17 décembre 2008

Moins de 5.000 lycéens dictent leur loi. Formidable !

DARCOS XAVIER.jpgXavier Darcos a donc reporté à la rentrée 2009-2010 la mise en œuvre de sa réforme du cycle de l'enseignement aux lycées, notamment la classe de seconde. C'est déjà regrettable au plan politique, c'est surtout navrant pour l'éducation de nos enfants.

Faite pour permettre aux lycéens de mieux s'orienter en rationalisant leurs choix, cette réforme ne passe pas. Orientation, choix...c'est précisément l'argument que ces trublions immatures invoquent pour rejeter la réforme. Stupide ! Ubuesque !

Des lycéens en grève, une aberration sociétale
J'ai toujours trouvé étonnant que des enfants adolescents de 15 à 18 ans puissent défiler, en revendiquant quoi que ce soit à propos de l'enseignement qu'ils doivent suivre.
Ils ne savent rien, n'ont aucun des éléments d'informations objectifs suffisants pour juger, n'ont par définition aucun recul et 99% d'entre eux ne savent pas ce qu'ils veulent faire plus tard.

Ignorant le but, comment peuvent-ils prétendre connaître le chemin ?
Dans ces conditions, comment est-il possible que la société dans son ensemble leur permette de descendre dans la rue et de faire grève.
Faire grève ! Des lycéens qui font grève ! Le concept est surréaliste de permissivité.

DARCOS_SARKOZY.jpgLa posture irénique du Ministre Darcos est dictée par la volonté de prudence du Président Sarkozy. Celui-ci n'a pas envie de voir la rue s'enflammer en cette période déjà délicate. Nous pouvons le comprendre et l'admettre.
Ce qui est grave et alarmant n'est pas le recul, c'est son origine génétique : notre société n'est pas capable d'affirmer et de s'imposer une discipline universelle sur un tel sujet, au-delà des clivages politiques.

Des ados pris en otages et manipulés par des adultes
Nous savons tous que pour certains lycéens, une bonne grève est la meilleure des occasions pour rigoler et "foutre le bordel". Mais derrière ce côté sympathique, nous savons aussi que certains syndicats de professeurs jouent les agitateurs patentés.

LYCEENS_12.08.jpg
Il est d'ailleurs permis de se demander pourquoi certains sont masqués sur cette photo ! Lycéens ? Professeurs ? Allez savoir !
Dans un contexte heureusement moins dramatique, ces jeunes me font penser aux enfants-soldats armés de kalachnikov en Afrique. Certes, cette analogie passera pour outrancière, mais la mécanique est comparable. Il est profondément inhumain et révoltant de voir ces adolescents sous la coupe d'adultes, de surcroît professeurs, dont les préoccupations sont à mille miles de la réforme.

Des lycéens syndiqués qui ne représentent absolument rien.
L'UNL (Union Nationale Lycéenne) déclare 6.000 adhérents. Parions que c'est au mieux la moitié, soit 3.000 jeunes ultra politisés.
Quant à la FIDL (Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne) il est impossible d'en estimer le nombre de membres; dans tous les cas inférieur à l'UNL.

Nous pouvons donc estimer que le nombre total de lycéens syndiqués est inférieur à 5.000. Sur les quelques 2,2 millions de lycéens (dont 719.000 élèves en lycées professionnels), nous obtenons le ratio de représentativité stupéfiant de 0,022% ! Mais ces 5.000 là engendrent un phénomène d'entrainement.
Ce phénomène est d'autant plus insensé que, d'après un sondage récemment paru dans Le Parisien, une écrasante majorité des manifestants ignorent les motifs de leur mécontentement ! C'est renversant.
Notons que le jeune Louis MORIN, président de l’UMP Lycées (créée en septembre 2008, sur une idée d'Antoine de Jerphanion, notre Responsable des Jeunes UMP de Boulogne), appelle les manifestants à mener un débat constructif, dans une logique de concertation qui éviterait un blocage, permettant ainsi aux lycéens de passer leur bac blanc dans la tranquillité et de suivre leurs cours normalement.
Sa démarche est courageuse, mais vaine. Dans ce concert d'inepties juvéniles, l'UMP Lycées permet toutefois d'entendre la voix des lycéens qui voient mieux et plus loin que le bout de la rue de leurs défilés !

Un principe universel et intemporel
L'élève qui doit dépasser le maître , tel est l'objectif premier de tout système d'éducation. C'était vrai il y a trois mille ans, cela l'est à jamais. Quand un professeur manque à son crédo en poussant lui-même ses élèves à revendiquer, il se détruit lui-même. Plus grave encore, il déstructure l'esprit de ceux qu'il a mission d'éduquer.
Bref, vous savez quoi ? Entre nous, j'ai envie de sortir ma boite à claques en remettant immédiatement ces crétins sur les bancs de leurs chers lycées.
Mais c'est impossible et c'est bien là le problème de fond.

Voilà pourquoi les intéressés me classeraient immédiatement dans la catégorie des vieux cons.

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