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20 janvier 2008
MUNICIPALES BOULOGNE - V
Ai-je la dent trop dure ?
Cette semaine, à la suite de mes deux papiers sur nos Municipales, nombreuses ont été les réactions dans un sens ou dans l'autre.
Les critiques favorables ou défavorables n'ont pas fait toutes l'objet de commentaires, mais au vu de la fréquentation de mon site (plus de 200 par jour, soit + 100% en moyenne) je peux dire que j'ai suscité quelque intérêt et un joli bouche à oreille, dépassant même parfois le cadre de Boulogne.
Quel est l'agresseur ?
Certains estiment que j'insulte Jean-Pierre Fourcade. Ils se trompent. L'insulte, la diffamation ou les allégations n'ont jamais fait partie de ma panoplie. Jamais ! L'humour ou le politiquement incorrect sont des leviers et un terrain bien plus excitants.
Mon objectif est de faire réagir et réfléchir.
Ah ! Certes, je ne mâche parfois pas mes mots, entre brûlot et pamphlet, mais à aucun moment je n'ai le sentiment de "franchir la ligne jaune" (on me l'a écrit) ou alors, tous les chansonniers seraient en prison.
Quand je découvre ce matin dans le JDD l'interview du Sieur Fourcade, je me dis que cet homme a perdu la tête.
"…le pauvre Duhamel a choisi de quitter la politique…" dit-il avec cynisme à propos de celui qu'il voulait faire Maire.
"…je reste Sénateur jusqu'en 2014; là, au moins, personne ne peut me bousculer." Ce que révèle une telle déclaration n'est-il pas affligeant et alarmant ?
Et voilà le plus beau !
"...un rapprochement avec le Modem est envisageable..." a-t-il le stupéfiant culot d'affirmer. C'est évidemment son droit le plus strict, mais cette apostasie en dit long sur les moyens qu'il est prêt à utiliser pour battre l'UMP.
Voilà donc ce qu'un homme comme Jean-Pierre Fourcade est capable de dire et de faire.
Dans tout cela, quel est l'agresseur ? Lui, ou ceux qui lui répondent et qui n'admettent pas une telle perfidie ?
J'écris toujours ce que je pense
Je ne cherche ni à déplaire, ni à caresser dans le sens du poil ceux qui sont de mon avis. J'observe. J'essaie de dire tout haut ce que d'autres souvent pensent tout bas.
Qui peut nier que le feuilleton à épisodes "Fourcade, le retour" est digne des portes qui claquent d'une pièce de Feydau. Pathétique !
Tout cela n'est ni sérieux, ni politiquement digne.
Ne soyons pas naïfs, depuis la nuit des temps la politique est faite de ce genre de jeux…mais il y a des limites qu'à mes yeux Fourcade a franchies…la fameuse ligne jaune !
La valse-hésitation municipale perverse de cet énarque qui ne sait pas décrocher doit nous faire sourire, avant de nous faire pleurer.
Rire et sourire dans une sérénité vigilante
Il faut savoir mordre aussi, mais sourire est préférable, en qualifiant la 3ème candidature de Jean-Pierre Fourcade de forfanterie si ce n'est de forfaiture, de hâblerie vaniteuse si ce n'est d'escroquerie électoraliste.
Car il sait ce diable d'homme qu'en donnant toujours une prime au sortant, une partie de l'électorat est légitimiste.
Le plus terrible est qu'il n'est pas sortant. C'est habile car certains boulonnais le voient comme tel. Il fera donc entre 10 et 15% au 1er tour, sans aucun espoir d'être élu au second mais en plaçant quelques amis au Conseil.
Alors ?
A quoi a rimé cette démission il y a dix mois ? Pourquoi a-t-il tendu ce piège au vertueux Pierre-Mathieu Duhamel qui s'est retrouvé dans une situation impossible ? Pourquoi lui a-t-il promis qu'il aurait le temps de s'installer dans sa fonction et qu'il (Fourcade) obtiendrait l'investiture de l'UMP ? Voulez-vous la réponse ?...Elle est navrante et son interview du JDD est lumineuse. Jean-Pierre Fourcade n'aime que lui. La promesse faite à Duhamel n'était qu'un leurre qui n'a pas fonctionné. Fourcade voit Boulogne comme sa propriété, sa baronnie ? Il estime à l'évidence qu'il doit en demeurer le maître jusqu'à sa mort. La France crève de ce genre de comportements.
Epilogue
"Mieux vaut être méprisé et le savoir, qu’être méprisé et s’entendre flatter".
William Shakespeare
Sur ce point, Jean-Pierre Fourcade devrait me remercier, car je crains fort que nombre de ceux qui noient de flatteries émétiques un homme de 78 ans pensent plus à leur siège au Conseil qu'aux intérêts de notre ville.
Vous voyez, c'est plus fort que moi. J'ai la dent dure. Mais comment faire autrement !
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Commentaires
Les mots sont comme les sacs : ils prennent la forme de ce qu'on met dedans (Alfred Capus, Extrait de Les Pensées)
Ecrit par : ilan | 21 janvier 2008
Le député, l'ancien maire et deux challengers en lice à Boulogne
A Boulogne-Billancourt, à chaque élection, tout le monde pense avoir sa chance. Mais au final, c'est la droite qui gagne. L'histoire se répétera-t-elle encore en mars ? Avec une droite divisée, Sylvain Canet du MoDem y croit sérieusement, et le PS pense être une « bonne alternative », selon sa candidate Marie-Hélène Vouette. Mais pour le député Pierre-Christophe Baguet, candidat officiel de l'UMP, et Jean-Pierre Fourcade, qui, après avoir démissionné de son mandat de maire en mars dernier, a décidé de reprendre du service pour barrer la route à son ex-dauphin, on regarde tout cela sereinement, certains que le vrai match se jouera entre eux deux.
Et quel match ! Le désaccord entre les deux hommes, qui ont passé une mandature ensemble au conseil municipal, de 1995 à 2001, est aujourd'hui profond. « M. Baguet veut détruire tout le projet sur l'île Seguin et menace la gestion rigoureuse des finances », tranche Jean-Pierre Fourcade. « Je suis dans le Boulogne de 2030, Fourcade dans celui de 1930 », rétorque Pierre-Christophe Baguet.
Sylvain Canet est, lui, persuadé de figurer en deuxième position à l'issue du premier tour, et de pouvoir rassembler au second. « Fourcade s'appuie sur sa notoriété, mais son retour après sa démission est mal vécu par la population. Quant à Baguet, les Boulonnais veulent-ils vraiment un maire avec l'oreillette de l'Elysée en permanence ? » Marie-Hélène Vouette juge tout cela « affligeant » et dit se positionner en « challenger ». Le débat sur l'aménagement de l'île Seguin et du reste des anciens terrains Renault, sera au coeur de la campagne.
M. B. - ©2008 20 minutes
20 Minutes, éditions du 24/01/2008 - 07h02
Ecrit par : Ilan | 24 janvier 2008
fourcade n'a rien su faire de l'ile seguin et des terrains renault et il a laissé partir le patrimoine et le potentiel de rayonnement d'un mécéne prestigieux comme Pinault.Il a en fait vécu sur les réalisations commencées par gorse et graziani qui avaient, eux , une vraie volonté urbanistique et identitaire pour boulognebillancourt.Fourcade n'était avant que le maire genre bétonneur de ...st cloud...Pierre christophe Baguet a lui ses racines à boulogne et donc une vraie passion depuis des années pour la ville.Bon courage PCBet adieu mr fourcade!
Ecrit par : jean pierre T | 26 janvier 2008

