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30 novembre 2007
SARKOZY, LA OU NOUS NE L'ATTENDIONS PAS...
... c'est à dire, pas assez loin sur les mesures à effets immédiats.
L'intervention du Président Sarkozy offre un spectre plus large que celui auquel nous pouvions nous attendre. En gros, trois thèmes ont été abordés : les émeutes de la "voyoucratie", le gros morceau que sont le pouvoir d'achat et la croissance, enfin l'université.
Ayant consacré deux articles sur le pouvoir d'achat depuis le début de la semaine, vous pensez bien que c'est aujourd'hui mon sujet de prédilection.
Globalement, la réponse du Président est simple : c'est la croissance qui tirera vraiment le pouvoir d'achat et non l'inverse. Conséquence immédiate, il a demandé aux Français d'être patients.
Il a raison, mais je m'inquiète quand même. Voici pourquoi.
En gros, je classerais les mesures en deux catégories. Celles qui auront une efficacité moyen terme (12 à 24 mois) et celles qui auront une efficacité quasi immédiate.
MOYEN TERME : des mesures incitatives
. Comme je l'écrivais hier matin, notre Président nous a donc sorti une mesure inattendue, sans être pour autant inédite : un nouvel assouplissement des 35 heures sur la base d'un volontariat entre l'entreprise et ses salariés.
Très bien ! C'est une bonne façon d'atténuer une nouvelle fois les conséquences désastreuses de cette loi socialiste imbécile. Nous verrons quelles seront les modalités d'application et l'attraction fiscale qui pousserait les entreprises à jouer le jeu.
. Le paiement des RTT en salaire. Bonne idée, mais qui ne se décrète pas, chaque entreprise restant libre de le proposer ou non à ses employés.
. Le déblocage anticipé de la participation. Ce levier du pouvoir d'achat avait partiellement fonctionné en 2004. En effet, les fonds concernés, dans leur grande majorité, n'avaient pas été réinjectés dans la consommation mais avaient alimenté une nouvelle épargne. Les entreprises de moins de 50 salariés n'étant pas concernées, cette possibilité ne concernera donc que 5% de nos entreprises.
COURT TERME : Une seule mesure, plus dirigiste
. Les loyers indexés sur l'indice de la consommation et non plus sur le coût de la construction. Excellent pour juguler l'inflation, de surcroît très simple et facile de mise en œuvre.En revanche, je suis inquiet sur le vice caché possible des mesures sur le dépôt de garantie d'un mois et sur la disparition de la caution.
En effet, quelle pourrait être la réaction des propriétaires dont la sécurité du paiement des loyers sera sensiblement réduite. C'est très simple : ne plus louer du tout. Le risque d'une France des volets clos nouvelle version est réelle, ce qui aurait pour conséquences de raréfier l'offre et de faire repartir l'inflation sur les loyers, soit l'inverse du but recherché !
Pour accompagner ces mesures sur la location d'un logement, il faudrait absolument proposer aux propriétaires une contre partie tangible.
Le système public de caution me semble extrêmement complexe à monter, voire impossible.
A mon sens, la seule solution opérationnelle serait de rendre les évictions plus simples afin que tout locataire ne payant pas son loyer puisse être expulsé sous deux ou trois mois. Pour qui a loué un logement aux USA, au Canada ou en Australie sait que ce système fonctionne très bien. Il n'est pas injuste, bien au contraire. Il a d'autre part une autre vertu, il auto régule l'augmentation du prix des loyers.
. Le commerce et la grande distribution…aïe !
Je ne peux vous le cacher, je suis déçu par l'absence de mesures réelles et concrètes sur le changement des pratiques dans la grande distribution (cf mes articles des jours précédents).
Certes, le sujet n'a pas de solutions simples et suppose une révolution des comportements, donc des négociations ardues.
Dans ces conditions, le Président s'est évidement contenté d'annoncer "…une grande discussion avec les acteurs…".
Le gouvernement, le Ministère de l'économie et la palanquée des Conseillers de l'Elysées ne sont pas prêts sur le sujet. J'espérais qu'ils le fussent ! ..." Nicolas, je te conseille de secouer le cocotier sur le sujet ! "
. Une grande idée phare manque au tableau
Je vois deux domaines possibles que le Président aurait pu exploiter. L'un pour la croissance et l'emploi. L'autre pour le pouvoir d'achat.
1. La suppression de certains effets de seuil de la législation fiscale et sociale des entreprises. Véritables barrières de l'emploi, ils font reculer la plupart des chefs d'entreprise.
2. L'aménagement des pratiques dans la grande distribution. Je suis convaincu que ce secteur eut pu être le bon terrain pour marquer les esprits. Annoncer des discussions est notoirement insuffisant.
Bref, dans ces conditions, j'ai envie de dire…"chaque chose en son temps", mais sans parler de bilan... ce foutu temps commence à presser !
Restons patients. Gardons confiance. Plus que jamais.
13:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 novembre 2007
MUNICIPALES A BOULOGNE, C'EST PARTI !
Les élections sont dans 100 jours. Déjà !
Voici la Lettre de Candidature de Pierre-Christophe Baguet.
Il a besoin de nous tous, a fortiori si le Maire par procuration actuel décidait d'y aller. Si tel était le cas, nous devrons décupler notre effort de pédagogie auprès des Boulonnais qui n'y comprendront plus rien, à l'aune du cas Pineau. J'ai de plus le sentiment que ma plume éprouverait de sérieux picotements !
Bref ! Imprimez, distribuez dans les boîtes à lettres de votre immeuble ou relayez en pièce jointe ce document dans vos emails.
14:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
LE POUVOIR D'ACHAT EN QUESTION – Partie 2
La grande distribution est-elle une partie de la solution ?
Ce soir le Président Sarkozy sera aux JT de 20H00. Nous ignorons les détails de ce qu'il va annoncer.
Sortira-t-il une mesure inédite et imprévue ? Quoiqu'il en soit, de ce qu'il dira et avancera dépend une partie majeure des enjeux du quinquennat.
La quadrature du cercle
Maîtrise des prix des loyers, nouveau déblocage prématuré du capital de l'épargne salariale, plus grande facilité de résiliation des abonnements auprès des opérateurs télécoms…une panoplie de mesures de tout genre va sans doute être avancée. Elles seront pour la plupart les bienvenues, mais elles auront chacune une efficacité relative et segmentée selon la population concernée.
La mesure idéale d'une augmentation du pouvoir d'achat est celle qui répond à ces sept paramètres :
- ne rien coûter à la collectivité
- toucher tous les Français
- être rapidement opérationnelle
- facile à comprendre
- ne pas avoir de conséquences indirectes négatives (vices cachés)
- ne pas creuser les inégalités structurelles, en créant de nouveaux avantages acquis sectoriels
- obtenir l'adhésion des entrepreneurs et des syndicats
Respecter ces points relève-t-il de la quadrature du cercle ? Je ne le pense pas.
Le problème de la Loi Galland
Conçue à l'origine pour protéger le petit commerce, cette loi a eu on le sait un effet pervers. Elle a supprimée la concurrence entre les enseignes. Impossibilité de vendre à perte, non intégration des marges arrière dans les coûts réels d'achats…etc.
Avec leurs tarifs de vente au public imposés, les industriels ne sont pas exempts de tout reproche non plus.
Malgré les quelques aménagements apportés par la loi Dutreil en 2005 et la récente Loi Chatel, la situation reste peu favorable à une baisse franche des prix.
Non coupables
Les grands de la distribution ne sont pas directement responsables. Ils n'ont fait qu'appliquer la loi, certes avec grand zèle parfois. On ne peut pas le leur reprocher.
Il faut également ajouter les effets des lois Royer et
Raffarin, qui sont venues figer la cartographie des implantations commerciales, réduisant d'autant les possibilités de mises en concurrence.
Cela étant dit, tous les rapports le disent, la grande distribution a fait des efforts louables. En 2005, leur indice des prix des produits de consommation courante aurait baissé de 0,4%, alors que l'inflation était de 1,2%. Mais il faut aller plus loin.
Faut-il supprimer les lois Royer, Dutreil, Raffarin et Galland ?
Si elles étaient abrogées ou pour le moins aménagées en profondeur, la conséquence serait immédiate et saine : le retour à une vraie situation concurrentielle. Les grandes enseignes (Carrefour, Casino, Auchan, Leclerc, Intermarché...) se livreraient à une guerre des prix qui ne pourrait générer qu'une déflation sur les produits concernés.
Par ailleurs, cette baisse des prix peut-elle être acceptée par les distributeurs qui y verraient une érosion de leurs marges ? La réponse est oui. Une baisse des prix générant toujours et automatiquement une augmentation de la consommation, les distributeurs peuvent compter sur l'effet volume pour combler leur déficit de marges.
C'est aussi l'avis de Michel-Edouard Leclercs. Il prêche depuis des années pour un aménagement radical des pratiques de son propre secteur. Son père disait il y a cinquante ans " acheter moins cher, pour revendre moins cher". Intéressant comme formulation ! Ne nous en rappelle-t-elle pas une autre, plus récente ?
D'autres questions doivent être posées
. Pourquoi faire dépendre les dates des Soldes de décrets préfectoraux ?
. Pourquoi interdire la vente à perte, si tel est le souhait ponctuel du commerçant ?
. Pourquoi interdire ou restreindre à ce point les ouvertures du dimanche, alors que les français les apprécient. En ce domaine, la loi aboutit à des situations ubuesques dans certains centres villes (exemple : sur les Champs-Elysées, l'une des artères les plus touristiques du monde).
Je fais un rêve !
Imaginons simplement qu'une nouvelle situation, fondée sur une évolution radicale de ces pratiques, réduise en dix huit mois de 5 à 6% le niveau moyen des prix des produits alimentaires courants et que les chiffres d'affaires augmentent d'autant.
Je ne suis pas économiste, mais il me semble qu'une partie du problème de la croissance et de l'augmentation du pouvoir d'achat des Français serait réglé.
Supposons !
Supposons maintenant que je sois un âne et que mon raisonnement fût trop simpliste pour être validé par un énarque.
Alors expliquez-moi pourquoi nous avons de telles différences de prix entre les pays européens sur une canette de Coca Cola, sur un pot de yaourt basique ou sur un hamburger Mac Donald.
Quels sont les mécanismes qui aboutissent à une situation trop souvent au désavantage du porte-monnaie des Français ? Les différentiels de charges sociales et de TVA sont loin de pouvoir tout expliquer. Très loin.
Il est probable qu'il nous faille alors chercher du coté de la législation du travail et de sa rigidité, entre autre. Tout étant finalement lié, la partie est difficile et le projet de Nicolas Sarkozy n'a d'autre ambition que de tout changer. Il faudra dix ans !
Des actions sont en cours.
Il ne faut pas désespérer. Le Gouvernement a parfaitement conscience de la situation.
En juin 2007, Christine Lagarde a demandé un complément d'enquêtes et d'études sur ce grand sujet qu'est le commerce en France. Bercy observe d'autre part l'efficacité des mesures prises sur les heures supplémentaires (faibles à ce jour, car trop alambiquées dans leur mise en oeuvre).
Puis il y a les conclusions finales de la Commission Attali qui viendront en décembre. Pour avoir déjà lancé quelques ballons, nous en connaissons les grandes lignes.
Enfin rappelons-nous qu'en 2004, l'éphémère Ministre de l'Economie et futur Président de la République, avait quand même eu le temps de réunir les grandes enseignes de la distribution, en leur demandant de faire un effort sensible sur les prix. Il fut écouté et suivi.
C'est par conséquent un sujet qui lui tient à cœur ! Mais attention, le temps passe vite.
11:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 novembre 2007
LE POUVOIR D'ACHAT EN QUESTION - Partie 1
Parmi tous les thèmes des grands chantiers lancés depuis six mois, il en est un qui prend du retard, celui du pouvoir d'achat. Nicolas Sarkozy intervenant demain jeudi sur ce thème, c'est le moment d'en parler.
Vous le savez, je ne suis pas un adepte du bilan à six mois. Il faut du temps. Mais compte tenu de la spécificité de ce dossier stratégique, les choses ne peuvent pas évoluer rapidement.
N'oublions pas que si des décisions étaient prises d'ici la fin de l'année (c'est demain !), elles ne pourraient être concrètement mises en œuvre que mi 2008, pour une efficacité visible et une évolution des opinions vers la fin de l'année prochaine. Soit dix huit mois après les élections présidentielles.
Là, nous pourrons commencer à parler de premier bilan.
Un paramètre particulièrement sensible
Le "pouvoir d'achat" est LE paramètre économique que les Français les plus défavorisés ressentent le plus vite et le plus douloureusement.
Un pot de yaourt qui augmente de 10 ou 15% n'a aucune incidence sur la vie d'une famille qui ne tire pas la ficelle par les deux bouts le 10 ou le 15 du mois.
En revanche, il est facile d'en imaginer l'impact dans une famille dont les revenus sont modestes.
Trop tôt pour un bilan, certes, mais il faut rectifier le tir.
Levier d'augmentation du pouvoir d'achat, la croissance ne se décrète pas ! Sa réalité et son niveau dépendent beaucoup de paramètres extérieurs qu'aucun gouvernement ne maîtrise réellement (exemple : le prix de l'énergie).
Pour obtenir des résultats rapidement, il faut chercher ailleurs.
Les mesures envisagées par Villepin - chèque transport, baisse segmentée selon le revenu de l'électricité…etc - ont été heureusement abandonnées. D'inspiration malthusienne, elles auraient traité la problématique par le petit bout d'une lorgnette court terme, n'aboutissant qu'à la paupérisation d'une partie des Français.
Ces mesures auraient tiré vers le bas alors que tout doit être fait pour tirer par le haut. Elles auraient de surcroît créé des inégalités structurelles entre les Français et creuser le déficit.
Enfin, aux dires des chefs d'enteprises que je rencontre, le mécanisme des heures supplémentaires s'avère très compliqué à mettre en oeuvre. Les législateurs auraient-ils rédigé une usine à gaz !
Notre Ministre de l'Economie doit être vigilante sur ce point, en envisageant de rectifier le tir.
Une clé majeure existe
Quels sont les prix qui pèsent le plus dans le ressenti du pouvoir d'achat ? Ce sont évidemment ceux que tout français subit chaque jour : l'alimentation, le loyer et ses charges induites, le transport et dans une moindre mesure, les télécommunications.
Les prix des loyers et des transports sont la conséquence de mécanismes complexes dont les évolutions ne peuvent se faire que lentement.
Il ne faut pas non plus oublier que la marge de manœuvre financière de l'état est faible. Une réduction importante, par exemple, des taxes sur les produits pétroliers (TIPP) est budgétairement quasi impossible. De plus cela serait contraire à l'esprit du Grenelle de l'Environnement.
Il est en revanche un domaine qui ne coûterait rien à l'état donc aux contribuables : une évolution des pratiques de la grande distribution et de leurs fournisseurs industriels, notamment bien entendu sur les produits alimentaires courants.
L'une des solutions du pouvoir d'achat passe nécessairement par là !
Fin de la partie I (suite demain)
19:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 novembre 2007
CAVADA, FOURBERIE OU CONVICTION ?
C'est toujours la question que l'on se pose lorsqu'on assiste à l'apostasie politique d'une personnalité. Le fait-elle par calcul et intérêt personnel ou par conviction et sincérité ?
Le phénomène n'est pas nouveau, mais durant ces six derniers mois, il semble qu'il se soit accéléré. Les exemples ne manquent pas. Il est inutile de les rappeler et la galerie s'allongera encore. Pour aujourd'hui, c'est donc Jean-Marie Cavada qui a accepté d'être tête de liste UMP dans un arrondissement de Paris.
De l'Est vers l'Ouest, toujours !
Ce qu'il est en revanche intéressant de souligner, c'est que les transfuges sont en sens unique : de l'opposition vers la majorité dans 99% des cas*. Cela prête à réfléchir, non ?
Ce constat est révélateur de la conjonction des faisceaux amenant inexorablement à cette transhumance politique :
D'un côté :
. une opposition générale délabrée
. un PS à l'agonie qui n'a rien fait depuis cinq ans et qui s'emmêle les crayons dans son épouvantable hiatus Royal.
. un centre pusillanime avec un sympathique rêveur à sa tête
. de nombreux leaders perdus dans leurs contradictions
De l'autre :
. une UMP, globalement en rangs serrés, qui a travaillé depuis des années au programme à mettre en oeuvre
. un Président, apprécié par une majorité de Français, qui fait bouger les lignes en faisant ce qu'il a annoncé…incroyable !
. Une dynamique difficilement contestable, quelles que soient ses opinions
La conjonction de tous ces paramètres aboutit à un effet ciseaux, bien connus des économistes. C'est pareil en politique.
Cavada n'avait pas besoin de migrer pour exister
Jean-Marie Cavada a manifestement tout fait avant de prendre sa décision ( "…j'ai épuisé tous les recours de la loyauté avec Bayrou…"). La formule est belle. Elle est de plus crédible. Il a pris son temps.
Il est très probablement sincère
Il est à mon sens impossible de penser que cette ex star de la télé ( La Marche du Siècle) et ex patron de Radio France, soit un arriviste. Député européen (UDF), il n'avait pas besoin de cela pour exister. Il est invité quand il le désire par toutes les télévisions et par toutes les radios…etc.
Non, je crois plutôt et tout simplement, que c'est un homme de convictions, aimant son pays, ne voulant pas laisser passer le train de l'action.
"…et pendant qu'il agit (Sarkozy), certains attendent son échec, tout en spéculant sur l'affaiblissement de la gauche pour la croquer…je ne veux pas bâtir une carrière politique sur les ruines de mon pays."
Tout est dit ! Même certains UMP feraient bien d'y réfléchir, tant au plan national que local.
* Rappelons que la plus fameuse des exceptions fut celle de François Mitterrand qui, sympathisant de La Cagoule dans les années 30, découvrit au milieu des années 50 les vertus électoralistes de devenir le chantre du socialisme.
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25 novembre 2007
A PROPOS DE BOULOGNE
DUHAMEL TENTE PAR LA GAUCHE !
Dans l'édition Ile-de-France du Journal du Dimanche, voici ce qu'aurait déclaré Pierre-Christophe Duhamel. Serait-il prêt à tout ? Je refuse encore de le croire, sauf à tomber dans une malhonnêteté intellectuelle, ce qui n'est pas son genre.
""…il y a de l'affinité entre Pierre Gaborit et moi…rien n'empêcherait que nous figurions sur la même liste."
Reste à savoir sur quelle liste, mais si ce propos est exact…les bras m'en tombent.
Si ouverture il doit y avoir, et ma foi pourquoi pas, c'est évidemment au leader de la liste adoubée par l'UMP de la mettre en oeuvre, sûrement pas à celui qui tente de bâtir une liste dissidente pour des motifrs purement électoralistes.
Pierre-Mathieu Duhamel applique l'ouverture perverse. C'est au parti en position de force de faire un geste d'ouverture, en ayant les moyens d'en contrôler l'application. Sinon, c'est la chienlit, comme le disait Charles de Gaulle.
Etre prêt à s'unir à la gauche, avec de surcroît une probable entente de circonstance avec le Modem jouant les entremetteurs…tout cela pour assouvir, par délégation, l'animosité de Fourcade à l'encontre de Baguet ! Non, vraiment, cela est indigne et nourrit le feu de la division. Un phénomène classique au demeurant qui obligerait à de belles séances de pédagogie dans les réunions de campagne.
Monsieur Duhamel serait-il tombé dans le syndrome Pineau, qui a joué sur tous les tableaux en juin dernier ? On a vu avec quel succès (10,9%) !
Pierre-Christophe Baguet est légitime
Cela peut déplaire à ceux qui ne l'aiment pas, mais il a obtenu l'investiture de l'UMP, ce dont rêvent tous les candidats de la majorité. Alors qu'il n'était sûr de rien, il fut le premier UDF à rejoindre le candidat Sarkozy, il y a déjà plus d'un an.
Il a été largement élu au premier tour des législatives avec prêt de 60% des suffrages.
Baguet est une force politique avérée qui a démontré sa capacité élective.
Pourquoi voulez-vous que l'UMP et ses cadres politiques ( Raffarin, Devedjian) ainsi que le Président Sarkzoy prennent le moindre risque électoral, en faisant de plus un cadeau à un Fourcade qui a toujours fait ses coups dans son coin ? Le dernier étant sa démission sur laquelle il n'avait informé personne dans son camp.
Pourquoi et surtout comment contester que Baguet soit désormais le plus légitime dans notre majorité pour concourir au poste de Maire ?
Personne ne peut lui reprocher d'avoir cette ambition. Il a gagné ses galons, seul, avec courage et patience sans être issu du sérail de l'énarchie. La compétence et l'art de mener une ville ne s'affirment pas avec un diplôme, mais avec les années sur le terrain et en sachant s'entourer.
Nous pouvons comprendre l'amertume de Duhamel
Mais il doit à son tour admettre qu'il est seul responsable de la situation, à la fois impossible et parfaitement prévisible, dans laquelle il se trouve aujourd'hui : une sorte d'impasse dont il lui sera délicat de sortir.
Il me semble que s'il avait refusé d'être le jouet de Fourcade, il ne serait pas écartelé entre son envie de rester Maire - on ne peut pas non plus le lui reprocher - et les moyens politiquement incorrects que cela suppose pour se lancer dans l'aventure d'une liste dissidente.
Monsieur Duhamel, doit redevenir raisonnable. Qu'il accepte la main toujours tendue de Pierre-Christophe Baguet. Il n'est pas trop tard. Mais peut-il accepter d'être 2ème ou 3ème Maire-adjoint ? Rien n'est moins sûr.
Et si jamais il attendait les résultats d'un sondage qui lui révélerait l'existence d'un espace disponible pour tenter le coup, cet espace ne serait qu'une chimère.
J'en fais le pari !
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24 novembre 2007
NOUS DEVONS REMERCIER SUD RAIL !
Voilà un titre étonnant, non ? Pourtant, d'ici quelques années, nous constaterons que les trotskistes de Sud auront été à l'origine de l'explosion salutaire de notre paysage syndical. Désir ou réalité ?
Tout le monde est d'accord, et bien heureux que Sarkozy, Fillon et Bertrand s'y collent, sur le fond de la réforme des régimes spéciaux.
Oui, tout le monde est d'accord...sauf les furieux illuminés de Sud Rail ou de Sud Etudiants dont il convient de nous méfier tant ces "étudiants" sont des fanatiques au comportement terroristes.
Les premiers estiment que la justice et l'équité seraient de passer les 23 millions de salariés français à 37,5 annuités. Les seconds ne veulent pas de l'autonomie élargie des universités. C'est drôle et cocasse, car c'est finalement l'inverse des revendications de mai 68.
Bref ! Outre leurs demandes fantaisistes dans un monde de liberté et de démocratie soumis à la mondialisation, ces gens là viennent dans leur outrance échevelée de nous rendre un sacré service.
Pourquoi remercier Sud Rail et Christian Mahieux ?
Nous avons vu François Chérèque demander un arrêt de la grève avant même qu'elle n'ait commencé. Nous
avons surtout vu un Bernard Thibault, conscient des enjeux, devenir raisonnable mais lâché par sa base dure, aiguillonnée par Sud Rail. Ce dernier événement laissera des cicatrices profondes au sein de la CGT, qui vivra très probablement une scission dans les années qui arrivent.
Il vient de se passer à la CGT à propos des régimes spéciaux ce qu'a vécu le PS sur le traité européen. Tout à la fois dévot trotskiste, Raspoutine d'un peuple qu'il affirme défendre et mauvais génie de la CGT, Christian Mahieux de Sud a définitivement fait imploser le principe de solidarité intersyndicale entre gauche et extrème gauche. Merci, Camarade !
Cela tombe très bien
Nous aurons d'un côté les mouvances ultragauchistes de la CGT, de FO et de Sud qui ne rêvent que du retour des soviets. Ceux-là ne représenteront plus que 1 à 2 % des syndicalistes. Ils seront progressivement laminés dans les entreprises.
Oh ! Etant fortement représentés dans les postes clés (les conducteurs notamment) ils seront toujours capables de nuire, mais leur influence diminuera. Sur le plan politique, ceux-là seront proches de la LCR de Besancenot ou de Mélenchon ou autres Emmanuelli qui finiront par quitter le PS en créant leurs partis ancrés à gauche de la nouvelle gauche socialiste.
De l'autre côté nous aurons des syndicalistes modernes et progressistes ( CFDT, CFTC, CGC et des nouveaux venus, il faut le souhaiter) acceptant les vérités de l'histoire et la réalité du monde contemporain. Ceux-là seront des interlocuteurs toujours exigeants, mais ils seront constructifs et suivront des raisonnements plus inspirés des cours de HEC ou de Harvard que ceux issus du "Manuel du parfait petit syndicaliste" des années 60. Politiquement, ils seront proches et participeront au reformatage d'un nouveau PS, dynamisés par quelques jeunes pousses. Valls, Le Foll, Montebourg...allez savoir !
Tout cela ne se fera pas en un jour
Je prends peut-être mes désirs pour réalités. Cette projection relève peut-être de la science fiction. Il n'empêche ! Ces événements tombent finalement très bien dans la perspective de la réforme sur la représentativité syndicale, prévue au programme présidentiel faut-il le rappeler.
Pour peu qu'en cinq ou sept ans, cette réforme sache attirer 20, 30 ou 50% des salariés français (une cotisation exonéré d'impôts serait la bienvenue) les rapports de force seront inversés, au bénéfice de la majorité. Enfin !
J'ai appris qu'il y avait un mot à ne pas prononcer en ce moment à l'Elysées ou à La Lanterne. C'est le mot "bilan". Souvenez-vous de ce que j'écrivais il y a quelques jours (cf article du 7 novembre) : "le temps ! Bordel !"Nous devons avoir bien conscience que la fin de cette grève n'est que le début d'un combat qui durera cinq à dix années.
La France est cette nation tout à fait extraordinaire à laquelle il faut expliquer très, très longtemps les choses. Mais quand elle a compris, alors là…elle rattrape tout le monde.
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22 novembre 2007
REGIME SPECIAUX
La colère me monte au nez, on ne rigole plus !
Pour tous ceux qui s'efforcent de regarder la société en se réclamant du bon sens, de l'équité, de la solidarité, de la responsabilité, l'attitude des syndicalistes adeptes du blocage dur est irresponsable, indécente et pire encore... elle est imbécile et fourbe.
Certes les choses semblent s'arranger lentement, mais à quel prix ! Comme vous tous, j'ai été patient ! Mais maintenant, stop !
Vade-mecum de ces régimes
- Leurs bénéficiaires partent à la retraite 5 à 10 ans avant ceux soumis au régime général. Exemple : à 50 ans pour les agents de conduite SNCF ou RATP (il est honnête de dire que les Sénateurs et les Députés devraient sur ce point montrer l'exemple. Il paraît que c'est prévu)
- La durée moyenne de leur retraite est pour beaucoup supérieure à celle de leur vie active. Ils percevront donc plus de pensions qu'ils n'ont reçu de salaires ! C'est un non sens absolu sur le plan économique que la pyramide des âges condamne irrémédiablement.
- Le montant de leur retraite est calculé sur les 6 derniers mois de salaire (comme pour les fonctionnaires, qui bénéficient encore à ce titre d'un régime spécial), soit un écart considérable par rapport aux 25 années du régime général. Leur taux de cotisation est en outre souvent inférieur (7,8% contre 10 à 11%);
- Le coût de ces régimes (qui concernent 1,2 million de retraités pour seulement 560 000 actifs) représente environ 5 milliards d'euros par an, payés par la collectivité.
- La réforme de ces régimes est souhaitée par 82% des Français (sondage Metro/Ifop, 11 octobre 2007), y compris par une majorité des agents de la Fonction publique;
- On estime à 300 milliards d'euros les engagements de retraite des sept principaux régimes spéciaux au cours des six prochaines décennies : une charge injuste et insupportable pour les générations futures.
La France est le seul pays développé au monde où demeurent de telles inégalités et de telles aberrations. Cela doit cesser !
(un clic ICI et découvrez l'intégralité du document historique - un dépliant de 1969 - dont la photo ci-dessus est extraite)
La France ne doit pas se laisser mener par 5.000(1) forcenés de la CGT et de Sud Rail. Les choses n'ont que trop durer. Si cela s'avérait nécessaire, nous devons désormais nous préparer nous aussi à descendre dans la rue, massivement, dans le calme.
Diffusez ces quelques faits et chiffres partout où vous le pouvez et par tous les moyens. Au bureau, dans le magasin ou à l'atelier durant les pauses café ou cigarettes, dans les diners entre amis, sur votre blog, en pièce jointe à vos emails…partout !
NB : cet article est inspiré de la note "Appel aux citoyens", rédigée par le sociologue Gérard Mermet, auteur de Francescopie.
(1) A propos des effectifs de Sud Rail. Dans une vidéo diffusée sur le blog de notre ami Thierry Solère, Patrick Devedjian annonce 20.000 membres chez Sud Rail. Je suis très surpris par ce chiffre. Ce n'est pas celui qui est annoncé dans l'étude 2006 de la DARES. Cet organisme annonçait un maximum de 7.000 adhérents fin 2006. Auraient-ils recruté 13.000 personnes en moins d'un an ? Il est permis d'en douter.
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21 novembre 2007
LA TARTUFFERIE SYNDICALE FRANCAISE
Quelques chiffres sont toujours utiles à rappeler. C'est même vital pour savoir où se trouve encore le bon cap !
Il est stupéfiant de constater à quel point une extrême minorité de dévots trotskistes parvient à dicter sa loi à l'écrasante majorité démocrate et républicaine.
D'après la dernière étude de la DARES* publié fin 2006, le nombre total de syndiqués en France au début du XXIe siècle serait de 1,5 million. Pour environ 22,5 millions de salariés publics ou privés, notre taux de syndicalisation est de l'ordre de 6,5%. 
Ce ratio est l’un des plus bas des pays de l'OCDE. Etant à l'origine de l'impasse de notre dialogue social, voilà un triste record dont nous ne devons pas être fiers. Il nous coûte fort cher.
Des chiffres invérifiables et toujours gonflés
C'est un peu comme la rémunération et le pouvoir d'achat réel des fonctionnaires, aucune étude fiable n'est possible.
Sur le sujet des syndicats, la France porte aussi et encore le bonnet d'âne.
Nos syndicats ouvriers, comme patronaux d'ailleurs ( cf l'IUMM), n'ont aucune obligation de publication de leur comptabilité.
Cette situation aberrante amène évidemment les syndicats à gonfler artificiellement leur nombre d'encartés actifs, sans jamais admettre leur diminution, ce qui est pourtant le cas.
Sur la base des chiffres qui ont été prudemment présentés par l'étude de la DARES, les effectifs de la CGT et de la CFDT seraient respectivement autour de 600.000 et de 400.000. A elles seules ces deux organisations rassembleraient donc 70% des salariés syndiqués actifs.
Une terrible minorité dans la rue.
D'après ces chiffres, cela voudrait dire que les quelques 400.000 personnes ayant défilé dans les rues hier mardi 20 novembre 07, ne représenteraient que 27% des syndiqués ! Que faisaient tous les autres ? Où étaient-ils ?
Mais que dire alors de la représentativité des manifestants au plan national qui est de 1,7% des salariés, toutes catégories confondues !
Mais le plus insupportable est ailleurs.
Il est alarmant de constater qu’un seul petit syndicat réussit régulièrement à bloquer la France : Sud Rail. Une organisation dont nombre de Français découvrent la puissance et qui trouve là une excellente opportunité de développer sa notoriété.
Sud Rail ne compterait que 7000 adhérents, chiffre toujours invérifiable et qui, bien entendu, est nécessairement gonflé. Je serais prêt à parier que la réalité est inférieure de moitié. Ce sont donc de l'ordre de 3.000 personnes qui en bloqueraient plus de 22 millions (0,001%) !
Quant aux étudiants qui suivent un cycle supérieur, ils auraient été au maximum 50.000 dans les rues hier, soit 2,2% des quelque 2,3 millions. Le syndicat le plus violent serait Sud Etudiants ! Tiens, tiens !
Je rappellerai ici que Sud est le creuset syndical de la LCR. Cela explique pourquoi Olivier Besancenot n'a pas à monter trop au créneau, "son" syndicat le fait pour lui.
Attention, danger !
Cette situation inadmissible est le fondement de la légitime ténacité de notre gouvernement. Il ne doit surtout pas lâcher sur l'essentiel de sa réforme, sans jamais oublier que les coûts de restructuration ne sont pas des coûts fixes. Il faut savoir raisonner sur dix ans.
Il faut aussi souhaiter que l'opposition sociale démocrate se resaisisse. En laissant ses prérogatives à des syndicats gauchistes ultra politisés, elle ne joue plus son rôle de pondérateurs d'opposition responsables. C'est un des dégâts colatéraux du hiatus Royal. Celle-là n'a pas fait du mal qu'à son parti, mais à la nation toute entière.
Un UMP qui désire la recomposition rapide des Socialistes démocrates modernes, c'est tout de même un comble !
*DARES est la direction des études et recherche du ministère de l’Emploi
14:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20 novembre 2007
Valérie Pécresse, François Fillon : la vérité sur la réforme des universités
Il est important que chaque auteur de blog relaie ce type de vidéo.
Un document de moins de 2 minutes, qui fournit tous les arguments objectifs pour convaincre.
Autre document à lire, celui de François Fillon. Il est plus complet et traduit la bonne communication avec son Ministre de l'enseignement supérieur.
Enfin, dernier outil d'informations à consulter, le site http://www.nouvelleuniversite.gouv.fr . 
Après cela, vous saurez tout.
14:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Lorsque Nicolas Sarkozy interviendra…
Très modestement et sans me prendre pour Henri Guaino, j'ai préparé quelques petites phrases à glisser dans le discours que notre Président ne manquera de prononcer avant longtemps.
" Françaises, Français, étant le détenteur de la légitimité nationale et républicaine j’ai envisagé…. toutes les éventualités sans exception qui me permettraient de la maintenir…"
"… J’ai un mandat du peuple, je le remplirai, je ne changerai pas le premier ministre dont la valeur, la solidité, la capacité méritent l’hommage de tous….""
"… Eh bien non, la République n’abdiquera pas…..le progrès, l’indépendance et la paix l’emporteront avec la liberté. Vive la République. Vive la France! "
Ah, pardon ! J'oubliais ! En réalité, je ne suis qu'un vulgaire plagiaire…ces paroles sont extraites de l'allocution radiodiffusée de Charles de Gaulle le 30 mai 1968.
L'esprit des Soviets est toujours vivace
Certes, nous ne nous trouvons pas dans la situation explosive des émeutes de 1968. Charles de Gaulle, à l'époque, craignait avant tout le chaos que les communistes auraient pu engendrer si la France avait été bloquée trop longtemps. Nous sommes loin de cette situation mais, toute proportion gardée, quels sont les syndicats qui font durer les grèves ? Ne sont-ce pas l'aile gauche de la CGT ( c'est dire ! ) et celui des cheminots de Sud Rail, les plus trotskistes de tous ?
J'écrivais la semaine dernière que nous vivions une révolution. Ces jusqu'au-boutistes ne luttent pas pour préserver leurs privilèges liés aux 37,5 années de travail. Ils luttent pour imposer le choix d'une société que l'histoire politique et économique du XXème siècle a condamné sans appel. Ils luttent en prétendant faire notre bonheur, malgré nous; un bonheur que nous sommes assurément incapables d'atteindre seuls !
Ces quelques milliers d'exaltés rêvent encore du Grand Jour ! Comment est-ce possible ?
11:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 novembre 2007
PIERRE-CHRISTOPHE BAGUET, ENFIN !
Bien sûr nous nous en doutions, bien sûr ce n'est que justice individuelle et justesse politique, bien sûr il faut maintenant formaliser son projet pour Boulogne, en le communiquant via une belle campagne...mais c'est fait !
La Commission nationale d'investiture UMP n'a pas eu à se poser beaucoup de questions. Son choix fut vite réglé ! Un certain acharnement fruit d'un refus de la défaite de l'ancien maire Jean-Pierre Fourcade l'a sans doute amené à lutter contre l'inexorable, en allant peut-être même au plus haut de l'état pour tenter de convaincre.
Peine perdue, énergie gâchée, espoirs déçus, tentative pathétique…mais il faut tendre la main à Pierre-Mathieu Duhamel. Je l'écrivais déjà il y a quelques mois et même il y a quelques jours encore, c'est un homme compétent et vertueux qui pourrait être très utile pour la ville.
Couper le cordon !
Mais après avoir été Maire, saura-t-il couper le cordon en acceptant de se joindre à Pierre-Christophe Baguet qui lui a d'ores et déjà tendu la main ? Rien n'est moins sûr !
Inspiré par de mauvais génies, souhaitons qu'il n'ait pas la pulsion suicidaire de constituer sa propre liste, en opposition frontale avec l'UMP – mais après tout c'est son droit le plus strict - mais surtout avec les intérêts et la cohésion politique de notre cité.
Pierre-Christophe Baguet sera un bon Maire...
...de nouvelle génération
A la fois jeune et expérimenté - cela ne vous rappelle-t-il pas quelqu'un ? - il a depuis toujours affirmé sa passion de l'action au service de notre collectivité.
Il connaît Boulogne comme personne.
Il aime cette ville.
Il saura réunir une équipe dynamique et nouvelle.
C'est un pragmatique et un Politique au sens noble du terme : il agit toujours en fonction de ses convictions et non d'obscurs palimpsestes d'un autre âge.
C'est enfin un homme qui n'est pas issu d'un système dont la France a trop souffert, depuis trop longtemps.
Si l'ère Fourcade peut être fière de son bilan, il faut maintenant écrire une page radicalement nouvelle.
Ainsi va l'Histoire. Heureusement ! Enfin !
13:35 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15 novembre 2007
MESDAMES, MESSIEURS…NOUS VIVONS UNE REVOLUTION !
Ne nous leurrons pas, la France est en train de vivre des instants historiques. Pour ma part, je les situerais en intensité politico stratégique au niveau du Front Populaire ou de Mai 68 ! Rien moins que cela !
Révolution ! Le mot est lâché. Et pourtant, comme je l'écrivais il y a quelques jours...."drôle d'ambiance" ! Car tout cela se passe gentiment !
Rendons-nous compte !
La modification des régimes spéciaux était un bastion syndical depuis plus de 70 ans. Aucun gouvernement n'avait osé s'y attaquer. Aucun ! Jamais !
Envisager seulement leur très légère évolution était déjà considéré comme un casus belli, notamment par la CGT et FO.
Ces syndicats puissamment installés à des postes clés des transports et de l'énergie exerçaient un chantage impossible à déjouer. Avec 10.000 grévistes durs hyper politisés, ils étaient capables de paralyser tout le pays.
Il faut d'ailleurs se rappeler que Mitterrand et Jospin n'ont pas hésité à installer des communistes au ministère des transports (Fiterman sous Mauroy, Gayssot sous Jospin), une belle façon de conforter le verrouillage autocratique de la CGT sur des secteurs vitaux de notre économie.
Ce qui est train de se passer, sous nos yeux, est donc proprement révolutionnaire. Une modification radicale des relations et des équilibres sociaux, tel est l'enjeu des négociations en cours. Le chantier ne sera pas pour autant terminé à la fin de la grève, il débutera même ! Mais le mouvement des réformes structurelles lourdes est bel et bien en route.
La CGT y survivra-t-elle ?
Oui, très certainement ! Mais cela ne sera peut-être pas le cas de son leader actuel Bernard Thibault. Nous verrons, mais celui-ci joue sur un fil.
Il n'est pas acquis que la base de la fédération des cheminots SNCF et RATP suive son désir de dialogue et d'ouverture. En proposant la possibilité de négociations entreprise par entreprise, il a ouvert une brèche dans laquelle tous les autres syndicats se précipitent, délivrant ainsi au gouvernement un message très clair : nous ne voulons pas d'affrontements durs et nous savons que la réforme est inéluctable.
Une scission est prévisible
Dans tous les cas, les événements laisseront de profondes cicatrices et rancœurs. Il n'est pas impossible d'imaginer, qu'à terme, la CGT soit le cadre d'une scission strictement politique.
D'un côté, une nouvelle CGT, moderne, acceptant enfin les réalités du monde et un dialogue sur le mode constructif. De l'autre une CGT ultra gauche (Sud Rail ?), peu représentative de la masse, mourante et jusquau
-boutiste.
L'escroquerie des Assemblées Générales et du vote à mains levées
Voir des étudiants applaudir des CRS malmenant des bloqueurs d'universités est surréaliste. Enfant de 68, je n'aurais jamais imaginé, jusqu'à avant-hier, que cela fût possible.
Il est vrai que les étudiants ultra-gauchistes n'ont plus personne à qui se référer. Le PC est en faillite, le PS, qui a ses œuvres internes, est plutôt pour la réforme…bref, un étudiant même gauchiste reste un étudiant qui devrait rester sur les bancs pour apprendre. Il est déboussolé dès qu'il est livré à lui-même et qu'il n'a plus personne à appeler.
Un autre acte de forfants patentés est celui des fameuses Assemblées Générales. Tant dans les syndicats ouvriers qu'étudiants, elles n'ont de "générales" que le nom et "d'assemblées" que l'apparence. Quant à la valeur démocratique de cette pratique !...
...Ces AG ne rassemblent que les ultra et malheur à celui qui oserait ne pas lever la main pour la poursuite du mouvement, au risque de devoir financer une balle rouillée.
Un constat qui ne fait pas avancer le problème mais qui pose une question : comment est-il encore possible de nos jours que 200 bloqueurs en bloquent 2000 souhaitant travailler ou étudier ? Une antienne qui demeure plus que jamais d'actualité.
Si une véritable révolution est en marche, du chemin…de fer reste évidemment et toujours à parcourir.
Nous pouvons cependant être convaincus que si le Président et son gouvernement remportent cette victoire - ce qui est en très bonne voie - d'autres suivront et permettront à notre France de recoller aux wagons des grandes nations.
15:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 novembre 2007
REGARD SUR LES ELECTIONS AMERICAINES...
...EN QUELQUES CLICS !
Alors que la France communiste est en grève, que la triplette Sarkozy-Fillon-Bertrand mène remarquablement cette crise et que nos Politiques préparent les Municipales, prenons un peu d'air et de recul. Tournons-nous vers l'Ouest et jetons un œil sur la course à la Maison Blanche. Plutôt que de nous regarder sans cesse le nombril, il est toujours très intéressant de regarder comment les choses se passent à l'étranger.
Un petit surf vaut mieux que de se fier aux infos françaises
Je ne me lancerai pas dans une analyse des fonds et formes des campagnes de chaque candidat. Je vous laisse le soin de la faire vous-même.
Comment ? Tout simplement en vous baladant sur les sites web officiels des grands candidats. J'ai fait le travail pour vous. Quelques clics et vous êtes en direct avec les campagnes made in USA. Passionnant ! Renversant !
. Côté Démocrates, c'est facile. Seules deux personnalités sortent véritablement du lot,
Hillary Clinton et Barack Obama. 
. Côté Républicains, j'ai du faire un choix. J'ai retenu quatre candidats :
Rudolph Giulani (Rudy pour les intimes),
John Mc Cain,

Mitt Romney
et Fred Thomson.
A vous de juger !
Mais si vous avez un peu de temps, je vous conseille d'écouter quelques-uns des discours et des spots de publicité de chacun (écoutez bien ce que disent tous les candidats à la fin des messages). Que vous soyez ou non directement impliqué dans des élections, c'est instructif.
Giulani serait vainqueur (aujourd'hui !)
Info dernière : les Primaires ne sont certes pas finies, mais il apparaît de plus en plus clairement que Clinton obtiendra l'investiture démocrate et Giulani celle des Républicains.
Un récent sondage effectué dans l'Etat de Floride - souvent représentatif de l'opinion de l'ensemble des électeurs américains - donne Giulani vainqueur assez nettement face à Clinton.
Rappelons qu'il n'existe pratiquement pas de sondages nationaux aux USA. Les médias se méfient de ceux qui existent, tant la tâche est ardue pour les instituts spécialisés (élection indirecte, via des délégués grands électeurs).
Bon surf à tous !
21:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13 novembre 2007
A PROPOS DE BOULOGNE...
L'investiture UMP pour les Municipales de Boulogne se décide en ce moment. Il y avait fort peu de doutes sur l'issue de la compétition, dont le résultat aurait pourtant du être connu hier soir lundi. Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais y aurait-il de la résistance dans l'air ?
Ma loyauté vis-à-vis de Pierre-Christophe Baguet doit ici être affirmée, quelle que puisse être la décision de la commission nationale des investitures.
Je n'ai personnellement absolument rien contre Pierre-Mathieu Duhamel. C'est même presque le contraire. C'est un homme honnête, compétent et à l'humour ciselé, ce qui ne gâte rien. Mais hélas, il a politiquement un défaut, à mes yeux rédhibitoire : avoir accepté de rentrer dans le jeu fourbe de Jean-Pierre Fourcade à douze mois des élections, révélant ipso-facto un certain déficit de caractère, voire une allégeance peu flatteuse.
Ah !...Fourcade ! Encore un homme qui mérite notre respect. En son temps, il fit beaucoup pour Boulogne, notamment en redressant les finances de la ville qui étaient dans un piteux état ou encore avec la refondation réussie du centre ville.
Ah bien sûr, l'échec de la Fondation Pinault est un triste souvenir et les atermoiements sur l'avenir de l'Ile Seguin sont insupportables. Mais il y a pire encore. Jean-Pierre Fourcade n'a en réalité qu'un grave défaut, à la fois pitoyable et pathétique eu égard à sa très belle carrière : vouloir durer au-delà du raisonnable. Que n'écrit-il ses mémoires plutôt que d'entretenir des arcanes illusoires ? Faisant partie de l'Histoire de France, nous les lirions avec délectations.
Une légitimité indiscutable
Pierre-Christophe Baguet obtiendra donc cette investiture UMP pour Boulogne. Un beau papier dans le Figaro d'aujourd'hui (lien) en fait logiquement un favori naturel. Pourquoi ?
- Outre ses capacités de travail avérées, il a désormais largement l'expérience pour mener une grande ville telle que Boulogne. Lui faire un procès sur ce thème est sans aucun fondement.
- Il connaît la ville comme personne d'autres à ce niveau de responsabilité politique.
- Moi qui ne suis pas spécialement favorable au cumul des mandats, en la circonstance, je suis pour. Etre à la fois Député du 92 entièrement dédié à Boulogne (ville, rappelons-le, qui est une circonscription législative à elle toute seule) et Maire de Boulogne sera pour les Boulonnais un fameux atout. Aucun grand projet concernant l'Ouest parisien ne pourra se faire sans l'aval de cette personnalité qui cumulera des fonctions en complète synergie.
- Si jamais une loi venait à interdire le cumul de deux mandats électifs, je suis convaincu que PC Baguet choisirait de rester Maire de Boulogne.
- Quant à ses prétendues retournements de veste que certains malveillants de Boulogne se plaisent à entretenir et à déformer, tout a été dit. Comme certains autres de mes compagnons de l'UMP j'ai publié sur mon blog des documents parfaitement clairs sur le sujet.
- Dernier argument et non des moindres, Pierre-Christophe Baguet est un homme estimé de notre Président de la République. Sur certains dossiers qui s'avéreraient délicats, ne doutons pas que cela ne pourra que lui faciliter le travail.
Pierre-Christophe Baguet, doit être Maire de Boulogne. Ce ne sera que justice pour lui et surtout, que bénéfique pour la ville. N'est-ce pas la seule chose importante ?
15:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12 novembre 2007
Nicolas Sarkozy a vraiment fait un carton aux USA
La presse française en a fait largement l'écho, mais pour avoir souvent constaté un énorme écart entre le tam-tam médiatique français et la réalité d'un événement se déroulant aux USA et concernant la France , il était intéressant et indispensable de voir ce qu'en ont dit les médias américains...
Depuis que ma mémoire politique s'imprime, je n'ai pas souvenir d'avoir vu des images aussi démonstratives et entendu un Président américain aussi chaleureux à propos de la France.
Une fois n'est pas coutume, voici un lien *(désolé pour ceux qui comprennent mal l'anglais) avec les images diffusées par CNN dans le monde entier, une TV qui n'a pas la réputation d'être spécialement tendre avec le Gouvernement américain et encore moins avec Bush II.
J'espère que ceux qui accusent Nicolas Sarkozy de tomber dans un ultra atlantisme, accepteront de croire enfin qu'une déclaration d'amour vis-à-vis d'une nation qui nous a tant donné, même si cela fut parfois par intérêt, n'est pas synonyme d'alignement.
* je n'ai pu enlever un spot de publicité qui dure quelques secondes
18:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09 novembre 2007
Cette presse qui prend ses désirs pour une réalité
De nature…relativement modeste, je vais quand même finir par croire que certains de mes avis, parfois un peu péremptoires, ont valeur d'études d'opinions ! En faisant abstraction de mes chevilles qui enflent de temps en temps, j'ai parfois constaté que certains de mes articles, abordant des sujets inédits, finissaient par faire l'actualité.
Par exemple, dans mon papier d'hier.
Je m'y agaçais, au point d'en devenir grossier, de voir la presse et même certains députés UMP tirer à boulets rouges, après seulement six mois, sur le bilan, sur le style et sur les actions de notre nouvelle Présidence.
C'est, j'en conviens, leur droit le plus strict.
Ce qui ne l'est pas en revanche, est de prétendre connaître l'opinion des Français et d'en tirer des conclusions sur une prétendue stérilité de l'omniprésence de Nicolas Sarkozy.
Certains journalistes - de droite ou de gauche - affirment que les Français sont déjà retombés dans un pessimisme noir, qu'ils ne voient rien avancer, qu'ils jugent vaine ou stérile l'implication tous azimuts du Président…etc, etc.
"Qu'on me sorte un sondage qui le démontrerait !" était la question que je soulevais...
... Eh bien, nous avons la réponse ce matin avec cette enquête réalisée par OpinionWay pour le Figaro.
. 69% des Français interrogés demandent au gouvernement de ne pas reculer sur le dossier des régimes spéciaux.
. 65% estiment que le Président prend les risques qu'il faut ( dont 13% pensent même qu'il n'en prend pas assez)
. 59% sont satisfaits de sa présence sur le terrain national et 67% sur le terrain international.
Les journalistes proposent, les Français disposent
Les Français, une nouvelle fois, contredisent les vœux d'une Presse qui ne parvient donc pas à faire leur malheur malgré eux.
Et on ne m'ôtera pas de l'idée que lorsqu'un peuple approuve une idée, une action ou une attitude, c'est que, sur le fond, il a aussi l'espoir ou le sentiment qu'elles peuvent changer les choses.
C'est sans doute le problème que devront affronter les grévistes communistes de la semaine prochaine. Ils se rendent bien compte que le Peuple français n'est majoritairement pas derrière eux.
La fermeté éclairée de François Fillon et de Xavier Bertrand n'est sans doute pas étrangère à ce nouveau rapport de forces.
17:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07 novembre 2007
LE TEMPS BORDEL !
A l'aune de sondages auxquels on peut faire dire aux Français ce que l'on veut, certains arrivent à démontrer que " la France replonge dans son pessimisme congénitale"*. Sans fondement. Absurde. Dangereux. Pervers.
Je ne parviens ni à admettre (par principe), ni même à comprendre pourquoi une minorité influente s'évertue à essayer de détruire la dynamique des idées et des actions de l'homme et de l'équipe auxquels le Peuple a confié les clés de la Maison France pour cinq ans.
Six mois ! Et certains osent déjà critiquer le manque d'efficacité du gouvernement ! Ceux-là, c'est sûr, ne changent pas leurs habitudes encrottées !
Nous savons tous qu'il faut au minimum dix huit à vingt quatre mois pour commencer à avoir le droit de juger les conséquences d'une politique économique. Mais non ! L'opposition un peu - car elle a d'autres chats à fouetter - et les médias, beaucoup, se déchaînent.
Nous devons certes demeurer vigilants, mais ma première réaction est de ne surtout pas tomber dans une critique systématique. Bien entendu, je suis parfois inquiet et dubitatif, mais je ne suis pas un Député UMP. Si je l'étais, je considèrerais que mon premier devoir serait, non seulement de fermer ma g…..en évitant toute critique sévère pendant au moins deux ans, mais surtout de "faire comme si" pour contribuer à faire prendre la mayonnaise.
Une méthode coué qui vaut bien toutes les politiques de ces trente dernières années ayant amené à la situation qui est la nôtre aujourd'hui : chômage, manque de compétitivité, déficit budgétaire, université sclérosée…etc, etc. Pourquoi, dans ces conditions, refuser un changement de forme immédiat, dont rien ne dit qu'elle n'aboutira pas à un changement de fond à terme ? Le temps, bordel ! Laissons du temps à celui qui mène notre pays !
Je n'aime pas ces quelques Dépités UMP qui parlent pour ne rien dire sur le comportement du Président ou sur l'effacement du 1er Ministre, sans se rendre compte qu'ils jouent contre leur propre camp. Ils assimilent sans doute solidarité à pensée unique, ce qui froisse leur égo.
Le Président est sur tous les fronts et alors !
C'est exact. C'est déroutant. Mais est-ce une raison suffisante pour que Libération titre à la Une " Le
gang des postiches" en parlant des ministres ? Que ce journal laisse ce genre de titres au Canard.
Avant, les Français se plaignaient de ne pas entendre assez souvent leur Président, souvent retranché dans son Fort Elysées. Et aujourd'hui ils estimeraient le voir trop souvent ? Foutaises ! Qu'on me sorte un sondage qui le démontrerait ! Il n'y a que les médias pour affirmer cela et comme ces médias sont par définition à l'origine d'un tel phénomène…allez comprendre ! On parle trop et on voit trop Sarkozy, qualifié même de "voleur de portefeuilles" par Libé. Le Président préside, cela agace. Mais je suis convaincu qu'il est en complète osmose avec ses Ministres les plus proches tels que Xavier Bertrand, Rachida Dati, Xavier Darcos, Jean-Louis Borloo et François Fillon bien sûr. D'ailleurs avons-nous assisté à un clash sévère depuis six mois ?
Nous devons y croire.
L'histoire regorge de batailles qu'on pensait perdue d'avance et qui furent gagnées par le cœur à l'ouvrage. Dans l'histoire de l'Humanité, combien de défis de l'impossible ont été lancés et finalement gagnés, simplement parce qu'un homme ou une équipe ont osé, les premiers, tenté l'aventure en brisant les peurs, les doutes et les réticences !
A contrario, combien de promesses non tenues ont été faites aux Français depuis trente ans ?
Notre Président et son Gouvernement ont plus que jamais besoin de nous pour diffuser des paroles de convictions. Les freins culturels sont terriblement lourds, mais nous devons y croire…savez-vous pourquoi ? Tout simplement parce que la France n'a pas de plan B.
Nous usons nos dernières cartouches. Elles doivent faire mouche sur l'hydre d'un pessimisme imbécile qui tenderait à nous faire penser que rien n'est possible. Cette idée rampante n'est qu'une chimère de journalistes en mal de papiers et d'audiences.
Qu'ils acceptent ce préciput sur leurs prérogatives d'un autre âge. Le temps disions-nous ?
* Le Figaro : titre d'une chronique d'un certain Eric Dupin, journaliste et enseignant à Sciences Po.
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05 novembre 2007
DROLE D'AMBIANCE EN VERITE !
C’est curieux, mais je trouve qu’en ce moment la France et les Français s'installent dans un état d’esprit bizarre, presque apathique.
Ils observent ! Ils écoutent ! Ils enregistrent ….bref, ils attendent, bien au-delà du trimestre qu'était supposé durer l'état de grâce ! Mais contrairement aux apparences, ce n'est sans doute pas un laxisme anesthésiant. Ne serait-ce pas plutôt une profonde acceptation des évolutions nécessaires, que désormais chacun sait urgentes pour ne pas décrocher ?
Serions-nous devenus des moutons décérébrés ? Aurions-nous perdu collectivement une grande partie de notre sens critique ? Ne savons-nous plus manifester cette espèce de grogne gauloise systématique, si ce n'est systémique ? Le changement deviendrait-il une fatalité dont les freins sont usés ?
Car enfin, regardons quelques faits :
. Des grèves certes...
...mais finalement bien molles et bien peu portées par un soutien populaire. En ce domaine, Novembre s'annonce
chaud, mais les Français n'ont pas, n'ont peut-être plus envie de voir reculer un Gouvernement face à la Rue, manipulée par un syndicalisme, dont ils savent désormais qu'il ne représente que lui-même. Avouons que nous sommes très loin du 3ème tour social que ce Bernard Thibault bafouant toute valeur démocratique avait promis au lendemain des élections.
. La découverte de scandales...
...qui ne feront plus tomber les gouvernements, exemple : l’IUMM et ses financements occultes, gages de "fluidité des relations sociales" ! - sur lesquels nous aurions pu nous attendre à ce que les syndicats et l’opposition se
régalassent - non, rien…ou si peu, au regard de pratiques comptables dignes d'une République bananière, bien que conformes à une loi sur la liberté syndicale qui remonte à …1884 !
Oh ! l'affaire aura des suites et c'est heureux ! Elle ne fait que commencer, tant elle est grave et importante pour le fonctionnement éthique de notre nation et son entrée dans le XXIème siècle face au reste du monde. Mais il n'y aura probablement pas de bains de sang politico-médiatiques, sauf pour quelques porte-lampions ou plutôt pour quelques porte-mallettes, ayant sans doute pratiqué quelques abus, pour le moins de confiance. Des pratiques sévèrement condamnables, sur lesquelles le dernier de la chaîne risque fort de payer l'addition de tous ses prédécesseurs !
A ce propos que sont les 600 millions € du trésor de guerre de l'IUMM amassé en 40 ou 50 ans, comparés au budget de fonctionnement du CE de l'EDF – de l'ordre de 400 millions d'euros par an - qui depuis des dizaines d'années est le cadre d'un probable détournement massif
- organisé notamment par les Communistes de la CGT - une affaire en cours d'instruction faut-il le rappeler ici.
. Notre Président qui divorce....
Un tout autre registre, mais un célibataire "officiel" à l’Elysées, cela ne s’est jamais vu. En d'autres temps, il est facile d'imaginer quelles auraient pu être les réactions pudibondes diverses et massives. Nicolas Sarkozy a su faire comprendre à la presse qu'il ne fallait pas le chauffer sur le sujet. Cela le regarde, lui et personne d'autre. De plus, étant très probablement toujours amoureux de Cécilia
- il est des gestes qui trompent rarement - l'homme est assurément malheureux. Alors, foutons-lui la paix et c'est ce que font les Français qui ne voient pas ce divorce comme un signe de faiblesse de l'action présidentielle.
. Le salaire du Président de la République...
Les Français qui s'aperçoivent soudain que son salaire est deux fois inférieur à celui du 1er Ministre. Sa légitime augmentation passe comme une lettre à la poste, en même temps qu'une réforme du contrôle budgétaire de l'Elysées. Là encore, les Français ne trouvent vraiment rien à redire. Ils commencent enfin à avoir une relation à l'argent moins castratrice.
. L'évolution de nos institutions…
...oui bien sûr, elles sont impératives, mais les Français finalement s'en moquent un peu, beaucoup…pas passionnément ! Ils font confiance, tout en comprenant parfaitement les grandes orientations décrites par la Commission Balladur
: un Président ayant le droit de venir s'expliquer devant le Parlement, un meilleur équilibre entre l'exécutif et le législatif pour les ordres du jour, un vrai contrôle de la Chambre sur certaines nominations clés, l'introduction mesurée de la proportionnelle en même temps qu'une vraie progression du droit du citoyen…etc. En d'autres temps, une nouvelle fois, ce type d'évolutions eut soulevé les boucliers des députés de l'opposition prolixes en amendements, au point d'en retarder voire d'en dénaturer ou d'en bloquer la décision.
. Une opposition transparente...
...Un PS en complète liquéfaction idéologique. L'opposition sait qu'elle doit évoluer et abandonner ses dogmes, mais elle a encore beaucoup de mal à l'accepter. De surcroît, n'ayant plus de leader charismatique intelligent, elle erre dans un état second, vide d'objectifs.
Royal commence sa descente inexorable dans les oubliettes, Fabius est trop vieux et trop bourgeois pour être crédible dans son "tout à gauche", DSK est parti au FMI, Hollande ne pense et ne vise plus rien, Lang a fait sa palinodie et sa cure de désintoxication auprès de Balladur…etc, etc. Mais les Français, y compris les socialo purs et durs, se disent qu'il faut donner le temps au PS de sa refondation et à ses jeunes pousses de prendre le pouvoir !
NON, CE N'EST PAS DE L'APATHIE…
Le nouveau comportement des Français face à ces événements s'expliquent peut-être par un phénomène très simple. Ils ont enfin quelque chose qu'ils n'avaient jamais eu depuis Charles de Gaulle. Ils se sentent enfin dirigés.
Ils ont choisi un Président qui sait ce qu'il veut, qui a annoncé ce qu'il ferait et qui, incroyable Mesdames, Messieurs…fait tout pour y parvenir, en ne manquant aucune occasion de rappeler lui-même au peuple les promesses qu'il lui a faites.
Même nez-à-nez avec un syndicaliste CGT irrespectueux et vindicatif, notre Président ne se démonte pas. Je n'ai pas souvenir de voir un de nos Présidents tenir tête de cette façon à un agité syndical. "Couillu le caribou" pourrait dire avec humour Laurent Géra !
Quarante ans après 68, les Français ont enfin compris qu'il n'y a jamais eu de plage sous les pavés, mais des pavés et encore des pavés, avec un cheminement difficile. Il était temps ! "…la France doit se mettre au diapason des évolutions du monde " déclare l'Indien Lakshmi Mittal. Comme il a raison !
Voilà sans doute pourquoi nous avons une France à la fois patiente et gonflée d'espoirs comme jamais elle ne l'a été. Elle a compris et surtout accepté la Vérité ! Gare à celui qui la décevra !
Une nation est comme un enfant auquel on veut offrir une bonne éducation. Une nation a besoin d'autorité et d'amour à la fois. On ne dirige pas un pays en demandant à son peuple ce qu'il faut faire. Ce n'est pas ce qu'il attend de ceux qu'il a élus.
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