13 février 2007

GRAND DOSSIER

ROYAL N'A PAS UNE STATURE DE PRESIDENTE
Comment en convaincre les indécis ? Pourquoi c'est très regrettable pour l'ensemble de la campagne ?

La position d'un militant a ceci de difficile qu'il ne peut défendre sa position ou avancer un argument sans être rapidement accusé de partialité. Je vais être assez long et 5 à 6 minutes vous sont nécessaires. Mais ce sujet me tient à cœur.

La très forte majorité des lecteurs de mon blog n'a sûrement pas besoin d'être convaincue. Le dossier que je développe ici constitue cependant un panorama des différents types d'arguments nécessaires (plus quelques commenaires) pour tenter d'infléchir "en une seule fois" l'avis de ceux qui doutent.
Enfin, estimer que Royal n'a pas une stature de présidente n'est pas incompatible avec le souhait de voir sa campagne atteindre un meilleur niveau. J'explique pourquoi au bas de l'article. Bonne lecture.

Un Président doit être avant tout une personnalité qui sache prendre de la hauteur
medium_CHIRAC_AU_CES_10.06_l_internaute.com.jpgLa grandeur d'un Président, quels que soient ses idées et son camp politiques, tient d'abord àmedium_SARKOZY_PRESIDENT.2.jpg sa personnalité, à ses convictions, à sa vision de la France et du monde, à son charisme et enfin, à sa faculté de rassembler le plus grand nombre, par une sorte de sagesse transverse reconnue de tous. C'est la raison pour laquelle je parlerai ici très peu de programme mais surtout de caractère et de personnalité.

Prenons l'exemple de notre perception de la candidate Royal. Personnellement je la juge incapable et indigne d'être Présidente de la République. C'est mon avis que je souhaite agréer par quelques arguments. Incapable et indigne ne signifient pas idiote, loin s'en faut. C'est d'ailleurs l'un des points parmi les plus mystérieux, voire inquiétants de la candidate.
medium_ROYAL_NB_FIG_7.02.07.2.jpgAvant même le programme qu'elle prétend défendre durant la campagne - un copier-coller de 1981 - j'estime qu'un candidat Chef d'Etat doit avoir et afficher des qualités qu'elle n'a pour l'instant pas montrées. C'est le moins qu'on puisse dire.
Mais une fois que j'ai dit cela, nous n'avons pas avancé d'un pouce et je n'ai présenté aucun argument.

Je perçois trois types d'arguments possibles pour défendre cette position universelle des adhérents ou sympathisants de l'UMP.

1. Les arguments qui relèvent du romantisme et de l'interprétation
medium_ROYAL_VILLEPINTE_4.jpgPar exemple, estimer que le ton de Royal sonne faux n'est ni la démonstration, ni la preuve de la vacuité de son projet. J'en conviens. C'est en revanche une indication romantique sur son manque de charisme et, d'une certaine façon, sur la clarté très relative de ses idées.

" Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément"
écrivait notre cher Boileau dans l'Art poétique.

medium_ROYAL_VILLEPINTE_2.4.jpgLa voir se satisfaire - sourire béat et niaiseux, dans un mutisme vaniteux - des applaudissements et des hourras d'une foule acquise à sa cause me met, allez comprendre pourquoi, mal à l'aise.
Elle me donne à chaque fois le sentiment d'en tirer une fierté démesurée et déplacée.
Qu'y puis-je ? C'est malgré moi ! C'est épidermique !

Sur ce registre, un opposant aurait donc raison de me dire que cela n'est fondé sur rien. Je ne serais évidemment pas de son avis, mais je ne pourrais rien lui répondre de recevable à ses yeux. Si ce n'est peut-être une pirouette toujours empruntée à Boileau…
"... Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire",
ce qui ne serait pas la meilleure répartie pour engager le dialogue.

2. Puis il y a les arguments qui sont des signes plus tangibles posant questions.
Voir des intellectuels de gauche comme Max Gallo et André Glucksmann ou des politiques centristes et modérésmedium_GALLO_MAX.jpg comme André Santini et Christian Blanc, se rallier à Nicolas Sarlozy, cela est troublant.
Ces ralliements ne font sans doute pas plaisir aux socialistes, qui cependant devraient au moins s'interroger sur le sens de ces signes exceptionnels.
medium_GLUCKSMANN_ANDRE.jpgCes hommes publics n'ont négocié aucun poste de Ministre. Ils ne postulent à rien.
Alors, je repose la question : pourquoi ces intellectuels ont-ils choisi Nicolas Sarkozy, lui qui est diabolisé par toute la gauche ?
Quand on sait l'effort, le courage et les conséquences qu'un tel ralliement suppose, cela n'est-il pas de nature à faire réfléchir ?
medium_SANTINI_ANDRE.jpg
medium_BLANC_CHRISTIAN.3.jpgJe suis convaincu que ces écrivains, ces philosophes et ces politiques sont toujours à gauche ou centristes dans l'âme et ne donnent pas un blanc-seing à Nicolas Sarkozy.
Je crois qu'ils ont simplement senti un grand danger pour la France.
Ils préfèrent un candidat affirmant les qualités d'un vrai Président (ayant des convictions certes parfois discutables à leurs yeux) au ventre mou intellectuel d'une candidate girouette. Une sorte de réflexe non maîtrisé..."tout sauf Royal" !

Sans qu'il se soit prononcé - il ne le fera jamais - même l'ancien Conseiller de Mitterrand, Jacques Attali, rédige medium_ATTALI_JACQUES.jpgdes chroniques parfois très surprenantes chaque semaine dans L'Express. Ses messages restent subliminaux, mais quand il s'exprime sur le pouvoir d'achat et les solutions pour l'augmenter vraiment, il ne semble pas donner grand crédit à la gauche pour y parvenir.

Sur ce genre d'arguments - les ralliements de figures de gauche ou modérées - il sera déjà plus délicat à un militant du PS de répondre. Mais nous sommes encore sur un terrain impressionniste ou le a+b=c est impossible.

3. Enfin, il y a les faits et les faits sont têtus !
medium_ROYAL_VILAINE.jpgPour mémoire en voici un petit panorama qui est aussi fastidieux et lénifiant que le discours de Villepinte. Pardonnez-moi à l'avance, cela sent le réchauffé, mais découvrir ce listing d'un seul tenant est essentiel à une bonne appréhension de la dimension abyssale du problème (si vous êtes sûr de vous les rappeler tous, vous pouvez zapper) :

a. Royal ignore le nombre de nos sous-marins nucléaires ! Pour risible qu'elle soit, cette anecdote n'est pas acceptable de la part d'une prétendante à la fonction de Présidente de la République, Chef des Armées. Qui peut raisonnablement prétendre le contraire ? Faut-il lui rappeler que notre siège permanent au Conseil de Sécurité est fondé à l'origine sur notre force de frappe nucléaire ?

b. Royal rencontre un membre du Hezbollah terroriste au prétexte que c'est un élu, alors qu'elle ne salue pas et traite avec dédain Françoise de Panafieu dans les couloirs de l'hôtel oùmedium_ROYAL_PROCHE_ORIENT_JDD_3.12.06.2.jpg elles séjournaient toutes les deux. Un tel comportement est-il admissible et surtout n'est-il pas terriblement révélateur de sa véritable nature ? (il faut voir les images, mais en cherchant sur le net vous les trouverez rapidement).

c. Royal loue la rapidité de la justice chinoise, alors que 8 à 10.000 exécutions capitales s'y déroulent chaque année. Comment une responsable politique de ce niveau peut-elle commettre une telle bourde ? De plus, pour tenter de rattraper cette erreur criminelle, elle affirmait quelques jours après qu'elle parlait de la "justice commerciale" ? Outre la faute lourde, voilà qu'elle ajoute un mensonge, ce qui est j'en conviens invérifiable, bien que très probable ! medium_ROYAL_CHINE_VICE_PRESIDENT_ZENG_QINGHONG.jpg

d. Royal critique les entreprises françaises qui perdent des marchés en Chine alors que son premier réflexe aurait dû être patriotique et non électoraliste. Elle aurait pu tout simplement se taire et ne pas faire comme Jean-Jacques Servan Schreiber qui, dans les années 60, se déplaça tout spécialement aux USA pour demander aux américains de ne pas acheter le Concorde. Mais qui s'en souvient ?. De plus les faits lui ont donné tort : quelques semaines après, Areva et EDF signaient des contrats dans ce pays pour deux complexes nucléaires.

medium_ROYAL_MEPRISANTE.2.jpg Toujours à propos de son voyage en Chine, Royal prétend qu'elle y a défendu la cause des journalistes emprisonnés. En réalité elle n'a adressé qu'un courrier ouaté au syndicat des journalistes chinois et non aux autorités. Elle n'a pas eu le courage qu'elle prétend avoir.

f. Royal refuse des interviews et des confrontations que d'autres, y compris dans son camp, acceptent courageusement. Pourquoi ces refus ? Est-ce une stratégie ou le reflet d'un manque de confiance sur fond d'incompétences ? Mais patience, le jour de vérité approche. Elle ne pouvait pas se soustraire à l'exercice sur TF1 du lundi 19 février et aux questions publiques. Elle sera au pied du mur. Sauf à avoir jouer un rôle de godiche en dissimulant ses talents depuis des mois, elle ne peut pas sortir victorieuse de cette épreuve.

g. Royal ose se prononcer sur l'indépendance du Québec, tentant de répondre à une question à laquelle elle n'a pas su faire face. Quels politiques se sont-ils fait piéger ainsi depuis 50 ans : aucun à ce niveau et ayant le statut de candidat à notre élection présidentielle. Vous pouvez chercher, cela n'est jamais arrivé. Jamais !

h. Royal annonce la limitation de l'énergie nucléaire à 50% de la production dans les 10 ans. Puis, après avoir pris conseil, elle annonce 20% mais toujours sans expliquer comment. Est-il acceptable de voir un tel amateurisme sur un sujet aussi crucial pour notre pays ?
medium_ROYAL_LEVRES_GLOSS_7.jpg
i. Royal estime que l'Iran ne doit pas avoir accès au nucléaire civil sous prétexte que cela lui ouvrirait la voie au nucléaire militaire. Démontrant ici sa totale ignorance de la réglementation internationale, se montre-t-elle digne de la fonction à laquelle elle aspire ?

j. Royal devient la reine des affaires étrangères. Dans son discours de Villepinte elle a consacré la dernière demi-heure à la position de la France dans le monde et à "sa" vision de notre diplomatie internationale. Ses conseillers lui avaient à l'évidence imposée de rattraper ses bourdes libanaises, chinoises et québécoises.
Permettez-moi de simplement vous rappeler ce qu'a précisément dit Royal sur la Chine :

"…la Chine sera bientôt un géant politique et je voudrais que la France fut l'une des premières à percevoir cette montée en puissance de la Chine et à en tirer toutes ses conséquences…"

J'ai quelques difficultés à exprimer ma stupéfaction devant une déclaration aussi stupide, qui confirme à quel pointmedium_ROYAL_LEVRES_GLOSS8.2.jpg la candidate a déjà dix ou même quinze ans de retard. La puissance politique de la Chine, Royal semble la découvrir ! Cela ne sent-il pas le bachotage de dernière minute avec une impasse ?

k. Royal est le Maître du monde. Toujours en direct de Villepinte, Royal veut même réformer la Banque Mondiale et le FMI…à elle toute seule ! C'est absurde parce que fondamentalement impossible.

l. Dernière frasque du jour : elle vient de réintégrer Montebourg comme porte-parole ! Pouvez-vous m'expliquer pourquoi ?

…Et caetera, en m'abstenant ici de tout commentaire sur le contenu de ses 110, 120 ou 130 propositions - on ne sait plus - car je m'écarterais alors de l'objet même de cette note dédiée à la personnalité.

Pourquoi la réalité des faits est-elle à ce point négligée ?
Il est impossible d'établir un dialogue constructif et serein si des faits de ce genre sont déniés par celui que j'essaie, si ce n'est de convaincre du moins d'ébranler dans ces certitudes. Quand on est amoureux…!
Mais ce n'est pas être hargneux que de ne vouloir jamais oublier des faits si on les estime inconcevables à ce niveau ? Est-ce être partial que d'en souligner l'importance ?
Il n'est pas intellectuellement malhonnête d'exiger de son interlocuteur qu'il explique pourquoi il considère ces erreurs comme négligeables, alors que de l'avis d'une majorité de la classe politique, elles sont fondamentales ?

medium_ROYAL_RELIT_SES_NOTES_EXPRESS_4.01.07.2.jpgJe n'ai pas de réponses à ces questions sauf peut-être une seule : un partisan refuse sans doute d'imaginer et ne peut admettre qu'il a pu se tromper. Pour le PS, il est effectivement trop tard pour faire marche arrière. Je ne parviens pas à croire qu'une majorité de Français fera la même erreur de jugement.

Je balaie devant ma porte…
Maintenant, la question que je dois me poser est simple : suis-je prêt à entendre des évidences aussi destructrices et déstructurantes concernant mes idées, mes convictions et surtout le candidat que je défends ? Ma réponse est clairement "oui".
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Si Nicolas Sarkozy faisait des erreurs aussi grossières, je serais le premier à le critiquer férocement et ouvertement. Seulement, voilà, il n'en fera pas ! Oh, il peut en faire dans d'autres registres - personne n'est parfait - mais assurément pas dans ceux où Royal est absolument imbattable et qui révèlent trop ses incompétences multiples et sa suffisance sans limite.

Prenons deux exemples à propos de Nicolas Sarkozy :
medium_SARKO_SERT_DES_MAINS_NB_FIG_6.01.07.2.jpg - les mots "kärsher" et "racaille". Ils sont indéniablement maladroits. Ces épisodes sont passés en boucle sur toutes les chaînes durant des semaines et Nicolas Sarkozy a mis du temps pour en amortir les conséquences. Mais ces mots ne sont en rien le fruit d'une méconnaissance économique ou politique. C'est cela avoir du caractère et oser dire les choses sincèrement et de façon spontanée, quitte à assumer quelques débordements. Royal n'a aucune spontanéité et cela me gêne car l'alternative n'est guère flatteuse : soit elle dissimule ses véritables pensées, soit elle n'en a aucune ce qui est pire.

medium_SARKO-BUSH_0906.3.jpg- sa poignée de main à G.W Bush. Elle le fit passer pour un atlantiste à la solde des USA (cf "Inquiétante Rupture" d'Eric Besson). Est-ce une faute politique issue d'une ignorance ou d'un manque de contrôle de soi, comme Royal à propos de la justice chinoise ou du Québec ? On ne peut sérieusement pas l'affirmer et il serait spécieux de le prétendre.
La gauche et les médias auraient-ils été aussi opiniâtrement critiques si Nicolas Sarkozy était allé serrer la main de Poutine ou de Hu Jintao, chefs d'états forts peu démocratiques ? Assurément pas !

Alors même en balayant devant "notre" porte, je ne trouve aucune circonstance atténuante à Royal. Et je ne distingue rien sur ce terrain qui puisse être reproché à Nicolas Sarkozy et qui serait de nature à révéler de graves lacunes ou d'impardonnables incompétences.

Garder le droit de critiquer sans passer pour partial
Je n'ai pas mémoire de bévues aussi grotesques, navrantes et regrettables que celles de la candidate socialiste. Du jamais vu parmi des candidats à la Présidence.
Même Louis Mexandeau, socialiste historique et ancien ministre de Mitterrand déclare qu'elle
"… est une inculture de taille encyclopédique…d'une ignorance crasse…".
Le programme de l'UMP peut être critiqué et qualifié de trop libéral et, à ce jour, insuffisamment chiffré. Je me battrais bec et ongle pour apporter les preuves du contraire. On peut ne pas aimer la personnalité de Nicolas Sarkozy. Le talent agace toujours les médiocres, mais là aussi je ferais tout pour essayer de comprendre en sélectionnant les arguments qui portent. Oui, je peux entendre et je peux même comprendre certaines critiques.
Une campagne présidentielle impose de personnifier la critique en ne faisant aucun cadeau à l'adversaire, au prétexte qu'il conviendrait de se cantonner aux niveaux des idées et d'élever le débat. Ceci n'est pas de la partialité. C'est du bon sens.

medium_PLATEAU_TF1_.3.jpgLes médias sont à l'origine du niveau de la campagne
Déjà très indulgents avec Royal (contrairement d'ailleurs à ce qu'elle prétend), les grands médias ne font pas leur boulot.
Ils sont déjà les victimes complaisantes de cette fausse "démocratie participative".
Les Français croient sans doute qu'ils participent enfin aux grandes orientations futures de la Nation. C'est un terrible leurre. C'est un épouvantable hochet médiatico politique. Il est regrettable que les télévsions se prêtent à ce jeu de dupes.
Quand on assiste aux grands directs télévision, notamment ceux de TF1 avec PPDA, on s'aperçoit vite que les questions posées relèvent exclusivement et légitimement de soucis quotidiens très précis. Il faut comprendre l'attitude des Français placés dans cette situation.
Et je suis prêt à prendre le pari qu'ils sont dans une écrasante majorité très déçus des réponses faites à leurs questions. Cet exercice impossible peut aboutir à l'effet inverse de celui qui est poursuivi : un creusement de la défiance du peuple à l'égard des Politiques.
Le débat ne peut prendre de la hauteur dans ces conditions imposées par les journalistes. Ils sont pourtant les premiers à se plaindre du niveau de la campagne, en oubliant qu'ils en sont les principaux fautifs.

Mais soyons rassurés, au final l'électeur écoute son bon sens.
Les Français voteront en fonction de l'idée impressionniste qu'ils ont des candidats, en aucun cas sur le détail d'un programme; à l'exception de deux ou trois grandes propositions simples à percevoir et donnant une couleur à tout le reste.
Ce n'est pas faire injure au peuple français que de dire cela. Il en est ainsi dans toutes les démocraties du monde.

D'abord une vision
La personnalité d'un Président de la République est au moins aussi importante que le programme qu'il met en medium_SARKO_l_internaute.com.3.jpgœuvre. Par certains côtés et dans certaines circonstances, notamment sur le plan international, le caractère prime même sur tout le reste. Un Premier Ministre doit avoir des compétences pour l'opérationnel tactique. Un Président doit avoir des convictions et une vision pour la pensée stratégique.

Non, décidément, Ségolène Royal n'a rien de tout cela. Elle n'est pas taillée pour la fonction qu'elle brigue. Mais il est si difficile d'en convaincre les indécis.

Même les socialistes européens sont inquiets
On me dira sans doute que je m'acharne et plutôt que de voir la paille dans les yeux de ma voisine, je ferais medium_LOGO_PS_EUROPEEN.pngmieux de voir la poutre dans les miens.
On me dira aussi que ce n'est pas en critiquant systématiquement l'adversaire qu'on valorise le mieux son propre programme et ses idées. C'est parfaitement exact.
Mais, en la circonstance, le phénomène est du jamais vu. Il en devient dangereux pour l'image de la France. Il suffit de lire la presse étrangère, notamment celles des socialistes anglais ou allemands qui voient la gauche française comme une "éventuelle calamité européenne"; sans oser le crier sur les toits évidemment. Simple candidate loin d'être élue, voilà que Royal altère déjà l'image de la France. Avouez que c'est assez extraordinaire !

Nous protéger nous-mêmes contre une insidieuse médiocrité.
J'estime qu'il est urgent de souligner les incroyables carences de la candidate Royal et ce dans un seul but : qu'elle redresse la barre et réhausse très vite la qualité de la compétition dans son ensemble.

Affirmer que Royal n'a pas une stature de Présidente et souhaiter que sa campagne fût meilleure n'est pas incompatible.
Car ne vous méprenez pas, mon seul objectif est de contribuer à la préservation de la qualité de la propre campagne de Nicolas Sarkozy. L'un des grands écueils est de se laisser endormir par la médiocrité générale.
En sport comme en politique, pour avoir un beau match, il faut des compétiteurs de talent des deux côtés. Sinon les gradins se vident avant le coup de sifflet final.
D'une belle confrontation, le vainqueur sort grandi et les spectateurs plus heureux.

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