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21 novembre 2007

LA TARTUFFERIE SYNDICALE FRANCAISE

6c1cdfe469007ed5b357f5435c52b86b.jpgQuelques chiffres sont toujours utiles à rappeler. C'est même vital pour savoir où se trouve encore le bon cap !
Il est stupéfiant de constater à quel point une extrême minorité de dévots trotskistes parvient à dicter sa loi à l'écrasante majorité démocrate et républicaine.



D'après la dernière étude de la DARES* publié fin 2006, le nombre total de syndiqués en France au début du XXIe siècle serait de 1,5 million. Pour environ 22,5 millions de salariés publics ou privés, notre taux de syndicalisation est de l'ordre de 6,5%. 30e599182e512c92f4f51930043c5c08.jpg
Ce ratio est l’un des plus bas des pays de l'OCDE. Etant à l'origine de l'impasse de notre dialogue social, voilà un triste record dont nous ne devons pas être fiers. Il nous coûte fort cher.


c0dd1b82d330311e763f569d99cc7128.gifDes chiffres invérifiables et toujours gonflés

C'est un peu comme la rémunération et le pouvoir d'achat réel des fonctionnaires, aucune étude fiable n'est possible.
Sur le sujet des syndicats, la France porte aussi et encore le bonnet d'âne.
Nos syndicats ouvriers, comme patronaux d'ailleurs ( cf l'IUMM), n'ont aucune obligation de publication de leur comptabilité.
Cette situation aberrante amène évidemment les syndicats à gonfler artificiellement leur nombre d'encartés actifs, sans jamais admettre leur diminution, ce qui est pourtant le cas.
Sur la base des chiffres qui ont été prudemment présentés par l'étude de la DARES, les effectifs de la CGT et de la CFDT seraient respectivement autour de 600.000 et de 400.000. A elles seules ces deux organisations rassembleraient donc 70% des salariés syndiqués actifs.

Une terrible minorité dans la rue.
f686844ba97fd61a07d27fa2a46367ee.jpgD'après ces chiffres, cela voudrait dire que les quelques 400.000 personnes ayant défilé dans les rues hier mardi 20 novembre 07, ne représenteraient que 27% des syndiqués ! Que faisaient tous les autres ? Où étaient-ils ?
Mais que dire alors de la représentativité des manifestants au plan national qui est de 1,7% des salariés, toutes catégories confondues !

Mais le plus insupportable est ailleurs.
3e204feb9b5c46439830bed63f4ed913.gifIl est alarmant de constater qu’un seul petit syndicat réussit régulièrement à bloquer la France : Sud Rail. Une organisation dont nombre de Français découvrent la puissance et qui trouve là une excellente opportunité de développer sa notoriété.
Sud Rail ne compterait que 7000 adhérents, chiffre toujours invérifiable et qui, bien entendu, est nécessairement gonflé. Je serais prêt à parier que la réalité est inférieure de moitié. Ce sont donc de l'ordre de 3.000 personnes qui en bloqueraient plus de 22 millions (0,001%) !
33741f2068bc73f828375c12f434cb38.jpgQuant aux étudiants qui suivent un cycle supérieur, ils auraient été au maximum 50.000 dans les rues hier, soit 2,2% des quelque 2,3 millions. Le syndicat le plus violent serait Sud Etudiants ! Tiens, tiens !
Je rappellerai ici que Sud est le creuset syndical de la LCR. Cela explique pourquoi Olivier Besancenot n'a pas à monter trop au créneau, "son" syndicat le fait pour lui.

Attention, danger !
Cette situation inadmissible est le fondement de la légitime ténacité de notre gouvernement. Il ne doit surtout pas lâcher sur l'essentiel de sa réforme, sans jamais oublier que les coûts de restructuration ne sont pas des coûts fixes. Il faut savoir raisonner sur dix ans.
Il faut aussi souhaiter que l'opposition sociale démocrate se resaisisse. En laissant ses prérogatives à des syndicats gauchistes ultra politisés, elle ne joue plus son rôle de pondérateurs d'opposition responsables. C'est un des dégâts colatéraux du hiatus Royal. Celle-là n'a pas fait du mal qu'à son parti, mais à la nation toute entière.

Un UMP qui désire la recomposition rapide des Socialistes démocrates modernes, c'est tout de même un comble !


*DARES est la direction des études et recherche du ministère de l’Emploi

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