sa vigilance et sans développer une certaine condescendance, a fortiori vis-à-vis d'une femme. Royal le sait. Elle n'est pas idiote.
C'est une jolie femme au sourire carnassier. Elle en use. Qui pourrait le lui reprocher ? Mais comme l'écrit Laurent Joffrin dans Libération "…pour défendre un projet …il faudra plus que des gaffes calculées…". Relevé dans un journal de gauche, ce propos confirme que Royal suit une stratégie mûrement réfléchie : sortir volontairement des niaiseries, n'en faire définitivement qu'à sa tête, violer systématiquement son propre parti. Cela a fonctionné une fois, pourquoi par deux ? Nous n'apprenons rien, mais il est intéressant de noter que certains socialistes - Joffrin n'est certes pas le plus à gauche des journalistes de Libé - commencent à être très agacés par cette tartuferie ?
Nous gagnerons mais…
Plus le temps passe, plus je sens et nous sentons tous que la victoire de Nicolas est à portée de fusil. Si sa magistrale prestation de dimanche dernier constitue un bon départ de campagne, c'est quand même l'arrivée qui compte. Une dernière échéance nous attend mais soyons confiants. Monsieur Jacques Chirac nous fera une belle
sortie. Quant à Dominique de Villepin, il faut l'oublier. Lui aussi finira par rentrer dans le rang. Il réalisera qu'il ne doit pas obérer le destin qu'il pense avoir. Il ne prendra pas le risque de prendre une terrible claque pour sa toute première exposition à un vote populaire.
Nicolas Sarkozy mérite la France…
…et la France le mérite. Mais la victoire sera d'autant plus belle et génératrice d'idées nouvelles que l'adversaire aura eu du talent et pas seulement une ambition, de l'intelligence et pas seulement une envie.![]()
Si Royal ne relève pas le niveau, souhaitons que Nicolas ne tombe pas dans le piège de la facilité et qu'il sache trouver les ressources qui le sublimeront. Pour y parvenir, il ne peut compter que sur lui-même.
20:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15 janvier 2007
LISEZ LIBERATION DU JOUR!
Investissez 1,20 €, vous ne le regretterez pas. Chaque jour mon métier m'amène à parcourir l'ensemble de la presse quotidienne française et les sites internet des principaux titres de la presse européenne et américaine. Aujourd'hui dans Libé, j'avais le sentiment de lire le Figaro…
En vrac….
"Sarkozy adoubé par une droite rassemblée"
" Royal perd pied sur le terrain populaire"
" Ségolène Royal sur la défensive"
"…ce regroupement de la droite derrière le panache sarkozien contraste avec la zizanie qui s'installe dans le camp d'en face…"
"PS : les pieds dans l'impôt, la position socialiste sur le sujet reste confuse…"
"…d'un côté, un leader qui se lance à l'assaut de l'Elysées avec une foultitude de propositions…de l'autre Ségolène Royal ballottée par les divisions des siens et aphone sur plusieurs sujets…"
" …une candidate muette…"
"…pour résister à la charge de l'UMP il faudra plus que des gaffes soigneusement calculées…"
Je m'arrête là. Vous devez acheter cette exemplaire de Libé ! C'est un collector !
Le PS est-il en train d'imploser ?
Je ne sais s'il faut s'en réjouir, mais à l'évidence le PS est en pleine déliquescence morale et politique.
Diatribe brûlot sur Sarkozy, programme présidentiel dans les limbes participatifs, déclarations de Hollande sur la
fiscalité, recours in extremis à DSK pour sauver la baraque, Lang qui joue souvent les pompiers Saint Bernard, silences d'une Royal qui se perd dans ses notes, discrétion de Jospin…et Libé qui joue les Cassandre en filigrane. Je lis Libé pratiquement tous les jours depuis des années, je n'avais jamais vu çà !
Le PS est peut-être en train d'imploser en plein vol. La sortie sur la fiscalité de Hollande cache nécessairement des événements extrêmement graves en interne au PS et peut-être même aussi entre le couple Hollande-Royal. Nous ne sommes peut-être pas au bout de nos surprises !
13:20 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14 janvier 2007
J'AI LU
"LES INQUIETANTES RUPTURES DE M.SARKOZY"
Après un premier sentiment de révolte sur le brûlot que vient de mettre en ligne le PS, je crois qu'il faut finalement s'en réjouir.
Extraits du document
"La France est-elle prête à voter en 2007 pour un néo conservateur américain à passeport français ?"
"Nicolas Sarkozy veut incarner l'avenir de la France mais propose en fait les recettes du passé"
"Nicolas Sarkozy promet la sécurité pour tous mais prépare en fait l'insécurité de chacun"
"…le projet législatif de l'UMP est rédigé par François Fillon, faux nez social de la droite…"
Ces quatre citations résument le niveau, notamment la première.
Que faut-il en penser ?
Au-delà de la méthode qui fait sombrer le PS dans l'ignominie intellectuelle, un tel acharnement sur la personne de Nicolas Sarkozy est révélateur de la vacuité du projet socialiste. En commentaire sur mon article "Royal, trop c'est trop" l'un de mes lecteurs me faisait la remarque acide suivante : "Comment peut-on être aussi bête et ridicule dans ses attaques contre un adversaire politique : il suffit d'être UMP bien entendu". Avec le brûlot du PS il doit être satisfait en constatant que son camp est pire et ce n'est rien de le dire.
La pugnacité violente et assassine...
...avec laquelle les auteurs ( Eric Besson, Pierre Bayard, Caroline Laurent, Michel Hauteau) veulent faire passer Nicolas Sarkozy pour un fasciste à la solde de G.W Bush est révélatrice de leur haine primaire et stérile : raisonnements spécieux, interprétations fallacieuses, procès d'intentions, mensonges patents, statistiques fausses, sans source ou invérifiables…tout est bon pour cette bande des 4. Des auteurs qui s'inscrivent dans la plus pure tradition soviétique de désinformation.
Leur niveau de fiel devient automatiquement suspect.
Royal qui affirme vouloir éviter toute attaque personnelle durant la campagne est servie. Si le document ne délivre heureusement aucune attaque sur la vie privée de Nicolas Sarkzoy, il en est la cible exclusive. Le PS ne se déchaîne pas sur le terrain des idées, mais sur l'homme lui-même. Il n'y a donc aucune différence sur le fond avec le souhait bafoué de Royal (un souhait tout autant suspect sur lequel l'avenir me donnera l'occasion de revenir).
Quand on en est là, une seule évidence s'impose : le PS ne le sait pas encore, mais il n'existe plus.
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12 janvier 2007
ROYAL, TROP C'EST TROP !
Confronté aux frasques et aux inepties de Royal, je ne parviens plus à garder mon calme ! Sur la justice, cela sent déjà le réchauffé tellement elle les accumule à un rythme effréné, mais c'est plus fort que moi…
" J'ai rencontré un avocat qui me disait que les tribunaux chinois sont plus rapides qu'en France. Vous voyez…avant de donner des leçons aux autres pays, regardons toujours les éléments de comparaison."
Ségolène Royal
Elle ne peut pas le faire exprès !
De deux choses l'une ! Soit Royal est abrutie (je vous le disais, je perds mon sang froid), soit elle doit être internée dans un hôpital politico-psychiatrique. !
Si j'étais socialiste…Je pourrais admettre qu'elle se soit faite piéger au Liban.
Je pourrais comprendre qu'elle s'aime habillée de blanc, pourtant couleur de deuil en Chine ( et même couleur de la perversité et la perfidie dans le théâtre dramatique chinois).
Je pourrais simplement sourire en la voyant tenter d'embrasser une chinoise, une attitude inacceptable dans la culture de ce pays quatre fois millénaire.
A l'extrême rigueur je pourrais oublier sa diatribe concernant les entreprises françaises qui ont perdu des marchés en Chine.
Mais je ne suis pas socialiste…
… et avec son éloge sur la justice chinoise, Royal a dépassé les bornes de la décence. Elle vient de faire exploser
ma patience…la seule frontière qui m'empêchait d'avoir des propos méphitiques, jusqu'à aujourd'hui.
Péronnelle* fantasque à "l'ignorance crasse", comme l'a déclaré Louis Mexandeau,
ancien Ministre de Mitterrand, Royal joue un rôle qui n'est sans doute pas un rôle de composition. Et si tel n'était pas le cas, alors elle serait une sorcière au nez crochu. L'alternative n'est guère réjouissante pour la qualité du débat qui s'annonce, même si c'est une éventuelle bonne nouvelle sur le plan électoral pour notre camp.
* femme sotte et bavarde ( Larousse)
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09 janvier 2007
A L'ELYSEES, ROYAL SERAIT UNE MARIONNETTE ET CE FAISANT, UNE DERIVE INSTITUTIONNELLE
L'attitude de Jack Lang est déconcertante. Devant la créativité linguistique de sa Royal, Lang se dit "envieux". C'est stupéfiant et révélateur d'un PS en errance ! Une bombe couve-t-elle sous la braise ?
Comment Lang peut-il tomber si bas, alors qu'il pourrait se taire sans en rajouter ? Quel que soit l'accord passé, comment une bête politique de cette envergure peut-elle être à ce point fascinée par les propos navrants d'une belle Royal qui n'a rien à dire ? Comment une femme aussi superficielle - en tout cas jusqu'à présent - peut-elle subjuguer les esprits socialistes aujourd'hui et peut-être une majorité de Français demain ?
Je dois vous l'avouer, cette question me hante car il n'y a assurément qu'une seule réponse possible : estimant, à juste titre sur l'instant, qu'elle était la seule à pouvoir l'emporter, le PS et surtout les nouveaux adhérents l'ont faite Reine, tous aveuglés par la seule perspective court terme de réconquérir le pouvoir. Ceci n'est pas nouveau. Mais la vieille garde du PS, elle, n'a pas changé. Elle n'entend pas se laisser faire et son ralliement à Royal n'est que façade de campagne. Si elle passait, Royal sera une Reine sans couronne faite de son et de chiffons. Une marionnette en somme - à l'image de son voyage en Chine - à laquelle Le Parti imposera ses antiennes dogmatiques.
Le pouvoir serait Rue de Solférino
Certains pensent que le PS a changé et qu'une telle transgression des institutions et des règles républicaines n'est plus possible. Je ne suis pas de cet avis. Le PS est génétiquement centralisateur et plus jacobin encore que l'état français. Ses instances dirigeantes ne supporteront pas la moindre dérive dans l'application de décisions prises dans le cercle restreint du Secrétariat national, véritable Comité central dans la plus pure inspiration soviétique. Fût-elle Présidente de la République qu'elle n'aurait pas le pouvoir car elle n'aura jamais été la patronne du PS. Elle n'a jamais été Premier Secrétaire.
Ce que le Commandeur Mitterrand et son talent de manipulateur ont pu faire et imposer au PS tout en étant à l'Elysées, elle ne le pourra pas. Telle est la dérive institutionnelle cachée que la France ne voit pas encore. La prochaine présidentielle peut être une gigantesque imposture.
Mais où sont donc passés les Strauss-Kahn, Fabius et même Jospin ?
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Avez-vous remarqué comme ces trois là sont discrets. Pas un mot, pas une déclaration depuis le succès de Royal à l'investiture. Certes Jospin a déjà affirmé qu'il soutiendrait Royal, mais avait-il estimé à sa juste mesure sa vacuité intellectuelle? Tout peut encore changer. Je ne peux pas croire que l'un des trois ne finisse pas par "péter les plombs" si cette péronnelle continuait ses frasques.
Attendons ! Ce n'est pas Royal qui risque de s'écrouler dans les sondages, une partie des Français étant manifestement anesthésiée, comme envoûtée.
Non, l'accident de la gauche peut venir d'ailleurs. Pour le PS, le plus dangereux avatar - et la meilleure des nouvelles pour nous - serait que l'un des trois, excédé par cette candidate fantasque et trop écartelé dans ses convictions, fasse une sortie fracassante, une guerre de sécession à la fois moralement salvatrice et politiquement suicidaire ! Telle est la bombe que Royal est peut-être en train d'amorcer sans même s'en rendre compte.
Politique fiction ? Possible, mais le cœur UMP que je suis forme le voeu que cela devienne réalité sous une forme ou sous une autre.
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08 janvier 2007
ROYAL, LE BAISER QUI TUE
Elle a du soucis à se faire la Royal ! Après ses bourdes palestiniennes, elle saura garder j'en suis sûr la réserve diplomatique qui sied à tout voyage en terres étrangères. Mais c'est plus fort qu'elle, elle doit soigner son ridicule. Pour prétendre illustrer sa différence sans doute.
On ne séjourne pas dans un pays d'un milliard et demi d'habitants comme on se ballade dans la mosaïque politico-religieuse du Proche Orient. En Chine, c'est à la fois plus simple et plus restreint. Les visites qui lui sont accordées dépendent exclusivement du bon vouloir des autorités chinoises. Elle prendra ce que veulent bien lui offrir les Chinois et son choix sera limité.
Royal, la touriste
Elle ne peut pas espérer rencontrer le Président Hu Jintao (celui qui a du sang sur les mains depuis la répression
de Tienanmen en 89). La Chine est un pays qui n'aime pas que l'on se serve d'elle. La Chine apprécie encore moins toute ingérence dans ses affaires intérieures. Serait-il par exemple envisageable que le Président Chirac reçoive un opposant du PCC (s'il n'était pas déjà en prison évidemment !). Je vous laisse répondre à cette question.
En conséquences, en plus d'une visite strictement touristique de la Grande Muraille et de la Cité Interdite, Royal obtiendra le minimum syndical, c'est à dire et au mieux une rencontre avec le Vice Président Zeng Qinghong, ce qui est déjà bien et, de mon point de vue, presque trop.
Le baiser qui tue !
En Chine, Royal n'osera rien du tout. Ses périphrases sur les droits de l'homme donne le niveau de son courage et ses proverbes quotidiens sont ridicules et pitoyables. Là-bas, elle n'est qu'un "petit scarabée" sans importance. Et si son voyage fait grand bruit en France, pas un échos, pas une ligne dans la presse étrangère. Heureusement.![]()
Malgré son habileté politique franco-socialiste, je crois que cette femme est aussi stupide que dangereuse. Alors que les Chinois ont horreur des contacts physiques - tous ceux qui voyagent en Chine doivent le savoir - il suffit de la voir vouloir embrasser la chinoise qui venait de lui faire un petit cadeau pour comprendre qu'elle n'a aucun contrôle de ses gestes et de ses attitudes. Quelle inconcevable et navrante ignorance de la culture et des coutumes locales !
Mais comment la France peut-elle seulement envisager une seule seconde faire de cette femme sa Présidente ?
Et pendant ce temps là, le père de ses enfants médite, plus seul que jamais. Certains défendent la théorie selon laquelle la niaiserie de Royal serait une stratégie lui permettant d'être plus proche des Français. Si tel est le cas, il faut avouer qu'elle est très douée. Mais alors si la bonne stratégie est de passer pour une idiote pour plaire aux Français, quelle insulte pour notre Peuple !
Ancien de la communication, je n'imagine pas un de ses conseillers lui dire :" Passe pour une idiote ma chérie, les Français adorent et c'est excellent pour les sondages"! Il est impossible de croire qu'un être intelligent accepte de jouer un tel rôle.
Non, tout cela ne tient pas ! La vérité est plus triste.
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06 janvier 2007
Lettre ouverte à notre Président de la République
Ce qu'il y a de formidable avec internet et un blog, c'est que l'on peut laisser libre cours à son imagination, à condition bien sûr de rester digne et respectueux. On peut aussi rêver que le destinataire de cette lettre ouverte la lise et la relise cent fois. Je suis persuadé qu'elle exprime ce que pense nombre d'entre nous. Or donc…
Cher Ami,
Mon Cher Jacques,
"Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec lui et cet ennemi devient votre associé".
S'inspirant probablement sans le savoir d'une réflexion de notre bon Roi Henri IV, cette phrase est plus récemment de Nelson Mandela. Tu devrais en faire tienne.
Pourquoi refuser que l'élève ait dépassé le maître ? Au nom des intérêts de la France et maintenant que tu es au bout d'un long chemin ( tu le sais bien), tu devrais tout faire pour que Nicolas Sarkozy redevienne ton ami, voire même ton associé dans cette campagne dont les enjeux sont majeurs pour nous tous. Je sais, cela n'est guère facile, mais oublie mon angélisme et lis la suite. Je te le demande.
Entre nous, ce qu'il t'a fait, tu l'as toi-même fait à d'autres. Souviens-toi…Jacques en 74, Valéry en 81, Raymond en 88, Edouard en 95….tourne la page mon Jacques !
A ces époques, je peux t'accorder que tu jouais ton avenir politique mais aujourd'hui ? Que peux-tu espérer si ce n'est ouvrir en grand les portes du succès aux socialistes qui ont pourri notre pays. Certes en 1981, l'histoire dit
que c'est ce que tu as fait. Je peux te pardonner une erreur et après tout, les événements ne se sont peut-être pas déroulés comme tu l'espérais. Je te laisse le bénéfice du doute. Tu vois, j'ai l'esprit large.
Mais si jamais tu recommençais une seconde fois, alors tu ferais une faute grave et assurément volontaire. Si ton calcul était d'attendre de savoir si Le Pen obtiendra ou non ses 500 parrainages, tu jouerais avec le feu. Pour la grandeur de notre démocratie, il faut souhaiter qu'il soit candidat et avoir l'ambition de le battre à la loyale. Si jamais il était absent, ne crois pas ipso facto que s'ouvrirait un espace politique pour un de tes poulains et encore moins pour toi. Comme je me refuse à penser que ta haine à l'égard de Nicolas soit supérieure aux intérêts de notre Nation, je forme le voeu que la vanité ne vienne pas prendre le relais. L'Union mon Cher Jacques, est la seule et unique condition d'une belle chance de succès. Tu le sais. Ne vient pas l'altérer car, je te le dis tout de go, tu n'en a pas le droit.
Nous t'avons aimé et nous t'aimerons demain encore. Humainement tu es un homme attachant et politiquement tu n'as pas à rougir de ton bilan. Alors ne gâche pas ta sortie ! Deviens le vieux Sage auquel nous nous adresserons avec bonheur et confiance lorsque nous douterons. Ne brise pas l'Union qui est née. Elle est trop inespérée, trop belle, trop porteuse d'espoirs pour notre France. Le pays que tu veux servir depuis toujours.
"Nos pires ennemis sont en nous-mêmes" a dit un jour…mais qui déjà ?…Ah ! Suis-je bête ! Cette phrase* est de toi mon Jacques.
Je te souhaite une grande et belle année de sagesse.
PS : Tu sais, le tutoiement n'est pas un manque de respect mais une preuve d'affection.
*Extrait de ton livre "Une nouvelle France" – 1992 – Editions Nil
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05 janvier 2007
JACQUES CHIRAC EST-IL DE PLUS EN PLUS SEUL AU PALAIS ?
Devant les Ministres et Secrétaires d'Etat d'un Gouvernement quasi au complet, devant les Présidents des trois chambres d'élus (Parlement, Sénat et CES) et devant les grands responsables syndicaux et patronaux, le Président de la République s'est livré en vérité à un drôle d'exercice d'équilibriste.
Cette cérémonie traditionnelle des vœux devant les forces vives de la Nation qui n'a jamais été anodine, l'est encore moins cette année.
Eu égard à la situation du moment et sauf le respect que nous lui devons tous, notre coucou de Président s'installe donc dans le programme d'un autre (droit opposable au logement, fiscalité des entreprises, fusion ANPE-ASSEDIC…etc).
"Un autre"…qui fut son chouchou dans les années 80, puis son Brutus en 1995. " Un autre" enfin, qui est aujourd'hui son ennemi personnel depuis son arrivée à la tête de l'UMP. C'est à la fois évident et navrant.
Après tout, la place était vide.
Faut-il rappeler que Nicolas Sarkozy accéda légitimement à la Présidence du mouvement en exploitant un grand vide, celui du bannissement d'Alain Juppé !
S'il n'est pas surprenant de voir le premier Magistrat de France reprendre les idées du camp auquel il doit son élection, il faut réfléchir sur la signification réelle d'un tel comportement compte tenu des circonstances.
Il avait promis qu'il dirigerait jusqu'au bout. Bien !
Après tout les Français ne doivent pas s'en plaindre.
Mais jamais il n'avait eu cette frénésie de projets et d'ambition pour la France. Nous assistons à une accélération prodigieuse des propositions comme jamais en cinq ans. La question qu'il convient de nous poser est : pourquoi ? Il serait si facile de ne pas dévoiler officiellement son intention, tout en évitant les petites phrases assassines, les insinuations ciblées, voire même le double langage.
Ce n'est pas tant le pillage qui me gêne que ce qu'il peut vouloir dire.
Ecartant l'hypothèse d'une stratégie purement géniale, mûrement réfléchie et gagnante (je ne vois pas comment elle pourrait l'être), soit Jacques Chirac n'a plus d'idées, soit son équipe et sa garde rapprochée se délitent au point de ne plus avoir vraiment envie de travailler pour lui.
Dans les deux cas j'ai le sentiment que nous sommes en présence d'une bête blessée. Certes un bête politique qui a toujours su guérir ses plaies depuis plus de quarante ans. Mais une bête blessée qui voit sa meute l'abandonner a souvent des sursauts de vitalité qui lui font vainement refuser l'inexorable !
On peut admettre qu'il attende le plus longtemps possible pour annoncer sa décision, quoique ! Mais pouvons-nous douter une seule seconde que sa décision ne soit pas déjà prise ? Non !
Et pouvons-nous craindre que cette décision ne soit pas d'abandonner la partie ? Oui ! Une bête blessée et solitaire est toujours dangereuse.
Se présenter par procuration
Je ne pense pas pour autant qu'il se représente lui-même. Il est impossible pour un homme de cette trempe
d'accepter une défaite en prenant le risque d'être absent au second tour.
Un vieux lion accepte mal la fin de son règne. Mais il peut se présenter par procuration. Tant qu'Alliot-Marie ou Villepin nageront en eaux troubles, je craindrai le pire. Je suis convaincu que Jacques Chirac ne supporte pas l'idée de devoir confier les clés du Palais de l'Elysées à Nicolas Sarkozy. Cette simple perspective est peut-être de nature à lui donner une crise de boutons, une vision qu'il rejetterait malgré lui, quitte à faire perdre son camp. Cela ne serait pas la première fois. Jamais deux sans trois dit le vieil adage…je me refuse à le croire.
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