« LA GAUCHE MODERNE | Page d'accueil | MUNICIPALES BOULOGNE - IV »
16 janvier 2008
MUNICIPALES BOULOGNE - III
Il y va, c'était écrit !
Depuis le retrait de Duhamel, il fallait s'attendre à ce que le "Vice Maire - ex Maire" jeune candidat Maire, alias Jean-Pierre Fourcade, n'admette pas de quitter la scène politique dans ces conditions, après une défaite personnelle.
Ce n'est pas Boulogne qu'il veut sauver de la destruction, c'est sa fierté. Ce n'est pas le budget de la ville qu'il veut ériger en argument électoraliste, c'est la suffisance de penser qu'il est le seul à avoir les compétences nécessaires. Ce n'est pas la raison municipale qui l'anime, c'est la haine à l'égard de celui qui est venu le chercher en 1995.
Y-a-t-il encore une chance pour qu'il fasse machine arrière ? Elle est faible. Il est déjà allé trop loin.
Son calcul est simple
La bagarre sera sans doute difficile, mais il ne faut pas la craindre. Elle ne nous rendra que meilleurs et plus motivés encore aux côtés de Pierre-Christophe Baguet.
Et puis, après tout, c'est le dur jeu de la démocratie que d'accepter un tel challenge, aussi étranges voire malsaines qu'en fussent les origines.
Fourcade perdra, mais il obtiendra très probablement suffisamment de voix pour siéger au Conseil Municipal. Car, à moins d'un refus massif des Boulonnais au 1er tour, il se maintiendra au second.
Dans cette perspective son dessein devient transparent : pourrir la vie et ralentir toutes les décisions de la majorité au Conseil. Voilà quelle pourrait être sa façon d'aimer Boulogne !
Voilà aussi la réalité d'un homme qui ne sera pas le premier à brûler sur le bûcher des vanités. Entre nous, c'est dommage pour Boulogne et pour lui, car il avait du talent. Il avait.
11:55 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
Commentaires
Le 9 mai, je voterai pour Sylvain Canet.
Si le 16 mars, PC Baguet et JP Fourcade sont tous les deux en lice, je voterai sans réserve pour JP Fourcade!
Si, le 16 mars, JP Fourcade est en triangulaire face à S Canet et PC Baguet, alors là, je voterai pour le candidat MoDem.
Je ne devrais pas être le seul dans ce cas.
Certains sympathisants Verts, PS ou MoDem, contre la politique bling-bling, navrante, "gesticulatoire" et au bilan peu réjouissant vont même voter pour JP Fourcade dès le premier tour...! Mais, ça, c'est du "TSB"...
Ecrit par : Ilan | 16 janvier 2008
Le talent ne disparaît pas d'une année à l'autre!
Cela dépendrait-il des psychotropes...??? (cf votre billet du 15/01)
Ecrit par : Ilan | 16 janvier 2008
Effectivement, mais vous ne comprenez pas mon propos. Il avait le talent d'un Maire relativement jeune (62/63 ans)ayant réussi sa première mandature. La seconde fut très sensiblement moins brillante (à mes yeux) et il a eu peur d'une 3ème. Sa démission-subterfuge n'a trompé personne. Et aujourd'hui, après la courageuse décision de Duhamel, il souhaite revenir aux affaires. Très bien, c'est son problème. Malheureusement le temps a passé, et sans dutout le voir en cacochyme, je pense que Boulogne doit avoir un Maire jeune et assurément pas de 78 ans.
Ainsi va le temps qui passe et qui fait conjuguer le talent des hommes à l'imparfait lorsqu'ils veulent trop durer.
Ecrit par : REPONSE A ILAN | 16 janvier 2008
Pour les municipales il ne s'agit pas de l'age du capitaine mais des compétances et des projets d'un équipe. Un chose est sur, a Boulogne on nous ( les militants ) a confisqué la liberté de choisir contrairement à Paris. Je regrette profondément la décision de PMD et c'est certain je ne voterez jamais pour PCB a vu de son attitude envers l'UMP en 2002, les Boulonnais depuis 1995 et La majoritée et ses élécteurs lors de son prédédant mandat.
Ecrit par : goery.92 | 18 janvier 2008
Vous savez, les compétences techniques ne sont pas l'essentiel. Il y a des professionnels pour cela.
Les compétences, par exemple, n'évitent pas de faire partir la Fondation Pinault qui eut été un extraordinaire aimant d'entreprises, d'activités et d'animations touristiques. Boulogne et la France toute entière ont énormément perdu dans cette affaire. Le projet global d'aménagement des 53 hectares (Séguin + Trapèze) n'a pas de réelle cohérence, pas de lignes directrices, pas d'emphase bref, pas d'ambition. On va y accueillir surtout pour l'instant des structures ou des institutions qui ne paieront pas ou très peu de taxe, ce qui est une erreur rédhibitoire pour les finances de la ville.
En faisant toujours ses coups sans en informer personne, M. Fourcade, malgré ses compétences, a réussi la performance de se mettre régulièrement à dos les structures régionales ou nationales qui avancent à reculons avec Boulogne sur nombre de projets qui demandent des financements que la ville ne peut assumer seule.
Les compétences sont moins importantes que la vision, cher Goery 92.
Pour mémoire, la dernière automobile Renault est sortie de l'Île Séguin en 1992, il y a.... 16 ans ! Allez faire un tour du côté des terrains Renault et dites moi si en....16 années il était impossible de faire mieux.
Les compétences disiez-vous ! Dans ces conditions à quoi ont-elles servi ?
Ecrit par : REPONSE A GOERY 92 | 18 janvier 2008
L’île Seguin tourne chèvre
Le projet de faire des terrains de Boulogne un «jardin-musée de sculptures» se heurte à divers écueils.
SIBYLLE VINCENDON
mercredi 23 janvier 2008
Du passé faisons table rase pour transformer l’île Seguin de Boulogne en «jardin-musée de sculptures», explique Georges-Marc Benamou. Plus facile à dire qu’à faire, car les opérations prévues sur ce cœur des anciens terrains Renault sont déjà fort avancées. Etat des lieux.
Les onze hectares de l’île appartiennent désormais en quasi-totalité à la société d’économie mixte Val-de-Seine aménagement, qui les a achetés 43 millions d’euros à Renault. Cette SEM, présidée par l’ancien maire de Boulogne Jean-Pierre Fourcade (UMP), a engrangé trois clients qui ont signé des promesses de vente et déposé leurs permis de construire : Cogedim et Intercontinental, pour un hôtel quatre étoiles de 180 chambres ; la Caisse des dépôts et ING pour une résidence de 240 appartements et 18 ateliers destinés à des chercheurs et des artistes; surtout, l’Université américaine de Paris jointe à la New York University, pour un campus, soit 12 000 mètres carrés de bâtiments d’enseignement et une résidence de 300 chambres.
Peut-on renvoyer tous ces gens vers d’autres terrains ? «Les preneurs vont demander des indemnités, souligne Jean-Louis Subileau, directeur général de la SEM. Au moins 4 ou 5 millions d’euros par programme. Et je ne parle pas du coup porté à la New York University, qui travaille depuis cinq ans sur ce projet.»
Autre détricotage délicat : l’arrivée de l’Institut national du cancer (Inca), créé par Jacques Chirac. Un protocole d’installation a été signé entre la SEM, la ville, le département et l’institut, qui loue déjà des locaux temporaires à Boulogne. Chasser les combattants du cancer serait peut-être financièrement moins dispendieux que l’évacuation des trois précédents, mais politiquement plus délicat. Reste le cas de la Smac (Salle des musiques actuelles), dessinée par Rudy Ricciotti et qu’il faudrait éventuellement déménager et remettre aux calendes grecques. Un nouveau maire doit-il se fâcher d’emblée avec la jeunesse ?
Georges-Marc Benamou, qui se targue du soutien des élus locaux, mise apparemment sur l’arrivée de Jean-Christophe Baguet, ennemi intime de Fourcade et candidat adoubé par l’UMP. Ce succès sortirait Fourcade, qui se présente en dissident et défend ses années de projets engagés sur les terrains Renault.
A supposer que ces obstacles soient surmontés, il restera à faire un jardin sur d’anciens terrains industriels dépollués certes, mais pas pour un jardin. Le sol sur lequel on pose directement un bambin exige une dépollution beaucoup plus poussée que celui où l’on coule des dalles de béton. Autre problème, financier celui-là : le «jardin-musée» ne générera aucune recette d’impôt pour la ville. Rude manque à gagner. Enfin, on peut se demander s’il manque 11 hectares de verdure - à peine la moitié du jardin du Luxembourg - à cette zone qui offre le parc de Saint-Cloud, le parc du Brimborion et la forêt de Meudon à trois pas.
http://www.liberation.fr/culture/305553.FR.php
Ecrit par : Ilan | 23 janvier 2008

