28 janvier 2008
"VIVEMENT DIMANCHE" SUR FRANCE 2
Les exigences de Madame Royal
Quel est le problème ?
Il n'est pas que l'ex candidate à la Présidentielle 2007 ait passé une grande partie de son temps à se justifier, en revenant sans cesse toujours et encore sur les raisons de son échec. Jamais elle, toujours les autres.Le problème n'est pas non plus que les précautions oratoires de Michel Drucker ou, par exemple, le témoignage flatteur d'une Christiane Taubira aient été des onguents inefficaces sur les plaies d'une Royal qui ne cicatrisera donc jamais, sur fond d'un stupéfiant complexe de sa condition féminine (elle est pourtant diablement télégénique).
Il n'est encore pas d'accuser la presse de l'avoir harcelée et détruite, alors qu'elle veut oublier que cette presse lui était très majoritairement favorable au départ et que Sarkozy a eu lui aussi son lot d'attaques. Faut-il se souvenir des couvertures de tous les grands magazines, Nouvel Obs et Marianne en tête, pour en être convaincu ?
Le problème n'est pas enfin que Drucker l'appelât Ségolène sur le ton trop suave d'une intimité bienveillante...etc, etc.
Non, LE problème révélé par l'émission d'hier est ailleurs !
Canteloup, non grata
Cet humoriste inventeur de la "Revue de presque" ("c'est presque de l'info") sur Europe 1 à 8h50 tous les matins, intervient habituellement sur le plateau de Vivement Dimanche dans la dernière demi-heure. Il est souvent drôle et toujours féroce.Surprise !
C'est Liane Foly qui débarque à la place de Canteloup dans le registre de l'imitation, où effectivement elle excelle. Mais sont atout principal n'était pas celui-là; Royal pouvait être sereine, ce n'est pas Liane Foly qui allait lui infliger des sarcasmes canteloupesques.
Je n'avais rien contre, mais je m'interrogeai malgré tout sur l'absence de Canteloup. Jusqu'à ce que Drucker pose une question à Royal sur l'influence politique des chansonniers imitateurs.
Bizarrement elle cita tout de suite le seul nom de Canteloup, estimant qu'il lui avait portée grand tort durant la campagne.
Pour l'écouter chaque matin, elle oubliait que l'artiste n'avait pas épargné non plus Nicolas Sarkozy. Loin s'en faut.
J'aurais apprécié que Drucker ou Sérillon le lui fassent remarquer, mais manifestement le sujet était trop sensible pour Madame. Canteloup n'étant pas le seul humoriste mordant, pourquoi a-t-elle immédiatement pensé à lui seul ? J'avais ma réponse.
Le décodage est aisé
Madame Royal a probablement exigé deux choses :
- l'absence de Canteloup.
- la question de Drucker
Ne doutons pas qu'elle en ait fait une condition non négociable de sa participation à l'émission. J'aurais pu comprendre un tel dickat sur le refus de la présence d'un opposant politique. Après tout, Vivement Dimanche n'est ni une tribune politique, ni un face à face.
Refuser un humoriste est une tout autre affaire et révèle, à mon sens, toutes les limites et le manque chronique d'ouverture d'esprit de l'ex candidate.
Ce qui est intéressant dans cette affaire ...
...ce n'est pas la décision de Royal sur laquelle mon avis, qui n'a hélas pas évolué, est nécessairement subjectif et partisan. C'est la complaisance de Michel Drucker, voire de la direction de France 2. La seule autre hypothèse serait que Canteloup lui-même ait décidé de jeter l'éponge en refusant de rencontrer Royal. Possible, mais peu probable ! Cela étant, j'aimerais connaître l'état des relations entre Drucker et Canteloup. L'avenir nous le dira peut-être.
A vous de juger !
12:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 janvier 2008
RAPPORT ATTALI
Le contenu sans surprises est du simple bon sens et les réactions de notre propre camp sont déconcertantes.
Les propos aigres-doux à fleurets non mouchetés échangés par exemple entre Jean-Pierre Raffarin ou Claude Goasguen et Jacques Attali sont insupportables. Il est vrai que Monsieur Attali affiche une certaine suffisance, mais on se croirait dans une cour d'école.
N'importe quel autre…"expert" de renom aurait pu diriger les travaux de cette commission et nombre de propositions sont des antiennes qui n'ont jamais été mises en œuvre. Cela ne constituait pas une raison suffisante pour les écarter. Les réunir dans un seul et même document est en soi intéressant.
Placer cette commission sous l'autorité de l'ex-conseil de Mitterrand, qui rappelons-le n'a jamais adhéré au PS, était un excellent moyen de faire taire bon nombre de socialistes. C'est manifestement réussi. Même la Royal apprécie le Rapport, ce qui n'a évidemment pas manqué d'agacer les caciques de son parti.
Les critiques les plus virulentes viennent de l'UMP
Alors que Bayrou s'isole en s'enfonçant dans un dénigrement systémique politiquement suicidaire (ce n'est pas nouveau), ce sont quand même des députés de l'UMP qui ont sorti les petites phrases les plus assassines. On n'est jamais trahi que par son camp, mais sans tomber dans la pensée unique, je trouve ces agressions déplacées à quelques semaines des Municipales.
Les députés peuvent être courroucés de ne pas avoir été consultés et ce d'autant plus, que l'une des mesures phare proposées est la suppression des départements* .
Ils craignent sans doute pour leurs jobs mais, prévue à l'horizon 2018/2020, cette mesure aurait largement le temps de trouver les bonnes conditions d'application. Il me semble que les députés auraient pu réfléchir un peu plus à la pertinence d'un tel projet.
Tout le monde s'accorde à dire que l'administration française a trop de strates, mais dès qu'on propose une solution intelligente (les départements sont probablement la seule couche possible à supprimer) alors là…plus personne !
Dommage !
Je regrette que Nicolas Sarkozy ait immédiatement reculé sur ce détail qui n'en est pas un. Il a probablement pensé que ce n'était pas le moment d'ajouter un argument supplémentaire à la fronde interne.
La rupture…j'aimerais que notre Président n'en fût pas le seul adepte. Messieurs les Députés, contribuez vous aussi à faire avancer la France. Car finalement, en gros, toutes les mesures préconisées et rassemblées dans le Rapport de la Commission Attali sont celles qu'en 25 ou 30 ans la France aurait du prendre.
* Pour mémoire : les départements ont été créés par Napoléon. Leurs dimensions devaient permettre de les traverser en une journée de diligence. Nous pourrions peut-être faire l'effort de penser que cette échelle n'est plus tout à fait d'actualité.
20:15 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21 janvier 2008
WORLD ECONOMIC FORUM DE DAVOS 2008
La France y brillera-t-elle ?
Je vous invite à relire mon article* du 31 janvier 2007 à propos du World Economic Forum. Je m'y étonnais de ne pas voir plus de Politiques français y participer.
A l'exception de Christine Lagarde (Ministre du Commerce), de Jean-François Copé (Ministre du Budget) et de Strauss-Kahn, la présence française fut discrète en 2007. Trop discrète.
Aucune grande tête d'affiche n'avait jugé utile de faire le déplacement.
Il y vrai que nous étions en période électorale et qu'une présence à Davos eût pu être très mal interprétée. Hélas !
Nous devrions y être mieux représentés en 2008
Cette année François Fillon est annoncé - il devrait y présenter les profondes réformes de la France - ainsi que Christine Largarde (une habituée des lieux). Un Premier Ministre et la Ministre de l'Economie, voilà qui change la donne des probables retombées médiatiques dans la presse française et étrangère.
Souhaitons que nos journalistes leur emboîtent le pas. En 2007, ils brillèrent eux aussi par leur absence et les très rares reportages présentaient Davos comme une foire commerciale et non comme ce qu'est vraiment cette manifestation : un lieu incomparable de rencontres internationales de très haut niveau politique et économique.
… un événement et une occasion didactique uniques pour ouvrir les yeux des Français sur le monde.
* clic sur 'Toutes les archives", bas colonne droite
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20 janvier 2008
MUNICIPALES BOULOGNE - V
Ai-je la dent trop dure ?
Cette semaine, à la suite de mes deux papiers sur nos Municipales, nombreuses ont été les réactions dans un sens ou dans l'autre.
Les critiques favorables ou défavorables n'ont pas fait toutes l'objet de commentaires, mais au vu de la fréquentation de mon site (plus de 200 par jour, soit + 100% en moyenne) je peux dire que j'ai suscité quelque intérêt et un joli bouche à oreille, dépassant même parfois le cadre de Boulogne.
Quel est l'agresseur ?
Certains estiment que j'insulte Jean-Pierre Fourcade. Ils se trompent. L'insulte, la diffamation ou les allégations n'ont jamais fait partie de ma panoplie. Jamais ! L'humour ou le politiquement incorrect sont des leviers et un terrain bien plus excitants.
Mon objectif est de faire réagir et réfléchir.
Ah ! Certes, je ne mâche parfois pas mes mots, entre brûlot et pamphlet, mais à aucun moment je n'ai le sentiment de "franchir la ligne jaune" (on me l'a écrit) ou alors, tous les chansonniers seraient en prison.
Quand je découvre ce matin dans le JDD l'interview du Sieur Fourcade, je me dis que cet homme a perdu la tête.
"…le pauvre Duhamel a choisi de quitter la politique…" dit-il avec cynisme à propos de celui qu'il voulait faire Maire.
"…je reste Sénateur jusqu'en 2014; là, au moins, personne ne peut me bousculer." Ce que révèle une telle déclaration n'est-il pas affligeant et alarmant ?
Et voilà le plus beau !
"...un rapprochement avec le Modem est envisageable..." a-t-il le stupéfiant culot d'affirmer. C'est évidemment son droit le plus strict, mais cette apostasie en dit long sur les moyens qu'il est prêt à utiliser pour battre l'UMP.
Voilà donc ce qu'un homme comme Jean-Pierre Fourcade est capable de dire et de faire.
Dans tout cela, quel est l'agresseur ? Lui, ou ceux qui lui répondent et qui n'admettent pas une telle perfidie ?
J'écris toujours ce que je pense
Je ne cherche ni à déplaire, ni à caresser dans le sens du poil ceux qui sont de mon avis. J'observe. J'essaie de dire tout haut ce que d'autres souvent pensent tout bas.
Qui peut nier que le feuilleton à épisodes "Fourcade, le retour" est digne des portes qui claquent d'une pièce de Feydau. Pathétique !
Tout cela n'est ni sérieux, ni politiquement digne.
Ne soyons pas naïfs, depuis la nuit des temps la politique est faite de ce genre de jeux…mais il y a des limites qu'à mes yeux Fourcade a franchies…la fameuse ligne jaune !
La valse-hésitation municipale perverse de cet énarque qui ne sait pas décrocher doit nous faire sourire, avant de nous faire pleurer.
Rire et sourire dans une sérénité vigilante
Il faut savoir mordre aussi, mais sourire est préférable, en qualifiant la 3ème candidature de Jean-Pierre Fourcade de forfanterie si ce n'est de forfaiture, de hâblerie vaniteuse si ce n'est d'escroquerie électoraliste.
Car il sait ce diable d'homme qu'en donnant toujours une prime au sortant, une partie de l'électorat est légitimiste.
Le plus terrible est qu'il n'est pas sortant. C'est habile car certains boulonnais le voient comme tel. Il fera donc entre 10 et 15% au 1er tour, sans aucun espoir d'être élu au second mais en plaçant quelques amis au Conseil.
Alors ?
A quoi a rimé cette démission il y a dix mois ? Pourquoi a-t-il tendu ce piège au vertueux Pierre-Mathieu Duhamel qui s'est retrouvé dans une situation impossible ? Pourquoi lui a-t-il promis qu'il aurait le temps de s'installer dans sa fonction et qu'il (Fourcade) obtiendrait l'investiture de l'UMP ? Voulez-vous la réponse ?...Elle est navrante et son interview du JDD est lumineuse. Jean-Pierre Fourcade n'aime que lui. La promesse faite à Duhamel n'était qu'un leurre qui n'a pas fonctionné. Fourcade voit Boulogne comme sa propriété, sa baronnie ? Il estime à l'évidence qu'il doit en demeurer le maître jusqu'à sa mort. La France crève de ce genre de comportements.
Epilogue
"Mieux vaut être méprisé et le savoir, qu’être méprisé et s’entendre flatter".
William Shakespeare
Sur ce point, Jean-Pierre Fourcade devrait me remercier, car je crains fort que nombre de ceux qui noient de flatteries émétiques un homme de 78 ans pensent plus à leur siège au Conseil qu'aux intérêts de notre ville.
Vous voyez, c'est plus fort que moi. J'ai la dent dure. Mais comment faire autrement !
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19 janvier 2008
MUNICIPALES BOULOGNE - IV
ZEN, ZEN, ZEN !
Ce matin les forces vives de l'UMP de Boulogne se sont réunies pour la présentation de synthèse des travaux de chacune des commissions. Depuis début décembre ce sont quelques 250 personnes réparties en cinq commissions thématiques qui travaillaient.
Un bon programme municipal se profile.
Les rapporteurs de chaque Commission disposait de 10 à 15 minutes pour communiquer la synthèse de leurs travaux. Tout le monde respecta scrupuleusemenbt cette contrainte, sauf un rapporteur qui tomba à mon sens dans un trop grand détail pour maintenir le niveau de clarté et d'attention souhaitable. Cela n'a pas grande importance car le contenu était effectivement assez riche.
Il ne reste plus à Pierre-Christophe Baguet qu'à rédiger la synthèse générale. C'est un travail délicat dont l'enjeu est une bonne perception des grandes idées par les Boulonnais. Certains arbitrages seront d'ailleurs difficiles à faire tant les idées et les nouveautés révélées en Commissions ont été nombreuses.
" Zen, zen, zen"…telle est la consigne.
Décontracté, notre Député a fait un petit discours d'introduction en abordant bien sûr l'événement de la semaine : le retour de Fourcade.
Il nous a rappelé qu'il tendait toujours la main à Pierre-Mathieu Duhamel, auquel il réservera la place de 1er Adjoint jusqu'au dernier moment.
Nos opposants dissidents de l'UMP nous attaqueront et nous devons nous attendre à quelques provocations.
Pierre-Christophe a souligné que nous devions restés calmes et sereins. Notre campagne sera constructive et positive.
Pas question donc de perdre notre temps et notre énergie à entretenir une polémique stérile qui n'a pas lieu d'être.
Une mission : diffuser notre programme
Une attitude : la sérénité.
Un objectif : une belle victoire dès le 1er tour
Tous au boulot !
17:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16 janvier 2008
MUNICIPALES BOULOGNE - III
Il y va, c'était écrit !
Depuis le retrait de Duhamel, il fallait s'attendre à ce que le "Vice Maire - ex Maire" jeune candidat Maire, alias Jean-Pierre Fourcade, n'admette pas de quitter la scène politique dans ces conditions, après une défaite personnelle.
Ce n'est pas Boulogne qu'il veut sauver de la destruction, c'est sa fierté. Ce n'est pas le budget de la ville qu'il veut ériger en argument électoraliste, c'est la suffisance de penser qu'il est le seul à avoir les compétences nécessaires. Ce n'est pas la raison municipale qui l'anime, c'est la haine à l'égard de celui qui est venu le chercher en 1995.
Y-a-t-il encore une chance pour qu'il fasse machine arrière ? Elle est faible. Il est déjà allé trop loin.
Son calcul est simple
La bagarre sera sans doute difficile, mais il ne faut pas la craindre. Elle ne nous rendra que meilleurs et plus motivés encore aux côtés de Pierre-Christophe Baguet.
Et puis, après tout, c'est le dur jeu de la démocratie que d'accepter un tel challenge, aussi étranges voire malsaines qu'en fussent les origines.
Fourcade perdra, mais il obtiendra très probablement suffisamment de voix pour siéger au Conseil Municipal. Car, à moins d'un refus massif des Boulonnais au 1er tour, il se maintiendra au second.
Dans cette perspective son dessein devient transparent : pourrir la vie et ralentir toutes les décisions de la majorité au Conseil. Voilà quelle pourrait être sa façon d'aimer Boulogne !
Voilà aussi la réalité d'un homme qui ne sera pas le premier à brûler sur le bûcher des vanités. Entre nous, c'est dommage pour Boulogne et pour lui, car il avait du talent. Il avait.
11:55 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
15 janvier 2008
LA GAUCHE MODERNE
Pourquoi un lien avec ce site web ?
Symbole de l'ouverture voulue et appliquée par le Président Sarkozy, je vous engage à lire le discours de Jean-Marie Bockel lors de sa conférence de presse du 28 novembre 2007.
Il nous explique les raisons qui l'ont poussé à abandonner le PS, à créer le parti de la Gauche Moderne et sa vision d'une politique innovante, ouverte et volontaire...du sarko-blairisme en quelques sortes !
Instructif ! Rassurant ! Sans la moindre intention ou velléité d'infidélité à mon parti...une Gauche comme celle-là, moi j'aime.
Mais ce n'est plus la Gauche, c'est autre chose.
19:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 janvier 2008
MUNICIPALES BOULOGNE - II
Les orphelins de Fourcade n'auront ni Père ni Maire
"…faire barrage à ceux qui veulent tout détruire, réunir les orphelins de Duhamel…", le hiérarque déchu et déçu envisagerait-il un retour aux affaires ?
Boulogne est en péril, c'est sûr !
Attendons de voir, mais je suis curieux de voir ce que le Sénateur va sortir de son chapeau. Trouvera-t-il une tête de liste à la hauteur de ses ambitions ? Va-t-il enflammer la bonhommie insouciante d'un nouveau Sancho Pansa boulonnais. Saura-t-il débusquer un oiseau rare en voix d'extinction ou disparu tel le bon Dodo de l'Île Maurice.
Face à l'immense péril que notre ville s'apprête à courir si Baguet était élu, prendra-t-il la décision d'enfourcher le cheval de la providence ou encore de prendre la barre d'un chebek pour reprendre l'Île Séguin ?
Prêt à tout
"…moi, Fourcade, je dois sauver la ville de la destruction…une force quasi mystique m'appelle…".
Serait-il capable d'aller jusqu'à proposer au PS, aux Verts et au Modem de bâtir une liste d'union des Orphelins sans père ni maire ?
Il est manifestement capable de tout. Mais dans tout cela, il y a quand même une excellente nouvelle : il a recouvré la santé mystérieusement perdue il y a un an.
On n'arrêtera jamais le progrès de la médecine, ni d'ailleurs l'abus de psychotropes.
12 janvier 2008
MUNICIPALES BOULOGNE
Pierre-Mathieu Duhamel jette l'éponge
Comment ne pas être soulagé à l'annonce du retrait de la compétition municipale du Maire Duhamel. Mais les raisons ne sont pas électoralistes, elles sont avant tout humaines.
En renonçant, Pierre-Mathieu Duhamel prend de la hauteur. Ce fut sans aucun doute pour lui une décision particulièrement difficile à prendre. Il y a un an, son projet était tout autre. Il avait assurément pris certains…engagements, qui le plaçaient dans une situation cornélienne : être fidèle jusqu'au naufrage, ou jouer la clarté avec les boulonnais en préservant son avenir politique.
…c'est tout à son honneur
. Son sens de la fidélité l'a poussé à réfléchir longtemps avant de rompre le cordon. C'est l'attitude d'un honnête homme réalisant qu'il servait finalement une mauvaise cause. C'est tout à son honneur.

. Sa décision le sort d'une déréliction politique qui n'avait pas d'issue. Certes, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même, mais il entame une palingénésie qui ne peut que le libérer de ses anciennes chimères. C'est tout à son honneur.
. Il a choisi l'avenir et non le passé, en refusant finalement d'endosser le costume d'une vengeance anachronique par procuration. C'est tout à son honneur.
Acceptera-t-il la main toujours tendue par notre candidat ? Il ne faut peut-être pas trop lui en demander. C'est dommage, car il eut été précieux de le compter dans la nouvelle équipe.
Que fera l'Hydre ?
Sa rage semble tenace et la haine est aveugle.
Faut-il que la politique fût à ce point prégnante sur la raison pour qu'un homme de talent ne puisse, avec l'âge, imaginer la vie sans pouvoir !Il aurait pu être pour Boulogne un Phénix. Il sera à peine un Icare vaniteux plongeant dans les eaux troubles d'un désir morbide d'éternelle jeunesse à la façon de Dorian Gray.
Que nous réserve l'homme auquel l'histoire donnait pourtant l'occasion unique de sortir avec panache.
Mais le Panache et l'Esprit de Cyrano de Bergerac sont trop grands et trop sublimes pour espérer une seule seconde qu'un pisse-froid puisse s'en inspirer.*photo Le Parisien
18:25 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11 janvier 2008
L'IMAGE DU JOUR
Non, cela n'est pas une photo extraite de la bande annonce de la dernière super production hollywoodienne…
Parue dans Paris Match de cette semaine, cette photo est un choc. Elle a été prise au Pakistan lors d'émeutes anti Musharraf, suite à l'assassinat de Bénazir Bhutto.
Elle donne à réfléchir, rendant très relative l'importance donnée au voyage en Egypte et en Jordanie de notre Président.
19:06 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note





