10 novembre 2008

PS, UNE GUERRE D'ARGENT

Cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit quelques lignes sur les socialistes, et encore plus longtemps sur Royal. Il faut avouer qu'après la période ROYAL OMBRE CHINOISE LIBE 09.06.jpgexaltante que fut l'élection américaine, les chicaneries socialistes sont sans saveur.
Mais la victoire relative de Royal dans la course pour la maîtrise du PS mérite quelques commentaires.





D'abord, convenons-en, c'est une surprise !
Il est vrai que je n'ai pas suivi la compétition, mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle réunisse près de 30% des suffrages dans cette primaire.
Son show au Zénith aurait donc été une bonne chose dans l'esprit de ses partisans. A une époque – durant la campagne présidentielle 2007 – je l'avais comparée à la Folle de Chaillot, tant ses sorties et ses positions étaient souvent dénudées de sens et de fond.
Eh bien la Folle du Zénith l'a remplacée ! La forme prime toujours sur le fond ! Ceci en dit long sur l'état de délabrement et sur la capacité de jugement des militants socialistes. Les pauvres ! Ils ne savent plus à quel saint se vouer.
Dans une chronique du Figaro, Marc Lambron ose lui voir quelques points communs avec Barack Obama. L'auteur se perd dans des explications tortueuses et absconses, inspiré par un intellectualisme stérile.
Sa pseudo démonstration lui permet de justifier sa note d'honoraire au journal, mais sûrement pas d'apporter des éléments de réponse venant étayer sa comparaison.

Le congrès PS accouchera une nouvelle fois d'un compromis aux forceps
De Delanoé, Aubry, Valls, Dray, Peillon ou Hamon...ce dernier pourrait bien rafler la mise. Au PS, pas de Président, cela fait trop bourgeois, mais un Premier Secrétaire comme au PCF dans la plus pure tradition des Soviets.
ROYAL ET LA ROSE.jpgPourquoi Hamon ? Pour trois raisons. Un, il n'est encore acoquiné avec personne, deux, il a obtenu 20% des voix et trois, il est le seul à affirmer qu'il est à gauche du PS. Cela peut plaire...pourquoi ? Tout simplement par ce que, finalement, c'est clair, comparé aux méandres politiques d'un Delanoé ou d'une Aubry.
Ceci n'est qu'une hypothèse, qui aurait le mérite de démontrer que ce parti commence à sortir de sa sclérose. Mais peu importe celui ou celle qui tirera le gros lot...

Le PS, c'est surtout un trésor de guerre.
Avec quelques 100 millions d'euros versés par l'état sur les cinq ans que durent la mandature parlementaire, aucun candidat ne peut se permettre de quitter le navire PS. Créer un parti coûte cher, très cher....trop cher pour rêver voler de ses propres ailes. Royal ne le peut pas plus que tous les autres.
Ils sont obligés de s'entendre quitte à avaler de grosses couleuvres, maîtrise du magot oblige !
Mais ça, aucun journaliste ne nous le rappelle.

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