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21 janvier 2008
WORLD ECONOMIC FORUM DE DAVOS 2008
La France y brillera-t-elle ?
Je vous invite à relire mon article* du 31 janvier 2007 à propos du World Economic Forum. Je m'y étonnais de ne pas voir plus de Politiques français y participer.
A l'exception de Christine Lagarde (Ministre du Commerce), de Jean-François Copé (Ministre du Budget) et de Strauss-Kahn, la présence française fut discrète en 2007. Trop discrète.
Aucune grande tête d'affiche n'avait jugé utile de faire le déplacement.
Il y vrai que nous étions en période électorale et qu'une présence à Davos eût pu être très mal interprétée. Hélas !
Nous devrions y être mieux représentés en 2008
Cette année François Fillon est annoncé - il devrait y présenter les profondes réformes de la France - ainsi que Christine Largarde (une habituée des lieux). Un Premier Ministre et la Ministre de l'Economie, voilà qui change la donne des probables retombées médiatiques dans la presse française et étrangère.
Souhaitons que nos journalistes leur emboîtent le pas. En 2007, ils brillèrent eux aussi par leur absence et les très rares reportages présentaient Davos comme une foire commerciale et non comme ce qu'est vraiment cette manifestation : un lieu incomparable de rencontres internationales de très haut niveau politique et économique.
… un événement et une occasion didactique uniques pour ouvrir les yeux des Français sur le monde.
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Commentaires
Mais jusqu'où vont-ils baisser?
La popularité du couple exécutif poursuit sa baisse
NOUVELOBS.COM | 22.01.2008
Le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy perd sept points, à 48% de satisfaction (51% d'insatisfaits), et le Premier ministre François Fillon six points, à 47% de satisfaction.
Le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy perd sept points et le Premier ministre François Fillon six points au palmarès de janvier de l'action gouvernementale réalisé par Opinion Way pour Métro et rendu public lundi 21 janvier.
Au total 48% des personnes interrogées se déclarent très ou assez satisfaites de l'action de Nicolas Sarkozy, contre 55% le mois précédent. Le nombre d'insatisfaits progresse de 8 points, passant de 43% à 51%.
Borloo en tête des ministres
L'indice de satisfaction du Premier ministre tombe également de 53% à 47%. Le nombre d'insatisfaits passe de 42 à 47%, selon cette étude.
Chez les ministres, Jean-Louis Borloo reste en tête du palmarès de l'indice de satisfaction (65%), malgré une baisse de 4 points.
Le ministre de l'Environnement devance d'un point Bernard Kouchner (Affaires étrangères, 64%, +1), Michèle Alliot-Marie (Intérieur, 58%, +1) et Roselyne Bachelot (Santé, 56%, -1).
Delanoë fait un bond de 5 points
Dans l'opposition, le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë enregistre le plus fort indice de satisfaction (62%) avec un bond de 5 points, devant François Bayrou (56%, +4) et Olivier Besancenot (47%).
Ségolène Royal est loin derrière son rival socialiste (46% de satisfaits) mais progresse de cinq points, après avoir annoncé qu'elle briguait la tête du Parti socialiste.
- Sondage réalisé par téléphone du 10 au 15 janvier auprès d'un échantillon national de 1.005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission des sondages.
Ecrit par : Ilan | 22 janvier 2008
Les députés UMP en ont assez d’être les jouets de l’Elysée
NATHALIE RAULIN
mercredi 23 janvier 2008
Avis de ras-le-bol dans chez les députés de la majorité. L’appel solennel à la mobilisation lancé début janvier par leur chef de file, Jean-François Copé, est resté lettre morte. Hier, comme le mardi précédent, ils n’étaient qu’une centaine sur 318 députés UMP à assister à leur réunion hebdomadaire. Un absentéisme massif qui touche jusqu’au bureau du groupe.
La campagne municipale y est pour beaucoup. Mais les élus UMP s’y consacrent d’autant plus volontiers qu’ils ont le sentiment d’«être pris pour des charlots» par l’Elysée. L’humeur des troupes s’en ressent. Systématiques il y a encore deux mois, les références à Nicolas Sarkozy, ses engagements ou son programme, ont disparu des conversations. « Avec la montée du doute, l’arrogance a reculé , confirme le député-maire de Vannes, François Goulard. Quand la popularité du chef de l’Etat baisse, les députés retrouvent l’esprit critique.»
«Pertinence». François Fillon a pu mesurer hier, en direct, l’ampleur du ressentiment. Alors qu’il venait d’exposer les grandes lignes du rapport Attali aux dirigeants de la majorité venus petit-déjeuner à Matignon, le pourtant très pacifique vice-président du groupe, Jean Leonetti, a cinglé : «Au final, qui arbitre ?» D’instinct, le Premier ministre a calmé : «C’est au Parlement de décider.» Façon de rassurer des députés UMP terrifiés à l’idée de se voir imposer un «paquet global sans inventaire». Un «paquet» susceptible, entre autres, de les brouiller avec une partie de leur électorat traditionnel (pharmaciens, notaires et autres professions réglementées visées par le rapport).
Le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, a donc pour la deuxième fois depuis la reprise des travaux parlementaires remis l’exécutif à sa place, en demandant aux présidents des commissions du Palais-Bourbon d’«évaluer la pertinence et l’impact» des 314 propositions du rapport.
Du coup, même Sarkozy paie de sa personne pour calmer les esprits frondeurs : une cinquantaine de députés UMP ont ainsi été invités au pied levé à prendre l’apéritif avec lui aujourd’hui à l’Elysée.
Etranglés. Pour les députés UMP, c’est le dossier OGM qui a été l’humiliation de trop. La décision du chef de l’Etat d’invoquer le principe de sauvegarde sur la culture du maïs Mon-810 a ulcéré à la droite de l’Hémicycle. Aiguillonnés par une prise de position publique de Bernard Accoyer, plusieurs députés ont, dans le huis clos du groupe, dénoncé le 15 janvier la mauvaise manière de l’exécutif, sur le fond et la forme. «Les députés UMP travaillent depuis plusieurs années sur le dossier OGM, explique Marc Laffineur, vice-président de l’Assemblée. Des rapports très sérieux, très documentés ont été présentés. L’enjeu n’est pas seulement agricole. Il est scientifique et thérapeutique. Et des centaines de milliers d’emplois en dépendent à terme. Tout cela pour qu’à la fin des fins on ne soit pas même consultés !» Même les moins au fait du dossier se sont étranglés en regardant la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, embrasser José Bové. «L’image a choqué notre électorat , indique Chantal Brunel. Bové c’est l’ennemi, un monsieur qui a des problèmes avec la justice. Les gens ne comprennent pas, et sur le terrain ça fait mal.»
Plus généralement, la députée, qui prédit «des temps à venir difficiles», alerte sur les dégâts d’une communication inadaptée sur certains projets de loi sensibles. «Il ne faut pas faire rêver les Français pour rien , explique cette ancienne chef d’entreprise. Par exemple, la participation, j’y suis très favorable. Mais attention : tant que les profits sont là, tout le monde est content ; le jour où les difficultés arrivent, les ouvriers vous disent que si ça va mal c’est la faute de leur direction, et donc ils ne voient pas pourquoi on leur baisserait leur intéressement.» Une inquiétude récurrente.
Fin décembre déjà, la communication autour du projet de loi pouvoir d’achat leur avait paru excessive au regard de son contenu. «On préférerait moins de textes, mais mieux travaillés , précise Michel Raison, élu du Haute-Saône. L’Assemblée n’est pas faite pour que le gouvernement présente des projets pour communiquer !»
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/305596.FR.php
© Libération
Ecrit par : ilan | 24 janvier 2008

