30 juin 2007

DOSSIER (en 3 parties)

REGARDONS DANS LE RETROVISEUR (2/3)

L'histoire explique le profil de notre journalisme politique

Il faut regarder les situations de la presse à l'étranger, pour se rendre compte à quel point celle de la France est unique et décalée. Notre situation présente toutes les conditions d'un grave dysfonctionnement, tant sur les plans politique qu'économique.

En ce qui concerne la presse écrite, c'est l'histoire qui nous fournit une nouvelle fois de précieuses indications.

L'origine du mal remonte à 1945.
6af3d9dc0fdad18ec692f384cedd17b6.jpgA cette époque bien sûr, la télévision n'existait pas et les radios ( la TSF) n'avaient pas encore de grande audience, si ce n'est pour les variétés.
Il fut reprocher à la presse écrite non seulement d'avoir accepté la défaite en épousant plus ou moins les thèses de Vichy, mais aussi d'avoir été pour une grande part responsable de la Collaboration. Souvent vérité, parfois allégation, les patrons des entreprises de presse furent écartés, leurs structures démantelées ou confiées à d'anciens résistants sans réelles compétences ad hoc ou à des partis politiques sans capitaux.
Absence de vision professionnelle au profit de dogmes politiques et manque chronique de fonds propres garantissant la pérennité, telles sont les racines du cercle vicieux et de la machine infernale qui venaient d'être créés.
Nous en payons encore les conséquences.

Premier drame : tout s'est joué durant l'Occupation
Les communistes, ayant été les principaux leviers et acteurs de la résistance durant l'occupation, exercèrent une pression énorme à la Libération, ceci expliquant l'origine de la sur-représentation des forces de gauche dans la presse française depuis cette époque.
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Il est politiquement incorrect de le répéter et pourtant ! Les Résistants communistes voyaient dans leur implication patriotique le moyen de libérer la France du joug du IIIème Reich et de ses horreurs. Les innombrables actes héroïques doivent être salués et respectés. Mais les communistes voyaient plus loin. Ils préparaient aussi le terrain dans la perspective d'une domination de l'URSS de Staline, une fois la victoire acquise.
Ce sujet, toujours sensible, est encore aujourd'hui cause de polémiques.
Heureusement les forces alliées sont arrivées à temps à Berlin, leur jonction avec l'Armée rouge fixant la ligne de démarcation avec le bloc soviétique, qui explosa définitivement avec la chute du Mur en novembre 1989...quarante cinq années plus tard.
La presse française de 2007 a certes évolué, mais elle est encore globalement sous des préceptes édictés à la Libération. Il est intéressant de souligner que nos syndicats ouvriers sont dans la même situation. Là aussi le Parti Communiste a frappé durant cinquante ans.

Une presse écrite sous oxygène
Notre presse écrite fut donc, directement ou indirectement, soit sous l'oxygène de fonds publics, soit sous influence politique des partis de gauche ou d'extrême gauche, soit les deux.
Une seule exception cependant, globalement entre 1960 et 1990 : la Socpresse de Robert Hersant et son titre phare Le Figaro (depuis racheté par Dassault).
A la tête d'un groupe multi-titre très rentable, spécialisé dans la presse à l'exclusion de toute autre activité industrielle, Robert Hersant ne cachait pas ses sympathies pour la droite.
Mais la Socpresse et sa régie publicitaire (Publiprint) étaient financièrement indépendantes. Elles n'avaient rien à demander ou à attendre de l'état ou des industriels, sauf leurs mannes publicitaires bien sûr !
Quoiqu'on pense du personnage Hersant - sur lequel on pourrait dire beaucoup de choses peu flatteuses, d'ailleurs toujours en rapport avec la seconde guerre mondiale - c'était une situation saine sur le plan économique. Lui ne construisait pas d'avions de chasse !

Presse d'influence ou d'information, ce n'est pas le problème
Le problème de la presse française n'est pas de savoir si elle est une "presse d'influence ou d'information", comme l'expose Patrick Eveno dans Les Echos de cette semaine.
Tous les quotidiens ou magazines du monde occidental ont une couleur politique.
Mais la France a une autre particularité : elle est probablement le seul pays occidental où les journalistes politiques "cachent" leurs opinions, tout en prétendant être neutres, ce qui est évidemment impossibles, donc faux.

Belle hypocrisie de notre système !
Pour ma part, je préférerais que les opinions politiques de tous les journalistes fussent "officielles". Cela ne pourrait finalement que les forcer à être plus honnêtes. La moindre outrance, déformation ou mensonge leur feraient perdre leur crédibilité, sans laqelle le lectorat s'étiole petit à petit.
Vu sous cet angle, nous pourrions presque trouver l'Humanité "sympathique", car au moins elle ne cache pas son jeu. Cet organe militant perd depuis toujours et lui aussi de l'argent. Il aurait disparu depuis longtemps si le PC, ou Moscou jusqu'au milieu des années 80 ne l'avaient pas sauvé maintes fois de la faillite.
59bb1a94dddb23e0ebe0fe81f15af12f.jpgAutre exemple d'une toute autre nature : l'éviction passagère d'Alain Duhamel (RTL et France 2), sans doute l'un de nos meilleurs commentateurs politiques, pour avoir maladroitement révélé son choix de Bayrou. Cet avatar est très symptomatique d'une situation de paranoïa générale, dont la conséquence est un constat désolant : le système a condamné la franchise et la vérité.
Hypocrisie générale donc, sauf pour notre cher "Canard Enchaîné", dont l'indépendance d'esprit, la pérennité et la rentabilité sont des exceptions précieuses qui confirment la règle.

Second drame : la vulnérabilité
Les pratiques évoluant, le manque de capitaux et le défaut de rentabilité ont fini par rendre de nombreux journaux et magazines nationaux trop vulnérables. Ipso facto ils devenaient attractifs pour les grands capitaines d'industrie, qui y voyaient là une excellente opportunité d'influence.
Dans tous les autres pays occidentaux (sauf l'Italie), les groupes de presse et d'édition "n'ont aucun intérêt en dehors des médias" écrit Patrick Eveno, historien de la presse, Maître de conférence à la Sorbonne.
Aujourd'hui rappelons que Largardère possède Hachette et ses nombreux titres avec en prime Europe 1, que Bouygues possède TF1 (j'y reviens dans la partie 3), que Dassault a racheté la Socpresse (ex Hersant), que Libération avec Edouard de Rothchild comme actionnaire de référence se trouve dans un hiatus délicat eu égard à l'orientation politique de la rédaction, que François Pinault est propriétaire du Point et Bernard Arnault de La Tribune.

Tous en situation précaire
Parmi les quotidiens nationaux généralistes aucun, à l'exception à ce jour du Figaro, n'est à l'abri d'une catastrophe économique.
Libération est en sursis permanent depuis des années, France Soir est exsangue et ne tardera sans doute pas à se retrouver une nouvelle fois confronté aux affres du tribunal de commerce. Le Parisien est un quotidien de comptoirs qui surfe sur les chiens écrasés et pas vraiment sur la politique. Le Monde qui diffuse à quelques 350.000 exemplaires est un journal d'intellectuels (sans doute moins à gauche qu'il y a dix ans) appartenant au microcosme politique et économique très parisien. Notons que Le Monde affiche régulièrement des états d'âme, le dernier en date étant la récente remise en question d'Alain Minc par la Société des Journalistes. Le problème : il est Président du Conseil de surveillance du Monde mais aussi conseiller spécial de quelques grands patrons.
Le très respectable Les Echos traverse aussi une période de doutes (la rédaction vient de se mettre en grève pour la seconde fois de son existence) en apprenant la possibilité de sa revente à Bernard Arnaud, déjà propriétaire de La Tribune.
Quant à La Croix, la fidélité chrétienne de son lectorat en fait un titre à part et très certainement bien géré.

La farce finale !
Hormis quelques exceptions passant par le prisme déformant de la sur-médiatisation, je ne crois pas que l'influence des propriétaires et industriels soit si forte et leur collusion avec les politiques si prégnante qu'on le dit.
La situation n'est pas saine pour autant.
Il serait effectivement bon pour la démocratie que les racines des dysfonctionnements potentiels fussent coupées, en rendant par exemple impossible le rachat d'un grand journal par un groupe industriel.
Mais il m'est quand même difficile d'imaginer un Pinault dicter sa loi aux journalistes du Point, un Minc faire la pluie et le beau temps sur la ligne rédactionnelle du Monde ou encore un Rothchild imposer ses vues à Libération.

La problématique est assurément différente pour les deux grands journaux économiques que sont Les Echos et La Tribune. Ils doivent traiter des dossiers par lesquels leurs "patrons" sont régulièrement concernés. La seule solution est alors de traiter l'information " à plat" comme ils disent, ce qui a priori écarte tout commentaire trop marqué.
Cela étant, quel que soit le système, il sera toujours impossible d'empêcher un politique ou son Dircab d'appeler une rédaction pour exprimer leur mécontentement, voire d'essayer de faire pression.

Dans les faits, les journalistes sont inattaquables
Les sociétés de journalistes de chaque journal savent faire de la résistance et se défendre. Souvent appuyés par le très puissant SNJ* dont la section CGT est de loin la plus active et virulente - tiens encore les Communistes ! - les journalistes français sont très pointilleux sur leur indépendance. Ils auraient raison si cette indépendance n'était pas souvent mise au service d'une fausse neutralité.
Cela étant, quelles que soient leurs opinions, les journalistes de la presse écrite, font globalement bien leur travail. Cela n'est pas, à mon sens, le cas de leurs confrères des télévisions.

Finalement, sans doute beaucoup de bruit pour rien.
Car malheureusement, comparés aux anglo-saxons ou aux allemands, les Français lisent peu la presse (sauf les pages locales de la PQR**). L'audience de la presse quotidienne nationale française est faible. Sans compter L'Equipe, elle diffuse à peine 2 millions d'exemplaires chaque jour.

d7977eb92d07e4325f3a038c7478c195.jpgIl ne faut pas aller chercher d'autres explications à la sur puissance de TF1 et de France 2.


--> la suite de ce dossier, Partie 3 d'ici quelques jours


* Syndicat National des Journalistes
** Presse Quotidienne Régionale

28 juin 2007

DOSSIER (en 3 parties)

REGARDONS DANS LE RETROVISEUR (1/3)

En observant l'histoire, nous aurions dû perdre.

6a124661d1403feabfa06197f70a3fc6.jpgLa France fut en campagne durant pratiquement deux années pleines dont huit mois crescendo intensifs. Présidentielle puis législatives, les Français ont écouté, vibré, pesté, subi, pleuré ou dansé au gré des sondages et des résultats. Quel grand enseignement faut-il en extraire ?

Sur le plan politique rien qui n'ait été déjà dit.
e1831cf3b9ed5b3d1aed14fd3268f637.jpgImplosion du PS au seuil d'une longue et douloureuse refondation, une Royal qui joua le cache misère et faux atout de la participation, en se jouant d'éléphants excédés aux pieds lourds, un Nicolas f93f04effc687c970ccaf076f6b611d0.jpgSarkozy d'union, aux idées claires et grand orateur qui traça sa route bien pavée et réfléchie depuis trois ans, un Bayrou qui y crut puis s'égara, des vérités et des mensonges, des convictions et des rôles de composition…le tout pour une France qui a finalement choisi clairement le bipartisme en réduisant à néant petits partis et extrêmes.
Le tout, aussi, pour un peuple de France qui a préféré intuitivement la sincérité à la fourberie et surtout, le travail de fond à l'improvisation permanente.
Belle sagesse collective en vérité !

Le bon sens est respecté
Avec un peu de recul, faut-il s'étonner de notre victoire que l'histoire jugeait improbable ? Non, je ne le pense pas. 34dd14134d83518f7704a90204ee9562.jpgNous avions pourtant au départ tout contre nous : majorité sortante, bilan honorable mais n'ayant jamais constitué un argument de campagne, candidat prenant tous les risques en lançant les débats les plus délicats, ravissante candidate socialiste incarnant par sa seule féminité le changement et le culot…etc.
Malgré ses bévues, ce n'est pas Royal qui a pas perdu l'élection, eaae00d48539058ff8b33a88854f8ae1.jpgc'est Sarkozy qui l'a gagnée !
C'est une différence stratégique pour analyser la réalité de l'événement.
Malgré ses immenses tensions internes et ses incohérences le PS n'est pas la cause de sa défaite, c'est l'UMP qui 20091e3ec8467bf56a765ffbc5145469.jpgconstituait tout simplement une armée en ordre de marche, plus forte et imbattable !

Et je suis certain qu'en termes de résultats, personne n'aurait fait mieux que Royal, Strauss-Kahn inclus.



Nous devons remercier plus que chaleureusement notre Président !

ee1594a81e567b43ff80fdf00449140f.jpgOutre nos handicaps de départ (sur le papier) et malgré son absence de travail depuis cinq ans, nous pourrions presque dire que c'était au tour du PS de prendre l'Elysées et le Parlement.

Heureusement pour la France, ce désastre n'a pas eu lieu. Le PS n'était tout simplement pas prêt à gouverner. Mais, historiquement, la Gauche aurait dû pouvoir faire toutes les bêtises de la création, il eut été logique qu'elle gagnât.
5f1faa1d91171efcddd4f8016c81b784.jpgSeulement voilà ! Elle a eu la malchance - une immense chance pour nous - de tomber face à un adversaire, véritable monstre politique. Tant mieux ! Il se trouve que ce monstre est du coté des idées libérales et qu'il a su mettre en ordre de bataille un parti dont toutes les composantes étaient tendues vers un seul objectif : la victoire.

Si le PS se recompose en véritable parti social démocrate, 2012 sera serré.
Une révolution droitière, libérale et sociale est donc en marche. Parfait !
Pour avoir une chance de ne pas décrocher, ce n'était vraiment pas le moment que la France s'offre le luxe d'un socialisme à l'ancienne refusant le monde et mal préparé. Elle n'en a plus les moyens, si tant est qu'elle les ait jamais eus.
ac35f0a9df075340d42026f579a2364a.jpgLes aveux de Royal sur les 35 heures et le SMIC sont proprement effrayants à l'idée qu'elle l'eût emporté.
Si, en cinq ans, le PS (ou tout autre parti social démocrate puissant restant manifestement à créer) devient intelligent et moderne, il saura offrir une alternance crédible sans traumatisme idéologique. Sur ce point d'ailleurs, je prédis que ni Royal et encore moins Strauss-Kahn ou Fabius (trop vieux) ne seront les candidats officiels. Des jeunes ambitieux, encore inconnus du grand public, pousseront leurs cornes et s'imposeront. Attendons de voir.

Restons terriblement mobilisés
3d9386ad0ca6fbb7cea9baae80aef225.jpgAvoir des convictions libérales et être UMP ne doit pas pour autant rendre aveugle. Aucune démocratie ne peut vivre sans alternance. Cela ne va évidemment pas jusqu'à souhaiter une défaite et je ferai tout pour contribuer, à ma modeste échelle, à une nouvelle victoire en 2008 (les municipales) et en 2012. Mais en attendant, nous devons rester mobilisés comme jamais et tout faire pour que notre Président réussisse, sans lever le pied. La rentrée sera chaude.

Mais une autre rupture s'impose, peut-être plus fondamentale encore.
60c49cc1b754bb20135c6c99b25a775d.jpgObjet des parties 2 et 3 de mon dossier, le deuxième plus grand enseignement de cette période électorale, fascinante à bien des égards, est la carence définitive des médias et des journalistes de l'audiovisuel. De quoi pleurer !

Une analyse que je tenterai d'écrire durant le week-end.

26 juin 2007

DRAME DU DARFOUR

Kouchner a pris la bonne dimension

102916603c6d7440d0db11dc1ab32cd4.jpgLa nomination de Bernard Kouchner aux Affaires Etrangères pouvait inquiéter. L'évolution pour passer d'une vision strictement humanitaire à la dimension politique internationale n'était pas évidente. Il vient de démontrer qu'il avait pris toute la mesure de sa tâche et de ses responsabilités.

Le "french doctor" devient diplomate…
Tout le monde le sait, Bernard Kouchner aime les médias et apprécie les coups de pub. La célèbre vidéo le voyant porter lui-même des sacs de farine ou de riz est restée dans les mémoires. A la fois sympathique dans le geste et douteux dans l'intention de fond, cet acte laissait supposer qu'il était strictement attaché, certes à l'aspect humanitaire, mais surtout à son image. La réunion internationale qui vient de se terminer à Paris démontre qu'il a pris une tout autre dimension.

… ce qui est rassurant pour l'avenir
En déclarant à propos du Darfour "…il n'y aura pas de solution humanitaire à ce conflit…", Bernard Kouchner a réussi, de mon point de vue, son examen de contrôle diplomatique.
Il a quitté le terrain de la compassion d'opposition pour rentrer dans celui plus difficile et réaliste de la politique gouvernementale solidaire.
Ce n'était pas évident. Je craignais que son caractère entier, bien qu'assurément sincère, ne l'emportât sur sa charge de Ministre.

Kouchner vient de nous démontrer le contraire. Rien n'est encore vraiment gagné, mais le drame du Darfour ne peut qu'en être plus rapidement résolu.

25 juin 2007

UN CONTRASTE SAISISSANT

La semaine dernière fut riche d'événements. Très riches même et tous tellement symptomatiques de situations diverses qui révèlent un contraste saisissant entre l'enlisement de la gauche et la dynamique du gouvernement.

Coté Majorité
medium_DEVEDJIAN_RAFFARIN_JUIN_2007.jpgRAS, aurais-je presque envie de dire ! Quelques saines rivalités bien sûr pour la Présidence de notre mouvement (j'aime bien ce mot !), mais rien de bien grave pour l'instant. Personnellement je préférerais Patrick Devedjian, mais Jean-Pierre Raffarin ferait aussi un bon leader en apportant sans doute à la "jeune classe" une certaine sagesse.
Au Palais Bourbon, cela semble jouer. Quant aux petites phrases sur la TVA sociale, pas de quoi s'inquiéter. Oui, vraiment, RAS !

Coté Président
Des jours et des nuits chargés avec son premier sommet à Bruxelles - à la fois point d'orgue de la semaine internationale et pierre d'achoppement - où une très gosse partie se jouait.
medium_SARKOZY_MERKEL_JUIN_07.jpg
La France, largement à l'origine de la panne institutionnelle de l'UE, se devait d'être exemplaire en démontrant sa volonté farouche de "réparer" les dégâts".
Nous ne nous en sommes peut-être pas rendus suffisamment compte, mais le déblocage obtenu avec le concept de mini-traité simplifié - une idée originale de notre Président faut-il le rappeler - était absolument crucial pour l'avenir de l'Europe.
Même la gauche se félicite - manière de parler - du résultat !
"…il (le traité simplifié) contient de réelles avancées…" déclare Cohn-Bendit. "…c'est un excellent travail…" admet Jack Lang qui n'a pu s'empêcher d'ajouter que "…même la gauche n'aurait pas fait mieux". Il vaut mieux en sourire.

Le parcours est encore long, mais le front a bougé.
Certes les textes demeurent à rédiger et à ratifier, mais c'est plutôt bien parti.
Le Président Sarkozy avec sa complice la Chancelière allemande ont à l'évidence joué les locomotives.
Les lignes européennes ont bougé. Avec Angela Merkel il a su accomplir ce marathon diplomatique qui était loin d'être évident au départ, tant les résistances du Royaume-Uni et de la Pologne s'annonçaient solidement ancrées.

Coté opposition, Royal est en train de perdre le PS.
medium_LIBE_14.06.07.jpgAprès ses confidences sur les 35 heures et le SMIC, il se confirme que Royal prend un malin plaisir à se mettre "son" parti à dos.
medium_LIBE_23.06.07.jpgCes trois Unes de Libération en disent plus qu'un long discours.
Tout cela m'importe peu d'ailleurs !
En revanche j'aurais apprécié d'entendre un journaliste lui poser la "petite" medium_LIBE_25.06.07.jpgquestion suivante : " Si vous aviez été élue, auriez-vous donc appliqué des principes et des décisions auxquels vous n'adhériez pas ? ". Sa réponse eut été savoureuse.

Le TSS de gauche
Le concept du Tout Sauf Ségolène de tacite et rampant est devenu officiel et universel. Les quelques lieutenants de campagne (Dray, Rebsamen, Montebourg…) font profils bas au Conseil National medium_DREY_MONTEBOURG.jpgpendant que "Madame" inaugure un site archéologique en Poitou. Cambadélis, proche de DSK et Bartolone, proche de Fabius, jouent les sages prônant et faisant passer la refondation et le maintien de l'agenda PS, avant le choix du candidat pour 2012.
De belles bagarres s'annoncent au PS et convenons que le TSS de gauche n'est que le juste retour d'une insondable vanité de Royal.
Il lui faudra de nombreux autres adhérents à 20€ pour refaire un holp-up sur un parti qu'elle n'a de cesse d'insulter.
D'ailleurs, je suis prêt à le parier, elle ne gagnera jamais le PS. Madame Royal sera broyée par les forces qu'elle prétend et croit dominer.

Et pendant ce temps-là…
medium_SARKOZY_BOURGET_JUIN_07.jpgMon Sarkozy avance, avance, avance !
Dès son retour de Bruxelles il déboulait au Salon du Bourget pour parler de la politique militaire, aéronautique et spatiale européenne, sur fond de dossier EADS et Airbus (il a invité Angela à venir à Toulouse).
Comme la navette Atlantis qui se pose sans bruit et en douceur en Californie plutôt qu'en Floride pour cause de mauvaise météo medium_ATLANTIS_JUIN_07.jpg, Nicolas Sarkozy sait naviguer et s'adapter aux circonstances. Il démontre une belle habileté qui transforme en succès routiniers ce que d'autres voyaient en impossibilités chroniques.
Nous en aurons besoin pour affronter les dossiers qui peuvent fâcher : service minimum, 35 heures, universités, représentativité syndicale…etc.

C'est en septembre que nous devrons tous être solides, solidaires et actifs.

23 juin 2007

LA TURQUIE NE SAURAIT ETRE EUROPEENNE

medium_TURQUIE_basdef.JPGAprès un voyage de presse* de quatre jours, invité du Ministère du tourisme turc, je ne peux prétendre avoir tout compris du problème de l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne.
Je reviens pourtant avec une conviction : la Turquie n'est définitivement et durablement pas un pays en cohérence avec les préceptes de l'UE.


Alors que je me sens un peu chez moi dans tous les pays d'Europe, sans exception y compris les "petits" derniers medium_TURQUIE_DRAPEAU.jpgrentrants, j'ai été totalement dépaysé dès mes premiers pas dans les rues d'Istanbul.
Côté touristique c'est plutôt agréable et ce pays est enthousiasmant par son histoire antique, la richesse de son archéologie et la variété et la beauté de ses paysages. Il est manifeste également que les Turcs sont des gens accueillants et chaleureux.
Mais mon œil économique et surtout politique était en éveil. Là, je dois l'avouer très directement, je n'imagine pas la Turquie à Bruxelles, aujourd'hui et même demain.

Pourquoi ce malaise ?
J'ai visité de nombreux pays où règne et vibre l'Islam : Arabie Saoudite, Iran, Egypte, Maroc ou encore Emirats du Golfe persique. Mais en Turquie mon esprit ne pouvait pas ne pas être obsédé par une question : ce pays peut-il faire partie de notre communauté européenne ?
Je ne pouvais donc voir les choses, non en touriste, mais avec une perception et un jugement déformés par le prisme de la sensibilité politique.
La réponse à LA question s'est vite imposée, spontanément, intuitivement. Est-ce le nombre de mosquées, pas plus nombreuses en Turquie que dans d'autres pays musulmans ? Non !
Est-ce les muezzins qui envahissent et déchirent l'atmosphère cinq fois par jour. Peut-être !
Mais une fois passée la délicieuse impression de se retrouver plongé dans le charme suave et envoûtant de l'Orient, entendre les appels à la prière a agressé mes convictions laïques. Je n'ai rien, et d'une certaine façon même j'admire celui dont la Foi le fait se plier aux exigences et aux rites de sa religion. Je n'ai ni cette force, ni cette faiblesse.
medium_DSC00849basdef.JPG.jpgMais comment un pays prétendument républicain et laïque peut-il accepter cette intrusion forcée dans nos consciences ? La Turquie est le premier pas dans un terre du Proche Orient.
Que l'on soit agnostique, athée, chrétien, juif ou musulman, la Turquie vit au rythme des valeurs de l'Islam. Très bien. Cela ne me gêne aucunement. Mais le domaine religieux est un des paramètres majeurs de la réponse à ma question de fond.
medium_MOSQUEE_BLEUE.jpgEntre la Mosquée bleue (active) et la Basilique Sainte Sophie (devenue musée) qui se font face, seulement séparées de quelques centaines de mètres, c'est toute l'histoire ambivalente de la Turquie qui s'érige devant le visiteur à l'œil d'Européen critique et vigilant.

Le ciment de l'Europe est celui de la Paix. Faire rentrer un pays où les tensions internes sont si vives est à mes yeux déjà rédhibitoire.

Quelques "petits" problèmes aussi…
medium_ATATURK.jpgMustafa Kemale, alias Atartürk (père des Turcs), fonda la Turquie moderne au début des années 20, en imposant avant l'heure des concepts républicains, laïques et libéraux (ex. : le vote des femmes).
Mais la Turquie est restée immergée et perdues dans ses contradictions politiques et religieuses.
medium_ICONE_CHRIST.jpg. Il y a le génocide arménien qu'aucun gouvernement turc n'a encore reconnu, loin s'en faut. L'inconcevable négationnisme y est toujours une idée rampante et forte.
Reconnaître le génocide serait une preuve de maturité que la Turquie n'est pas prête à donner. Elle pense qu'un acte de contrition ébranlerait les fondations de sa création…c'est tout le problème !
. Il y a la question cypriote qui fait de la Turquie le seul et unique pays, candidat à l'UE, occupant militairement un pays souverain et indépendant.
. Il y a la non-séparation effective des pouvoirs entre l'état et la religion.
. Il y a une situation latente de guerre civile et religieuse, dont les récentes élections ont encore illustré la possibilité.
. Il y a l'Armée qui vient récemment de faire sentir le poids de son pouvoir auprès des politiques…etc. Tout cela est inimaginable en France, en Italie ou au Royaume-Uni.

Les non réponses à toutes ces questions sont trop lourdes de conséquences et trop longues à résoudre pour imaginer que la Turquie fût avant des dizaines d'années une démocratie à la hauteur des nôtres. Sept ou huit années ne lui suffiront pas pour devenir une nation politiquement stable, à l'abri de tout affrontement interne sanglant.
L'Europe n'a pas vocation à sauver une nation de ces errances.

Oublions la géographie et pensons politique
Nous entendons toujours dire que le Bosphore est le point de séparation entre l'Europe et l'Asie. Si géographiquement parlant cela est indéniable, l'argument géodésique ne constitue pas un argument sérieux et medium_BOSPHORE.jpgrecevable. Les différences sont plus profondes que les eaux du Bosphore.
Pour les Etats-Unis, la Turquie est une place stratégique. Aux portes nord de l'Iran, de l'Irak et de la Syrie, les Américains ont des bases militaires en Turquie. Il ne faut pas compter sur eux pour avoir une vue objective de la situation. Ils sont évidemment favorables à l'entrée de la Turquie dans l'UE. C'est pour eux la meilleure option pour affaiblir l'Europe, tout en confortant leur hégémonie sur cette zone. Accepter la Turquie dans l'UE, c'est donner plus de poids aux USA pour peser sur les équilibres du monde. C'est un autre paramètre majeur de la réponse à ma question de fond.

Enfin, économiquement !
L'UE doit déjà assumer l'arrivée récente des dix nouveaux pays d'Europe centrale de l'ex bloc soviétique. Ayant des cultures proches des nôtres, à l'aune du cas de l'Espagne, il était de notre intérêt de les capter dans l'Union en les aidant économiquement le plus rapidement possible.
Si d'ici 2020, la Turquie rentrait dans l'UE, ce sont entre 78 et 80 millions de Turcs (pour information, 1,7 millions d'adolescents ont passé l'équivalent de notre BAC dimanche dernier) qui deviendraient européens, soit (en 2020) la première nation avant l'Allemagne réunifiée.
Eu égard aux différences fondamentales et aux questions que j'abordais ci-dessus, je ne crois pas que cela soit supportable. Avec les nouvelles dispositions de gouvernance qui se profilent (ex. : l'abandon de l'unanimité sur nombre de domaines), la Turquie pèserait à elle seule plus lourd que l'ensemble des dix nouveaux rentrants.

Trait d'union entre l'Europe et l'Asie ?
Je ne crois pas à cette théorie qui ferait de la Turquie le meilleur rouage de paix entre l'Europe et le Proche Orient, dont les déjà rares démocraties sont gravement perturbées et fragilisées par l'activisme islamique. Il est sans doute politiquement incorrect de l'écrire, mais si conflit lourd il devait y avoir, le peuple turc à 80 ou 90% de confession musulmane, et dans l'état actuel des choses, choisirait assurément la solidarité avec les pays frères voisins et musulmans. Il serait impossible et stupide de lui reprocher.
medium_DSC00939basdef.JPG.jpgCela ne serait pas pour autant une guerre de religion au sens premier du terme, mais une rivalité sans solutions des cultures et des modes de vie.
Aider la Turquie à rentrer joyeuse, sereine et unanime dans le concert des nations libres aux institutions stables…bien entendu !

Mais il y a sans doute des moyens et une stratégie plus intelligents que de la faire rentrer dans l'Union Européenne, avec laquelle il est illusoire de croire que le schisme culturel est provisoire et sans importance pour son adhésion.



* Une équipe de 10 journalistes français

20 juin 2007

DE RETOUR DE VOYAGE PROFESSIONNEL...

... Eloigné de France depuis seulement cinq jours et n'ayant aucun temps disponible pour me tenir sérieusement informé des détails quotidiens de la politique française, on perd très rapidement le fil de l'actualité.

medium_VOY_TURQUIE.JPGRentré cet après-midi d'Istanbul et de Bodrum, au lieu d'hier soir (merci à la Turkish Airlines et à ses chefs d'escales peu zélés), je n'ai pas aujourd'hui le loisir d'écrire un article. Je reprendrai mon rythme à partir de demain.
Outre mes réactions sur notre politique interne, je vous parlerai bientôt d'un sujet fort intéressant, celui de l'intégration ou non de la Turquie à l'UE.
Ne connaissant pas ce pays, je n'avais pas d'avis. J'ai "senti" le pays et rencontré des élus nationaux et locaux. Mon opinion est faite.
A demain donc !

15 juin 2007

TVA SOCIALE

Courage politique ou folie électorale !

Certains diront que c'est idiot, d'autres que c'est malin, toujours est-il qu'avoir sorti le projet TVA Sociale des cartons du projet présidentiel à quelques jours du second tour des législatives est un sacré pari.

Comme le disait le Président…
medium_SARKOZY_14.05.07.2.jpg"J'ai tout fait, j'ai tout dit pour ne pas être élu…j'ai lancé des polémiques…les Français m'ont quand même élu avec 53% des suffrages ! "
Partant de ce constat qui devient une technique électorale, on peut effectivement se dire que ce qui a fonctionné une, deux ou trois fois, peut fonctionner à l'infini.
Attention quand même ! Toute corde ou toute chaîne ont un point de rupture.
Je suis donc partagé entre dire la vérité en toute circonstance et marquer tactiquement le pas.
Certes, il est acquis que nous aurons une très belle majorité au Parlement, mais le risque en vaut-il la chandelle ?

Comme le dit l'opposition…
…"…il vaut voter contre la TVA à 24,6…". , cela devient le seul et unique thème de l'entre-deux-tours, véritable peau de chagrin des arguments socialistes.
medium_MEETING_PS_29.05.07.3.jpgNombreux sont pourtant les dirigeants du PS qui avouent qu'une augmentation de la TVA était une solution pertinente qu'ils avaient clairement envisagée. Notons au passage que le taux de 24,6 est une simple hypothèse et que les taux seront variables selon le secteur d'activité (ex.: la restauration à 5,5%).
"…une mesure pour financer les cadeaux fiscaux…" disent d'autres, alors que l'enjeu est une profonde modification de l'origine et de la répartition des rentrées fiscales, c'est à dire ni plus ni moins qu'une "révolution".

Les socialistes plongent comme un seul homme dans le piège !
medium_GAUCHE_C_PAS_LA_JOIE.3.jpgTrop heureux d'avoir un os à ronger et croyant en faire oublier leur cacophonie, l'opposition tire à boulets rouges sur la TVS sociale. Ils oublient simplement un petit détail : ce n'est pas un thème électoral porteur et ce pour quatre raisons :
. Un sujet trop compliqué et technique pour véritablement intéresser les Français qui savent que cette lutte anti TVA sociale n'est qu'un cache misère des socialistes.
. Les médias, pour une fois, font leur boulot et en expliquent assez clairement les avantages et les inconvénients
. Nicolas Sarkozy et son équipe gouvernementale confortent leur crédibilité, en démontrant une fois de plus qu'ils font ce qu'ils avaient annoncé. Imparable !
. Il est de toutes les manières trop tard pour sauver les meubles, a fortiori renverser les tendances.

Et pendant ce temps là, les éléphants et d'autres plus jeunes placent leurs banderilles pour tuer la Madone blanche à partir du 17 juin au soir !


PS : Partant pour 4 jours en voyage professionnel, je ne pourrai malheureusement pas écrire jusqu'au mercredi 20 juin.

13 juin 2007

POURQUOI IL FAUT LA PLUS LARGE MAJORITE POSSIBLE

…Finalement !

Il y a quelques semaines, je m'inquiétais à l'idée que l'UMP obtienne 400 sièges ou plus. J'ai modifié ma façon de voir le problème.

Me fondant sur le principe, mille fois vérifié, que l'humiliation d'un adversaire décuple sa soif de revanche en le poussant à tout faire et au-delà pour que le vainqueur échoue, je pensais qu'une belle victoire suffisait, soit environ 370 à 380 sièges (359 en 2002).

C'est une déclaration de Bernard Thibault qui m'a fait changer d'avis.
medium_THIBAULT_BERNARD_JUIN07.jpg"…ce serait une erreur de conclure que les citoyens ont systématiquement adhéré et plébiscité le programme et la machine libérale dont le nouveau Président est porteur…", a récemment déclaré le leader syndical CGT.
Le concept de "3ème tour social" est un classique chez les communistes, mais tout laissait penser que Thibault avait rangé cet argument au placard, notamment après sa première rencontre avec Nicolas Sarkozy.
Il est revenu à la charge en ajoutant : "…la CGT a un mandat…celui de défendre en toutes circonstances les intérêts des salariés…".
Quand on connaît le pouvoir de nuisance de la CGT et le sens des mots chez les communistes, c'est le " en toutes circonstances…" qui est inquiétant.

Le cégétiste méprise la démocratie
Outre l'insulte faite au peuple français qui s'est clairement exprimé, Bernard Thibault démontre une nouvelle fois qu'il n'est pas un démocrate. Nous le savions déjà, mais cela me révulse toujours d'en avoir encore la preuve, en France et en 2007.
Le personnage en est toujours à la lutte des classes; classes qu'il prétend représenter ce qui est arithmétiquement faux et défendre, ce qui l'est finalement encore plus.

Pour avoir les coudées franches
medium_SARKOZY_NEUILLY_10.06.07.jpgVoilà pourquoi, nous devons espérer et souhaiter une très profonde vague bleue à l'Assemblée. Elle ancrera solidement la légitimité du Président et de son futur gouvernement Fillon II.
Et tant pis pour les quelques susceptibilités égratignées ! Faisons confiance à Sarkozy pour les gérer. Il doit pouvoir compter, via le parlement, sur une forte adhésion populaire et sur un bouche à oreille qui ne finira pas par donner raison à quelques grévistes puissants mais ne représentant qu'eux-mêmes.
Souhaitons que Monsieur Thibault réfléchira à deux fois avant de lancer ses sbires grévistes patentés.

Le vrai test
medium_SARKOZY_FILLON_1.2.jpgNe nous y trompons pas, le vrai test pour notre nouveau Président et son Gouvernement sera la façon dont ils sauront mettre en place le service minimum dans les services publics. C'est sur ce terrain que la représentation syndicale, à défaut d'être représentative, est à l'évidence et hélas la plus puissante.
Du doigté, encore du doigté, toujours du doigté...besoin nous aurons !

Quant aux résultats de dimanche 17 au soir.medium_ASSEMBLEE_NATIONALE_5.jpg.2.jpg
Cumulé à l'habileté audacieuse du Président et du gouvernement (ex. : la relance de la TVA sociale à J-4 du second tour, un dossier considéré comme sensible), il faut bien dire que les querelles de chiffonniers au PS ne pourront qu'amplifier le tsunami électoral qu'ils vont très probablement prendre sur la tête.

On a ce qu'on mérite.

11 juin 2007

LEGISLATIVES BOULOGNE (suite et fin)

Seule la victoire est belle !

medium_BAGUET_ASSEMBLEE.3.jpgPierre-Christophe Baguet est donc nettement réélu dès le premier tour (comme en 2002). Nous ne doutions pas de sa victoire, mais ne pas nous retrouver dimanche prochain devant les urnes est un nectar que nous devons quand même apprécier.

D'abord un petit rappel en forme de constat
Une campagne honnête et digne est donc plus forte que la calomnie et le mensonge. C'est rassurant, mais nous n'en ferons pas des tonnes !
L'objectif est atteint, la démocratie a parlé au service du bon sens.
medium_BAG_SOL_MAIRIE_10.06.07_II.jpgIl m'est cependant impossible de ne pas souligner une dernière fois que la campagne de Madame Dorothée Pineau fut parfois curieuse, souvent déloyale et toujours ambiguë.
Une méthode que par bonheur et sagesse les Boulonnais ont durement sanctionné. Sans autres commentaires de ma part, mais PC Baguet n'a pas écarté l'hypothèse de quelques conséquences judiciaires lors de son discours !

Comparatif succinct par rapport aux élections de 2002
Avec 59,3%, PC Baguet fait un score voisin de celui de 2002 (61%). En nombre de voix, il fait mieux, soit + 451 voix.
Conformément aux résultats nationaux, l'évolution la plus visible du paysage politique de Boulogne est l'effondrement du Front National qui passe de 2.277 voix en 2002 - 6,3%) à 854 en 2007 ( 2,2%). Manifestement, de nombreux électeurs du FN se sont enfin dirigés vers le choix plus républicain de l'UMP.
La seconde évolution, est qu'une petite partie des voix que PC Baguet avait obtenues en 2002, s'est reportée sur D.Pineau qui n'existait pas il y a cinq ans, puisque le Député Baguet portait une liste d'Union UMP-UDF.
Quant au socialiste Pierre Gaborit, il perd 2,5% par rapport à 2002, des voix dont a sans doute profité en partie l'UDF-Modem de Pineau. ..."...tu vois Dorothée, à toute chose malheur est bon...!".

Une absence remarquée et signifiante.
medium_FOURCADE_JDD_18.03.07.2.jpgA la réception de la Mairie hier soir dimanche, nous avons pu constater l'absence de Jean-Pierre Fourcade.
En assistant à la présentation des résultats faite par le Maire Duhamel, même le socialiste Pierre Gaborit a joué le jeu, ce qu'à ma connaissance Madame Pineau - je suis peut-être parti trop tôt - n'a pas eu le courage d'assumer.

Perdre n'est pas honteux. Mais ne pas être capable de venir serrer la main de son vainqueur induit et confirme la noirceur de tout un système de pensées et d'actions. C'est en quelque sorte, la signature virtuelle d'un "crime" inavouable, comme un ultime message de perfidie.

Boulogne, une grande stabilité
Entre les voix gagnées sur le FN et celles douteusement détournées par la campagne trouble de l'UDF-Modem, il n'y a pas de révolution du paysage à Boulogne.
medium_BAGUET_SOLERE_MAIRIE.2.jpgTout le mérite en revient à la campagne de Pierre-Christophe Baguet et de Thierry Solère.
Maintenant, au travail, car le plus dur Messieurs vous attend sur le plan national.

Vous pouvez compter sur l'indéfectible soutien des Boulonnais qui vous ont élus.


ICI : Lien pour les résultats complets de Boulogne

PETITS CALCULS CLIN D'OEIL
sur la contribution des candidats au financement public de leur parti respectif (hors incidence des pénalités éventuelles sur le non respect de la parité homme-femme au plan national )
. Pierre GABORIT rapporte 56.014 € au PS
. Dorothée PINEAU rapporte 33.651 € à l'UDF-Modem (mais à qui sera vraiment versé ce montant ?)
. P.Christophe BAGUET rapporte 227.228 € à l'UMP (Nouveau Centre)
Voilà une autre façon de traduire la valeur de chacun ! :-)

09 juin 2007

LEGISLATIVES BOULOGNE

Le député Baguet est un homme de paix et d'union
(VIDEO)medium_MEETING_8.06.07_I.JPG.2.jpg
Une explication claire et limpide de Pierre-Christophe Baguet, lors de son dernier meeting de campagne.

medium_MEETING_8.06.07_IV.JPG.jpgConfrontés aux méthodes déloyales de la candidate UDF-Modem (opposition présidentielle) et de quelques-uns de ses militants définitivement trop...zélés, Pierre-Christophe Baguet et son suppléant Thierry Solère exposent la vérité des faits et de la situation avec calme et sagesse.
Ils ont bien du mérite !
La pondération de leur attitude illustre à merveille les qualités qu'il faut déployer pour être digne de la charge de Député.

medium_meeting_8.06.07_II.JPG.jpgBravo Messieurs !
Qu'hommage vous soit rendu de ne pas tomber dans le piège de l'invective.
Je forme le voeu et j'ai bon espoir que la noblesse triomphe de la vilenie, avec une élection joué dès le 10 juin au soir. Quelle belle et magnifique leçon cela serait !

PS : Ayant l'honneur d'être assesseur titulaire désigné par PC Baguet, j'aurai donc le plaisir de retrouver certains d'entre vous demain au Bureau 17, à l'Ecole Denfert-Rochereau. Bon vote à tous.

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