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31 mai 2007
ROYAL MENTEUSE OU IGNORANTE ?
Une question toujours fascinante, dont la réponse ne laisse guère de doute, comme d'habitude ! A ce niveau de responsabilités politiques, c'est alarmant. Je ne m'y ferai jamais !
Quittons provisoirement le terrain local, pour revenir au niveau national. C'est plus drôle ou attristant selon les points de vue !
Il y a 48 heures, j'écrivais que Royal nous manquait. Elle n'a pas mis longtemps à se faire à nouveau remarquer.
C'était lors d'une interview improvisée à la sortie du grand meeting PS d'avant hier. Nous y avons vu pour la toute première fois (je vous rassure c'est aussi la dernière) l'ensemble des éléphants pour sauver la trésorerie du PS ( 1 million de voix = 8,3 millions € de financement sur cinq ans). C'est l'unique raison, car donnons-nous rendez-vous le 17 juin au soir pour le début du carnage.
Les Présidents durant les législatives
Critiquant l'implication de notre Président dans la campagne actuelle, Royal a affirmé, outrée bien sûr, que cela ne s'était jamais vu dans la Vème République. Hélas pour elle, c'est totalement faux !
Convaincu qu'elle connaît parfaitement l'Histoire, Royal ment donc sciemment. Et ne comptons pas sur la presse TV pour diffuser la vérité.
Rappel des faits historiques
. DE GAULLE en 67 et 68 : il intervient deux fois à la télévision et Waldeck Rochet (PCF)à la solde de Moscou ne manque pas de qualifier l'intervention de : "…discours non de chef d'état mais de chef de parti".
. POMPIDOU en 73 : pour le Président, "…le PS s'est fait l'otage, le prisonnier du PC" et Georges Marchais réagit en parlant "…d'ingérence inadmissible".
. GISCARD en 78 : il demande aux Français de "faire le bon choix", ce que ne manque pas de critiquer vertement Mitterrand.
. MITTERRAND en 81, 86 et 88 : il ne peut "…se taire à l'heure du grand choix". Raymond Barre "… le voit en "chef de parti". Jacques Chirac qualifie "…l'engagement…" de "…pas très convenable".
. CHIRAC en 97 et 2002 : en 97, il s'inquiète de la cohabitation : " La France ne pourra défendre ses intérêts que si elle est capable de parler d'une seule voix, d'une voix forte". Nous ne ferons pas de commentaire sur la dissolution et le désastre qui s'en suivit. En 2002, Chirac veut "…une majorité claire, cohérente, exigeante…".
Triste constat
Ayant très tôt fait partie de l'équipe du cabinet de Mitterrand à l'Elysées, Royal ne peut ignorer que tous les Présidents de la République, sans aucune exception donc, ont participé ou dit ce qu'ils pensaient dans la perspective de législatives imminentes.
Royal comme d'habitude distille sans vergogne des petits mensonges.
Certes, le sujet est sans réelle importance, mais souligne deux choses :
1. Son état d'esprit et son incroyable cynisme pour parvenir à ses fins (cela me rappelle d'ailleurs que Boulogne est aussi victime de ce type de comportement avec la merveilleuse Dorothée Pineau; mais on va encore dire que je m'acharne !).
2. La léthargie des journalistes des médias de l'audiovisuel. En revanche, la presse a fait son boulot, y compris Libération. C'est déjà ça !
Ni l'un ni l'autre ne sont une surprise, mais cela me fait douleur de le constater pour la énième fois.
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