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23 décembre 2007
NOTRE PRESIDENT EST UN EXTRATERRESTRE, MAIS POUR NOAH C'EST TROP DIFFICILE A COMPRENDRE !
Entre l'escapade Disneyland, l'aller et retour à Rome et le voyage en Afghanistan, les sept derniers jours de notre Président offrent des contrastes saisissants.
J'ignore s'il tiendra le rythme, mais pour avoir été à une époque de ma vie toujours entre deux avions, je sais que cette cadence est celle d'attaque. On veut être partout et on se sent concerné par tout. On estime que le succès dépend de sa présence et, quitte à agacer profondément, tous ceux qui vous entourent doivent suivre.
Comment voulez-vous que l'opposition et même certains UMP ne voient pas dans cette suractivité le vernis du superficiel ? Ils n'ont pas été habitués à ce qu'un Président fût ainsi. Pour eux, le Président devrait être en arrière plan, en demi teinte, presque distant par rapport aux événements.
Nicolas Sarkozy sait que cette conception de la présidence royale est révolue, que les Français attendent autre chose qu'une monarchie présidentielle.
Et de toutes les façons, il est câblé ainsi.
Noah fond les plombs.
L'archétype de l'abruti politique est Yannick Noah. Le JDD lui consacre une grande interview sur une page entière. "….je n'ai pas encore rencontré quelqu'un qui m'ait dit ce qu'il avait vraiment fait…" déclare ce crétin politique à propos de Nicolas Sarkozy.

Ou ce garçon devrait rencontrer plus de monde n'ayant pas ses opinions, ou il devrait lire un peu plus la presse, y compris étrangère. Il s'apercevrait que la France est considérée comme un pays qui fait sa révolution douce.
Je suis consterné de voir qu'il est - d'après l'enquête du JDD- la personnalité la plus aimée des Français.
Yannick Noah est sans doute le sportif français parmi les moins titrés dans son sport, mais il plait. Il est sans doute le chanteur français parmi les moins connus dans le monde - sauf en Afrique francophone peut-être - mais il plait toujours. Difficile à comprendre lorsqu'il déclare "…qu'il est entré dans la vie des gens…". Belle vanité.
Il fait partie de cette gauche caviar qui m'insupporte. "…je me fous complètement des gens qui sont bourrés d'oseille, même si je le suis moi aussi…". Formidable ! C'est tellement facile.
En attendant...
…Nicolas Sarkozy est assurément LE Président qui fait bouger les lignes, mais seul Noah l'ignore. Je ne demande pas à Noah de prendre sa carte de l'UMP. Je lui demande simplement de s'informer sérieusement, hors des dogmes des biens pensants.
Qu'il continue de faire ses tournois de l'ATP Senior en prenant quelques milliers de dollars. Qu'il continue à chanter, ce qu'il fait plutôt bien.
Mais surtout, qu'il arrête de sombrer dans ses contradictions qui ont coûté si cher à la France depuis 50 ans, mais qui lui permettent de faire croire aux Français qu'ils doivent l'aimer.
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Commentaires
Acceptez que l'on ne puisse pas aimer votre idole...!
D'ailleurs, même André Glucksmann commence à déchanter...sept mois après l'intronisation.
NOUVELOBS.COM | 22.12.2007 | 17:04
Le philosophe André Glucksmann, longtemps situé à gauche mais qui avait soutenu Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle, dénonce vendredi 21 décembre le soutien du président à Vladimir Poutine, et se réjouit de la polémique suscitée par la visite de Kadhafi, dans une interview à Libération.
Après avoir appelé à voter, en mai 2007, pour le candidat Sarkozy, qui prônait une politique étrangère de rupture, centrée sur la défense de la démocratie et des droits de l'homme, André Glucksmann tire aujourd'hui le bilan de l'action diplomatique du président, qu'il juge éloignée de ses promesses de campagne.
"Faute de goût" et "crédulité"
S'il accorde un bon point pour la signature du traité simplifié de Lisbonne et la réconciliation transatlantique, André Glucksmann fustige l'attitude conciliante du président vis-à-vis de Vladimir Poutine : "Inutile de croire séduire Poutine en lui passant la main dans le dos", déclare-t-il. Il dénonce notamment les félicitations de l'Elysée après la victoire de Poutine aux législatives, et se réjouit du "tollé soulevé par l'intempestif coup de fil au maître du Kremlin" : "On ne traite pas l’homme du KGB comme un pote. Il eût été plus honorable d’agir comme Angela Merkel, Gordon Brown ou George Bush, qui boudent ostensiblement."
André Glucksmann pointe une "faute de goût", et s'interroge sur la "crédulité" du président français : "La faute de goût est une erreur tactique dans laquelle sont tombés, tôt ou tard, tous les responsables occidentaux, de gauche comme de droite. […] Sarkozy est-il crédule ? J’espère qu’il a retenu la leçon et refuse de s’engluer à l’avenir dans la fascination traditionnelle, si française, pour l’autocratie russe".
"Décorum grotesque"
Quand on lui demande s'il a été gêné par l’accueil réservé au colonel Kadhafi pour sa visite en France, André Glucksmann regrette un "décorum grotesque" et des "débordements" qu'il aurait fallu "limiter": "Je critique le décorum grotesque et pas le principe de la visite", précise-t-il, ajoutant: "La libération des infirmières bulgares torturées depuis huit ans valait le séjour de leur bourreau puis 'libérateur' à Paris (J’eusse préféré qu’il fût limité dans ses débordements)". Il se réjouit des vives réactions que cette visite a provoquées: "Bravissimo ! La presse et l’opinion se sont réveillées", souligne-t-il.
"Quatre ans de vigilance"
André Glucksmann rappelle que la défense des droits de l'homme ne doit pas se limiter à "des poses angéliques à effet nul": "Les droits de l’homme sont une politique, ou rien. Rien, c’est-à-dire une prédication, une manière de prendre des poses angéliques à effet nul, une religion. Qui dit action politique dit action au cas par cas". Il précise que son soutien à Nicolas Sarkozy ne signifiait pas qu'il "entrai[t] en religion" : "Quand j’ai publié que je votais pour Nicolas Sarkozy, j’ai clairement dit que je n’entrais pas en religion."
Il conclut en prônant la "vigilance" : "Toute politique est risquée, et l’action pour les droits de l’homme travaille dans l’incertain. Il est trop tôt pour en dresser un bilan.[…]Reste quatre ans. Pour moi, quatre ans de vigilance".
Ecrit par : Ilan | 24 décembre 2007
REPONSE A ILAN
J'accepte évidemment que l'on puisse ne pas être de mon avis sur Nicolas Sarkozy. J'apprécie de plus vos observations toujours exprimées avec pondération, discernement et culture.
Il faut être effectivement vigilant. Toujours. Mais je ne vois aucun signe dans notre politique étrangère qui fasse la moindre concession sur le fond des choses.
Qu'il s'agisse de Poutine ou de Kadhafi, peut-on imaginer un seul instant que Sarkozy ignore ce que sont ces hommes ? La diplomatie a des arcanes qu'il est difficile d'appréhender et le coup de téléphone à Poutine n'est pas acte d'allégeance.
Quant à s'offusquer du decorum accordé à Kadhafi - il a eu le même en Espagne - me parait simplement très hypocrite.
Une dernière chose enfin. Sarkozy n'a jamais été et ne sera jamais pour moi une idole. C'est "juste un mec" qui n'est vraiment pas comme les autres et j'ai la conviction que la France avait besoin d'un homme de cette trempe.
Ecrit par : Ph. Dermagne | 24 décembre 2007
Yanick Noah avait déclaré, à l'époque: "si Nicolas Sarkozy est élu, je me casse".
promesse facile pour lui, qui habite... en Suisse
Ecrit par : sala | 29 décembre 2007
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