17 octobre 2008
La crise ! Quelle chance !
Ségolène Royal qui y voit une formidable opportunité pour la Gauche, en oubliant que son système de pensée a lui aussi fait faillite mille fois.
Aude de Thuin, Présidente du Women's Forum à Deauville, qui déclare "Messieurs, vous ne pourrez rien faire sans nous", estimant qu'il est donc grand temps que les femmes interviennent plus dans la gouvernance des entreprises.
Olivier Besancenot qui croit voir enfin se rapprocher le "Grand Jour", où il pendra les capitalistes avec l'assassin Drouillan comme bourreau.
Tous ces Chevaliers Blancs ou Noirs qui clament " je vous l'avais bien dit !" ou qui surfent sur la vague de façon trop rapidement opportuniste, oui tous ceux-là m'indisposent.
C'est sûr, il faut réagir !
Cette crise doit réveiller la conscience d'un système largement perfectible, qui a sans doute laissé trop le pouvoir à la vanité, à la spéculation et à l'égoïsme.
Mais il demeure le seul, qu'on le veuille ou non, à savoir créer de la richesse sans pour autant créer des goulags.
Il est le seul à laisser à chacun la liberté de parole, cette Parole qui est le propre et la grandeur de l'Humanité par rapport au reste du Vivant.
Il est aussi le seul à savoir finalement se remettre en question - nous le constatons en ce moment dans la douleur - contrairement au collectivisme toujours sûr de son immuable Vérité, qui pense pouvoir faire notre bonheur malgré nous.
Il faut inoculer au capitalisme les bons gènes qu'il n'a pas, ou qu'il n'a plus. Cette refondation est effectivement urgente à Bretton Woods ou ailleurs ! Pour avoir trop longtemps pensé que la crise de 29 pouvait être réglée financièrement, le monde a généré le seconde guerre mondiale.
Il faut modifier en profondeur les règles de fonctionnement des états et de gouvernance des "worldwide companies"...J'écrivais il y a quelques jours qu'il fallait " éthiqueter" le capitalisme. Bien sûr, bien sûr !
Mais il y a une chose qu'il ne faut surtout pas faire, c'est croire qu'il est moribond en l'abandonnant à son sort. Son histoire est jalonnée de crises, de doutes et de soubresauts, parfois violents.
Mais c'est dans sa nature. C'est ainsi qu'il avance au fil du temps.
Cette terrible crise est effectivement une chance. Pour le capitalisme lui-même ! Un nouveau capitalisme bien entendu !
10:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, finance, politique, international


Ecrire un commentaire