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01 décembre 2007
MON ENTHOUSIASME EST INTACT
En relisant mon papier d'hier, je me suis dit qu'on allait penser mon sarkozisme altéré. Pas du tout ! La France avait besoin de ce type d'homme. Elle a de la chance de l'avoir trouvé.
Bon ! De mon opinion et de mes états d'âme tout le monde se fout, en tout cas ils ne changeront pas la face du monde. Mais je suis heureux de les extérioriser. On ne sait jamais, certains pourraient partager mes idées.
Le droit de critiquer est un principe sacré
La vigueur et la valeur d'un mouvement dépendent en partie de la capacité de sa base à réfléchir et à proposer, en ne prenant jamais pour argent comptant tout ce que peut dire son Parti.
Nous tomberions sinon dans les principes de la pensée unique et du politiquement correct, ce qui viendrait à l'inverse de la volonté et de la sagesse de Nicolas Sarkzoy.
Les Elus ont un devoir de réserve publique…
La raison me semble évidente : leur audience et l'attraction que peuvent exercer sur les médias la moindre de leurs paroles sont grandes.
Tout est possible en réunions à huis clos. Rien ne devrait l'être dès que l'audience est publique. De mon point de vue, un Député ou un Sénateur n'ont pas le droit de contribuer et encore mois de créer la moindre fissure dans la solidarité. Ils doivent faire corps devant et s'expliquer derrière.
Voilà pourquoi il m'agace de lire ici et là des déclarations d'élus UMP, inconscients des conséquences que peuvent avoir leurs élucubrations.
…pas le militant.
Je crois authentiquement que Nicolas Sarkozy est en train de perdre un temps précieux sur les leviers court terme du pouvoir d'achat. La grande distribution est ce levier. C'est même le seul qui réunit tous les avantages politiques et économiques.
J'aurais donc le sentiment de ne pas faire mon devoir, à la fois de citoyen et de militant, si je n'écrivais pas ce que je pense. Et vous savez quoi…c'est épouvantable mais…je suis sûr d'avoir raison !
Alors, oui, mon sarkozisme est intact.
Avec tout le respect que je lui dois…il est LE mec de la situation.
Mais le
pire service que nous pourrions lui rendre, serait de ne pas baliser le terrain en disant "Amen" à tout.
Au début des années 70, j'avais un professeur de géopolitique et de culture gé - il s'appelait Charles Hernu* - qui me disait la chose suivante :
" dans une réunion lorsque personne ne réagit ou que tout le monde est d'accord, c'est que personne n'a réfléchi ou que tout le monde s'en fout ".
Il faut toujours un empêcheur de tourner en rond. C'est salutaire.
A bon entendeur, salut !
*Hernu était socialiste, fut Ministre des Armées sous Mitterrand. Beaucoup de choses ont été dites sur son parcours, y compris qu'il aurait été une taupe du KGB. Possible. Mais avec ses étudiants il fut toujours d'une probité didactique absolue.
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Commentaires
"l’état de grâce a bel et bien pris fin" Figaro du 30/11
Le pouvoir d’achat, en tête des préoccupations des Français, explique la chute du chef de l’Etat au baromètre Sofres/Figaro Magazine de décembre.
Cette fois, l’état de grâce a bel et bien pris fin. La cote de confiance de Nicolas Sarkozy au baromètre Sofres/Figaro Magazine de décembre chute de 4 points, pour atteindre 49%, l’exacte ligne de partage des eaux. Autant de Français lui font «confiance pour résoudre les problèmes qui se posent en France» que l’inverse. Seuls 2% ne se prononcent pas. François Fillon, quant à lui, est déjà passé de l’autre côté. Avec 51% des sondés qui ne lui font pas confiance, le premier ministre goûte pour le second mois consécutif à l’impopularité.
La défiance des Français envers l’exécutif s’accompagne d’un pessimisme en nette hausse. Près de trois sondés sur quatre (73%, + 11 points) trouvent que «les choses ont tendance à aller plus mal». Il faut remonter à mai 2007, pour retrouver un tel score. Quant à la perception du climat politique et social, elle n’est guère plus brillante : 76% des sondés (+2) estiment qu’il va y avoir «beaucoup de conflits sociaux » dans les mois à venir. Plus inquiétant, les Français estiment en majorité (51% contre 42%) que ces conflits «risquent d’entraîner le recours aux affrontements et à la violence». Quant au rôle de la France dans le monde, il s’affaiblit pour 53% des sondés.
Clivage gauche-droite
Les causes de cette sinistrose sont relativement simples : les Français s’impatientent et veulent des mesures pour la consommation. La lutte contre la hausse des prix est en effet leur première préoccupation (33%), devant le chômage (25%) et le maintien du pouvoir d’achat (21%, un bond de 5 points en un mois). C’est d’ailleurs la première fois depuis 1981 que l’inflation se classe en tête des préoccupations des Français.
Or l’action du gouvernement face à ces problèmes, qui touchent par essence la vie quotidienne, est jugée très majoritairement inefficace, particulièrement pour lutter contre l’inflation : seuls 9% des sondés jugent positivement l’action politique dans ce domaine.
Si ce sont les classes populaires, premières concernées par le pouvoir d’achat, qui décrochent le plus fortement, l’adhésion à la politique du gouvernement et du chef de l’Etat est également marquée par un fort clivage droite-gauche : 87% des sympathisants de droite, et 93% de ceux de l’UMP, font confiance à Nicolas Sarkozy, contre 19% seulement à gauche.
Dans ce climat morose, quelques personnalités retrouvent la cote. C’est le cas de Ségolène Royal, qui retrouve une 7e place au classement des personnalités dont les Français souhaitent qu’elles «jouent un rôle important» à l’avenir, avec 40% (+4). Autre grand gagnant, Olivier Besancenot avec 36% (+3). En revanche, d’autres chutent spectaculairement. C’est le cas de Rachida Dati, qui perd 7 points en un mois et retombe à 39%.
Ecrit par : ilan | 02 décembre 2007
Venez écouter JF Kahn dimanche après-midi à l'espace Landowski! Lui aussi, il vénère Sarko...
Ecrit par : ilan | 02 décembre 2007
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