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10 octobre 2008

BOUM BADABOUM ET OPTIMISME !

Ce que nous vivons serait donc historique !
Hollywood en fera-t-il un jour un film catastrophe avec les petits-fils de Michael Douglas dans le rôle du méchant financier et de Bruce Willis dans celui du gentil justicier ?


BOURSE TRADER.jpgC'est curieux, mais malgré le profond pessimisme ambiant, la violence du crash boursier et la portée limitée des actions des instances bancaires et des états, je ne parviens pas à être encore et vraiment inquiet. Je vois deux raisons à cela :

- La première est que nous assistons " tout simplement" à un alignement brutal des cours sur les valeurs économiques réelles des entreprises.
C'est, à bien y réfléchir, un phénomène plutôt sain venant ruiner l'espoir des spéculateurs en tout genre, à l'origine même de notre propre malheur.
Ah ! bien sûr, tout le monde est mis dans le même sac et quelques entreprises en pâtissent injustement en étant, du coup, en dessous de leur valeur (cela serait le moment d'acheter d'après quelques "experts"!).
Mais ceux qui ont quelques actions depuis plus de cinq ans, s'aperçoivent qu'elles n'ont perdu en moyenne que 5 à 10% de leurs valeurs d'achat d'origine en 2002/2003. L'affaire n'est pas aussi bonne qu'ils l'avaient crue, mais somme toute, pas de quoi s'affoler ! C'est encore supportable, même s'ils doivent s'attendre et accepter de perdre encore "un peu" !

- La seconde est que, bon an mal an, l'économie mondiale fonctionne toujours.
Les pays développés occidentaux peuvent supporter une pause de croissance et même quelques temps de récession. Ce n'est pas absolument dramatique, à condition que cette période fût mise à profit pour changer les règles de fonctionnement de notre système capitaliste.
BOURSE ECRAN INDICES.jpgCertes il se dit que les banques sont en défiance entre elles, certes les entreprises vont rencontrer quelques difficultés de trésorerie, certes elles sont contraintes de revoir à la baisse leurs investissements et l'emploi va en prendre un coup. Mais les avions décollent et les trains partent à l'heure, les états garantissent les dépôts des particuliers, nous n'assistons pas à des mouvements sociaux violents, les linéaires des magasins sont encore pleins de sucre et d'huile, on ne brûle pas les excédents de blé comme en 29, le prix du baril de pétrole ne repart pas dans une course folle, des pays comme la Chine et l'Inde projettent toujours une croissance de 8 à 9% pour 2009...etc, etc !

En restant conscient de la gravité de la situation et des modifications profondes qu'il faut très rapidement apporter à nos règles de fonctionnement, il est parfois bon aussi d'identifier quelques arguments d'espoirs.

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