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29 février 2008

MUNICIPALES BOULOGNE-BILLANCOURT – XVI

Après Pierre-Mathieu Duhamel qui "rend service à sa ville", voilà Jean-Michel Cohen qui devient socialiste ! Décidément, ils osent tout ! Vraiment tout !

Le gentil Duhamel a de sacrés arguments !
Sous-entendant que PC Baguet ne remplit pas les conditions, il a donc avancé ses trois arguments massues pour justifier son soutien à JP Fourcade :
cc35f93ef3b1307607ff00d8e10c506a.jpg1. L'esprit d'indépendance
2. La cohésion de l'équipe
3. Une vision de la ville
Baguet, c'est certain, est incapable d'avoir ces atouts ! JP Fourcade en est le seul et unique détenteur, le gardien du temple !
Non mais, de qui se moque-t-on ? Cette équipe dissidente prend vraiment les Boulonnais pour des crétins. Ses membres le regretteront amèrement.

Maintenant, Jean-Michel Cohen !

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Membre de la liste de Fourcade, voilà que le médecin nutritionniste - homme de plateaux télévision et riche promoteur immobilier d'un gros cabinet médical boulonnais - déclare qu'il votera pour le socialiste Gaborit aux cantonales de Boulogne Sud.
Là, les bras m'en tombent !
Côtoyant nombre de médecins du Cabinet Desfeux, je connais Monsieur Cohen beaucoup mieux qu'il ne me connaît. Je n'en dirai pas plus.

Le Commandeur a encore frappé !
af2f64855ce4bdecf37a27a0efd056c6.jpgVoilà un homme du haut de la liste Fourcade qui, dans l'unique dessein de contrer notre candidate Marie-Laure Godin, donne sa voix au PS avant même le 1er tour !
C'est tellement invraisemblable et politiquement rocambolesque qu'il vaut mieux en sourire. En arriver là confirme que Monsieur Cohen ne peut être ni un amoureux de sa ville, ni un homme ayant un minimum de convictions politiques.
Sinon, comment expliquer qu'il choisisse un socialiste alors qu'il est dans la liste de la majorité municipale ? Un calcul politicien ne serait-il pas la seule origine de cette curieuse velléité ? Entre nous, cela ne constitue pas un scoop du landerneau médical boulonnais.

Rappelons quand même que Jean-Michel Cohen, 10ème Maire Adjoint en charge des sports, a brillé dans sa fonction.
Il suffit de se rappeler le classement déplorable de Boulogne-Billancourt dans l'Equipe Magazine en matière de politique sportive. C'est sûr, le Dr Cohen a travaillé dur pendant six ans pour en arriver là ! Et si tel était le cas…quelle efficacité !

Dans tout cela un point est intéressant et révélateur, prémisse de la posture de Fourcade entre les deux tours. Il est près à tout. Vraiment tout !
Je vous le dis, nous ne sommes pas au bout de nos surprises.


* PS : Certains de mes lecteurs vont encore m'écrire que je perds mon calme. Mais là vraiment, c'en est trop de cynisme.

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Commentaires

Il est des semaines où la une de l’actualité est très disputée tant les conséquences de certaines nouvelles portent immédiatement à l’émotion publique ou à l’inquiétude de l’opinion. Nicolas Sarkozy (« je veux 3 % de croissance économique ») ayant la conviction qu’il peut faire bouger les lignes du paysage économique et financier en allant chercher le point de croissance qui manque et non en l’attendant ; manière d’enfoncer le coin du verbe de l’hyperaction dans l’institutionnel et le ronron des conséquences des experts et donnant donc au Politique la pleine responsabilité de la quête du Graal de la croissance et de l’emploi ; conjonction quelque peu difficile quand la vie publique interdit parfois de s’immiscer dans les vies privées (à moins que leur coexistence, en l’occurrence soit complexe) ; la tentative de François Bayrou de transformer l’élan de la campagne présidentielle en projet politique en occultant volontairement la question de savoir si dans les institutions de la Ve République et de la bipolarisation existe une place pour un courant autonome comme le MODEM si celui-ci refuse toute forme d’alliance ou de coalition. On retiendra du « Forum des démocrates » de Seignosse et de son article dans la revue barriste « Commentaire » que Sarkozy « a décomplexé une certaine droite française en lui proposant un métissage inédit entre néo-bonapartisme pour le mode de gouvernement et néoconservatisme pour le projet de société ». « L’exigence civique » dont se réclame le troisième homme suffira-t-elle pour donner des élus supplémentaires au MODEM aux cantonales et aux municipales de 2008 ?

Chantiers de la rénovation centriste. Chantiers aussi de la gauche des « Gracques » (association d’anciens collaborateurs de Mitterrand, Rocard, Bérégovoy et Jospin) au PS et PC souhaitant instituer (avec ou sans la LCR ?) une riposte à la politique sarkozyenne. Les « Gracques » souhaitent que la gauche modifie profondément son mode de pensée, ses modèles, ses méthodes d’action, sa conception de l’État, ses rapports avec les citoyens et proposent 15 valeurs pour agir suivant le précepte du père de la « troisième voie blairienne » Anthony Giddens : « Nous sommes idéalistes, nous pensons que ce sont les idées qui font naître les révolutions, des Lumières au New Labour ». Alors sous l’égide de Spinoza, Montesquieu, Rousseau, enfin un Bad-Godesberg à la française ?

Ecrit par : BARTHE DAVID | 01 mars 2008

L'abstention : incertitude des elections.
L’abstention consiste à ne pas participer à une élection ou à des opérations de référendum. Elle traduit soit un désintérêt total pour la vie publique, soit un choix politique actif consistant à ne pas se prononcer afin de montrer son désaccord.L’abstention consiste à ne pas participer à une élection ou à des opérations de référendum.

Selon l’article 3 de la constitution, la Souveraineté appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Le peuple exprime sa Souveraineté en votant afin de choisir ses représentants ou de faire valoir son point de vue lors d’un référendum. C’est cette participation des citoyens qui fonde et légitime la démocratie représentative.
En France, le vote est un droit et un devoir, mais pas une obligation stricte. Les citoyens peuvent choisir d’exercer ou non ce droit sans être sanctionnés. Mais, dans certains États, le vote est obligatoire. Ce système est lié à la théorie de l’électorat-fonction selon laquelle le droit de vote n’est pas seulement un droit, qu’il est possible ou non d’exercer, mais une véritable fonction que la nation confie aux citoyens.
Depuis une dizaine d’années, on observe une augmentation significative des votes blancs lors des consultations électorales. Le vote blanc demeure néanmoins un comportement électoral peu étudié. Considéré comme un suffrage non-exprimé, il a longtemps été assimilé à une erreur de l’électeur ou encore à une marque d’indifférence à l’égard de la politique.

L’analyse politique du vote blanc montre qu’il constitue, au contraire, une expression, celle d’une insatisfaction face à une offre politique trop restreinte.

L’analyse idéologique confirme le caractère expressif de ce vote. Les « votants blancs » portent un intérêt particulier à la politique, ont des exigences en la matière et manifestent, par leur vote, une déception à l’égard de la politique, qu’elle soit momentanée ou structurelle. En votant blanc, ils souhaitent faire passer un message et espèrent des changements. Les personnes qui ont voté blanc ou nul ne sont généralement pas considérées comme abstentionnistes mais le résultat est identique : leur choix n’est pas pris en compte.

Ce texte met en exergue la question de l’institution d’un vote obligatoire. Cette notion serait contraire à la tradition française : le vote est un droit et non un devoir, en France.


La conquête du suffrage universel a connu une longue histoire dans notre pays, comme dans d’autres d’ailleurs, et il est choquant de voir les Français ne pas utiliser leur droit de vote alors que beaucoup d’individus, dans des pays moins favorisés, seraient heureux de le faire. En conclusion, le phénomène de l’abstention ne doit pas dramatiser le débat participatif.

Merci et bonne continuation,

David Barthe Consultant.

Ecrit par : BARTHE DAVID | 01 mars 2008

nous rappellerons que Jean-Michel Cohen n'est maire-adjoint chargé des sports que depuis 2005.

Le type qui n'avait rien foutu avant lui au poste est... Thierry Solère.

Ceci dit, le classement l'Equipe était malhonnête. Il est évident que par sa densité et sa proximité avec les équipements de Paris, Boulogne ne peut pas jouir de la place et des équipements sportifs d'une ville comme Rouen, qui est pourtant de taille similaire.

Ecrit par : Pierre Catalan | 02 mars 2008

C'est amusant comme les études des Echos ou de Challenges sont prises en référence par les fourcadiens et qu'à leurs yeux celle de l'Equipe Magazine est qualifiée de malhonnête.

Ecrit par : Philippe DERMAGNE | 02 mars 2008

je crois que je continuerai longtemps à me demander si m. Dermagne est franchement bête, ou s'il fait juste exprès pour nous exaspérer.

L'appréciation de la place du sport n'est pas exactement le même genre de classement que celui qui permet d'évaluer la bonne gestion d'une ville et ses efforts en terme de fiscalité locale.

Mais bon.

Ecrit par : Pierre Catalan | 03 mars 2008

Excusez moi M. Catalan; mais sur ce coup là, je pense que c'est plutôt votre réponse qui est bête...

L'appréciation d'une bonne gestion n'est pas plus objective qu'un état d'un gymnase ou le nombre de stades...

Ecrit par : Yves | 03 mars 2008