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25 avril 2007
LA PRESSE FAIT "MALGRE ELLE" LA PROMOTION DU "TSS"
N'en sous-estimons pas le risque et les éventuelles conséquences.
Volontairement ou inconsciemment, tous les médias de la presse écrite, sans exception sauf un pour l'instant, positionnent le duel du 6 mai en fonction d'un seul axe dont la sémantique révèle, insinue, affirme ou affiche clairement le concept "Tout Sauf Sarkozy". Imbécile certes, mais bien réel !
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" ...Peut-IL perdre, Peut-elle battre Sarkozy, Peut-IL être battu....", de fait, la presse fait donc la pernicieuse promotion du Tout Sauf Sarkozy, en prenant le risque de transformer la présidentielle en référendum.
Cette semaine (avec deux jours d'avance) les Unes des trois grands hebdomadaires généralistes en sont une criante démonstration.
Quand je pense que les socialistes osent prétendre que le lobby de la presse est sous la coupe de Sarkozy !
L'exception trop timide
Il s'agit du Figaro, nous aurions pu nous en douter. Mais ce quotidien est nettement moins partisan que ces petits camarades, ce que je regrette profondément (ci-contre, la Une du jour).
Nous pourrions nous demander pourquoi la rédaction de ce quotidien ne marque pas plus clairement ses préférences.
Le comble des combles !
Le drame, c'est que nous avons nous-mêmes quelques difficultés à imaginer un Figaro qui titrerait sur cinq colonnes à la une : "Les dix raisons de ne pas voter Royal" ! Ce qui, tout bien réfléchi, est un comble invraisemblable.
Etant les bras armés médiatiques du PS et de la gauche, le Nouvel Observateur, Libération et Marianne - encore dans un autre genre (cf article du 17 avril)... ceux-là ne se privent jamais de tirer à boulets rouges sur Nicolas Sarkozy.
Ces journaux font campagne, ce qui ne me gênerait pas outre mesure, si une presse de droite existait vraiment et osait défendre ses propres convictions. Ce n'est pas le cas, loin s'en faut !
Une grande partie des équipes rédactionnelles de supports tels que Le Point (Pinault) ou L'Express (Roularta du belge De Nolf) et bien entendu Libération (Edouard de Rothschild pour 37% du capital) "pissent de la copie" orientée à gauche.
Tous les grands médias sont sous le diktat de la pensée unique
La maîtrise du capital d'un journal n'a que fort peu d'influence sur sa ligne rédactionnelle.
Nous pourrions penser que cela est une excellente chose. Nous aurions tort, car le mal dont souffre nos médias est bien pire encore, plus pervers et plus sournois.
Une rédaction voudrait-elle afficher sa préférence pour Sarkzoy qu'immédiatement le puissant Syndicat National des Journalistes (le fameux SNJ) sortirait ses griffes.
Le SNJ dicte sa loi, celle de la CGT
Ce syndicat est très fortement ancré à gauche, voire à l'extrême gauche et totalement acquis à leurs idées politiquement correctes. Cela est d'autant plus insupportable que la cellule la plus active et la plus violente du SNJ est celle des communistes CGT, dont la connotation factieuse de son organisation n'est pas un mythe.
Le SNJ déposera un préavis de grèves au Figaro et dans toutes ses imprimeries pour une virgule mal placée ou une prise de position perçue comme trop droitière, alors qu'il ne bougera pas le petit doigt pour la Une de Libération d'aujourd'hui : " Les dix bonnes raisons de ne pas voter Sarkozy".
Parmi ses dix bonnes raisons, il faut noter que le journal oublie simplement de traiter deux domaines cruciaux : l'enseignement et la politique étrangère. Rien que cela !
TF1, molle, molle, molle !
Cette chaîne - qui pourrait être la seule grande à afficher clairement son positionnement politique - reste plutôt mièvre en se focalisant plus sur les chiens écrasés, les faits divers et les produits dérivés de sa Star Academy que sur ses convictions politiques. Il faut dire que le SNJ est aussi très présent dans tous les médias audiovisuels, comme chez Radio France par exemple.
Le slogan TSS est-il une arme fatale ?
Il faut sans aucun doute s'en méfier. Il n'a pas joué au premier tour, il faut faire attention pour le second. Très attention.
Nicolas Sarkozy, sans pour autant perdre son âme évidemment, doit donc être très prudent quant aux rigidités des positions que lui et son équipe semblent pour l'instant tenir depuis dimanche.
Il ne s'agit pas de faire les yeux doux à Bayrou - c'est vrai que nous n'en avons arithmétiquement pas besoin - mais la compétition n'en est pas moins serrée. Il s'agit de mettre en relief la dimension sociale du programme présidentiel.
Faire appel à la réserve.
Pour cela, Nicolas Sakozy ne doit pas se laisser emporter par une euphorie emphatique post 1er tour, mais garder une sérénité rassurante et constructive.![]()
Il est temps d'envoyer au feu la réserve : François Fillon et surtout Jean-Louis Borloo.
Un TSS de gauche nous abaisserait
Alors bien sûr, nous pourrions nous laisser charmer par la muse des formules, terrain glissant qui consisterait à partir en guerre contre le TSS de gauche : Tout Sauf Ségolène.
Cela n'aurait pas de sens, nous ferait participer à la médiocrité de l'ensemble de la campagne en la tirant vers le bas, ce qui démontre assez rapidement que ce slogan est fallacieux.
Plus que jamais, défendons nos valeurs sur le travail, sur la réussite au mérite, sur la fiscalité, sur travailler plus gagner plus, sur l'indépendance des universités, sur leur coopération avec l'entreprise et la recherche, sur la nouvelle façon de gérer la France…
…le tout au service du véritable progrès social.
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