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31 mai 2007
ROYAL MENTEUSE OU IGNORANTE ?
Une question toujours fascinante, dont la réponse ne laisse guère de doute, comme d'habitude ! A ce niveau de responsabilités politiques, c'est alarmant. Je ne m'y ferai jamais !
Quittons provisoirement le terrain local, pour revenir au niveau national. C'est plus drôle ou attristant selon les points de vue !
Il y a 48 heures, j'écrivais que Royal nous manquait. Elle n'a pas mis longtemps à se faire à nouveau remarquer.
C'était lors d'une interview improvisée à la sortie du grand meeting PS d'avant hier. Nous y avons vu pour la toute première fois (je vous rassure c'est aussi la dernière) l'ensemble des éléphants pour sauver la trésorerie du PS ( 1 million de voix = 8,3 millions € de financement sur cinq ans). C'est l'unique raison, car donnons-nous rendez-vous le 17 juin au soir pour le début du carnage.
Les Présidents durant les législatives
Critiquant l'implication de notre Président dans la campagne actuelle, Royal a affirmé, outrée bien sûr, que cela ne s'était jamais vu dans la Vème République. Hélas pour elle, c'est totalement faux !
Convaincu qu'elle connaît parfaitement l'Histoire, Royal ment donc sciemment. Et ne comptons pas sur la presse TV pour diffuser la vérité.
Rappel des faits historiques
. DE GAULLE en 67 et 68 : il intervient deux fois à la télévision et Waldeck Rochet (PCF)à la solde de Moscou ne manque pas de qualifier l'intervention de : "…discours non de chef d'état mais de chef de parti".
. POMPIDOU en 73 : pour le Président, "…le PS s'est fait l'otage, le prisonnier du PC" et Georges Marchais réagit en parlant "…d'ingérence inadmissible".
. GISCARD en 78 : il demande aux Français de "faire le bon choix", ce que ne manque pas de critiquer vertement Mitterrand.
. MITTERRAND en 81, 86 et 88 : il ne peut "…se taire à l'heure du grand choix". Raymond Barre "… le voit en "chef de parti". Jacques Chirac qualifie "…l'engagement…" de "…pas très convenable".
. CHIRAC en 97 et 2002 : en 97, il s'inquiète de la cohabitation : " La France ne pourra défendre ses intérêts que si elle est capable de parler d'une seule voix, d'une voix forte". Nous ne ferons pas de commentaire sur la dissolution et le désastre qui s'en suivit. En 2002, Chirac veut "…une majorité claire, cohérente, exigeante…".
Triste constat
Ayant très tôt fait partie de l'équipe du cabinet de Mitterrand à l'Elysées, Royal ne peut ignorer que tous les Présidents de la République, sans aucune exception donc, ont participé ou dit ce qu'ils pensaient dans la perspective de législatives imminentes.
Royal comme d'habitude distille sans vergogne des petits mensonges.
Certes, le sujet est sans réelle importance, mais souligne deux choses :
1. Son état d'esprit et son incroyable cynisme pour parvenir à ses fins (cela me rappelle d'ailleurs que Boulogne est aussi victime de ce type de comportement avec la merveilleuse Dorothée Pineau; mais on va encore dire que je m'acharne !).
2. La léthargie des journalistes des médias de l'audiovisuel. En revanche, la presse a fait son boulot, y compris Libération. C'est déjà ça !
Ni l'un ni l'autre ne sont une surprise, mais cela me fait douleur de le constater pour la énième fois.
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30 mai 2007
LEGISLATIVES BOULOGNE (suite)
Dorothée Pineau, "working girl" ou hochet du Roi ?
Quelle ne fut pas ma surprise de voir le petit train Fourcade-Duhamel-Pineau à l'une des fêtes de voisinage de Boulogne le 29 mai au soir. Il était environ 21h30.
Se regarder en chiens de faïence
Oh ! cette rencontre fut une surprise très relative ! En veille d'élections, il est légitime de faire la tournée des popotes.
Elle me donne aujourd'hui un surcroît de motivation pour écrire, une fois de plus, quelques lignes sévères sur le sujet, ou plutôt sur la sujette.
Elle me reprochera d'émettre encore des avis tranchés sans pourtant la connaître. Je lui répondrais, comme à chaque fois, que je combats le PS et sa Royal sans pourtant l'avoir jamais rencontrée.
![]()
Il est heureux que notre République et Madame Pineau laissent à tout citoyen la liberté d'exprimer ses pensées et son opinion.
Le Maire Duhamel me salua fort élégamment en homme courtois et chaleureux qu'il est. Le "Maire Fourcade" me salua avec sa froideur distante habituelle, alors qu'il me connaît parfaitement. Madame Pineau fit a priori semblant de ne pas me voir.
J'en tirais très modestement la conclusion que j'agaçais et dérangeais, ce qui est bon signe !
Les limites à ne pas franchir sont atteintes
Vouloir arriver, vouloir gagner à tout prix, façon "working girl", n'autorise pas à insulter les électeurs, pensant sans doute qu'ils peuvent tout avaler tant ils sont idiots.
Non, Madame Pineau, je vous le dis, vos mensonges par omission volontaire ou par appropriation intemporelle et l'inconcevable ambiguïté que vous tentez d'installer finiront par vous perdre. Toute ambition est respectable, pas les moyens que parfois certains n'hésitent pas à utiliser pour l'assouvir.
Je ne le répéterai jamais assez, mais il faut dire et redire aux Boulonnais à quel point cette candidate à la députation ressemble, politiquement bien sûr, à une tranche napolitaine ou, si vous préférez, à un caméléon doué d'homochromie politique…un jour bleu, un jour orange, un jour blanc.
Les jours bleus
Elle arbore sur son site (clic sur l'image) le concept de Majorité Municipale UDF-UMP de 2001 : c'est parfaitement exact mais cela ne
correspond plus à la réalité politique de 2007, mais alors plus du tout.
Pour avoir parcouru son blog, j'ai pu constater que de nombreux commentaires traduisaient la même incompréhension. Formée à la méthode de la thèse, antithèse, synthèse, elle devrait réfléchir peut-être de la façon suivante :
- Thèse : Pour être candidate, je dois trouver un positionnement politique
- Antithèse : Il n'y a pas d'espace pour cela, il faut donc que j'invente la fumée
- Synthèse : je vais dans le mur, les Boulonnais ne vont rien comprendre, je me retire.
Les jours orange
Son tract (clic sur l'image) et ses affiches aux couleurs de la campagne présidentielle de UDF laissent croire aux électeurs qu'elle est 100% UDF, sans pourtant faire la moindre allusion au Modem.![]()
Elle imprime en bandeau de son tract la phrase : "Pour soutenir la majorité présidentielle".
Il est permis de se demander à quel titre et surtout comment.
Avec "son" UDF, Bayrou se glorifie de garder son indépendance hors de toute consigne de parti à l'Assemblée Nationale. Je ne vois pas dans ces conditions comment Dorothée Pineau peut avoir l'indécence de prétendre soutenir la majorité présidentielle.
"…je serai un député du centre droit qui soutiendra la majorité présidentielle…" affirme-t-elle dans son tract.
Dans ces conditions pourquoi ne pas adhérer au Nouveau Centre dont la couleur n'est pas l'orange ?
Sa position est non seulement insoutenable mais gravement malhonnête vis-à-vis des électeurs.
Les jours blancs
C'est le mélange des deux autres jours pour lesquels elle vient donc d'inventer à elle seule une nouvelle race de militants (prenez votre souffle !)…
... le parti des "UDF-Ralliés-A-Sarkozy-Fidèles-à-Bayrou-Sans-Le-Modem-Indépendant-mais-Union Majorité-Présidentielle et Pas Nouveau Centre"
Le "UDF-RAS-FB-SLM-I-UMP-PNC"...tel est le nouveau souffle pour Boulogne-Billancourt versus Pineau !
Confronté à un tel positionnement, comment ne pas imaginer que Dorothée Pineau, une femme
assurément cultivée, ne soit pas l'âme damnée du Roi ou pire encore, le hochet d'une vengeance absconse.
Dorothée Pineau vaut sans doute mieux que cela et Boulogne-Billancourt mérite mieux encore.
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29 mai 2007
LEGISLATIVES BOULOGNE
A J-12 soyons clairs !
La situation de Boulogne est difficile à comprendre pour qui ne suit pas de près l'actualité locale. En organisant trois réunions* les 31 mai, 4 et 8 juin, notre Député Baguet l'a bien compris.
Le PSLE est mort, vive le Nouveau Centre.
Le NC est donc à l'UMP ce que le Modem est à l'UDF…enfin presque, car l'UDF est quasi morte, ce qui laisse peu d'espoirs au Modem de s'en sortir honorablement le soir du 17 juin.
Ceci n'est pas du tout le cas du Nouveau Centre dont j'apprends que nous devons l'appellation à Pierre-Christophe Baguet.
Il nous reste 12 jours pour la pédagogie
Je suis plutôt satisfait de voir que l'UMP se soucie d'organiser en son sein la sensibilité centriste, libérale et
chrétienne, mais il faut expliquer tout cela aux électeurs.
S nous n'avons pas trop de soucis à nous faire sur Boulogne avec nos amis Baguet-Solère, la candidature impromptue de "notre" Ségolène (Missoffe) locale sous l'étiquette Nouveau Centre (donc ex PSLE, vous suivez…!) est difficile à justifier sur le plan strictement électoral. Nous n'en avions pas vraiment besoin, sauf pour "piquer" quelques voix donc quelques sous au Modem. Certes, elle se désistera pour le second tour en faveur de Baguet.
Si cette candidature ne contribue guère à la clarté du débat local, il permet au moins de faire baisser la valeur de Madame Pineau (toujours les 1,66€ par voix obtenue au premier tour payés par l'état, financé par vous et moi).
Le scandale Pineau qui récolte ce qu'elle a semé
Vous pensez bien que Madame Dorothée Pineau va sauter sur l'occasion pour dénigrer cette candidature surprise, en la qualifiant d'obscure manœuvre de l'UMP.
Il faut dire qu'elle n'aura rien d'autre à dire pour sa campagne. C'est une professionnelle de l'alambic politicien, elle qui joue déjà sur tous les tableaux UDF, Modem, UMP et même désormais l'argument totalement mensonger "Pour soutenir la Majorité Présidentielle" (cf son tract de campagne). Elle récolte donc ce qu'elle a semé depuis des mois…chronique d'une lourde défaite annoncée du système Fourcade qui la soutient.
C'est bien la première fois que le prénom "Ségolène" me met en joie !
* LES REUNIONS DE CAMPAGNE BAGUET-SOLERE
. 31 mai - Ecole Escudier à 20h30
. 4 juin - Ecole Castéjà - 19h30
. 8 juin - Ecole Denfert-Rochereau - 20H30
19:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28 mai 2007
LES SOCIALISTES SONT-ILS MALHONNETES INTELLECTUELLEMENT ?
Mon opinion est faite.
Nous pouvons comprendre leur mal-être, nous pouvons admettre leur immense déception, nous pouvons expliquer leur pessimisme législatif. Mais cette situation justifie-t-elle de dire des mensonges ou pire, d'entretenir leur électorat dans l'illusion et l'inconscience.
Et comme le dit mon livre d'histoire vivante personnel, en l'occurence mon Père qui a 96 ans : " Je suis de droite parce que j'ai été à gauche".
Entre Cambadélis qui souhaite une cohabitation, Hollande esseulé qui affirme que le PS est en ordre de bataille, Emmanuelli dans son coin qui qualifie l'ouverture de "poudre aux yeux" en traitant l'action du gouvernement de "promesses électorales" (?) ou "d'effets d'annonces"…il est permis de se demander si ces gens là sont sains de corps et d'esprit.
Est-ce le jeu de toute opposition ? Non, je ne le crois pas. Il y a dans ces errances politiques et intellectuelles des postures et des déclarations inadmissibles.
Elles sont dans tous les cas les prémices d'une terrible guerre interne qui explosera le 17 juin au soir. Je me réjouis à l'avance des plateaux télé à partir de 20h00.
Royal, le retour !
Après quasiment trois semaines de silence, Royal finalement manquait au paysage. Nous commencions à nous ennuyer. Ses positions et ses sorties nous manquaient.
Elle adresse à ses militants un message d'optimisme…" …le même que celui de dimanche…" nous dit-elle !!!!! Après réflexion, on se dit que cela ne peut être que le dimanche 6 juin au soir…les bras m'en tombent. Pour Royal le temps semble s'être arrêté au soir du second tour. C'est consternant.
Autre phrase merveilleuse d'innocence …: " ….je crois que j'ai mené une campagne extraordinaire…". Par certains côtés c'est assez vrai, mais il est fascinant de voir que Royal est encore dans le bilan de sa campagne et le satisfecit. On se demande ce qu'elle cherche à démontrer !
Et perle des perles…"…s'il y a une cohabitation, nous l'assumerons." C'est absolument fascinant de constater à quel point elle joue encore seule, sans aucune coordination avec "son" parti.
Fabius se met réellement en colère.
Celui-là, Dieu sait que je ne l'aime pas ! Mais au moins, il est lucide en déclarant "…les Français n'ont que faire des querelles internes du PS…je sens de l'exaspération...et même une certaine forme de colère."
Il a raison, et c'est excellent pour nous et pour notre score aux législatives. Mais si Fabius gronde haut et fort, il n'est assurément pas le seul à constater que le Président Sarkozy met tout en œuvre pour tenir ses promesses de campagne.
Stauss-Kahn, plus discret, sera sans doute avant longtemps le plus placé pour déboulonner Royal qui surfe sur ses 17 millions de voix.
Quant à Delanoé il manque sans doute un peu d'épaisseur pour prendre le PS et Jack Lang doit désormais envisager d'écrire ses mémoires.
Alors, évidemment, un Président qui fait ce qu'il dit et dit ce qu'il fait...en toute transparence...non vraiment, c'est impossible et très ennuyeux pour les socialistes !
Le Nouvel Obs lui aussi est lucide.
Il ne répond pas à la question mais avec cette couverture, le magazine pose en réalité LE problème de fond. Il pose la question que seuls les imbéciles ne veulent pas se poser au PS.
Avec "Félons ou pionniers", le Nouvel Observateur mérite enfin son titre…il observe d'une nouvelle façon et résume une trame de raisonnements qu'une opposition intelligente et constructive devrait adopter.
Seulement voilà, pour répondre à ce type de questions, ce sont des années de travail que seul l'UMP a entrepris depuis 2004.
Nous étions prêts, la France l'a senti.
La vitesse à laquelle le gouvernement avance n'est pas génération spontanée. Elle est le fruit d'un travail de fond et d'une énorme préparation. Des Kouchner, Jouyet, Hirsch et même Besson s'en sont rendus compte. Il ne faut pas aller chercher plus loin les racines de leur décision. Ce sont des pionniers qui retourneront même peut-être un jour dans leur "camp rénové".
C'est d'ailleurs tout le danger d'avoir intégré des personnalités de gauche. Elles peuvent un jour vouloir faire le chemin inverse. Souhaitons que cela ne soit pas avant longtemps.
C'est ce qui rend fou les socialistes.
Ils savent qu'ils sont au fond du trou et pour longtemps…juste le temps nécessaire - 100 mois ou deux quinquennats - pour démontrer que le libéralisme social permet de créer des richesses avant de mieux les répartir, dans le respect des grandes valeurs de l'humanisme.
Voilà aussi pourquoi, je ne peux imaginer d'autre hypothèse que la malhonnêteté intellectuelle de ces "gens de gauche" qui prient et feront tout pour que Sarkozy et finalement la France entière échouent.
Surtout, allez voter
La mise en échec de cette stratégie félonne commence par offrir une belle majorité à l'UMP. Je ne souhaite pas le raz-de-marée...simplement une Belle Majorité.
Elle permettra de mettre en œuvre une révolution sans fusils, en rendant heureux ceux qui ont envie de l'être.
20:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 mai 2007
PHRASE DE LA SEMAINE...C'EST UNE PERLE
Les socialistes ont tout compris !
"…Face à un Président chien fou qui confond vitesse et précipitation, le mieux pour la France, c'est une cohabitation…"
--> de Jean-Christophe Cambadélis* du PS
Elle est belle celle-là non ?
Lorsque je suis confronté à un problème insoluble, a priori de bêtise, ma marotte est de toujours imaginer les deux à trois seules hypothèses possibles :
1. Soit Cambadélis est idiot, ce que je me refuse à croire.
2. Soit il est intellectuellement malhonnête, ce qui est pire, mais crédible.
3. Soit il est sincère (hypothèse la plus flatteuse), mais sous l'emprise de dogmes qui n'ont plus cours, sauf chez les socialistes français.
Dans les trois cas, la conclusion est désolante : en France l'opposition a perdu toute consistance et son arrivée à l'Elysées eut été un désastre. Certes nous le savions, mais c'est une preuve de plus.
N'hésitez pas à repérer, colporter et diffuser massivement ce type de propos des socialistes égarés. Ils font plus rapidement mouche qu'un long discours.
* JC Cambadélis
Ancien trotskyste et membre très actif du Parti Communiste Internationale (PCI), au PS depuis 1986, proche de Strauss-Kahn, Cambadélis a eu quelques "affaires" sur les bras (AGOS, MNEF)...un parcours classique en somme ! Député de Paris (20è circonscription).
D'après une presse généralement bien informée, Cambadélis serait l'auteur du livre anonyme tirant à boulets rouges sur Royal. Elle y est décrite comme étant "...une figure rigide, autoritaire et creuse...qui n'est pas de gauche...et n'a que mépris pour le peuple". Il est bien temps d'admettre ce que nous savons depuis des lustres !
12:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25 mai 2007
NOUVEAU BLOG D'UN UMP BOULOGNE
C'est celui de PASCAL FOURNIER, auquel je souhaite la bienvenue dans ma liste de liens.
23:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LEGISLATIVES : A PROPOS DE BOULOGNE
La moutarde me monte au nez !
La circonscription de Boulogne a besoin de tout sauf d'une intellectuelle, dont le cerveau très brillant serait pourtant incapable d'expliquer et encore moins de justifier sa position aux Boulonnais.
Sciences Po, historienne et élève de l'ENA, Madame Pineau est évidemment très respectable et ses éruditions multiples davantage encore. Sur ce point elle est même admirable.
Alors qu'un simple citoyen boulonnais soit en colère n'a sans doute strictement aucune importance, seulement voilà…
…il arrive un moment où l'évidence des faits rattrape et dépasse l'intérêt du savoir, où l'histoire explique la fourberie d'une posture politique intenable et enfin, où l'ambiguïté détruit toute crédibilité et méprise le citoyen.
C'est à mon sens la situation de Dorothée Pineau, archétype du technocrate politicien dont la France a soupé.
Je serai donc moins courtois
Oui, sensiblement moins courtois que mon camarade UMP Pascal Fournier (notre nouveau blogeur boulonnais).
J'estime en effet que lorsqu'un adversaire dépasse les bornes de la décence et de la probité politiques, il faut savoir mordre.
L'agresseur n'est pas celui qui dénonce avec virulence...
...mais bien celui qui fait acte d'apostasie bicéphale et politicienne.
Non Madame Pineau, votre dessein n'est pas noble et vos méthodes sont l'exemple même de ce que je ne souhaite plus voir en politique, encore moins à Boulogne.
Vous jouez la confusion en misant sur tous les tableaux UDF, Modem et UMP et pourquoi pas PSLE demain !
D'abord une anecdote sympathique : je ne crois pas au hasard !
En croisant Dorothée Pineau le 6 mai, au bureau n°17 de Boulogne, le "hasard" a fait que nous nous sommes retrouvés les seuls électeurs présents dans la salle durant de longues minutes. Nous en avons évidemment profité pour discuter un "couple de minutes" comme disent les Anglais ( je n'ai pas vu quel était son auteur, mais une rélexion, totalement inconvenante en un tel lieu, à été faite à mon égard par l'un des responsables du bureau de votes).
Bref, voici en substance le contenu de notre échange :
DP : Pourquoi êtes-vous si agressif envers moi, alors que vous ne me connaissez pas ?
PHD : Déjà je suis heureux et flatté d'apprendre que vous lisez mon blog. Cela étant, vous savez, je vote pour Nicolas Sarkozy sans le connaître vraiment personnellement et je m'oppose à Royal et Bayrou que je connais moins encore….
DP : Mais vous tenez des propos insultants à mon égard…
PHD : Non Madame. J'ai la dent dure sur votre positionnement politique et sur l'ambiguïté que vous entretenez dans l'esprit des Boulonnais, mais jamais je n'ai fait allusion à vos activités professionnelles et à vos fonctions à la Mairie. Jamais ! Et si vous avez perçu mes propos comme insultants, j'en suis désolé et vous prie de m'en excuser…mais je vous engage à me relire…je n'ai donc pas besoin de vous connaître personnellement pour avoir une opinion sur le plan politique.
Tout cela pour dire que Madame Pineau est civilement une femme charmante. Sur ce plan, je n'ai bien entendu absolument rien à lui reprocher. Mais cela ne suffit pas pour être politiquement acceptable, loin s'en faut.
D'ailleurs, serait-elle seulement candidate si…
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…si Jean-Pierre Fourcade ne l'y avait certainement poussée, un "deuxième Maire-adjoint" sans doute motivé par ce que chacun perçoit comme une haine viscérale de Pierre-Christophe Baguet et, peut-être aussi, par esprit de corps énarchique ?
… si elle n'avait pas cru en la percée opportune de Bayrou aujourd'hui ballon de baudruche, clairement égaré dans une opposition stérile ?
22 députés-sortants sur 29 l'ont abandonné. On ne me fera pas croire qu'une telle proportion est le seul fruit de la trahison….5 ou 10 à la rigueur, pas 22 !
Cela étant, Dorothée Pineau est parfaitement libre de choisir son camp. Rien n'est plus respectable. Sa méthode en revanche l'est moins, pour ne pas dire pas dutout.
…si elle n'avait pas perfidement créé elle-même un interstice politique jouant l'ambiguïté de son appartenance à la majorité municipale UDF-UMP qui date de 2001. Heureusement qu'elle n'a pas été PSU-SFIO dans les années 60 !
Comme je l'écrivais il y a encore quelques jours, Dorothée Pineau génère le doute et sème aujourd'hui le mensonge en se fondant sur la vérité d'hier.
Pierre-Christophe Baguet, lui, a fait un choix de conviction, à une époque (octobre 2006) où tous ses confrères UDF attendaient de voir le sens du vent.
Des positions à Boulogne incompréhensibles
. L'ex-Maire Fourcade, devenu 2ème adjoint par calcul, qui soutient officiellement Dorothée Pineau, investie par l'UDF Modem alors qu'il est un élu de l'ex union UDF-UMP.
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. Pierre-Mathieu Duhamel fait Maire par le Maire - au demeurant c'est un homme bien - qui soutient le ticket Baguet-Solère, investis par l'UMP, qui plus est pratiquement parrainés par Nicolas Sarkozy en personne .
. Madame Pineau se présente sous l'étiquette Modem, après avoir prétendu défendre Sarkozy. L'UDF et son
artifice le Modem sont pourtant à considérer comme un parti d'opposition. On trouve cependant encore sur ses sites des photos au côté de personnalités (ex. : Hervé Morin ci-contre) ayant quitté Bayrou (l'ambiguïté, toujours l'ambiguïté)
Madame Pineau est très largement responsable et porteuse de cette cacophonie.
A cause d'elle, la ville de Boulogne risque fort d'être montrée du doigt.
Cette candidate ne fait pas honneur à la politique que nous aimons désormais voir.
On peut comprendre les méandres d'une ambition, mais en la circonstance, ces méandres sont des lancées de poignards contre les citoyens méprisés.
A moins d'être au cœur et de suivre toutes ces histoires, comment imaginer que le citoyen boulonnais ne soit pas totalement perdu et courroucé ?
Sur son blog, Madame Pineau prétend :
![]()
Comme toute bonne intellectuelle, Madame Pineau structure sa démonstration en trois points. Elle prétend donc :
- être fidèle : comment est-ce possible quand on passe carrément du parti de la majorité à l'un de ceux de l'opposition ? Est-ce là sa conception de la fidélité ?
- être loyale : comment est-ce crédible quand on arbore encore sur son blog son appartenance à une majorité municipale UDF-UMP obsolète ? Est-ce là sa conception de la loyauté ?
- être compétente : comment est-ce possible quand on a contribué au désastre de l'aménagement de l'Île Séguin avec l'échec Pinault et quand on a fait construire puis détruire 750 mètres de pistes cyclables à 650 euros le mètre ? Est-ce là sa façon d'utiliser l'argent de ses contribuables ? Faut-il être IEP Paris et élève de l'ENA pour prendre une décision aussi stupide ?
Non, décidément, Madame Dorothée Pineau avec tout le respect que je lui dois, n'est déjà pas une candidate crédible politiquement, comment pourrait-elle faire une Députée digne de ce nom ?
Combien vaut* Madame Pineau ?
A l'UDF Modem, pour atteindre la barre des conditions à remplir pour toucher 1,66 euros par voix obtenue, on est prêt à tout, ce qui est d'ailleurs intelligent pour la trésorerie.
A ce jour, pour Bayrou, ce n'est pas la qualité qui compte, c'est la quantité*.
Madame Pineau avec environ 10% et 5.000 voix au 1er tour rapportera quelques 40.000 euros à l'UDF sur cinq ans. C'est le seul objectif de sa candidature, dont le rendement financier sera singulièrement réduit par l'arrivée impromptue de Ségolène Missoffe (quel prénom délicieux !) du PSLE (Parti Social Libéral et Européen, branche centre droit de l'UMP). A malin, malin et demi !
Je me réjouis de cette Ségolène là, qui est aussi Présidente de l'Association des riverains du Bois de Boulogne, la plus farouche opposée à la...piste cyclable ! :-)
Au risque de me répéter ( et cela n'est pas la dernière fois avant le 10 juin), le seul avenir constructif pour Boulogne est de faire le choix de la véritable union pour la majorité présidentielle : Pierre Christophe Baguet et son suppléant Thierry Solère.
*Rappel de la loi électorale
Chaque voix obtenue rapporte approximativement 1,66 € par an au parti concerné, à la condition que ce parti ait obtenu 50 candidats dépassant 1% (ce que fera sans problème Pineau) dans au moins 30 circonscriptions.
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24 mai 2007
UNE AUTRE FORME DE RUPTURE…EST-CE LA FIN DE L'ENARCHIE ?
…une rupture plus discrète mais sans doute lourde d'indicibles conséquences !
Toute la presse et l'opposition ont évidemment remarqué et souligné avec malin plaisir que l'UMP constituait le plus gros du peloton gouvernemental. Ils négligent ou oublient un événement beaucoup plus important…la nette réduction du nombre des énarques.
Cela est d'autant plus étonnant que Nicolas Sarkozy n'a pas nécessairement aux premières loges de son cœur les représentants de la société civile.
Pour lui, la politique est un métier - il l'a souvent dit ou fait comprendre - et il ne voit pas systématiquement d'un très bon œil les bizuths de la politique. Convenons qu'il n'a pas nécessairement tort quand on se rappelle les bévues politiques de quelques Ministres sincères, mais amateurs !
Tous les membres du gouvernement Fillon affichent de réelles
expériences du fonctionnement de l'état et de gouvernement, mais leurs cursus universitaires ne les prédestinaient pas à cela.
Assistons-nous aussi en ce domaine à la fin d'un règne ?
Le droit, première formation d'une majorité de Ministres
Souvent cumulées avec les sciences politiques (IEP ou universitaires), les formations originelles de huit Ministres et un Conseiller sont juridiques.
C'est le cas de Fillon, Alliot-Marie, Bertrand,![]()
Borloo, Dati, Hortefeux, Lagarde, Levitte et Morin.
Nous trouvons quatre ENA, mais seuls deux sont ministres : Juppé, Pécresse, Jouyet (Secrétaire d'Etat) et Hirsch (Haut Commissaire).
Nous trouvons deux HEC : Pécresse et Woerth (aussi Sciences Po), ![]()
deux ont une formation à dominante littéraire : Albanel et Darcos, puis un médecin : Kouchner, une pharmacienne : Bachelot et enfin une journaliste (quand même !) : Boutin.
Cela aussi, c'est une authentique révolution
On a souvent attaqué et considéré l'énarchie comme le grand mal de l'Etat français. Il est vrai que son
accaparement technocratique des plus hautes fonctions fut durant 50 ans une spécificité bien franco-française.
Cette ère semble révolue, en tout cas au niveau des dirigeants politiques, car une grande majorité d'administrations, de grands services d'état et même de préfectures seront encore et toujours dirigés par des énarques.
Notre Président, faut-il le rappeler, est lui aussi avocat de formation. Est-ce un hasard qu'il se soit entouré d'hommes et de femmes ayant comme lui un cursus juridique et en sciences politiques ? Certainement pas.
Ce n'est évidemment pas un critère de sélection, mais c'est sans doute une question de sensibilité et de proximité intellectuelles.
L'écroulement du nombre d'énarques, souvent considérés comme trop théoriciens, donne à l'équipe gouvernementale un esprit d'engagement orienté vers le concret, l'action et les résultats. Un signe de plus parmi d'autres me direz-vous !
Oui, mais celui-là me semble aussi discret que porteur de très lourdes conséquences positives pour la dynamique de notre France.
Pour mémoire
Outre le Président Chirac, le gouvernement Villepin comptait 9 énarques, soit un peu moins de 30% du gouvernement; dans le gouvernement Fillon seuls 13% des ministres sont issus de cette école.
Post-scriptum : au sujet de la situation des Députés (sans rapport direct avec le sujet du jour)
Si parmi les Députés, vous ôtez les avocats, les médecins et les enseignants, la Chambre est amputée de 60 à 70% de ses représentants.
Cela pour dire que le "métier" de député est un métier à risques. Ils ne peuvent être assumés que si le Député qui perd son siège a la quasi certitude de pouvoir reprendre son activité professionnelle d'origine; ce qui est a priori le cas de ces trois professions.
Dans le cas contraire, il m'apparaît si ce n'est normal du moins humainement assez légitime qu'un député s'accroche à son fauteuil, sauf à se retrouver du jour au lendemain au RMI.
Quand on a oeuvré cinq ou dix ans pour la communauté, il me semble qu'une telle situation est inacceptable. Certes un Député a de nombreux avantages pendant et après son mandat (ex. : la retraite), mais la récente polémique sur le statut financier et fiscal de ces élus n'a pas exposé le problème dans son intégralité.
Ce sujet est fondamental pour la vitalité de notre démocratie. Un Député dont le siège serait plus "liquide" en aval et en amont, permettrait un renouvellement plus fréquent de nos élus.
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23 mai 2007
DU JAMAIS VU...
…comme d'habitude !
Le Gouvernement s'attaque en râteau à tous les grands dossiers, de surcroît avec une modification assez radicale de l'organisation et de la hiérarchie de l'état, en allant jusqu'au déroulement du Conseil des ministres restreint.
Pas simple, volontaire et ambitieux…comme on aime !
Ceux qui doutaient encore de la volonté du Président Nicolas Sarkozy de prendre le taureau par les cornes en menant au pas de charge fond et forme de la mission gouvernementale en sont pour leurs frais. Même Jacques Chirac doit être "bleufé" et se dire qu'il n'aurait jamais été capable de faire un truc pareil.
Le carcan des pratiques convenues et finalement bourgeoises de la Vème est bel et bien en phase d'explosion.
Cela démontre, au passage, qu'une VIème République était inutile et qu'il convenait de "simplement" donner un coup de jeune à l'existant. J'aime bien l'idée car elle préserve quelques fondamentaux, que cette photo officielle traduit finalement assez bien.
Les promesses d'actions sont tenues et pratiquement toutes déjà lancées
Environnement aux premières loges protocolaires, emploi enfin rapproché de l'économie, immigration accolée à l'identité nationale, enseignement supérieur collé à la recherche, prise en main des dossiers fiscaux (heures supplémentaires, jobs étudiants, exonération intérêts d'emprunts, bouclier fiscal…), juridiques ( multirécidivistes, moralisation des affaires…),
sociaux (rencontres syndicales, service minimum, droit opposable au logement…etc) et industriels (ex. EADS)... puis relance européenne, négociations dans le cadre de l'OMC, statut parlementaire de l'opposition…
Le spectre du champ de batailles est tellement vaste qu'il faut avoir des yeux derrière la tête pour être capable de tout embrasser du regard.
Nous devons nous en réjouir
C'est la première fois de toute l'histoire de la Vème République que nous assistons à ce que, personnellement, je ne perçois plus comme une rupture mais comme une révolution. Celle que nous attendions depuis vingt ans !
Dans une réorganisation de l'état d'une telle envergure, la difficulté et le danger induit à tout changement de ce type, est de bien définir les nouveaux périmètres d'interventions des ministères et surtout, de ne rien figer pour
rectifier les tirs passé un certain délai expérimental.
Ce matin sur Europe 1 François Fillon s'accordait un an pour cette phase.
Que voulez-vous que fasse l'opposition ?
La réponse est simple …hélas rien !
Hollande se retrouve seul dans les meetings et déclare "…nous serons prêts en 2012…". Bayrou fait ses comptes et transpire, Le Pen est toujours en bisbille avec le MNR de Bruno Mégret, Villiers se demande s'il aura un seul député, le PC discret compte sur ses fiefs historiques pour préserver l'essentiel…bref, nous nous dirigeons probablement vers un succès écrasant de l'union présidentielle et de l'UMP aux législatives.
Si vous me lisez régulièrement, vous savez que je me réjouis et crains tout à la fois une telle situation.
La technique Sarkozy-Fillon est simple
Et c'est notre Président qui en fait la synthèse :
"…plus la victoire sera large, plus il nous faudra pratiquer l'ouverture…" nous dit-il.![]()
J'écrivais hier qu'il n'était sans doute pas utile de faire prendre trop de risques à nos Ministres - par ailleurs presque tous déjà élus locaux - pour augmenter encore l'ampleur de la majorité.
Mais convenons que la technique Sarkozy, c'est aussi, encore et toujours une nouvelle façon de faire de la politique.
Dans le temps jadis, c'était plutôt..."ouvrons avant pour gagner et fermons ensuite". Nous sommes dans une logique diamétralement opposée...
Gagnons d'abord, ouvrons ensuite. Ma foi, pourquoi pas !
12:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 mai 2007
TOUS LES MINISTRES SUR LE FRONT LEGISLATIF...
... mais est-ce bien utile ?
Ordre du Président, il est demandé à tous les Ministres qui le peuvent (finalement tous sauf ceux issus de la gauche et Rachida Dati) d'aller aux feux des législatives.
Voilà encore une surprise mais qui, à mon sens, ne s'imposait pas nécessairement à tous les membres du gouvernement concernés.
L'application de cette stratégie peut en effet réserver une bien mauvaise surprise à un ou deux des onze ministres sur le front, Juppé en tête. Et la règle est claire : pas élu, pas (ou plus) au gouvernement. Je ne doute pas une seule seconde que le Président Nicolas Sarkozy ait tout envisagé. Je me pose simplement la question des risques pris.
Aucun problème pour la plupart d'entre eux
Elus de longue date dans leur fief respectif, la plupart devrait être réélue aisément.
Nous savons aussi, qu'être élu local donne à la fois une connaissance du terrain et une légitimité populaire. Franchir gagnant le feu d'une élection est depuis toujours un bon examen pour prouver son charisme politique. C'est ce qui a toujours manqué à Villepin. Eh, eh !
Je conçois enfin parfaitement que ce soit une excellente façon d'impliquer et de motiver les troupes pour conforter l'indispensable victoire.
Quelques risques cependant
Au niveau individuel, cela regarde chacun. Mais une seule défaite pourrait être un pavé dans la mare, en étant de nature à ralentir la dynamique gouvernementale.
Un Juppé battu en Gironde et déjà Maire de la 5ème ville française, qu'on le veuille ou non ferait désordre !
Au passage, souligons que Roselyne Bachelot n'est pas non plus dans un fauteuil dans le Maine et Loire !
Au niveau politique nationale, pourquoi prendre ce risque pour ceux qui ont déjà un mandat local jusqu'au printemps 2008 (notamment de Maire) puisque les vainqueurs démissionneront immédiatement pour laisser la place à leur suppléant.
Le mandat unique
Toujours sous l'emprise de ce concept développé durant la campagne et plutôt bien perçu, je ne suis pas sûr qu'une majorité de Français comprennent une telle stratégie.
Cela étant il suffit de leur en expliquer les raisons,
"ils peuvent entendre la vérité".
A moins de donner au suffrage universel absolument toutes les vertus en la matière, je ne suis pas sûr non plus que gagner ou perdre un mandat législatif soit la meilleure façon de sélectionner les bons ministres…surtout en ce moment ! Nous pourrions avoir le raisonnement rigoureusement inverse, sans avoir d'ailleurs plus d'arguments !
Est-ce bien utile ?
Par ailleurs et enfin, l'UMP n'a pas besoin d'exposer nos Ministres de trente jours, (formant un gouvernement frisant la quadrature du cercle politique et déjà presque tous avec des responsabilités locales) à une sanction de ce type, pour être rassurée sur l'issu du scrutin national. Certes rien n'est jamais acquis et il faut demeurer très vigilant. Mais enfin quand même !
Bref ! Cela étant dit, je fais évidemment confiance à notre Président. Par principe et définition !
Et si le coup réussit, il y aura encore du panache dans l'air pour une raison simple : tout est fait dans la transparence et avec courage !
Mais cela ne doit pas empêcher de donner son sentiment.
22:20 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21 mai 2007
UN VENT DE JEUNESSE VIVIFIANT
Le PS en panne d'idées, le Modem attaché au quai de ses incohérences, l'extrême gauche encalminée dans ses dogmes, l'extrême droite dans la pétole.
Nicolas Sarkozy et le gouvernement Fillon sont partis comme des Formules 1 des mers ! François Fillon qui adore le sport et l'automobile en particulier, ne dénierait certainement pas cette analogie.
Des socialistes toujours à la recherche d'un second souffle...
Le PS continue de payer, et paiera probablement longtemps encore, son laxisme depuis cinq ans.
Après avoir tenté le camouflage de campagne que fut la démocratie participative, conséquence d'un manque de travail chronique depuis 2002, le PS ne peut qu'essayer de sauver les meubles, ou plutôt le tiroir caisse.
...qui veulent des sous, des sous, des sous !
Avec un financement public d'environ 1,6 euro par an et par voix pour le PS, sa marge de manœuvre pour les législatives est étroite et peut se quantifier très simplement : plusieurs millions d'euros en plus ou en moins selon les résultats. De surcroît, rappelons que Julien Dray a affirmé que les caisses étaient vides et qu'il n'était pas question d'organiser cette fête baroque des remerciements !
François Hollande annonce que tout sera remis à plat après les législatives, preuve supplémentaire que rien n'était prêt pour la Présidentielle ! Depuis un an, il est donc clair que le pseudo-programme du PS tentait de faire passer les vessies pour des lanternes.
Pour Jospin ce gouvernement.." n'est pas une ouverture vers les socialistes ….il s'agit d'une manœuvre politique…".
Faut-il qu'un cadre du PS n'ait plus rien à dire pour en arriver là, trois semaines seulement avant les élections !
Quant à Hollande, ce n'est pas mieux. Pour lui "…ce gouvernement…conduira…une politique de droite". Belle découverte prémonitoire !
Un Bayrou déjà sous assistance respiratoire
Le flibustier gascon sait parfaitement que sa stratégie et son cap vont le porter de Charybde en Scylla.
Mais il persiste à afficher une confiance inébranlable sur ce que souhaite l'équipage France, contre résultats et sondages.
D'ailleurs, vu le point de non-retour auquel il est parvenu durant la campagne, peut-il faire autrement que de boire son calice jusqu'à la lie, au risque de désarmer totalement ce qui est déjà un vaisseau fantôme ?
Hier soir sur le plateau de Christine Ockrent, Trans Europe Express, François Bayrou n'avait qu'une idée en tête : baliser la différence entre "adhérer" et "rallier". Pour lui le gouvernement Fillon n'est qu'un ralliement superficiel ce qui, d'après lui, est le contraire d'une adhésion !
Une différence sémantique qui n'a convaincu aucun des journalistes présents, pas même un Serge July qui souriait en dodelinant discrètement de la tête. C'est tout dire !
Le pauvre Bayrou s'enfonce dans ses contradictions. Il mettra des années à s'en remettre. Je ne verserai pas la moindre larme de fond !
Une extrême gauche asphyxiée
Pour le PC "…derrière un marketing habile (quand même ! - ndlr), se dessine une équipe….déterminée à appliquer….une politique régressive". Là, pour comprendre, il faut connaître le sens donné aux mots dans le dictionnaire marxiste du PC. Pour les communistes, le mot "progrès" n'a pas le même sens que pour le commun des mortels.
Pour Besancenot enfin, "…l'ordre moral et sécuritaire est au pouvoir…". Cela tombe bien, c'est la raison pour laquelle Nicolas Sarkozy a été élu par 53% des Français. Quand on réfléchit trois secondes, une telle déclaration est affligeante de vacuité démocratique.
Quant à Schivardi et Bové...bon vent Messieurs !
Un extrême droite étouffée
Le Pen semble avoir baissé pavillon. Lui aussi sait que les législatives ne peuvent révéler de surprises notables en nombre d'élus. Malgré sa fortune, il ne mettra plus un euro dans la barque. Cette descente aux abysses parlementaires correspond au chant du cygne d'une figure politique française, dont la sirène de fille n'a certainement ni la voix ni le coffre qui éviteront le naufrage. De cela aussi on peut remercier notre Président.
Conséquence : un redoutable effet ciseau
C'est dans doute très agaçant pour l'opposition, mais il faut bien admettre que c'est le Président Sarkozy et l'UMP qui prennent tout le vent de la régate qui est en train de se jouer.
En découvrant ce collier fascinant pour tuer le temps, même le petit Louis a soufflé dans les voiles !
Certes, l'équipe de la majorité est diaboliquement habile, mais convenons que la France dispose pour l'instant de l'opposition et de la gauche les plus abruties de toute l'Europe. Cela est peut-être bien à court terme, mais une démocratie doit avoir une opposition intelligente et respectable. C'est très loin d'être le cas aujourd'hui.
En économie, on dit par conséquent que nous sommes en présence d'un effet ciseau ! Je dirai même qu'à ce jour c'est un effet guillotine.
PARLONS DE BOULOGNE !
Pour Boulogne, aucune hésitation possible pour contribuer à une majorité stable au Palais Bourbon : le 10 juin, le bon choix est celui de l'UMP, avec Pierre-Christophe Baguet et Thierry Solère comme suppléant.
Petit rappel à ceux qui prennent un malin plaisir à dénigrer la probité politique de Monsieur Baguet.
En se prononçant pour Nicolas Sarkozy, il fut l'un des tout premiers députés UDF - le second je crois - à avoir cette franchise d'affirmer son désaccord avec Bayrou. C'était en octobre 2006. A l'époque c'était un risque énorme, que même certains de ses confrères UDF ont qualifié de "risque fou". Seule la sincérité de ses convictions peut expliquer ce geste. La conclusion est simple : Baguet est un honnête homme qui assume ses évolutions.
A propos de la candidature de Dorothée Pineau : officiellement investie par l'UDF, elle devrait se présenter sous l'étiquette "UDF-Mouvement Démocrate". Mais, à ce jour, son site web n'arbore nullement ce concept lumineux.
Madame Pineau continue à entretenir l'ambiguïté de sa candidature auprès des Boulonnais, en laissant clairement figurer son appartenance à la majorité municipale UDF-UMP des élections de…2001 !
Ou comment mentir aujourd'hui en disant la vérité d'hier !
19:40 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19 mai 2007
QUELQUES JOURS DE VACANCES
Désolé, mais étant éloigné de ma base, il m'est très difficile de tenir le rythme d'un article par jour. Je reprendrai les choses en main dès lundi 21 mai bien sûr.
Bon week end à tous
PS : J'ai simplement eu le temps d'entendre Julien Dray, l'âme damnée de Royal, affirmer que Kouchner n'était pas socialiste ! Il faut oser le dire !
14:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 mai 2007
C'EST PARTI !
Nicolas Sarkozy est le premier Président de la République française de ma génération. Il est le premier dont j'ai vécu l'intégralité du parcours.
Alors, voyez-vous, s'il était manifestement ému lors de sa toute première allocution en tant que Président, je l'étais aussi. Comme vous tous je suppose.
Je n'avais jamais éprouvé un tel sentiment lors des cérémonies de passation de pouvoir de Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand ou même Jacques Chirac.
Je n'avais pourtant que huit ans, et seule l'arrivée de Charles de Gaulle est gravée à jamais dans ma conscience politique. Petit garçon, j'ai en mémoire que je vivais sur l'instant un moment historique.
L'histoire dira si l'émotion de ce matin aura été le signe d'une destinée aussi glorieuse pour la France.
Bonne route Monsieur le Président.
Vous portez tous nos espoirs.
Ne nous décevez pas.
12:45 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15 mai 2007
DEBAT A BOULOGNE
sur les solidarités internationales et les aides au développement
A l'invitation de Pierre-Christophe Baguet et de Thierry Solère, dans le cadre de la campagne pour les législatives, Philippe Douste Blazy est venu nous exposer les enjeux politiques, donc humanitaires, du siècle qui commence.
Très préoccupant ! Non, alarmant !
La présence de notre Ministre des Affaires étrangères fut d'autant plus sympathique et appréciée que nous savons tous qu'il ne fera pas parti du prochain gouvernement. PDB reprend donc à plein temps son bâton de pèlerin pour la promotion de l'ambitieux programme Unitaid dont il est le Président pour le monde. ![]()
En synthèse, voilà le "petit problème" qui se pose à notre planète (un de plus !).
Avoir conscience du choc démographique
. En 2050, l'Inde comptera quelques 1,75 milliard d'habitants, dont 15 à 20% seront des chercheurs, des ingénieurs ou des étudiants, soit 260 à 350 millions de cerveaux, tous volontaires pour la conquête du monde.
. En 2050 toujours, la Chine comptera 1,4 milliard d'habitants, dont environ 5 à 10% de cerveaux également à la conquête du monde, soit de 70 à 140 millions de personnes.
Au total, l'Asie offrira donc une force de frappe intellectuelle de 330 à 490 millions de personnes parfaitement formées, assurément talentueuses et très motivées....soit, pour le dernier chiffre, l'équivalent de toute la population européenne à 27.
Conclusion limpide du Ministre :
"Pour être compétitive, l'Europe devra investir des centaines de milliards d'euros dans la recherche au cours des 20 ou 30 années qui viennent" .
Avoir conscience des chocs économique et culturel
Philippe Douste Blazy a attiré notre attention sur un fait tout simple : l'Afrique et tous les pays pauvres de la planète captent toutes les grandes chaînes internationales de télévision (CNN, BBC World, France 24…etc). Alors que leurs populations vivent dans une grande misère, ils découvrent chaque jour de plus en plus intensément notre confort de vie et les gaspillages occidentaux. Pour les peuples du Sud, l'attrait du Nord ne peut que devenir massivement irrésistible.![]()
Conclusion non moins limpide du Ministre :
"Un jour viendra où la vague de l'immigration nous submergera si nous ne trouvons pas les solutions pour réduire les écarts considérables entre le Sud et le Nord".
Pour PDB, si l'aide humanitaire est l'un des leviers, c'est finalement une problématique strictement politique.
La création d'Unitaid part de ce dernier constat
L'idée d'Unitaid est une idée originale française de Jacques Chirac et de Philippe Douste Blazy, à laquelle ont immédiatement adhéré le Brésil, le Chili, la Norvège et le Royaume-Uni. Aujourd'hui 36 pays sont membres. Ce n'est évidemment pas assez, mais l'œuvre ne fait que commencer.
Un financement extraordinairement simple, malin et citoyen
Son financement est assuré par une taxe de 1 $ sur chaque billet d'avion édité dans le monde. Son objet est exclusivement de pourvoir les pays pauvres - pas uniquement l'Afrique - en médicaments de base et de contribuer activement à la lutte contre les trois pandémies majeures que sont le paludisme, la tuberculose et bien entendu le sida (pour accéder au site, cliquer sur le logo Unitaid, avec une introduction vidéo de Bill Clinton).
Une réunion très riche d'enseignements qui doivent nous alerter sur l'urgence absolue du traitement d'une situation, qui ne s'arrangera que si la communauté internationale sait prendre le taureau par les cornes.
Sensibiliser les consciences pour agir, telle est la grande mission d'Unitaid.
PS : N'hésitez pas à transmettre l'adresse du site Unitaid à tous vos contacts afin de les sensibiliser. Cela sera déjà une bonne contribution. Votre contribution.
16:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LA PHRASE DU JOUR
Le Président Sarkozy non seulement va faire ce qu'il a dit, mais il va même faire ce qu'il n'a pas dit : des socialistes ou des centre gauche au gouvernement. Le TSS est définitivement mort et enterré.
Excellent !
A propos de l'arrivée possible de Bernard Kouchner au Quai d'Orsay…
"On ne peut pas être de gauche et dans ce gouvernement…".
déclare dépité Bertrand Delanoë.
Trois observations :
1. Un sens et un contenu universels du mot "gauche" ne semblent pas être acquis au sein du PS d'où, peut-être :-), la zizanie interne.
2. Une telle déclaration n'est-elle pas la preuve que ces socialistes n'ont rien compris à la France nouvelle, d'où la nécessité de refondation façon DSK qui a craqué hier ?
3. Malgré le score de Royal à Paris ( 49,81%), Delanoë ne le sait pas encore, mais il a peut-être perdu la Mairie de Paris pour 2008 (rendez-vous est pris), car "sa" gauche n'existe plus.
Sur ce point, il faut d'ailleurs souhaiter que Paris voie l'arrivée d'un candidat ou d'une candidate UMP peut-être un peu plus consistant(e) que la pourtant et non moins charmante Françoise de Panafieu.
Et pendant ce temps là, le Général Sarkozy place ses batteries !
12:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 mai 2007
DISCOURS DU PRESIDENT
Voici le discours prononcé par Nicolas Sarkozy devant le Conseil National de l'UMP réuni au grand complet.
De l'émotion, de l'émotion, de l'émotion !
(un clic sur la photo)
17:15 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
VITESSE LUMIERE A DROITE...
... ET GUERRE CIVILE A GAUCHE !
Nicolas Sarkozy est aux commandes du Faucon Millenium républicain, alors que Dark Vador au PS ne semble plus avoir la force mais la farce avec lui.
Faisons un petit point des événements du jour (à 15h00)
A droite, on consulte à tout va.
Les électeurs de gauche voient chaque jour quelques-uns de leurs arguments de campagne fondre comme neige au soleil. Il faut dire qu'en vitesse lumière rien ne résiste. La concurrence est larguée.
Esprit d'ouverture bien marqué, consultations de ministrables du centre voire même de gauche (qui l'aurait cru il y a seulement deux semaines !), rencontres syndicales menées tambour battant…non vraiment le Sarkozy nouveau fait fort, très fort !
Une volonté inébranlable
D'ailleurs les déclarations des syndicalistes rencontrés ce matin ne font que confirmer l'esprit et la démarche de notre nouveau Président.
Pour Chérèque (CFTC) "…c'est une première..".
Pour Van Craeynest (CFE-CGC), Sarkozy "…nous a affirmé qu'il ne voulait pas mettre les organisations syndicales en difficulté…".
Nous attendrons de connaître les réactions de Bernard Thibault (CGT) et de Jean Claude Mailly (FO), de loin les organisations aux dents et dogmes les plus durs !
Tout cela n'est évidemment pas la garantie de tous les succès, mais la démonstration d'une volonté farouche et d'intentions claires.
La meilleure équipe de France possible.
Comme annoncé et promis, Nicolas Sarkozy réserve " sa fidélité aux amis et l'efficacité au gouvernement".
Cette petite phrase de la semaine dernière est passée relativement inaperçue. Elle est pourtant lourde de conséquences. Le profil de la future équipe gouvernementale ne peut que réserver le plus grand nombre de surprises possibles.
Car évidemment, proposer ne veut pas dire disposer et certains nominés refuseront la charge proposée (Lauvergeon ? Kouchner ? Allègre ? Védrine ?…etc). Attendons de voir.
Un signe qui ne trompe pas.
La semaine dernière, Claude Guéant a consulté Bruno Le Maire (Dircab de Villepin) pour identifier les meilleurs techniciens du gouvernement, autrement dit les Directeurs de Cabinet les mieux capables d'assister les futurs Ministres.
C'est une première. Une de plus en moins de quatre jours !
A gauche, on flingue à tout va.
Alors qu'ils étaient fiers de leurs élections primaires, voilà que les socialistes accusent ce mode d'élection interne.
Pour eux il serait à l'origine du hiatus entre la légitimité du parti et cette du candidat. C'est drôle comme cela me rappelle mon article du 12 mai où j'écrivais que cette élection interne était "… les racines ancrées dans l'immense tartuferie des primaires remportées par Royal fin 2006."
Les socialistes liraient-ils mon blog ou, plus modestement, commenceraient-ils seulement à admettre leur immense erreur ?
Ce matin, DSK vient de tirer le premier
Patatras ! Au PS, la "calmitude" n'aura duré que le temps d'un soupir.
Après l'appel général au calme et à
l'union "financière" pour les législatives, voilà que DSK vient de fondre les plombs.
Ce matin, sur RMC et BFM-TV, DSK a balancé ce qu'il avait sur le cœur, au détriment des intérêts immédiats de son parti.
" Hollande est le principal responsable… de la défaite présidentielle..."
"…le PS depuis 2002 a été incapable de se renouveler…"
"…(il faut)…un socialisme du réel, ancré dans la réalité…"
"….cela n'a pas de sens.." (à propos de la désignation quasi-immédiate du candidat PS pour 2012)
Le PS est en errance totale
Hollande, en perdition, prône l'organisation de grandes assises pour refonder le PS "…la droite a bien su le
faire.." a-t-il l'incroyable clairvoyance d'avouer. Mais simultanément, il affirme aussi que le parti est " en ordre de bataille pour les législatives..". Allez comprendre !
Et pendant ce temps-là, leurs spécialistes de la communication développe un talent remarquable. Ils ont pondu un nouveau slogan qui percute : "La gauche qui agit, la gauche qui protège".
On comprend de mieux en mieux chaque jour l'ampleur de la déchirure chez nos adversaires. Et nous n'avons pas tout vu. Loin s'en faut.
RAPPEL LOCAL
A propos, pour Boulogne, aucune hésitation possible. Le bon choix le 10 juin, c'est Pierre-Christophe Baguet, avec Thierry Solère comme suppléant.
Qu'on se le dise !
15:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13 mai 2007
LA REVOLUTION DE DROITE
"Esprits libres" - France 2
Vendredi soir Guillaume Durand avait réuni comme à son habitude un plateau a priori de bons niveaux. Au centre du débat, un thème lancé par Sarkozy.
" Faut-il liquider Mai 68 ?
Avec comme invités, Philippe Sollers, Luc Ferry, Frédéric Mitterrand et Marc Levy.
Chacun tînt son rôle, notamment un Sollers qui n'arrêta pas de vitupérer sur la croisière maltaise du Paloma, sans imaginer un seul instant qu'il était hors sujet.
Il faut souligner que Ferry fut comme à l'accoutumé très didactique. Pour lui la vraie question était de savoir à quoi sert l'éducation : être soi-même ou devenir un autre ? Question demeurée sans réponse depuis 1968; un mai 68 qu'on ne peut comprendre sans avoir lu Nietzsche (Le crépuscule des idoles) et Barrès (Les déracinés)..
Mais le plus étonnant dans ce débat fut que pratiquement tous s'accordèrent à penser que l'élection de Nicolas Sarkozy pourrait bien être une "révolution de droite".
Bel aphorisme oxymorique qui m'a permis de m'endormir avec le sourire.
19:46 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
12 mai 2007
UNE GUERRE POUR 100 MILLIONS D'EUROS
Profitons toujours de cette période inter présidentielle pour flâner chez nos adversaires.
Décidément le PS continuera longtemps de payer les pots cassés par Royal. Les militants à 20€ ont fait des dégâts au point de saper définitivement les fondations de la maison.
Le PS est dans la nasse de l'incohérence forcée.
Cela nous concerne
Nous pourrions nous dire…après tout tant mieux ! Qu'ils se débrouillent ! Leurs querelles intestines ne nous regardent pas.
Vous me permettrez de ne pas être de cet avis.
J'ai toujours considéré que pour être bon, en politique comme en sport, il faut craindre son adversaire en le considérant talentueux, en l'occurrence au moins durant une campagne électorale.
Nicolas Sarkozy et son équipe furent d'autant plus excellents qu'ils savaient avoir face à eux une concurrente prête à tout qui, malgré sa légèreté niaiseuse apparente, était capable d'obtenir une adhésion populaire, si ce n'est populiste.
Utile pour la paix sociale.
De plus, une paix sociale stable suppose aussi d'avoir une opposition organisée et opérationnelle, capable d'être un levier pondérateur auprès des syndicats qui parlent déjà de "démocratie sociale".
C'est insupportable je vous l'accorde, car que pèsent 4 à 5% de travailleurs syndiqués et hautement politisés ( de surcroît dans des secteurs clés : transports et énergie), face à la démocratie de 40 millions d'électeurs.
Mais nous n'allons pas systématiquement mettre des CRS face à la moindre manifestation de Bernard Thibault et de "sa" CGT. Contrairement à ce qui se dit à gauche, ce n'est assurément pas le style que souhaite adopter Nicolas Sarkozy.
La représentativité des syndicats est l'un des grands chantiers auxquels notre Président va s'attaquer.
Avoir une opposition si possible intelligente, dignement représentée au Parlement, ne peut que lui rendre la tâche moins délicate.
On peut toujours rêver non !
Au PS, ils retiennent les chevaux.
S'ils le pouvaient, les Strauss-Kahn ou autres Hollande et Fabius vireraient Royal avec perte et fracas.
Volonté secrète devenue illusoire depuis le 6 mai, car malheureusement pour eux la bête pèse aujourd'hui 47% et 16,7 millions de voix.
Tous auraient sans doute fait aussi bien qu'elle. DSK doit même penser qu'il aurait fait mieux.
Seulement voilà ! ce n'est pas eux qui étaient en finale. Ils se retrouvent malgré eux dans la nasse d'une incohérence, dont les racines sont ancrées dans l'immense tartuferie des primaires remportées par Royal fin 2006. Comme on dit, les dés sont jetés et depuis longtemps !
La brebis est rentrée dans la bergerie
Elle peut remercier les 100.000 nouveaux militants à 20€ et aussi les sondages de septembre/octobre 2006, qui la plaçaient comme la seule capable de l'emporter haut la main face à Sarkozy.
Toujours est-il qu'aujourd'hui il apparaît impossible de tuer la bête sans prendre le risque de faire un méchoui socialiste indigeste.
Pour un pactole de 80 à 100 millions d'euros.
Pour l'instant les éléphants sont surtout les gardiens du coffre-fort .
Ils pensent essentiellement aux finances du parti. C'est le fond tactique du problème du jour : remplir les caisses du PS en obtenant le meilleur résultat possible aux législatives; ce qui est parfaitement légitime.
Rappelons-nous que chaque voix obtenue (par chaque député aux législatives) rapporte environ 1,66 € par an (payés par l'état) aux partis concernés, soit pour le PS un trésor de guerre de 20 à 25 millions d'euros par an pendant cinq ans.
Royal n'est pas à ce jour le nerf de la guerre. Ce sont les sous, les sous, les sous !
Un aspect des enjeux que la presse souligne très, trop rarement.
Mais a priori Royal se moque de la caisse
Elle ne pense égoïstement et déjà qu'à 2012. Se croyant sans doute indéboulonnable avec son résultat à la présidentielle, Royal s'entête dans son cavalier seul lors du Conseil National du PS de ce matin.
- Elle demande l'union et la trêve pour les législatives, mais elle se positionne et l'annonce, comme la seule candidate possible pour 2012, ajoutant de l'huile sur un feu qu'elle prétend vouloir éteindre.
![]()
- Elle affirme ne penser qu'à l'avenir, mais elle fait un bilan de la campagne en annonçant par exemple que "…la discipline a été sans faille à droite…" (merci, nous n'avons pas besoin d'elle pour le savoir), oubliant totalement qu'elle est pour une grande part responsable de la zizanie à gauche.
- Elle veut que le PS se mette au travail dès maintenant pour sa refondation et pour l'élaboration du programme présidentiel, en reformatant le calendrier pour qu'il soit "…bien structuré et musclé…", négligeant avec un culot stupéfiant qu'elle fut à l'origine de la cacophonie de son camp durant les huit derniers mois, par une série consternante d'improvisations, sans aucune concertation.
![]()
- Elle ose déclarer : "… tous les matins, en ouvrant le journal, je me demandais quel était le socialiste qui allait porter une critique sur ce que je disais…", sans imaginer un seul instant qu'il y avait peut-être matière aux critiques dont elle était la seule
génératrice.
Comme quoi on ne change pas la nature.
Notre Sarkozy dans l'action est déjà fidèle à lui-même et Royal confirme les raisons profondes de son échec et de celui d'un parti qui n'a jamais été le sien.
Vous vous doutez bien que je souhaite ardemment une belle majorité UMP le soir du 17 juin - veille d'un jour qui nous est cher à tous - mais il ne faudrait pas qu'elle fût écrasante.
Mais le piège comme une nasse se referme inexorablement sur un PS victime du solipsisme vaniteux d'une femelle qui guide ses éléphants anesthésiés.
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11 mai 2007
BALLADES ENTRE LE 2ème ET LE 3ème TOUR
Nicolas Sarkozy est-il un Terrien ?
Cette période qui précède la transmission des responsabilités du 16 mai et, bien sûr, le 10 juin, est décidément plus intéressante que prévue.
Elle est même passionnante, notamment pour ce qu'elle annonce du mode de gestion du...Président Sarkozy (c'est vrai que c'est curieux et sympathique à écrire !).
Côté majorité.
Nous aurions pu imaginer que d'ici le 16 mai nous allions faire une traversée par mer plate et que la presse
serait "empétolée" dans un "circulez, y'a rien à voir !". C'est tout le contraire. En vacances Nicolas fait parler de lui (j'ai déjà dit le message qu'il fallait y voir). ![]()
A peine de retour le nouveau Président, comme l'ancien candidat, sort les boosters et la France entière sait que son équipe est déjà au boulot.
Côté opposition
Nous aurions pu imaginer qu'une guerre de tranchée allait immédiatement faire rage, avec fortifications Hollande, Royal assiégée, faction Strauss-Kahn et tentative de hold-up Bayrou. C'est aussi et a priori tout le contraire.
Si de lourdes négociations se déroulent dans le secret des alcôves - ce dont il ne faut pas douter une seule seconde - la presse finalement ne s'y intéresse pas outre mesure.
C'est assez bizarre, mais explicable : chacun des protagonistes majeurs, tous conscients de l'enjeu législatif, est rentré au bercail ou du moins dans la posture prévisible (on se calme, merci !), sans surprise ni réel scoop. Pour l'instant.
Dans ces conditions, la presse meurt de faim ou presque !
Royal, après avoir hésité à reprendre sa députation dans les Deux-Sèvres (un comble !), ne se présente pas.
Retour à la décence contrainte !
Strauss-Kahn affirme ses ambitions au PS, mais il sait qu'il va se heurter à la Péron…nelle et à ses 47% ! Un combat attendu !
N'étant plus entouré que de remarquables troisièmes couteaux ( Jean Lassalle, Corinne Lepage et Gilles Lartigue),
Bayrou se dirige tout droit vers un désastre législatif. Une débâcle logique ! J'ajouterais, méritée.
Côté Présidents
Après le pétard mouillé maltais - Dieu merci, mais la gauche et surtout la presse ont encore une fois perdu une belle occasion de se taire - nous assistons à deux événements extraordinaires :
1. Deux Présidents en action.
Entre l'élection et la prise de fonction, je n'ai pas mémoire d'avoir assisté à une cérémonie menée par deux Présidents, l'un sortant l'autre arrivant.
Regardez ces photos. Elles sont formidablement révélatrices de leurs nouvelles relations.
Certes il y a la joie de la victoire, mais n'y a-t-il pas dans les postures un changement en profondeur de notre République.
Jacques Chirac, qui a maintenant fait son deuil de l'Elysée, envisage l'avenir avec optimisme et finalement heureux de quitter la charge. Nicolas Sarkozy, avec la jeunesse de ses 52 ans affiche une sérénité et un dynamisme hors du commun. Un formidable vent de jeunesse souffle déjà sur l'Elysées. Me semble-t-il !
2. L'action, sur le fond et dans la forme, avant même sa prise de fonction.
C'est sans doute le plus stupéfiant. Avec quelques petites phrases, le Président Sarkozy place son mode de fonctionnement dans un registre radicalement novateur.
C'est parti à la vitesse de la lumière
Pour preuve ces quelques phrases extraites de ses interventions depuis seulement 24 heures.
" …on ne va faire les choses brutalement, mais on va faire bouger la société française dans ses composantes d'ensemble…"
"…tout se tient…on va faire avancer tout ensemble…"
"..il ne faut pas être provocant, mais il ne faut pas s'excuser de ce que l'on est…"
Et les deux plus belles et fascinantes de toutes, qui moi personnellement, m'enthousiasme au plus haut point :
"…la fidélité c'est pour les sentiments, l'efficacité pour le gouvernement…"
"…je n'ai pas l'ambition de durer mais de faire…."
Les choses sont merveilleusement claires ! Notre futur gouvernement devrait nous réserver quelques belles surprises, entre les quinze Ministres et les quelques Secrétaires d'état. Si jamais il ne parvenait pas à rallier quelques belles personnalités du centre ou du centre gauche (refus de leur part), je suis sûr d'une chose : il nous le dira.
Rendons-nous compte quand même...
... que ces phrases ne sont pas celles d'un candidat, mais d'un homme fraîchement élu et qui, comme il l'avait promis, se place résolument et immédiatement dans l'action, avant même d'avoir gravi les marches du Palais.
Je n'ai pas souvenir d'avoir assisté à une telle prise en main des responsabilités.
Avec tout le respect que je lui dois…
... ce mec, est un extra-terrestre.
19:55 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
10 mai 2007
LE DEFAITE EST AMERE ET REND IDIOT
…ou le vrai message de Malte
Les Unes de Libération et du Canard démontrent que la Gauche n'a décidément rien compris. D'une part elle a réagi trop rapidement avec la violence des revanchards, d'autre part elle est hors sujet.
Petite mise au point sur Malte et le beau bateau
Nous étions effectivement en droit de nous demander pourquoi notre nouveau Président avait décidé de ne pas se préoccuper du qu'en dira-t-on.
En passant 60 heures sur un beau bateau autour de Malte, il se doutait bien que cela allait déclencher les foudres des crétins, de droite comme de gauche d'ailleurs.
A ce stade, deux possibilités.
Soit il jugea négligeable et sans intérêt la polémique qui allait naître en sachant non seulement la gérer mais en tirer avantage, soit il est totalement abruti !
Vous me permettrez d'être convaincu que seule la première hypothèse est possible.
Une démonstration
Il y a ceux qui refusent toute explication en considérant cette escapade maltaise comme une insulte au peuple de France. C'est évidemment la position du Canard Enchaîné qui utilise tous les clichés habituels.
Il y a ceux qui sont simplement choqués en estimant un peu trop ostentatoire ces "vacances" de milliardaires.
Il semble ma foi acceptable de dire que notre Président n'avait pas à être provoquant au regard des 20% de Français se trouvant dans une situation difficile ou précaire.
Quelques députés UMP ont même trouvé bon d'émettre, certes en termes prudents et châtiés, quelques réserves sur ces trois jours à Malte. Pour faire proche du peuple, ils auraient sans doute préféré voir leur Président en boxer-short, boules de pétanque et verre de pastaga dans les mains. Absurde.
Oui, tout cela serait recevable si ce n'était pas voir le problème par le petit bout de la lorgnette, le tout petit bout !
Car au plus haut du sommet de l'état, la démonstration est faite : la culture de l'hypocrisie et du secret n'y est déjà plus de mise.
Certains de mes lecteurs penseront sans doute que je pousse le bouchon un peu loin. Je les rassure toute de suite, c'est plus grave encore qu'ils ne le croient : je crois fermement à l'habileté de Sarkozy et à sa façon de gérer le temps en politique.
Réconcilier les antagonismes
La mission qui consiste à réconcilier les mondes de la finance et du social ne sera pas une sinécure. Mais qui a vraiment essayé de le faire à ce jour en assumant quelques vérités universelles, à l'opposé de la pensée unique ou du politiquement correct ? Ne cherchez pas ! Personne !
Alors pourquoi a-t-il agi ainsi ?
Voilà la seule bonne question qu'il convient de se poser. A mes yeux la réponse est simple.
Il a voulu envoyer un signe urbi et orbi en affirmant tout simplement qu'il fallait changer la mentalité de notre pays.
Le jeu de Malte est un jeu très délicat et même par certains côtés dangereux, mais il faut bien commencer un jour à changer sa façon de gérer et d'être. Avouons qu'il n'a pas tardé !
Il veut faire comprendre aux financiers du monde entier que la France est devenue une grande nation décomplexée.
Il veut tenter de faire revenir des Français, mais il veut surtout stopper l'hémorragie des fortunes qui quittent la France au rythme de deux par jour depuis dix ans (représentant environ 30 milliards d'euros entre 1997 et 2005, non investis en France).
Quant à la réaction de la gauche
Elle était plus que prévisible. Il y a même un côté pathétique à ce qu'elle soit tombée aussi facilement dans le piège. Il est tellement confortable de voir la paille dans l'œil de son voisin plutôt que la poutre dans le sien.
Au-delà de son humour, la Une de Libération est indigne d'un grand journal d'opinions qui se veut respectable. Il est tombé au niveau des Gala, Voici, Closer ou autres tabloïds anglais.
D'ailleurs la réaction de Nicolas Sarkozy hier sur France 2 fut tellement simple, sincère et directe qu'ils en ont été désarçonnés. Le PS et la Gauche attendaient sans doute une palinodie de Nicolas Sarkozy ou qu'il fasse acte de contrition. Non, vraiment, ils n'ont rien compris*.
Cette Gauche a sans doute la nostalgie des secrets et des méandres de Mitterrand, de sa santé aux écoutes téléphoniques, de ses maîtresses d'un jour à ses séjours dans des palaces égyptiens, de sa fille cachée Mazarine à ces curieux suicides dans le bureau d'à côté ou sur les bords de la Loire.
Ce qui est navrant dans tout cela
L'opposition démontre non seulement qu'elle n'a pas évolué d'un iota, mais que sa rancœur et sa haine vont à l'encontre de l'intérêt de la Nation qu'elle prétend défendre. Bien sûr le message de Malte sera difficile à faire passer et "l'aventure" est risquée. Mais cette Gauche ne voit que trahison et insulte là où il ne faudrait voir que transparence et fierté. Mais elle ne peut faire autrement car elle attaquerait alors son fonds de commerce.
Le peuple a parlé. Il faut maintenant laisser à la démocratie le temps de respirer et à notre nouveau Président le temps de travailler pour ...
...que la réussite ne soit plus génératrice de jalousie mais d'envie.

