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30 juin 2007

DOSSIER (en 3 parties)

REGARDONS DANS LE RETROVISEUR (2/3)

L'histoire explique le profil de notre journalisme politique

Il faut regarder les situations de la presse à l'étranger, pour se rendre compte à quel point celle de la France est unique et décalée. Notre situation présente toutes les conditions d'un grave dysfonctionnement, tant sur les plans politique qu'économique.

En ce qui concerne la presse écrite, c'est l'histoire qui nous fournit une nouvelle fois de précieuses indications.

L'origine du mal remonte à 1945.
6af3d9dc0fdad18ec692f384cedd17b6.jpgA cette époque bien sûr, la télévision n'existait pas et les radios ( la TSF) n'avaient pas encore de grande audience, si ce n'est pour les variétés.
Il fut reprocher à la presse écrite non seulement d'avoir accepté la défaite en épousant plus ou moins les thèses de Vichy, mais aussi d'avoir été pour une grande part responsable de la Collaboration. Souvent vérité, parfois allégation, les patrons des entreprises de presse furent écartés, leurs structures démantelées ou confiées à d'anciens résistants sans réelles compétences ad hoc ou à des partis politiques sans capitaux.
Absence de vision professionnelle au profit de dogmes politiques et manque chronique de fonds propres garantissant la pérennité, telles sont les racines du cercle vicieux et de la machine infernale qui venaient d'être créés.
Nous en payons encore les conséquences.

Premier drame : tout s'est joué durant l'Occupation
Les communistes, ayant été les principaux leviers et acteurs de la résistance durant l'occupation, exercèrent une pression énorme à la Libération, ceci expliquant l'origine de la sur-représentation des forces de gauche dans la presse française depuis cette époque.
91921844e922e0cc8a1d5157a28243e3.jpg
Il est politiquement incorrect de le répéter et pourtant ! Les Résistants communistes voyaient dans leur implication patriotique le moyen de libérer la France du joug du IIIème Reich et de ses horreurs. Les innombrables actes héroïques doivent être salués et respectés. Mais les communistes voyaient plus loin. Ils préparaient aussi le terrain dans la perspective d'une domination de l'URSS de Staline, une fois la victoire acquise.
Ce sujet, toujours sensible, est encore aujourd'hui cause de polémiques.
Heureusement les forces alliées sont arrivées à temps à Berlin, leur jonction avec l'Armée rouge fixant la ligne de démarcation avec le bloc soviétique, qui explosa définitivement avec la chute du Mur en novembre 1989...quarante cinq années plus tard.
La presse française de 2007 a certes évolué, mais elle est encore globalement sous des préceptes édictés à la Libération. Il est intéressant de souligner que nos syndicats ouvriers sont dans la même situation. Là aussi le Parti Communiste a frappé durant cinquante ans.

Une presse écrite sous oxygène
Notre presse écrite fut donc, directement ou indirectement, soit sous l'oxygène de fonds publics, soit sous influence politique des partis de gauche ou d'extrême gauche, soit les deux.
Une seule exception cependant, globalement entre 1960 et 1990 : la Socpresse de Robert Hersant et son titre phare Le Figaro (depuis racheté par Dassault).
A la tête d'un groupe multi-titre très rentable, spécialisé dans la presse à l'exclusion de toute autre activité industrielle, Robert Hersant ne cachait pas ses sympathies pour la droite.
Mais la Socpresse et sa régie publicitaire (Publiprint) étaient financièrement indépendantes. Elles n'avaient rien à demander ou à attendre de l'état ou des industriels, sauf leurs mannes publicitaires bien sûr !
Quoiqu'on pense du personnage Hersant - sur lequel on pourrait dire beaucoup de choses peu flatteuses, d'ailleurs toujours en rapport avec la seconde guerre mondiale - c'était une situation saine sur le plan économique. Lui ne construisait pas d'avions de chasse !

Presse d'influence ou d'information, ce n'est pas le problème
Le problème de la presse française n'est pas de savoir si elle est une "presse d'influence ou d'information", comme l'expose Patrick Eveno dans Les Echos de cette semaine.
Tous les quotidiens ou magazines du monde occidental ont une couleur politique.
Mais la France a une autre particularité : elle est probablement le seul pays occidental où les journalistes politiques "cachent" leurs opinions, tout en prétendant être neutres, ce qui est évidemment impossibles, donc faux.

Belle hypocrisie de notre système !
Pour ma part, je préférerais que les opinions politiques de tous les journalistes fussent "officielles". Cela ne pourrait finalement que les forcer à être plus honnêtes. La moindre outrance, déformation ou mensonge leur feraient perdre leur crédibilité, sans laqelle le lectorat s'étiole petit à petit.
Vu sous cet angle, nous pourrions presque trouver l'Humanité "sympathique", car au moins elle ne cache pas son jeu. Cet organe militant perd depuis toujours et lui aussi de l'argent. Il aurait disparu depuis longtemps si le PC, ou Moscou jusqu'au milieu des années 80 ne l'avaient pas sauvé maintes fois de la faillite.
59bb1a94dddb23e0ebe0fe81f15af12f.jpgAutre exemple d'une toute autre nature : l'éviction passagère d'Alain Duhamel (RTL et France 2), sans doute l'un de nos meilleurs commentateurs politiques, pour avoir maladroitement révélé son choix de Bayrou. Cet avatar est très symptomatique d'une situation de paranoïa générale, dont la conséquence est un constat désolant : le système a condamné la franchise et la vérité.
Hypocrisie générale donc, sauf pour notre cher "Canard Enchaîné", dont l'indépendance d'esprit, la pérennité et la rentabilité sont des exceptions précieuses qui confirment la règle.

Second drame : la vulnérabilité
Les pratiques évoluant, le manque de capitaux et le défaut de rentabilité ont fini par rendre de nombreux journaux et magazines nationaux trop vulnérables. Ipso facto ils devenaient attractifs pour les grands capitaines d'industrie, qui y voyaient là une excellente opportunité d'influence.
Dans tous les autres pays occidentaux (sauf l'Italie), les groupes de presse et d'édition "n'ont aucun intérêt en dehors des médias" écrit Patrick Eveno, historien de la presse, Maître de conférence à la Sorbonne.
Aujourd'hui rappelons que Largardère possède Hachette et ses nombreux titres avec en prime Europe 1, que Bouygues possède TF1 (j'y reviens dans la partie 3), que Dassault a racheté la Socpresse (ex Hersant), que Libération avec Edouard de Rothchild comme actionnaire de référence se trouve dans un hiatus délicat eu égard à l'orientation politique de la rédaction, que François Pinault est propriétaire du Point et Bernard Arnault de La Tribune.

Tous en situation précaire
Parmi les quotidiens nationaux généralistes aucun, à l'exception à ce jour du Figaro, n'est à l'abri d'une catastrophe économique.
Libération est en sursis permanent depuis des années, France Soir est exsangue et ne tardera sans doute pas à se retrouver une nouvelle fois confronté aux affres du tribunal de commerce. Le Parisien est un quotidien de comptoirs qui surfe sur les chiens écrasés et pas vraiment sur la politique. Le Monde qui diffuse à quelques 350.000 exemplaires est un journal d'intellectuels (sans doute moins à gauche qu'il y a dix ans) appartenant au microcosme politique et économique très parisien. Notons que Le Monde affiche régulièrement des états d'âme, le dernier en date étant la récente remise en question d'Alain Minc par la Société des Journalistes. Le problème : il est Président du Conseil de surveillance du Monde mais aussi conseiller spécial de quelques grands patrons.
Le très respectable Les Echos traverse aussi une période de doutes (la rédaction vient de se mettre en grève pour la seconde fois de son existence) en apprenant la possibilité de sa revente à Bernard Arnaud, déjà propriétaire de La Tribune.
Quant à La Croix, la fidélité chrétienne de son lectorat en fait un titre à part et très certainement bien géré.

La farce finale !
Hormis quelques exceptions passant par le prisme déformant de la sur-médiatisation, je ne crois pas que l'influence des propriétaires et industriels soit si forte et leur collusion avec les politiques si prégnante qu'on le dit.
La situation n'est pas saine pour autant.
Il serait effectivement bon pour la démocratie que les racines des dysfonctionnements potentiels fussent coupées, en rendant par exemple impossible le rachat d'un grand journal par un groupe industriel.
Mais il m'est quand même difficile d'imaginer un Pinault dicter sa loi aux journalistes du Point, un Minc faire la pluie et le beau temps sur la ligne rédactionnelle du Monde ou encore un Rothchild imposer ses vues à Libération.

La problématique est assurément différente pour les deux grands journaux économiques que sont Les Echos et La Tribune. Ils doivent traiter des dossiers par lesquels leurs "patrons" sont régulièrement concernés. La seule solution est alors de traiter l'information " à plat" comme ils disent, ce qui a priori écarte tout commentaire trop marqué.
Cela étant, quel que soit le système, il sera toujours impossible d'empêcher un politique ou son Dircab d'appeler une rédaction pour exprimer leur mécontentement, voire d'essayer de faire pression.

Dans les faits, les journalistes sont inattaquables
Les sociétés de journalistes de chaque journal savent faire de la résistance et se défendre. Souvent appuyés par le très puissant SNJ* dont la section CGT est de loin la plus active et virulente - tiens encore les Communistes ! - les journalistes français sont très pointilleux sur leur indépendance. Ils auraient raison si cette indépendance n'était pas souvent mise au service d'une fausse neutralité.
Cela étant, quelles que soient leurs opinions, les journalistes de la presse écrite, font globalement bien leur travail. Cela n'est pas, à mon sens, le cas de leurs confrères des télévisions.

Finalement, sans doute beaucoup de bruit pour rien.
Car malheureusement, comparés aux anglo-saxons ou aux allemands, les Français lisent peu la presse (sauf les pages locales de la PQR**). L'audience de la presse quotidienne nationale française est faible. Sans compter L'Equipe, elle diffuse à peine 2 millions d'exemplaires chaque jour.

d7977eb92d07e4325f3a038c7478c195.jpgIl ne faut pas aller chercher d'autres explications à la sur puissance de TF1 et de France 2.


--> la suite de ce dossier, Partie 3 d'ici quelques jours


* Syndicat National des Journalistes
** Presse Quotidienne Régionale

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28 juin 2007

DOSSIER (en 3 parties)

REGARDONS DANS LE RETROVISEUR (1/3)

En observant l'histoire, nous aurions dû perdre.

6a124661d1403feabfa06197f70a3fc6.jpgLa France fut en campagne durant pratiquement deux années pleines dont huit mois crescendo intensifs. Présidentielle puis législatives, les Français ont écouté, vibré, pesté, subi, pleuré ou dansé au gré des sondages et des résultats. Quel grand enseignement faut-il en extraire ?

Sur le plan politique rien qui n'ait été déjà dit.
e1831cf3b9ed5b3d1aed14fd3268f637.jpgImplosion du PS au seuil d'une longue et douloureuse refondation, une Royal qui joua le cache misère et faux atout de la participation, en se jouant d'éléphants excédés aux pieds lourds, un Nicolas f93f04effc687c970ccaf076f6b611d0.jpgSarkozy d'union, aux idées claires et grand orateur qui traça sa route bien pavée et réfléchie depuis trois ans, un Bayrou qui y crut puis s'égara, des vérités et des mensonges, des convictions et des rôles de composition…le tout pour une France qui a finalement choisi clairement le bipartisme en réduisant à néant petits partis et extrêmes.
Le tout, aussi, pour un peuple de France qui a préféré intuitivement la sincérité à la fourberie et surtout, le travail de fond à l'improvisation permanente.
Belle sagesse collective en vérité !

Le bon sens est respecté
Avec un peu de recul, faut-il s'étonner de notre victoire que l'histoire jugeait improbable ? Non, je ne le pense pas. 34dd14134d83518f7704a90204ee9562.jpgNous avions pourtant au départ tout contre nous : majorité sortante, bilan honorable mais n'ayant jamais constitué un argument de campagne, candidat prenant tous les risques en lançant les débats les plus délicats, ravissante candidate socialiste incarnant par sa seule féminité le changement et le culot…etc.
Malgré ses bévues, ce n'est pas Royal qui a pas perdu l'élection, eaae00d48539058ff8b33a88854f8ae1.jpgc'est Sarkozy qui l'a gagnée !
C'est une différence stratégique pour analyser la réalité de l'événement.
Malgré ses immenses tensions internes et ses incohérences le PS n'est pas la cause de sa défaite, c'est l'UMP qui 20091e3ec8467bf56a765ffbc5145469.jpgconstituait tout simplement une armée en ordre de marche, plus forte et imbattable !

Et je suis certain qu'en termes de résultats, personne n'aurait fait mieux que Royal, Strauss-Kahn inclus.



Nous devons remercier plus que chaleureusement notre Président !

ee1594a81e567b43ff80fdf00449140f.jpgOutre nos handicaps de départ (sur le papier) et malgré son absence de travail depuis cinq ans, nous pourrions presque dire que c'était au tour du PS de prendre l'Elysées et le Parlement.

Heureusement pour la France, ce désastre n'a pas eu lieu. Le PS n'était tout simplement pas prêt à gouverner. Mais, historiquement, la Gauche aurait dû pouvoir faire toutes les bêtises de la création, il eut été logique qu'elle gagnât.
5f1faa1d91171efcddd4f8016c81b784.jpgSeulement voilà ! Elle a eu la malchance - une immense chance pour nous - de tomber face à un adversaire, véritable monstre politique. Tant mieux ! Il se trouve que ce monstre est du coté des idées libérales et qu'il a su mettre en ordre de bataille un parti dont toutes les composantes étaient tendues vers un seul objectif : la victoire.

Si le PS se recompose en véritable parti social démocrate, 2012 sera serré.
Une révolution droitière, libérale et sociale est donc en marche. Parfait !
Pour avoir une chance de ne pas décrocher, ce n'était vraiment pas le moment que la France s'offre le luxe d'un socialisme à l'ancienne refusant le monde et mal préparé. Elle n'en a plus les moyens, si tant est qu'elle les ait jamais eus.
ac35f0a9df075340d42026f579a2364a.jpgLes aveux de Royal sur les 35 heures et le SMIC sont proprement effrayants à l'idée qu'elle l'eût emporté.
Si, en cinq ans, le PS (ou tout autre parti social démocrate puissant restant manifestement à créer) devient intelligent et moderne, il saura offrir une alternance crédible sans traumatisme idéologique. Sur ce point d'ailleurs, je prédis que ni Royal et encore moins Strauss-Kahn ou Fabius (trop vieux) ne seront les candidats officiels. Des jeunes ambitieux, encore inconnus du grand public, pousseront leurs cornes et s'imposeront. Attendons de voir.

Restons terriblement mobilisés
3d9386ad0ca6fbb7cea9baae80aef225.jpgAvoir des convictions libérales et être UMP ne doit pas pour autant rendre aveugle. Aucune démocratie ne peut vivre sans alternance. Cela ne va évidemment pas jusqu'à souhaiter une défaite et je ferai tout pour contribuer, à ma modeste échelle, à une nouvelle victoire en 2008 (les municipales) et en 2012. Mais en attendant, nous devons rester mobilisés comme jamais et tout faire pour que notre Président réussisse, sans lever le pied. La rentrée sera chaude.

Mais une autre rupture s'impose, peut-être plus fondamentale encore.
60c49cc1b754bb20135c6c99b25a775d.jpgObjet des parties 2 et 3 de mon dossier, le deuxième plus grand enseignement de cette période électorale, fascinante à bien des égards, est la carence définitive des médias et des journalistes de l'audiovisuel. De quoi pleurer !

Une analyse que je tenterai d'écrire durant le week-end.

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26 juin 2007

DRAME DU DARFOUR

Kouchner a pris la bonne dimension

102916603c6d7440d0db11dc1ab32cd4.jpgLa nomination de Bernard Kouchner aux Affaires Etrangères pouvait inquiéter. L'évolution pour passer d'une vision strictement humanitaire à la dimension politique internationale n'était pas évidente. Il vient de démontrer qu'il avait pris toute la mesure de sa tâche et de ses responsabilités.

Le "french doctor" devient diplomate…
Tout le monde le sait, Bernard Kouchner aime les médias et apprécie les coups de pub. La célèbre vidéo le voyant porter lui-même des sacs de farine ou de riz est restée dans les mémoires. A la fois sympathique dans le geste et douteux dans l'intention de fond, cet acte laissait supposer qu'il était strictement attaché, certes à l'aspect humanitaire, mais surtout à son image. La réunion internationale qui vient de se terminer à Paris démontre qu'il a pris une tout autre dimension.

… ce qui est rassurant pour l'avenir
En déclarant à propos du Darfour "…il n'y aura pas de solution humanitaire à ce conflit…", Bernard Kouchner a réussi, de mon point de vue, son examen de contrôle diplomatique.
Il a quitté le terrain de la compassion d'opposition pour rentrer dans celui plus difficile et réaliste de la politique gouvernementale solidaire.
Ce n'était pas évident. Je craignais que son caractère entier, bien qu'assurément sincère, ne l'emportât sur sa charge de Ministre.

Kouchner vient de nous démontrer le contraire. Rien n'est encore vraiment gagné, mais le drame du Darfour ne peut qu'en être plus rapidement résolu.

12:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

25 juin 2007

UN CONTRASTE SAISISSANT

La semaine dernière fut riche d'événements. Très riches même et tous tellement symptomatiques de situations diverses qui révèlent un contraste saisissant entre l'enlisement de la gauche et la dynamique du gouvernement.

Coté Majorité
medium_DEVEDJIAN_RAFFARIN_JUIN_2007.jpgRAS, aurais-je presque envie de dire ! Quelques saines rivalités bien sûr pour la Présidence de notre mouvement (j'aime bien ce mot !), mais rien de bien grave pour l'instant. Personnellement je préférerais Patrick Devedjian, mais Jean-Pierre Raffarin ferait aussi un bon leader en apportant sans doute à la "jeune classe" une certaine sagesse.
Au Palais Bourbon, cela semble jouer. Quant aux petites phrases sur la TVA sociale, pas de quoi s'inquiéter. Oui, vraiment, RAS !

Coté Président
Des jours et des nuits chargés avec son premier sommet à Bruxelles - à la fois point d'orgue de la semaine internationale et pierre d'achoppement - où une très gosse partie se jouait.
medium_SARKOZY_MERKEL_JUIN_07.jpg
La France, largement à l'origine de la panne institutionnelle de l'UE, se devait d'être exemplaire en démontrant sa volonté farouche de "réparer" les dégâts".
Nous ne nous en sommes peut-être pas rendus suffisamment compte, mais le déblocage obtenu avec le concept de mini-traité simplifié - une idée originale de notre Président faut-il le rappeler - était absolument crucial pour l'avenir de l'Europe.
Même la gauche se félicite - manière de parler - du résultat !
"…il (le traité simplifié) contient de réelles avancées…" déclare Cohn-Bendit. "…c'est un excellent travail…" admet Jack Lang qui n'a pu s'empêcher d'ajouter que "…même la gauche n'aurait pas fait mieux". Il vaut mieux en sourire.

Le parcours est encore long, mais le front a bougé.
Certes les textes demeurent à rédiger et à ratifier, mais c'est plutôt bien parti.
Le Président Sarkozy avec sa complice la Chancelière allemande ont à l'évidence joué les locomotives.
Les lignes européennes ont bougé. Avec Angela Merkel il a su accomplir ce marathon diplomatique qui était loin d'être évident au départ, tant les résistances du Royaume-Uni et de la Pologne s'annonçaient solidement ancrées.

Coté opposition, Royal est en train de perdre le PS.
medium_LIBE_14.06.07.jpgAprès ses confidences sur les 35 heures et le SMIC, il se confirme que Royal prend un malin plaisir à se mettre "son" parti à dos.
medium_LIBE_23.06.07.jpgCes trois Unes de Libération en disent plus qu'un long discours.
Tout cela m'importe peu d'ailleurs !
En revanche j'aurais apprécié d'entendre un journaliste lui poser la "petite" medium_LIBE_25.06.07.jpgquestion suivante : " Si vous aviez été élue, auriez-vous donc appliqué des principes et des décisions auxquels vous n'adhériez pas ? ". Sa réponse eut été savoureuse.

Le TSS de gauche
Le concept du Tout Sauf Ségolène de tacite et rampant est devenu officiel et universel. Les quelques lieutenants de campagne (Dray, Rebsamen, Montebourg…) font profils bas au Conseil National medium_DREY_MONTEBOURG.jpgpendant que "Madame" inaugure un site archéologique en Poitou. Cambadélis, proche de DSK et Bartolone, proche de Fabius, jouent les sages prônant et faisant passer la refondation et le maintien de l'agenda PS, avant le choix du candidat pour 2012.
De belles bagarres s'annoncent au PS et convenons que le TSS de gauche n'est que le juste retour d'une insondable vanité de Royal.
Il lui faudra de nombreux autres adhérents à 20€ pour refaire un holp-up sur un parti qu'elle n'a de cesse d'insulter.
D'ailleurs, je suis prêt à le parier, elle ne gagnera jamais le PS. Madame Royal sera broyée par les forces qu'elle prétend et croit dominer.

Et pendant ce temps-là…
medium_SARKOZY_BOURGET_JUIN_07.jpgMon Sarkozy avance, avance, avance !
Dès son retour de Bruxelles il déboulait au Salon du Bourget pour parler de la politique militaire, aéronautique et spatiale européenne, sur fond de dossier EADS et Airbus (il a invité Angela à venir à Toulouse).
Comme la navette Atlantis qui se pose sans bruit et en douceur en Californie plutôt qu'en Floride pour cause de mauvaise météo medium_ATLANTIS_JUIN_07.jpg, Nicolas Sarkozy sait naviguer et s'adapter aux circonstances. Il démontre une belle habileté qui transforme en succès routiniers ce que d'autres voyaient en impossibilités chroniques.
Nous en aurons besoin pour affronter les dossiers qui peuvent fâcher : service minimum, 35 heures, universités, représentativité syndicale…etc.

C'est en septembre que nous devrons tous être solides, solidaires et actifs.

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23 juin 2007

LA TURQUIE NE SAURAIT ETRE EUROPEENNE

medium_TURQUIE_basdef.JPGAprès un voyage de presse* de quatre jours, invité du Ministère du tourisme turc, je ne peux prétendre avoir tout compris du problème de l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne.
Je reviens pourtant avec une conviction : la Turquie n'est définitivement et durablement pas un pays en cohérence avec les préceptes de l'UE.


Alors que je me sens un peu chez moi dans tous les pays d'Europe, sans exception y compris les "petits" derniers medium_TURQUIE_DRAPEAU.jpgrentrants, j'ai été totalement dépaysé dès mes premiers pas dans les rues d'Istanbul.
Côté touristique c'est plutôt agréable et ce pays est enthousiasmant par son histoire antique, la richesse de son archéologie et la variété et la beauté de ses paysages. Il est manifeste également que les Turcs sont des gens accueillants et chaleureux.
Mais mon œil économique et surtout politique était en éveil. Là, je dois l'avouer très directement, je n'imagine pas la Turquie à Bruxelles, aujourd'hui et même demain.

Pourquoi ce malaise ?
J'ai visité de nombreux pays où règne et vibre l'Islam : Arabie Saoudite, Iran, Egypte, Maroc ou encore Emirats du Golfe persique. Mais en Turquie mon esprit ne pouvait pas ne pas être obsédé par une question : ce pays peut-il faire partie de notre communauté européenne ?
Je ne pouvais donc voir les choses, non en touriste, mais avec une perception et un jugement déformés par le prisme de la sensibilité politique.
La réponse à LA question s'est vite imposée, spontanément, intuitivement. Est-ce le nombre de mosquées, pas plus nombreuses en Turquie que dans d'autres pays musulmans ? Non !
Est-ce les muezzins qui envahissent et déchirent l'atmosphère cinq fois par jour. Peut-être !
Mais une fois passée la délicieuse impression de se retrouver plongé dans le charme suave et envoûtant de l'Orient, entendre les appels à la prière a agressé mes convictions laïques. Je n'ai rien, et d'une certaine façon même j'admire celui dont la Foi le fait se plier aux exigences et aux rites de sa religion. Je n'ai ni cette force, ni cette faiblesse.
medium_DSC00849basdef.JPG.jpgMais comment un pays prétendument républicain et laïque peut-il accepter cette intrusion forcée dans nos consciences ? La Turquie est le premier pas dans un terre du Proche Orient.
Que l'on soit agnostique, athée, chrétien, juif ou musulman, la Turquie vit au rythme des valeurs de l'Islam. Très bien. Cela ne me gêne aucunement. Mais le domaine religieux est un des paramètres majeurs de la réponse à ma question de fond.
medium_MOSQUEE_BLEUE.jpgEntre la Mosquée bleue (active) et la Basilique Sainte Sophie (devenue musée) qui se font face, seulement séparées de quelques centaines de mètres, c'est toute l'histoire ambivalente de la Turquie qui s'érige devant le visiteur à l'œil d'Européen critique et vigilant.

Le ciment de l'Europe est celui de la Paix. Faire rentrer un pays où les tensions internes sont si vives est à mes yeux déjà rédhibitoire.

Quelques "petits" problèmes aussi…
medium_ATATURK.jpgMustafa Kemale, alias Atartürk (père des Turcs), fonda la Turquie moderne au début des années 20, en imposant avant l'heure des concepts républicains, laïques et libéraux (ex. : le vote des femmes).
Mais la Turquie est restée immergée et perdues dans ses contradictions politiques et religieuses.
medium_ICONE_CHRIST.jpg. Il y a le génocide arménien qu'aucun gouvernement turc n'a encore reconnu, loin s'en faut. L'inconcevable négationnisme y est toujours une idée rampante et forte.
Reconnaître le génocide serait une preuve de maturité que la Turquie n'est pas prête à donner. Elle pense qu'un acte de contrition ébranlerait les fondations de sa création…c'est tout le problème !
. Il y a la question cypriote qui fait de la Turquie le seul et unique pays, candidat à l'UE, occupant militairement un pays souverain et indépendant.
. Il y a la non-séparation effective des pouvoirs entre l'état et la religion.
. Il y a une situation latente de guerre civile et religieuse, dont les récentes élections ont encore illustré la possibilité.
. Il y a l'Armée qui vient récemment de faire sentir le poids de son pouvoir auprès des politiques…etc. Tout cela est inimaginable en France, en Italie ou au Royaume-Uni.

Les non réponses à toutes ces questions sont trop lourdes de conséquences et trop longues à résoudre pour imaginer que la Turquie fût avant des dizaines d'années une démocratie à la hauteur des nôtres. Sept ou huit années ne lui suffiront pas pour devenir une nation politiquement stable, à l'abri de tout affrontement interne sanglant.
L'Europe n'a pas vocation à sauver une nation de ces errances.

Oublions la géographie et pensons politique
Nous entendons toujours dire que le Bosphore est le point de séparation entre l'Europe et l'Asie. Si géographiquement parlant cela est indéniable, l'argument géodésique ne constitue pas un argument sérieux et medium_BOSPHORE.jpgrecevable. Les différences sont plus profondes que les eaux du Bosphore.
Pour les Etats-Unis, la Turquie est une place stratégique. Aux portes nord de l'Iran, de l'Irak et de la Syrie, les Américains ont des bases militaires en Turquie. Il ne faut pas compter sur eux pour avoir une vue objective de la situation. Ils sont évidemment favorables à l'entrée de la Turquie dans l'UE. C'est pour eux la meilleure option pour affaiblir l'Europe, tout en confortant leur hégémonie sur cette zone. Accepter la Turquie dans l'UE, c'est donner plus de poids aux USA pour peser sur les équilibres du monde. C'est un autre paramètre majeur de la réponse à ma question de fond.

Enfin, économiquement !
L'UE doit déjà assumer l'arrivée récente des dix nouveaux pays d'Europe centrale de l'ex bloc soviétique. Ayant des cultures proches des nôtres, à l'aune du cas de l'Espagne, il était de notre intérêt de les capter dans l'Union en les aidant économiquement le plus rapidement possible.
Si d'ici 2020, la Turquie rentrait dans l'UE, ce sont entre 78 et 80 millions de Turcs (pour information, 1,7 millions d'adolescents ont passé l'équivalent de notre BAC dimanche dernier) qui deviendraient européens, soit (en 2020) la première nation avant l'Allemagne réunifiée.
Eu égard aux différences fondamentales et aux questions que j'abordais ci-dessus, je ne crois pas que cela soit supportable. Avec les nouvelles dispositions de gouvernance qui se profilent (ex. : l'abandon de l'unanimité sur nombre de domaines), la Turquie pèserait à elle seule plus lourd que l'ensemble des dix nouveaux rentrants.

Trait d'union entre l'Europe et l'Asie ?
Je ne crois pas à cette théorie qui ferait de la Turquie le meilleur rouage de paix entre l'Europe et le Proche Orient, dont les déjà rares démocraties sont gravement perturbées et fragilisées par l'activisme islamique. Il est sans doute politiquement incorrect de l'écrire, mais si conflit lourd il devait y avoir, le peuple turc à 80 ou 90% de confession musulmane, et dans l'état actuel des choses, choisirait assurément la solidarité avec les pays frères voisins et musulmans. Il serait impossible et stupide de lui reprocher.
medium_DSC00939basdef.JPG.jpgCela ne serait pas pour autant une guerre de religion au sens premier du terme, mais une rivalité sans solutions des cultures et des modes de vie.
Aider la Turquie à rentrer joyeuse, sereine et unanime dans le concert des nations libres aux institutions stables…bien entendu !

Mais il y a sans doute des moyens et une stratégie plus intelligents que de la faire rentrer dans l'Union Européenne, avec laquelle il est illusoire de croire que le schisme culturel est provisoire et sans importance pour son adhésion.



* Une équipe de 10 journalistes français

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20 juin 2007

DE RETOUR DE VOYAGE PROFESSIONNEL...

... Eloigné de France depuis seulement cinq jours et n'ayant aucun temps disponible pour me tenir sérieusement informé des détails quotidiens de la politique française, on perd très rapidement le fil de l'actualité.

medium_VOY_TURQUIE.JPGRentré cet après-midi d'Istanbul et de Bodrum, au lieu d'hier soir (merci à la Turkish Airlines et à ses chefs d'escales peu zélés), je n'ai pas aujourd'hui le loisir d'écrire un article. Je reprendrai mon rythme à partir de demain.
Outre mes réactions sur notre politique interne, je vous parlerai bientôt d'un sujet fort intéressant, celui de l'intégration ou non de la Turquie à l'UE.
Ne connaissant pas ce pays, je n'avais pas d'avis. J'ai "senti" le pays et rencontré des élus nationaux et locaux. Mon opinion est faite.
A demain donc !

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15 juin 2007

TVA SOCIALE

Courage politique ou folie électorale !

Certains diront que c'est idiot, d'autres que c'est malin, toujours est-il qu'avoir sorti le projet TVA Sociale des cartons du projet présidentiel à quelques jours du second tour des législatives est un sacré pari.

Comme le disait le Président…
medium_SARKOZY_14.05.07.2.jpg"J'ai tout fait, j'ai tout dit pour ne pas être élu…j'ai lancé des polémiques…les Français m'ont quand même élu avec 53% des suffrages ! "
Partant de ce constat qui devient une technique électorale, on peut effectivement se dire que ce qui a fonctionné une, deux ou trois fois, peut fonctionner à l'infini.
Attention quand même ! Toute corde ou toute chaîne ont un point de rupture.
Je suis donc partagé entre dire la vérité en toute circonstance et marquer tactiquement le pas.
Certes, il est acquis que nous aurons une très belle majorité au Parlement, mais le risque en vaut-il la chandelle ?

Comme le dit l'opposition…
…"…il vaut voter contre la TVA à 24,6…". , cela devient le seul et unique thème de l'entre-deux-tours, véritable peau de chagrin des arguments socialistes.
medium_MEETING_PS_29.05.07.3.jpgNombreux sont pourtant les dirigeants du PS qui avouent qu'une augmentation de la TVA était une solution pertinente qu'ils avaient clairement envisagée. Notons au passage que le taux de 24,6 est une simple hypothèse et que les taux seront variables selon le secteur d'activité (ex.: la restauration à 5,5%).
"…une mesure pour financer les cadeaux fiscaux…" disent d'autres, alors que l'enjeu est une profonde modification de l'origine et de la répartition des rentrées fiscales, c'est à dire ni plus ni moins qu'une "révolution".

Les socialistes plongent comme un seul homme dans le piège !
medium_GAUCHE_C_PAS_LA_JOIE.3.jpgTrop heureux d'avoir un os à ronger et croyant en faire oublier leur cacophonie, l'opposition tire à boulets rouges sur la TVS sociale. Ils oublient simplement un petit détail : ce n'est pas un thème électoral porteur et ce pour quatre raisons :
. Un sujet trop compliqué et technique pour véritablement intéresser les Français qui savent que cette lutte anti TVA sociale n'est qu'un cache misère des socialistes.
. Les médias, pour une fois, font leur boulot et en expliquent assez clairement les avantages et les inconvénients
. Nicolas Sarkozy et son équipe gouvernementale confortent leur crédibilité, en démontrant une fois de plus qu'ils font ce qu'ils avaient annoncé. Imparable !
. Il est de toutes les manières trop tard pour sauver les meubles, a fortiori renverser les tendances.

Et pendant ce temps là, les éléphants et d'autres plus jeunes placent leurs banderilles pour tuer la Madone blanche à partir du 17 juin au soir !


PS : Partant pour 4 jours en voyage professionnel, je ne pourrai malheureusement pas écrire jusqu'au mercredi 20 juin.

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13 juin 2007

POURQUOI IL FAUT LA PLUS LARGE MAJORITE POSSIBLE

…Finalement !

Il y a quelques semaines, je m'inquiétais à l'idée que l'UMP obtienne 400 sièges ou plus. J'ai modifié ma façon de voir le problème.

Me fondant sur le principe, mille fois vérifié, que l'humiliation d'un adversaire décuple sa soif de revanche en le poussant à tout faire et au-delà pour que le vainqueur échoue, je pensais qu'une belle victoire suffisait, soit environ 370 à 380 sièges (359 en 2002).

C'est une déclaration de Bernard Thibault qui m'a fait changer d'avis.
medium_THIBAULT_BERNARD_JUIN07.jpg"…ce serait une erreur de conclure que les citoyens ont systématiquement adhéré et plébiscité le programme et la machine libérale dont le nouveau Président est porteur…", a récemment déclaré le leader syndical CGT.
Le concept de "3ème tour social" est un classique chez les communistes, mais tout laissait penser que Thibault avait rangé cet argument au placard, notamment après sa première rencontre avec Nicolas Sarkozy.
Il est revenu à la charge en ajoutant : "…la CGT a un mandat…celui de défendre en toutes circonstances les intérêts des salariés…".
Quand on connaît le pouvoir de nuisance de la CGT et le sens des mots chez les communistes, c'est le " en toutes circonstances…" qui est inquiétant.

Le cégétiste méprise la démocratie
Outre l'insulte faite au peuple français qui s'est clairement exprimé, Bernard Thibault démontre une nouvelle fois qu'il n'est pas un démocrate. Nous le savions déjà, mais cela me révulse toujours d'en avoir encore la preuve, en France et en 2007.
Le personnage en est toujours à la lutte des classes; classes qu'il prétend représenter ce qui est arithmétiquement faux et défendre, ce qui l'est finalement encore plus.

Pour avoir les coudées franches
medium_SARKOZY_NEUILLY_10.06.07.jpgVoilà pourquoi, nous devons espérer et souhaiter une très profonde vague bleue à l'Assemblée. Elle ancrera solidement la légitimité du Président et de son futur gouvernement Fillon II.
Et tant pis pour les quelques susceptibilités égratignées ! Faisons confiance à Sarkozy pour les gérer. Il doit pouvoir compter, via le parlement, sur une forte adhésion populaire et sur un bouche à oreille qui ne finira pas par donner raison à quelques grévistes puissants mais ne représentant qu'eux-mêmes.
Souhaitons que Monsieur Thibault réfléchira à deux fois avant de lancer ses sbires grévistes patentés.

Le vrai test
medium_SARKOZY_FILLON_1.2.jpgNe nous y trompons pas, le vrai test pour notre nouveau Président et son Gouvernement sera la façon dont ils sauront mettre en place le service minimum dans les services publics. C'est sur ce terrain que la représentation syndicale, à défaut d'être représentative, est à l'évidence et hélas la plus puissante.
Du doigté, encore du doigté, toujours du doigté...besoin nous aurons !

Quant aux résultats de dimanche 17 au soir.medium_ASSEMBLEE_NATIONALE_5.jpg.2.jpg
Cumulé à l'habileté audacieuse du Président et du gouvernement (ex. : la relance de la TVA sociale à J-4 du second tour, un dossier considéré comme sensible), il faut bien dire que les querelles de chiffonniers au PS ne pourront qu'amplifier le tsunami électoral qu'ils vont très probablement prendre sur la tête.

On a ce qu'on mérite.

02:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

11 juin 2007

LEGISLATIVES BOULOGNE (suite et fin)

Seule la victoire est belle !

medium_BAGUET_ASSEMBLEE.3.jpgPierre-Christophe Baguet est donc nettement réélu dès le premier tour (comme en 2002). Nous ne doutions pas de sa victoire, mais ne pas nous retrouver dimanche prochain devant les urnes est un nectar que nous devons quand même apprécier.

D'abord un petit rappel en forme de constat
Une campagne honnête et digne est donc plus forte que la calomnie et le mensonge. C'est rassurant, mais nous n'en ferons pas des tonnes !
L'objectif est atteint, la démocratie a parlé au service du bon sens.
medium_BAG_SOL_MAIRIE_10.06.07_II.jpgIl m'est cependant impossible de ne pas souligner une dernière fois que la campagne de Madame Dorothée Pineau fut parfois curieuse, souvent déloyale et toujours ambiguë.
Une méthode que par bonheur et sagesse les Boulonnais ont durement sanctionné. Sans autres commentaires de ma part, mais PC Baguet n'a pas écarté l'hypothèse de quelques conséquences judiciaires lors de son discours !

Comparatif succinct par rapport aux élections de 2002
Avec 59,3%, PC Baguet fait un score voisin de celui de 2002 (61%). En nombre de voix, il fait mieux, soit + 451 voix.
Conformément aux résultats nationaux, l'évolution la plus visible du paysage politique de Boulogne est l'effondrement du Front National qui passe de 2.277 voix en 2002 - 6,3%) à 854 en 2007 ( 2,2%). Manifestement, de nombreux électeurs du FN se sont enfin dirigés vers le choix plus républicain de l'UMP.
La seconde évolution, est qu'une petite partie des voix que PC Baguet avait obtenues en 2002, s'est reportée sur D.Pineau qui n'existait pas il y a cinq ans, puisque le Député Baguet portait une liste d'Union UMP-UDF.
Quant au socialiste Pierre Gaborit, il perd 2,5% par rapport à 2002, des voix dont a sans doute profité en partie l'UDF-Modem de Pineau. ..."...tu vois Dorothée, à toute chose malheur est bon...!".

Une absence remarquée et signifiante.
medium_FOURCADE_JDD_18.03.07.2.jpgA la réception de la Mairie hier soir dimanche, nous avons pu constater l'absence de Jean-Pierre Fourcade.
En assistant à la présentation des résultats faite par le Maire Duhamel, même le socialiste Pierre Gaborit a joué le jeu, ce qu'à ma connaissance Madame Pineau - je suis peut-être parti trop tôt - n'a pas eu le courage d'assumer.

Perdre n'est pas honteux. Mais ne pas être capable de venir serrer la main de son vainqueur induit et confirme la noirceur de tout un système de pensées et d'actions. C'est en quelque sorte, la signature virtuelle d'un "crime" inavouable, comme un ultime message de perfidie.

Boulogne, une grande stabilité
Entre les voix gagnées sur le FN et celles douteusement détournées par la campagne trouble de l'UDF-Modem, il n'y a pas de révolution du paysage à Boulogne.
medium_BAGUET_SOLERE_MAIRIE.2.jpgTout le mérite en revient à la campagne de Pierre-Christophe Baguet et de Thierry Solère.
Maintenant, au travail, car le plus dur Messieurs vous attend sur le plan national.

Vous pouvez compter sur l'indéfectible soutien des Boulonnais qui vous ont élus.


ICI : Lien pour les résultats complets de Boulogne

PETITS CALCULS CLIN D'OEIL
sur la contribution des candidats au financement public de leur parti respectif (hors incidence des pénalités éventuelles sur le non respect de la parité homme-femme au plan national )
. Pierre GABORIT rapporte 56.014 € au PS
. Dorothée PINEAU rapporte 33.651 € à l'UDF-Modem (mais à qui sera vraiment versé ce montant ?)
. P.Christophe BAGUET rapporte 227.228 € à l'UMP (Nouveau Centre)
Voilà une autre façon de traduire la valeur de chacun ! :-)

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09 juin 2007

LEGISLATIVES BOULOGNE

Le député Baguet est un homme de paix et d'union
(VIDEO)medium_MEETING_8.06.07_I.JPG.2.jpg
Une explication claire et limpide de Pierre-Christophe Baguet, lors de son dernier meeting de campagne.

medium_MEETING_8.06.07_IV.JPG.jpgConfrontés aux méthodes déloyales de la candidate UDF-Modem (opposition présidentielle) et de quelques-uns de ses militants définitivement trop...zélés, Pierre-Christophe Baguet et son suppléant Thierry Solère exposent la vérité des faits et de la situation avec calme et sagesse.
Ils ont bien du mérite !
La pondération de leur attitude illustre à merveille les qualités qu'il faut déployer pour être digne de la charge de Député.

medium_meeting_8.06.07_II.JPG.jpgBravo Messieurs !
Qu'hommage vous soit rendu de ne pas tomber dans le piège de l'invective.
Je forme le voeu et j'ai bon espoir que la noblesse triomphe de la vilenie, avec une élection joué dès le 10 juin au soir. Quelle belle et magnifique leçon cela serait !

PS : Ayant l'honneur d'être assesseur titulaire désigné par PC Baguet, j'aurai donc le plaisir de retrouver certains d'entre vous demain au Bureau 17, à l'Ecole Denfert-Rochereau. Bon vote à tous.

15:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

08 juin 2007

LEGISLATIVES BOULOGNE

Pierre-Christophe dénonce les méthodes déloyales et surtout calomnieuses de Dorothée Pineau.

Nos adversaires politiques n'ont pas encore perdu qu'ils sont déjà mauvais joueurs.

medium_BAGUET_TRACT_I_JUIN07.jpgEn clickant sur la photo, vous découvrirez la position et la réponse parfaitement justifiée de Pierre-Christophe Baguet. Tout est dit !

J'apporterais cependant deux commentaires.
1. Dans la vie, j'ai toujours constaté qu'une personne qui vous accuse de perfidie et de tromperie est précisément celle qui les sème. Elle ne voit son entourage qu'au travers ses propres vices et ne peut imaginer que le monde ne soit pas comme elle.
2. Certaines personnes et apparatchiks de Madame Dorothée Pineau m'ont adressé des commentaires ou des emails d'insultes auxquelles je n'ai jamais vraiment répondus.
Le contenu de mon blog militant a toujours gardé le sens du respect, en évitant toute calomnie et toute insulte.
Je vois que ces "gens" n'ont pas la même tolérance. Leur haine sans fondement les amènera avant longtemps à suivre la méthode des procès de Moscou …"je n'ai pas de preuves, mais j'ai l'intime conviction".
Qui est capable de dire cela n'est pas un démocrate, mais un dictateur ou un fou…ce qui revient au même !

medium_BAGUET_TRACT_II_JUIN07.jpg Baguet-Solère...what else ?
Plus que jamais, que Boulogne soit protégé de telles méthodes. Déjà utilisées en campagne, on imagine aisément leurs conséquences dans la gestion d'une ville !
Est-il utile de rappeler dans quel camp se trouvent cohérence, clarté, intégrité, sincérité et compétences avérées ?

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BIENVENUE A HANDI POP'

medium_LOGO_HANDI_POP.jpgJe suis heureux d'accueillir et de faire un nouveau lien (sites utiles) avec Handi Pop' rattaché à l'UMP.



Présidé par Frédéric Bouscarle, Handi Pop' participera activement à la politique d'aide et d'assistance aux handicapés.
Bravo à "notre" Boulonnais Pierre Deniziot qui en est le responsable pour le 92.

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07 juin 2007

LEGISLATIVES, UNE AFFAIRE DE GROS SOUS

Financement public des partis, la vraie raison de nombreuses candidatures incongrues

J'ai cherché si, il y a cinq ans, la presse avait abordé les différents aspects du financement public des partis politiques. Sauf quelques entrefilets donnant très peu de détails, je n'ai rien trouvé dans les archives de l'époque, qui soit à la mesure de l'information que nous trouvons dans nos médias depuis quelques semaines.
Sauf exception, cette information est pourtant et toujours largement incomplète.

Je ne peux évidemment avoir aucune certitude, mais il se pourrait bien que cette partie "vulgaire" - l'argent ! - des élections législatives ait été mise en relief par la blogosphère dès les mois de janvier ou février, avant même la presse.
On peut comprendre la pudeur des partis politiques (quoique !), certainement pas celle des médias. Mais vous connaissez mon opinion sur la plupart des journalistes politiques !

Pourquoi est-ce si important ?
medium_ASSEMBLEE.jpgSans le financement public les petits partis n'existeraient pas et les grands auraient des budgets de 40 à 70% inférieurs selon les cas.
Notons d'ailleurs qu'on peut être choqué des budgets de campagne des grands partis (20 à 25 millions d'euros), mais n'oublions pas que seul le système de financement public est à l'origine de cette inflation spectaculaire; un système transparent dont nous devons nous réjouir.
Selon le CNCCFP(1), l'organisme très discret qui valide sur le plan financier les comptes de campagne mais aussi les financements dus en fonction des résultats, les recettes des trois grands partis de la dernière mandature législative ont été les suivants :
UMP : 48,9 M €, dont 32,9 de Financement Public (FP)
PS : 46,6 M €, dont 18,6 de FP
UDF : 6,9 M €, dont 5,4 de FP

Un mode calcul qui favorise largement le parti qui remporte les élections
Chacun le sait, notre système électoral permet d'obtenir 300 à 350 sièges (sur 577 en 2002) avec environ 50% des suffrages.
Mais ce ne pas la seule anamorphose par rapport à la réalité du profil de l'électorat. Il creuse également l'écart en termes de financement.
Nous savons qu'une voix au premier tour rapporte environ 1,63€ au parti concerné (soit 8,15 € sur 5 ans). C'est exact et à ce niveau tous les partis sont logés à la même enseigne.
medium_CNCCFP_MEMBRES.jpg
Mais dans le financement public total, le calcul établi par la CNCCFP (photo des membres ci-contre) ajoute la somme de 44.394 € par député élu, ce qui fait une différence sensible.
C'est ainsi que le financement public (pour les 5 ans) a été de l'ordre pour :
. UMP (359 députés)de 84,5 M.€
. PS (149 députés) de 56,2 M.€
. UDF (29 députés) de 11,2 M.€.
Nota : en croisant mes propres calculs (fondés sur les résultats de 2002), je dois préciser que je n'ai pas réussi à obtenir une cohérence satisfaisante avec les chiffres présentés dans Les Echos du 6 juin (sources CNCCFP).

Les voix et les sièges ont des valeurs variables selon le parti
Le calcul est très simple. Il suffit de diviser le financement public total par le nombre de voix obtenues au 1er tour ou par le nombre de députés.
Les valeurs d'une voix sont les suivantes :
UMP = 10,05 €
PS = 9,24 €
UDF = 9,20 €
La réalité financière est donc éloignée des 1,63 €, seul chiffre réellement diffusé et connu de seulement 10 ou 20% des Français.

Une comparaison avec le prix du litre d'essence
Curieuse idée vous direz-vous ! Mais faisons un comparatif avec le prix de l'essence, en nous posant une simple question : si à la pompe le tarif indiquait en gros et medium_POMPE_ESSENCE.jpgen rouge que sur 1,30 €/l, l'automobiliste paie 80 à 85% de taxes diverses, ne serait-il pas plus exigeant vis-à-vis de l'état ? La conscience de la réalité du prix n'aurait-elle pas une incidence sur sa conduite et sur consommation...donc au final sur l'émission de Co2 et même sur la sécurité !
Un électeur voterait-il toujours de la même façon s'il avait pleine conscience de sa contribution effective au financement des partis politiques ? Ne serait-il pas plus exigeant ? Ne verrait-il pas les choses différemment ? Quitte à payer (votant ou non), cela n'aurait-il pas une incidence mécanique sur le taux de participation ?
Je n'ai pas la réponse, mais il semble qu'elle vaille la peine d'être posée.

Les valeurs d'un siège de député sont les suivantes :
UMP = 235.376 €
PS = 377.248 €
UDF = 388.965 €
La valeur d'un siège de député est un ratio né de l'imagination de votre serviteur. Il n'a jamais été utilisé dans les médias. Elle révèle cependant des différences relativement étonnantes et importantes, qui sont la conséquence du croisement et d'un effet ciseau entre le mode électoral et le mode de calcul des financements publics. Mais je vous laisse tirer les conclusions de ces petits calculs.

Ces modes de calculs expliquent finalement beaucoup de choses
Les incidences politiques seront relativement lourdes dans un certain nombre de circonscriptions, où l'apparition de candidatures inexplicables sur le plan politique, deviennent limpides sur le plan financier.
Des triangulaires, voire des quadrangulaires, auront souvent pour seule origine la motivation financière de petits partis ayant l'espoir d'obtenir au moins 1% des suffrages dans au moins 50 circonscriptions.
medium_MEETING_PS_29.05.07.2.jpgLes parties de billards fondées sur les désistements ou non pour le second tour peuvent avoir des conséquences inattendues.
Obtenir 1% est relativement facile et un petit parti, n'ayant même aucune audience nationale, peut obtenir un financement de 150, 200 ou 300.000 €, ce qui permet déjà de financer un siège et une structure de quelques permanents salariés.
L'union de façade du PS avec la photo de famille prise la semaine dernière n'a pas d'autre explication possible.
Evidemment, personne n'ose l'avouer, ce qui est une façon de tromper son électorat.

ZOOM BOULONNAIS A J-2
Pour mémoire à Boulogne, 1% des votes = 485 à 500 suffrages
Avec un taux de participation de 88,12% au 1er tour et de 87,07 au second, Boulogne fut un modèle de civisme à l'occasion de la présidentielle
Si nous atteignons sur notre commune, circonscription à elle toute seule, un taux de l'ordre de 70% pour ces législatives, 1% sera inférieur à 500 électeurs.
Une information localement intéressante qui donne l'échelle de l'enjeu pour un petit parti.

medium_baguet_2_1_.2.jpgLe 9 juin 2002, Pierre-Christophe Baguet fut élu au 1er tour avec 61,02% des votes exprimés (participation : 62%).
Un tel résultat sera sans doute un plus difficile à atteindre cette année, mais un victoire en un tour est tout ce que nous pouvons souhaiter dimanche 10 juin au soir.

RAPPEL DE LA DERNIERE REUNION DE CAMPAGNE
Vendredi 8 juin, de 20h30 à 22h00, Ecole Denfert Rochereau - 92, Rue Denfert Rochereau

SITE A VISITER : un article sur le site de notre camarade Pierre Deniziot sur la diversité des candidats pour les législatives complètera votre information.


* SYSTEME DE FINANCEMENT PUBLIC
1 voix (au 1er tour) = 8,15 € (au total, sur les 5 ans)
1 député = 44.400 € (forfait)

1. CNCCFP : Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques

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05 juin 2007

PETITES PHRASES, COTE OPPOSITION

Pour vous faire gagner du temps

Manifestement, le PS et l'UDF-Modem n'ont pas bien compris les évolutions de notre paysage politique et surtout d'une majorité du mode de pensées des Français.

De la Royal
" …comment le SMIC à 1.500 € a-t-il pu être moins crédible que travailler plus pour gagner plus ? ". medium_ROYAL_4.06.07_NANTES.jpg
Si elle se pose encore la question, cela est très inquiétant pour son avenir.

" …je vous propose la vague blanche puisque je suis en blanc…"
C'est du pur Royal dans le texte, comme ne manque pas de le souligner Libération - itself !- cette semaine.
medium_ROYAL_LIBE_1.06.07.3.jpg
Et je garde la meilleure pour la fin :
"… ce que les Français attendent (au maximum 47% NDLR) de nous, ce ne sont plus les petites phrases".
Pour elle qui en est le chantre, c'est quand même extraordinaire !

Et de Jean-Marc Ayrault :
"…nous allons construire la gauche populaire, la gauche solidaire, la gauche du XXIème siècle…".
Formidable ! Pourquoi n'appelle-t-il pas le PS espagnol ou le Labour britannique…ils l'ont inventée depuis longtemps.

Et de François Hollande :
"…il faudra moderniser, rénover, refonder le PS…mais il sera toujours le PS avec ses valeurs, ses idéaux…".
medium_HOLLANDE_PENSIF.2.jpgIl serait temps ! Avec de telles déclarations, il ne faut d'ores et déjà pas écarter l'hypothèse d'une nouvelle et belle victoire de Sarkozy en 2012.
En tenant la majorité de ses grandes promesses, c'est même déjà plié ! Oui, je sais, je vois un peu loin, mais gérer n'est-ce pas prévoir ?

Et de François Bayrou : là, c'est plus intéressant !
A propos de l'action gouvernementale : "…il est des orientations que j'approuve…"
A propos de Royal : "….je n'approuvais pas son programme économique…je ne croyais pas à sa vision du social assisté par l'Etat…".
medium_BAYROU_4.06.07_LESQUIN.jpgMis à part sa critique sur l'interventionnisme tous azimuts du Président Sarkozy, deux conclusions peuvent être tirées de ces deux phrases.
1. Bayrou tient des propos sensiblement plus nuancés à l'égard de l'UMP et de Sarkozy.
2. Dans ces conditions, on se demande comment il a pu accepter un face à face avec Royal entre les deux tours.

Il est allé vraiment trop loin, vraiment trop tard.
Bayrou commence à comprendre, ou plutôt à admettre, que son échappée présidentielle n'était qu'un effet de circonstances. Elle ne correspondait pas à la réalité de l'électorat. Ses 18% ont été atteints par une consolidation des voix centristes naturelles, des voix de gauche et dans une moindre mesure de voix de droite.
Si nous estimons les apports respectifs de gauche et de droite à 50%, l'UDF-Modem fera aux alentours de 10% au 1er tour.
Et cela sera déjà bien payé, au sens premier du terme…les sous !

medium_SARKOZY_BAGUET_SOLERE.13.jpgD'ailleurs à ce sujet, Dorothée Pineau à Boulogne ne sera certainement pas sa plus grande contributrice !
Dois-je répéter que le seul et unique choix de la cohérence et de l'efficacité, c'est Baguet-Solère ! Ne vous démobiliser surtout pas. Une victoire dès le 1er tour est possible.

RAPPEL DE LA DERNIERE REUNION DE CAMPAGNE
Vendredi 8 juin, de 20h30 à 22h00, Ecole Denfert Rochereau - 92, Rue Denfert Rochereau

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POUTINE ET TRAVAILLER PLUS

Quel rapport avec les élections législatives ?
A priori aucun et pourtant ! C'est bien le genre de dossiers que le Président Sarkozy et le Gouvernement Fillon I doivent mener de front. Entre parenthèses, j'imagine très mal Ségolène Royal aux commandes du navire !

Poutine ou la nostalgie de la guerre froide.
"Tu pointes tes fusées sur l'Iran, je pointe les miennes sur des cibles européennes !" C'est en medium_poutine.jpg.jpgsynthèse ce qu'a déclaré Poutine, ancien cadre du KGB faut-il le rappeler, au sujet du projet US d'installation d'un radar et de dix missiles d'interception en Pologne et en République tchèque.
" …la tragédie, c'est que je suis le seul pur démocrate au monde…" a-t-il eu l'aplomb d'affirmer. On aimerait croire que c'est un gag des Guignols. Il n'en est rien.
Certes, il y a dans le projet américain un aspect unilatéral qui n'est pas acceptable, car il m'étonnerait que W.Bush et C.Rice aient consulté les Européens. Mais la réaction de Poutine a de quoi glacer le sang.
medium_SARKOZY_KOUCHNER.2.jpg
J'aimerais entendre la position de la France à la suite d'une déclaration aussi inquiétante. Si Bernard Kouchner est sans doute excellent sur l'humanitaire et la défense des droits de l'Homme, souhaitons qu'il consulte son patron avant toute déclaration sur le terrain géo-stratégique.

Travailler plus pour gagner plus.
Un article dans le Monde Economie d'aujourd'hui signé de l'économiste Brieuc Bougnoux fait une démonstration stupide sur la stratégie induite et portée par le slogan "travailler pour gagner plus".
Après un calcul arithmétique simpliste, il prétend que cette stratégie ne réduira pas le chômage. Pour lui tous les pays ayant un nombre d'heures élevé de temps de travail par personne sont aussi les plus pauvres. Pour étayer sa position, il prend les exemples de la Turquie, du Mexique ou de la Pologne qui n'ont jamais été des pays développés.
A contrario, ce jeune économiste de 34 ans donne la Norvège, la Suisse ou le Danemark comme les exemples de pays riches ayant fait le choix du "travailler tous" (la théorie socialiste).

L'économiste oublie des points cruciaux
Bougnoux est sans doute très brillant en théorie, mais il oublie deux points fondamentaux :

- les pays riches qu'il prend en exemple ont su harmoniser une législation protectrice du travail avec une grande fluidité, ce qui n'est pas le cas en France (embauche et débauche plus souples), ce qui change radicalement la donne.

- dans les pays pauvres qu'il prend en exemple un tissu de PME-PMI n'existait pas et la législation du travail est plutôt laxiste. La stratégie "travailler plus pour gagner plus" ne pouvait tout simplement pas être efficace. Elle ne pouvait que creuser les tendances.
Il n'est pas étonnant de lire une telle démonstration socialisante et malthusienne dans les colonnes du Monde qui n'a jamais porté Sarkozy dans son cœur.

Le projet Sarkozy est un tout
medium_SARKOZY_AIRBUS2.2.jpgL'économie française est grippée. Le projet Sarkozy ne peut être jugé si on ne prend pas en considération son aspect global, incluant notamment :
. une législation du travail tendant vers une plus grande fluidité et un assouplissement des règles d'embauches et de débauches.
. l'assistance réelle pour retrouver un emploi.
. une nouvelle grille et de nouveaux principes d'indemnisation des chômeurs.

Une stratégie à deux phases
Le "travailler plus pour gagner plus" est pour la France la seule façon de débloquer en deux temps une machine économique grippée :
- d'abord créer de nouvelles richesses, quitte il est vrai à favoriser dans une première phase ceux qui ont déjà du travail
- une fois que pouvoir d'achat et croissance seront débloqués, guider ces nouvelles richesses vers la création d'emplois dans les PME et les TPE, avec la réduction progressive de la dette comme perspective.
C'est la seule façon de replacer la France dans un cercle vertueux. Faire l'inverse serait suicidaire. C'est ce que se refusent d'admettre les socialistes.

Etre puissant et en bonne santé pour être entendu
Si la France a perdu de son influence sur la scène internationale, si elle recule sur l'échiquier économique de la medium_PORTRAIT_OFFICIEL.2.jpgplanète avec un à cinq points de croissance en moins que ses concurrents européens, il ne faut pas aller en chercher bien loin les raisons : la France n'a jamais appliqué toutes les préceptes d'une politique libérale et sociale. Elle est toujours restée au milieu du gué, essayant de concilier l'inconciliable au détriment de sa compétitivité. Nous le payons aujourd'hui.
Pour appliquer et démontrer la valeur de son programme, Sazkozy aura besoin de stabilité sur la durée de son mandat.
medium_ASSEMBLEE_NATIONALE_2.4.jpgC'est tout l'enjeu des élections de dimanche prochain. C'est toute la confiance que nous devons lui faire.

Enfin, pour faire le lien avec la folle déclaration de Poutine
Plus la France sera économiquement forte et plus elle pourra jouer de son influence et faire pression sur le terrain de la politique internationale. C'est quand même simple et de bon sens non !

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03 juin 2007

ROYAL FRAPPE TOUJOURS ET ENCORE

Ce matin, le JDD enfonce le clou. Un sondage Ifop du 31 mai projette de 80 à 120 députés pour le PS et de 0 à 4 pour le Modem. C'est pire que le pire des cauchemars pour l'opposition.

L'effet loupe de notre mode électoral
medium_ASSEMBLEE_NATIONALE.4.jpgConséquence de notre mode électoral, l'UMP obtiendra sans doute de 70 à 80% des sièges avec 50 à 55% des suffrages au seconde tour. Rappelons qu'en 2002, l'UMP avait gagné quelques 350 sièges (61% des 577 sièges, avec 47,2% des suffrages).
Notre système est ainsi fait, qu'il donne mécaniquement une très large majorité à l'Assemblée au premier parti de France, même si celui-ci ne réunit que 50% des suffrages.
Nous ne nous en plaindrons pas, mais concédons qu'il y a sans doute ici une anomalie démocratique qui mérite débat. Je sais que le Président Sarkozy n'est sans doute pas favorable à une modification de nos institutions sur ce point, mais il est permis de poser la question.

Les socialistes n'arrangent pas le décor
Il faut dire qu'après la photo qui a réuni - pour la seule et unique fois - toutes les stars du PS dans l'unique objectif de sauver la caisse et la trésorerie, cohérence des discours et cohésion des socialistes sont toujours assez réduites.
medium_DELANOE_JDD_3.06.07.jpgCette zizanie interne ne fera qu'amplifier les conséquences de notre système électoral.
Strauss-Kahn et Delanoë déclarent qu'ils ne revendiquent rien…mais n'en pensent et n'en font pas moins en coulisses.
Le 17 juin au soir sera terrible ! Ce jour là, nous serons à la veille de la commémoration de l'appel du 18 juin 40…c'est amusant les hasards du calendrier !

Royal persiste dans ses certitudes
Quelques phrases "au hasard" de la dame en blanc.
medium_ROYAL_JDD_3.06.07.jpg" Comment le SMIC à 1.500€ a-t-il pu être moins crédible que travailler plus pour gagner plus ? ". Si elle se pose encore la question, cela est très inquiétant pour son avenir. Tant mieux !
" …je vous propose la vague blanche puisque je suis en blanc…" medium_ROYAL_LIBE_1.06.07.2.jpg

Quel argument renversant ! C'est du pur Royal dans le texte, comme ne manque pas de le souligner Libération cette semaine.

Et je garde la meilleure pour la fin :
"… ce que les Français attendent (au maximum 47% NDLR) de nous, ce ne sont plus les petites phrases". Pour elle qui en est le chantre, c'est quand même extraordinaire.

medium_SARKOZY_BAGUET_SOLERE.12.jpgC'est curieux comme tout semble globalement maîtrisé et cohérent côté UMP par rapport à la chienlit côté opposition.
Comme quoi, on a toujours ce qu'on mérite.

18:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

02 juin 2007

ELECTIONS LEGISLATIVES (sur le plan national)

Décidément, le PS et le Modem sont bien mal partis

medium_ASSEMBLEE_NATIONALE_5.jpg.jpgD'après le dernier sondage TNS-Sofres-Unilog, le PS obtiendrait de 140 à 145 députés, soit au mieux une stabilité et au pire une déroute. Oublions le Modem qui va au désastre, à l'image de Dorothée Pineau à Boulogne !
A huit jours du scrutin les tendances ne vont pas s'inverser.


Faut-il se réjouir de la situation ?
medium_ASSEMBLEE_NATIONALE_l_internaute.com.jpgPartant du principe que l'humiliation d'un adversaire ne fait que décupler sa volonté de mettre tous les bâtons dans les roues possibles à l'action de son adversaire victorieux, une belle majorité suffirait à mon bonheur.

Disons qu'entre 360 et 380 députés - quelle belle claque déjà ! - notre victoire me paraîtrait être le bon niveau (nous en avons aujourd'hui 350 + 9 apparentés).
medium_ROYAL_LIBE_1.06.07.jpg
Alors évidemment, le type même d'élections que sont les législatives ne nous permet aucun contrôle. Si une déferlante nationale doit avoir lieu, elle risque fort de tout balayer sur son passage. Ce ne sont pas les récentes déclarations de Royal qui vont arranger les choses (j'y reviendrai demain).
Mais notre joie doit être cependant contrôlée.


Une victoire écrasante : deux bons et deux mauvais côtés.

Commençons par les mauvais.

1. Nous pouvons le regretter sur le plan de la démocratie, mais une déroute du PS (100/110 députés) engendrera inexorablement des réactions socio-syndicales fortes, dans un pays toujours sous le diktat de syndicats hyper politisés ne représentant finalement qu'eux-mêmes(dossier en cours).
Ne rêvant que de l'échec du Président Sarkozy, nous pouvons compter sur les socialistes pour attiser les feux de tous les côtés.

2. L'opposition inconsistante manquera d'intelligence, ce qui n'est jamais très bon dans une démocratie. En sport comme en politique, être trop sûr de sa supériorité et de sa force fait parfois faire des bêtises.

Les bons côtés maintenant

1.Bien sûr une majorité constituée de 410 à 430 députés sera un tapis volant pour faire voter les réformes et nous pourrions compter sur un appui populaire quasi total.
L'hypothèse de la déferlante bleue est très sérieuse. Il suffit pour nous en convaincre de découvrir l'adhésion de 60 à 80% des Français (gauche incluse bien entendu) sur pratiquement tous les sujets et dossiers lancés par Sarkozy et son gouvernement depuis trois semaines.

2. Le centre, la gauche et le PS étant virtuellement décomposés, il est probable qu'ils consacreront une grande partie de leur énergie à se redresser et non à entraver l'action du gouvernement Fillon II. Selon toute logique, cet aspect du problème devrait sensiblement réduire les conséquences du premier point des mauvais côtés.
En bref, ils auront d'autres chats à fouetter durant au minimum un ou deux ans.

PETIT ZOOM SUR BOULOGNE...ENCORE !

medium_PINEAU_DOROTHEE.5.jpgJe suis obligé une nouvelle fois - c'est plus fort que moi - de revenir sur notre situation locale.
Le flou de moins en moins artistique de la candidate Pineau ne s'arrange pas.
medium_LETTRE_MORIN.jpg
Hervé Morin (clic sur la lettre pour l'agrandir) a été amené à "rassurer" Ségolène Missoffe (candidate PSLE, nouvellement Nouveau Centre rattaché à l'UMP) qu'elle était bien la seule candidate à pouvoir utiliser son nom et son image. Il a regretté par ailleurs que Dorothée Pineau exploite le concept de majorité présidentielle, alors que Bayrou se situe clairement dans l'opposition présidentielle.

La comparaison des tracts est lumineuse !

medium_PINEAU_TRACT_BLEU_2.06.07.jpg Madame Pineau continue donc à entretenir une inconcevable ambiguïté. Il suffit de voir les couleurs de son dernier tract (ci-contre, oui je sais il est à l'envers !), où l'orange et toute allusion graphique à l'UDF ont maintenant totalement disparu !?!?
medium_TRACT_PINEAU_LEGISL_2.jpgComparé au tract précédant (ci-contre, oui je sais...encore à l'envers, mais pour voir les couleurs cela suffit non !), la révélation est lumineuse, ce qui est au moins un bon point pour la candidate !
La simple comparaison de ces deux documents traduit à merveille les sombres désirs et la stratégie sinusoïdale de Madame Pineau. Qui pourrait raisonnablement m'affirmer le contraire ?

C'est donc bien ce que j'écrivais il y a quelques jours. Dorothée Pineau, c'est un jour bleu, un jour orange, un jour blanc.

Mais soyons rassurés, le dimanche 10 juin au soir, elle broiera du noir ! Et cela ne sera que justice démocratique.

Pour la consoler...elle ne sera pas seule en France ! :-)

19:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

01 juin 2007

LEGISLATIVES BOULOGNE (suite 2)

Pierre-Christophe Baguet ou l'engagement comme on l'aime

Revenons sur notre terrain local, avec des informations sensiblement plus positives que l'affaire Pineau, sur laquelle nous ne reviendrons plus d'ici le 10 juin. Sauf bien entendu si cette candidate polychrome ajoutait les sigles du PS ou de la LCR sur ses affiches.

Une réunion constructive à l'Ecole Escudier
medium_BAG_SOL_31.05.07_ESCUDIER.JPGLe jeudi 31 mai, sans avoir de Ministres à leurs côtés, P.C Baguet et Th. Solère ont su remplir le préau de l'école avec près de 300 personnes.
Après quelques explications sur la situation et l'état d'esprit à l'Elysée et au Gouvernement, nos candidats ont répondu à toutes les questions : vie des handicapés et des personnes âgées, dette publique, ISF, représentativité syndicale…etc.

"C'est après les élections qu'il nous faudra être solides"
Pierre-Christophe a attiré notre attention sur les difficultés que ne manqueront pas de rencontrer Sarkozy et Fillon pour mettre en place les réformes annoncées. Réforme fiscale, réforme scolaire, régimes des retraites, réduction des effectifs des fonctionnaires, aménagements des 35 heures, représentation syndicale…autant de dossiers qui peuvent réanimer la "démocratie sociale", ce concept cher à la CGT qui n'a rien de démocratique.
medium_BAGUET_ASSEMBLEE.2.jpg
C'est là que les 53% de Français ayant voté Sarkozy devront être solides pour expliquer et convaincre dans les réunions, dans les entreprises, dans les cercles d'amis…avec un seul but ; faire comprendre le sens des réformes au plus grand nombre.

"Combien de bonnes réformes sur le fond - certes parfois maladroites dans la forme - ont été toquées par la rue ou par une réaction minoritaire agissante plus forte qu'une majorité silencieuse ?" nous dit en substance Baguet.
Les réformes dont a besoin notre France ne doivent pas s'arrêter parce que 30.000 syndiqués politisés sont capables de paralyser le pays, en allant contre la volonté de 25 millions de Français. C'est là que Nicolas Sarkozy aura besoin de nous tous.

Intervention d'une Mère très émue
L'intervention la plus remarquable fut celle d'une mère remerciant PC Baguet de son action pour trouver un emploi à sa fille Bac +7. Elle souligna avec une émotion touchante à quel point notre Député était proche de la population boulonnaise et agissait dans l'intérêt de notre ville et du pays.
Notre Député, à juste titre, buvait évidemment du "petit lait" comme on dit.

Un site indépendant qui note les Députés
medium_baguet_2_1_.jpgL'anecdote de la maman venue remercier "son" Député, me permet d'introduire et de porter à votre connaissance un site particulièrement pertinent.
Il attribue une note à chaque élu national sur l'ensemble de sa mandature. Présence, vote, engagement, type de projets ou propositions adoptés ou refusés…etc.

A ce petit jeu Pierre-Christophe Baguet a obtenu, et de très loin, la meilleure note sur le 92 et dans les toute premières sur le plan national (577 députés); confirmant ainsi ce que le magazine L'Express avait déjà révélé fin 2006.
Le site : "Contribuables, avant d'aller voter" : http://www.argus-parlementaire.net/departement/92

medium_SARKOZY_BAGUET_SOLERE.11.jpgLa politique par la preuve, la vraie, voilà évidemment ce dont Boulogne a le plus besoin pour son avenir.

20:15 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note