31 mars 2008
CE PSG QUI N'EN FINIT PAS DE TRICHER
Je ne suis ni un amoureux fou, ni un spécialiste du football. J'ai pourtant regardé la finale de la Coupe de la Ligue entre Lens et le PSG. Un match qui n'est pas près de me réconcilier avec ce sport, certains de ses supporters et même de ses instances dirigeantes.
Je suis désolé pour ceux qui aiment le football, mais force est de constater que certaines de ses règles et de ses pratiques sont parmi les plus odieuses qui se puissent trouver dans un sport.
Comment ne pas établir une comparaison avec le rugby qui a su évoluer formidablement en quelques années. Plus que jamais le football est un jeu de gentlemen joué et vu par des voyous, alors que le rugby est un jeu de voyous joué et vu par des gentlemen. Une différence qui change tout et qui se voit sur le terrain comme dans les gradins.
La victoire a-t-elle été volée ?
Rappelons que ce Club, qui va peut-être descendre en seconde division, est majoritairement la propriété d'un fond d'investissements. Les actionnaires doivent être "heureux" de sauver financièrement une saison aussi calamiteuse sur le plan sportif. Merci l'arbitre pour le service rendu !
Un tel arbitrage ne me semble être ni dans l'esprit du jeu, ni d'une finale de Coupe et encore moins de la physionomie de la rencontre. Il eut été tellement plus beau et plus sportif d'accorder des prolongations aux deux équipes, quitte même à aller jusqu'aux tirs au but.
La tricherie qui l'emporte et qui rapporte !
Le joueur du PSG Luyindula qui s'effondre dans la surface de réparation, mérite une belle prime. Certes il y a eu contact entre les deux joueurs, mais celui du PSG a su parfaitement exploiter les règles de ce sport qui favorisent et encouragent à la tricherie. On dit souvent "que le meilleur gagne" ! Au foot, c'est encore plus vrai que dans tous les autres sports. Malheureusement, c'est le meilleur simulateur qui l'emporte.
Je ne suis pas là pour juger des salaires des joueurs, mais enfin, eu égard aux circonstances, il est "cocasse" de faire observer qu'avec cette victoire, chaque joueur du PSG touchera une prime de 50.000 € bruts !
La banderole de la honte.
En début de seconde mi-temps, le réalisateur TV n'a pas montré les images (peut-être est-ce d'ailleurs mieux ainsi) de cette banderole xénophobe déployée côté tribunes des supporters du PSG. Une banderole de 25 à 30 mètres de long, excusez du peu ! Quand on connaît les contrôles pratiqués à l'entrée d'une telle manifestation, une grave question se pose : même en plusieurs morceaux, comment cette banderole a-t-elle pu être dissimulée, passer les contrôles et plus incroyable encore, être tranquillement installée ? Une fois encore, on ne m'ôtera pas de l'idée, ni que des complicités existent à tous les niveaux, ni que les services d'ordre et la police connaissent parfaitement les meneurs.
Des mots parfaitement ciblés
Outre le caractère insupportable de la démarche de ces ultras supporters haineux, j'ai été frappé par les trois
mots utilisés : pédophiles, chômeurs, consanguins. Ils suivent avec une insoutenable férocité perverse et absolue l'actualité de ces dernières années. Une nouvelle fois, on ne m'ôtera pas de l'esprit que les auteurs et rédacteurs de cette banderole ont un niveau intellectuel et un sens de la provocation politique largement au-dessus de ceux qu'est capable de développer le supporter footeux de base. Ce n'est pas difficile me direz-vous ! Inquiétant ! Très inquiétant !A l'image du Club
Les stupides propos racistes ne sont pas l'apanage des supporters du PSG, peut-être plus coutumiers du fait que les autres quand même.
Il est intéressant de souligner que de tels événements interviennent dans un Club qui a lui-même une réputation relativement sulfureuse depuis des années. Gestion surprenante, valse des propriétaires et des actionnaires, succession de dirigeants, valse des entraineurs, rivalités internes, joueurs surpayés…etc. Il me semble qu'avec un budget de fonctionnement parmi les plus élevés du championnat (de l'ordre de 60 millions d'euros), Paris et les Parisiens sont en droit d'attendre des résultats, autres que de criminelles insultes à l'Humanité.
Je me demande bien comment et pourquoi un homme comme Paul Le Guen - le seul Bac + 4 de l'histoire des joueurs de foot français - peut encore rester entraineur dans un Club aussi navrant de médiocrité générale : managers, joueurs et supporters. Il est grand temps d'agir vraiment, mais c'est juste mon avis.
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28 mars 2008
La France a peut-être trouvé un Trésor.
Il y a les sujets émétiques qui fâchent comme le Tibet, la Chine et les JO. Il y a les palinodies permanentes qui soulèvent l'indifférence comme la pathétique tentative de survie de Bayrou. Il y a les sujets qui font sourire ou inquiètent telle que l'aporie du PS…
Nous avons tous un côté people.
Eh puis il y a des sujets, plus légers ceux-là, qui réveillent notre côté fleur bleue. Une fois n'est pas coutume, j'ai eu envie d'écrire quelques lignes avec l'esprit qui sommeille plus ou moins secrètement au fond de chacun d'entre nous.
Allez, allez…bas les masques, pas de honte ! Nous avons tous un côté people ! Qui n'a jamais feuilleté Gala ou Voici, sans jamais l'acheter évidemment ?
Le sujet en question ? Le voyage au Royaume d'Angleterre de Nicolas et Carla ! Cela sonne bien "Nicolas & Carla". Cela pourrait être le titre d'une série pour enfants : Nicolas& Carla chez la Reine, Nicolas & Carla au Congo, Nicolas & Carla et les paparazzis…
Elle était vraiment superbe
Oh ! Non pour la coopération sur le nucléaire ou la défense, mais bel et bien pour les images de la journée royale protocolaire.
C'est une tradition à laquelle tout Chef d'Etat a droit une fois et une seule dans sa vie. Heureusement, il avait une femme à ses côtés. Et quelle Femme !
Dieu qu'elle était belle et digne "notre" Carla. Avez-vous vu cette petite révérence bien marquée devant la Reine et ce petit penchement de tête souriant et malicieux ? C'était parfait !
J'ai a-do-ré ! Oublions sa carrière et son parcours. Après tout, les Femmes qui ont marqué l'histoire ont toutes eu des vies tumultueuses et romanesques. Alors, sachons nous approprier ce Trésor !
Comme par magie…
On ne voyait pas les Horseguards, à peine le Président, et encore moins la Reine ! On ne voyait plus qu'elle, tant elle rayonnait dans sa fonction de Première Dame de France.Une redingote grise d'une élégante sobriété, un petit bibi bien posé en arrière, une frange légère masquant à peine le regard étincelant de ses yeux en amande…oh la la ! Même le Prince Philip en était tout retourné !
C'est bien ainsi
Cela ne suffira sans doute pas à redresser l'image du Président dans les sondages et ne contribuera pas ou si peu à la réussite des réformes, mais c'est bien ainsi. Carla peut être adulée des Français si elle sait s'y prendre.
Je crois aussi qu'ils en ont envie.
Les médias la comparent déjà à Jackie Kennedy ou à Lady Diana ! Certes, c'est aller un peu vite en besogne ! Cependant, ses atouts ne sont pas uniquement liés à son charme renversant. Nous savons aussi que c'est une femme intelligente et cultivée...alors...
Carla pourrait bien devenir une icône planétaire.
Vive la France !
PS : Comme c'est bon d'être léger...de temps en temps !
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26 mars 2008
"…L’île Seguin pourrait d’ici peu devenir l’un des lieux les plus rêvés du territoire national…"
Je reproduis ici l'article reproduit sur le site d'Alain Dumont, animateur du blog des Seniors qui soutiennent Pierre-Christophe Baguet. J'ai trouvé ce papier remarquable de clairvoyance et de culture. Il vient d'autre part contrer d'attractive et pertinente façon le papier de François Barré paru dans le monde à J-2 des élections municipales.
"L’île Seguin, un palimpseste".
Par Julien Bastoen*, doctorant en architecture et histoire de l'art
Tabula rasa! Des mots qui sonnent comme deux coups de canon. Deux mots qui, une fois de plus, résument le résultat d’une quinzaine d’années d’hésitation des décideurs face à la reconversion problématique d’un morceau de territoire qui cristallise peut-être plus de significations contradictoires qu’il n’en mérite.
L’île Seguin n’a jamais été qu’une île dédiée au pâturage (semblable en cela à bien d’autres îles de la Seine), avant d’être occupée par des activités proto industrielles polluantes (équarrissage et blanchisserie) reléguées à bonne distance de la ville, puis d’être entièrement couverte d’une usine de production d’automobiles.
Contrairement à ce que prétend François Barré dans une tribune récemment publiée dans Le Monde (14/03/2008), c’est bien l’équipe menée par Jean-Pierre Fourcade et non l'équipe de Pierre-Christophe Baguet qui s’est tiré dans le pied en appliquant à la lettre la politique de tabula rasa. C’est généralement ce qui arrive quand on imagine qu’aménager un territoire consiste à effacer avant toute chose tout élément qui pourrait témoigner d’une stratification historique et symbolique problématique, avant de pouvoir exercer ses talents de démiurge. Aussi radicale que cette solution ait pu paraître, elle n’en reste pas moins habituelle au regard de la tradition de vandalisme architectural qui caractérise notre pays, à chaque fois qu’il est confronté à cette aporie : repenser ex nihilo ou prendre en compte le donné ? Qu’est-il advenu des Halles ? Qu’est-il advenu des anciennes usines Citröen ?
Urbanisme sans caractère
L’île Seguin est en train de devenir un territoire palimpseste, aussi bien sur le terrain que sur le papier : on ne compte plus les avant-projets et projets, officiels et officieux, qu’elle a pu susciter. A tel point que si l’on voulait compiler toutes ces architectures de papier, à l’instar de ce que Jean-Claude Daufresne avait entrepris pour les palais du Louvre et des Tuileries, un seul volume n’y suffirait peut-être pas.
« Il faut enchâsser dans le Paris réel le Paris de rêve, constitué par l’ensemble des plans d’édifices, des tracés de rues, des projets de parcs, des systèmes de noms de rues qui n’ont jamais été réalisés », écrivait Walter Benjamin dans Paris, capitale du Vingtième siècle. L’île Seguin pourrait d’ici peu devenir l’un des lieux les plus rêvés du territoire national, et cependant constituer l’énième rejeton d’un urbanisme sans caractère.
On pourrait écrire, pour paraphraser Le Corbusier, que l’aménagement de l’île Seguin ne doit pas être une opération immobilière ayant pour effet de trouver des locataires à des immeubles au goût du jour : « nous savons bien qu’alors l’argent exige des compromis et des cotes mal taillées et la manifestation d’un esprit de conciliation ; l’argent rejette ce qui ne flatte pas exactement le goût moyen » (lettre au Directeur Général des Beaux-Arts, 12 janvier 1935, publiée dans L’Architecture d’Aujourd’hui, n°10, pp. 22-23).
Flirt avec l'utopie
A l’opposé de cette vision de l’urbanisme, un jeune architecte, Nicolas Ledoux, et un universitaire, Mathieu O’Neil, avaient imaginé dès 1992 (http://www.peripheries.net/article280.html) un projet intitulé « Utopia Inc. », qui consistait à redonner à l’île Seguin son caractère insulaire – tautologie moins paradoxale qu’elle n’en a l’air – tout en en faisant le cadre d’un pôle d’activités créatives et festives, « un perpétuel chantier, un lieu en mouvement, où régnerait une émulation extraordinaire ». Force est de constater qu’aujourd’hui, ce qui manque à cette portion de territoire, mais aussi dans la réflexion à l’échelle régionale, c’est un lieu qui flirte avec l’utopie, la fantaisie, le plaisir, l’expérience sensorielle.
En ce sens, le projet proposé par Pierre-Christophe Baguet, tête de liste victorieux des élections municipales à Boulogne-Billancourt, indépendamment des dommages collatéraux qu’il pourrait entraîner (on pense particulièrement à la question foncière), semble se placer dans la lignée idéologique du projet « Utopia Inc.», à ceci près qu’il intègre une réflexion à l’échelle de l’Ouest parisien.
On y retrouve les idées de mixage générationnel et social et d’interdisciplinarité qui faisaient la force du projet de 1992. On y retrouve aussi, sous le crayon de Raphaël Labrunye, jeune architecte et doctorant en architecture – très vivement critiqué par Matthieu Poitevin, co-auteur de la fameuse « façade-enveloppe » – des éléments tels qu’un « pôle média-culture » susceptible d’accueillir des maisons de production ou d’édition, un « espace détente » mêlant cinéma et guinguette, des libraires, des galeries, des ateliers de découverte des modes d’expression artistique…
Le passé industriel serait représenté par un « centre pour la mémoire ouvrière » (c’est peut-être même un centre d’études sur la colonisation et la décolonisation dont la France a besoin), auquel il faudrait, sans doute, ajouter une exposition permanente des projets pour l’île Seguin, qui ferait office de mise en abyme du territoire…
Concrétiser enfin...
On se prend à rêver d’une île Seguin accessible en navette depuis des embarcadères situés au pied du Palais de Tokyo, sur le modèle de la ligne reliant les deux Tate à Londres, ce qui contribuerait, davantage que la multiplication des ponts et passerelles, à redonner un semblant d’insularité à ce lieu.
On a cependant le droit d’être sceptique quant à l’idée d’une prolifération de jardins de sculpture, dans ce méandre de la Seine, devant le succès plus que mitigé du Musée de Sculpture en plein air du square Tino-Rossi, à Paris…
Pourquoi ne pas associer à ce hall d’expositions de sculptures monumentales (qu’on verrait bien former la proue de l’île) une galerie expérimentale d’architecture qui permettrait aux jeunes diplômés de s’exprimer ? Et pourquoi ne pas y implanter, enfin, un centre d’études interdisciplinaire dédié aux « cultural et visual studies », qui fait tant défaut à la recherche française?
Autant d’idées, dans l’air depuis longtemps, et qu’il serait peut-être temps de prendre la peine de concrétiser...
*L'auteur vient de me rappeler à juste titre que son article est d'abord paru sur le site du Moniteur Expert dont le lien est établi en cliquant ici.
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21 mars 2008
1er CONSEIL MUNICIPAL
Jour solennel, Pierre-Christophe Baguet a été officiellement investi ce matin.
Un premier Conseil élisant son Maire et ses Maires-Adjoints pour six années est toujours un instant émouvant.
La tradition a été respectée et c'est en nombre que les Boulonnais sont venus, probablement près d'un millier de personnes ayant assisté à l'investiture.
Les coeurs devaient être serrés.
Chacun dans son registre, j'ai tenté d'imaginer ce que pouvaient secrètement penser les deux protagonistes au moment du passage de l'Echarpe. Jubilation contenue d'un côté, amertume biliaire de l'autre...dans les deux cas des décharges d'adrénaline.

Au titre de doyen, c'est Jean-Pierre Fourcade qui a fait l'appel. En préliminaire, il n'a pu s'empêcher de faire un petit discours dont le fond, à fleuret moucheté, n'aura pas échappé à ceux qui écoutaient vraiment.
Rapières réglementaires et estocs administratifs seront assurément au programme, notamment pour la guerre de l'Île Seguin.
Des épisodes houleux de la vie municipale s'annoncent.
Le Maire Baguet sera, j'en suis certain, très vigilant à la qualité et à l'intégrité de sa garde municipale rapprochée. Elle devra l'aider à identifier et à déjouer les chausse-trappes venues de l'opposition.
Je ne doute pas non plus que Pierre-Christophe Baguet s'impliquera personnellement et en profondeur dans tous les dossiers, commissions et travaux à venir. Reprendre en main une Mairie suppose une main de fer, qui doit savoir écarter très vite les "oiseaux" malfaisants.
Attendons d'autre part les résultats de l'audit général des comptes. Souhaitons ne pas y découvrir trop de mauvaises surprises, sorties de quelques tiroirs ou placards inconnus.
Bonne fin de semaine pascale à toutes et à tous.
18:05 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
20 mars 2008
VIE MUNICIPALE ET DEMOCRATIE
A J-1 du Conseil qui élira notre nouveau Maire, je ne peux vous cacher une certaine inquiétude.
Je n'établirai pas ici de lien avec le blog du candidat Fourcade. J'y ai cependant relevé trois points extravagants :
1. Le message de remerciements adressé dès lundi 17 mars à ses électeurs est très clairement l'annonce d'une posture d'opposition systémique, avec une perspective de véritable guerre de position.
2. Contrairement aux usages, il n'a pas eu l'élémentaire courtoisie d'y inclure les félicitations à son vainqueur, en lui souhaitant bonne chance et réussite.
3. Depuis 48 heures, le site laisse apparaître une vidéo de campagne où Jean-Pierre Fourcade semble ne pas voir compris qu'il a perdu les élections. Le discours habituel du style "…un homme, une ville, une équipe, un bilan…" laisse à penser qu'il se croit toujours en campagne, voire même toujours Maire ! Le côté pathétique n'efface pas le caractère stupéfiant de cette communication.
Ces trois éléments ne sont pas graves et même plutôt risibles. Ils sont cependant inquiétants pour la sérénité des séances et l'avancement des travaux du nouveau Conseil municipal.
Le respect de la démocratie et la sagesse, espérons-le, l'emporteront.
11:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 mars 2008
Notre Président ne doit surtout pas se tromper dans l'interprétation du message que les Français viennent de lui envoyer.
Admettons-le, les élections municipales au niveau national sont une belle claque. La gauche avait pris la même en 2001, mais là n'est pas la question.
Il reste tant à faire
L'organisation de l'état et de nos institutions, la gouvernance de notre pays, les lois sur le commerce, la promotion et le soutien des PME, l'objectif plein emploi de 4 à 5%, l'innovation et la recherche, l'enseignement, la modernisation globale de l'économie…etc.
Bien entendu, les plus défavorisés sont impatients, le pouvoir d'achat se vit mal pour nombre de nos concitoyens, les petites retraites ne permettent pas de boucler décemment les fins de mois… mais tout cela ne doit pas obérer l'urgence absolue des réformes de fond. Leur efficacité ne pourra pas se voir avant deux ou trois ans.
C'est toute la difficulté politique, mais ces réformes n'en sont pas moins vitales.

La France a encore les moyens de les mettre en œuvre, mais attention le nombre de cartouches est désormais réduit et le temps compté. Pour le gouvernement, le challenge est aujourd'hui de démontrer sa préoccupation du court terme, tout en lançant les grandes réformes moyen et long termes.
Le message des Français
C'est un sondage CSA réalisé pour Europe 1 - i Télé et le Parisien qui le révèle semble-t-il clairement : 66 % des français souhaitent que les reformes annoncées se poursuivent. Autrement dit, il faut les accélérer. C'est, je crois, le message exprimé par la majorité des Français qui ne sont pas allés voter.
Il sera difficile de contrer l'opposition qui argue des Municipales pour demander un changement de cap radical. Ce n'est pas le moment de louvoyer ou d'atermoyer. La loxodromie politique, économique et sociale sur laquelle a été élu Nicolas Sarkozy est de rigueur.
Tenir la barre est plus que jamais nécessaire.
19:45 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17 mars 2008
MUNICIPALES BOULOGNE-BILLANCOURT - DERNIERE
Seule la victoire est belle !
Quelle bagarre les Amis ! Mais enfin, c'est fait ! Nous devons savourer cette victoire avec modestie et clairvoyance. Un sacré boulot attend la nouvelle équipe, dans la concertation et l'ouverture.
Petits commentaires sur les résultats.

Il était difficile et risquer de faire des pronostics. La preuve ! Contrairement à mes projections et aux pratiques électorales en cas de primaires, Fourcade a fait mieux que résister en prenant quatre points entre les deux tours.
Il a gardé toutes ses voix du 1er tour, tout en captant sans doute une partie des suffrages du Modem Canet. Les socialistes ne se sont pas mobilisés. Ils ont probablement considéré que le combat gagné d'avance par la droite (80% au cumul des suffrages) ne valait même pas la peine de se battre pour un ou deux sièges.
Quant aux Cantonales, là, c'est plus net. Il faut féliciter "nos" deux femmes, Marie-France de Rose (55%) et Marie-Laure Godin (55,4%)
qui permettent à Pierre-Christophe Baguet de réaliser le grand schelem local. Compte tenu de l'ambiance nationale, cette sur-performance est absolument remarquable.
Enfin, soulignons le faible taux de participation qui n'a pratiquement pas bougé. Les Boulonnais ont peut-être été lassés par notre guerre intestine. On peut les comprendre !
La campagne laissera des blessures qu'il faut cicatriser
Certains m'ont reproché d'avoir eu la dent trop dure. Il fallait bien que quelqu'un s'y colle !
J'ai donc estimé qu'il était du rôle d'un militant de dénoncer avec férocité certaines dérives, notamment durant les dernières semaines. En recevant une moyenne de plus de 250 visites par jour depuis un mois (joli meeting quotidien !), ma tribune a apporté sa pierre à l'édifice.
Je me sentais d'autant plus libre dans mes propos que, surprise, je ne faisais pas partie de la Liste.
Certes, seule la victoire est belle, mais n'oublions pas que le ton et la forme de la campagne de notre compétiteur ont parfois été de nature à laisser quelques cicatrices dans les esprits. Je n'en parlerai plus, mais cela risque de ne pas faciliter le travail et le relationnel au sein du Conseil Municipal.
Souhaitons que les propos d'apaisement de Pierre-Mathieu Duhamel soient entendus de tous. C'est désormais la seule chose qui compte.
Mon absence de la liste, je peux en parler aujourd'hui, a donc surpris un certain nombre de personnes, tant chez nous que chez Fourcade d'ailleurs. Ceux-là auront constaté que mon implication et ma présence durant la campagne du jour où la liste est sortie n'ont pas été moindres pour autant.
C'est vous dire en quelle harmonie je suis avec notre nouveau et jeune Député Maire, que je servirai d'une façon ou d'une autre avant longtemps.
La nostalgie de toutes les fins de campagne

Cette période a été exaltante. Cette campagne m'a permis de rencontrer et de connaître des femmes et des hommes formidablement attachants. L'avenir le dira, mais certains c'est probable deviendront des amis. Cette touche affective est pour moi essentielle. La ligne de "cut" étant à 39 Conseillers, sans compter le Maire, quelques-uns ou quelques-unes sont déçus et tristes. J'en ai vu même pleuré d'un chagrin authentique ce qui est attendrissant de sincérité.
Qu'ils se consolent vite. Ils ne feront pas partie du giron du conseil, mais ils pourront servir leur ville car toute bonne volonté est bonne à prendre.
Pierre-Christophe Baguet et surtout Thierry Solère en temps que patron de l'UMP locale ont une responsabilité supplémentaire : ne pas laisser se dégonfler le formidable esprit d'équipe qu'ils ont créé.
C'est un trésor qui peut déplacer des montagnes.
Je compte donc sur notre Délégué pour nous réunir régulièrement et entretenir le feu sacré de tous les membres actifs. C'est important. Très important.
Voilà, Chers Amis, avec notre victoire une page vient de se tourner. Les plus belles restent vierges. Elles sont à écrire à partir d'aujourd'hui.








Baguet : 50/52 %
Je prends soin de rediffuser le
Pour vous en convaincre, il suffit de vous donner deux chiffres :