13 janvier 2009
Israël et Palestine, haine religieuse ou convoitise territoriale ?
La question vaut d'être posée, mais ce n'est pas moi qui peux y répondre.
Mon ami MH (il se reconnaîtra) va sans doute encore m'écrire que je ne connais pas les paramètres et l'histoire du conflit. C'est vrai et je ne prétends nullement en être un érudit.

Mais le fait est !
Il y a bel et bien une guerre qui dure depuis des dizaines d'années. Nul n'a su l'arrêter, spécialiste ou pas ! Bonnes volontés ou non !
Le conflit actuel de Gaza n'est qu'une phase d'hypertension spectaculaire et inhumaine de plus.
Alors ! Faut-il être un spécialiste pour avoir le droit de poser cette question ? Haine religieuse ou convoitise territoriale ?
N'y connaissant rien, j'aurais tendance à penser que l'une est, ou est devenu le prétexte de l'autre et inversement.
Cela serait donc les deux à la fois ! Pas nécessairement.
J'ai le sentiment que le territorial prime sur le religieux qui n'est que la conséquence et le levier des meneurs radicaux du Hamas.
Le Musulman n'a pas la haine du Juif. Le Juif n'a pas la haine du Musulman. Nous ne devons pas tomber dans ce piège qui ferait de ce conflit une stricte guerre de religion.
Juifs et Musulmans revendiquent la même Terre sacrée.
L'ironie, si on peut utiliser ce mot eu égard à ce drame, est que cette Terre est sacrée des deux côtés, pratiquement pour les mêmes raisons.
Identifier l'agresseur et l'agressé a-t-il réellement un sens dans ce chaos où tant de pays, de camps, de partis et de factions interviennent ?
14:52 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : international, politique, gaza


Commentaires
"Deux historiens ne s'accordent jamais sur ce qui s'est produit, et le pire est que tous les deux pensent qu'ils disent la vérité." Harry S. Truman.
Hubert Vedrine dans son essai "Continuer l'histoire" a fait l'analyse de la situation internationale et ses reflexions peuvent s'appliquer sur ce conflit particulier :
Ce bref essai de politique internationale frappe par son ton calme, emprunt de réalisme, pour nous rappeler que les faits ont la tête dure. Mais il dit aussi que les Français ne sont pas désarmés dans le grand jeu mondial, en dépit de leur pessimisme actuel.
HV rappelle tout d’abord le vertige qui a saisi l’Occident en 1990. Le monde entier allait vers la sérénité de la “fin de l’Histoire”. Cette dernière n’a pas tardé à rappeler qu’elle vivait encore et que des forces nouvelles la mettaient en mouvement : septembre 2001, engagement débridé des Américains au Moyen-Orient, affrontements intercommunautaires, échec européen, dérive de la
bulle financière, montée des inquiétudes écologiques, etc.
Le monde qui vient fait peur aux vieilles nations qui perdent leur influence et surtout leurs repères.
Ce nouveau monde multipolaire qui nous environne nous a donc, nous occidentaux, en partie privés de notre pouvoir de faire l’histoire. De plus, en dépit de son efficacité économique libérale, il ne prend pas bien en charge les effets et les coûts des conséquences de ses actes dans les domaines sociaux et
environnementaux en particulier.
Une régulation est nécessaire et des organes internationaux tentent de l’établir, mais sous le contrôle évanescent d’états
qui ont peu à peu cédé une part croissante de leur pouvoir pour rendre cette régulation possible. Paradoxe. L’illusion la plus pernicieuse devient, aux yeux d’HV, celle d’un supranationalisme rampant, privant les état de leur capacité à donner le la.
C’est donc une mise au clair du rôle des états que souhaite HV face aux institutions supranationales, états qui seuls ont la légitimité suffisante pour prendre, si et quand nécessaire, les décisions importantes.
Alors l’Europe ? HV pense qu’elle a tout son sens, malgré ce qui a été dit plus haut, et qu’elle est attendue des peuples européens. Encore faut-il mettre un terme à un élargissement infondé et surtout de transformer l’U.E. en instance supranationale. Ses activités administratives et de régulation sont jugées excessives en l’état actuel de son contour encore si flou.
Et la place de l’Europe dans le monde ? Il faut en débattre de façon urgente. Car la cacophonie récente des voix européennes est synonyme d’impuissance.
L’idée majeure d’HV est en gros de promouvoir des projets concrets, de les réussir et, dit autrement, de donner à nouveau un désir d’Europe. Les institutions suivront.
Et la France ? Elle se fait assez mal à l’idée qu’après avoir projeté ses valeurs sur le monde, c’est aujourd’hui lui qui projette les siennes sur elle par les effets de la mondialisation.
Sans oublier que l’Europe n’a pas été le relai d’influence espéré. Mais nos atouts restent importants, si nous savons
nous ressaisir. Car, ne pas le faire, serait accepter une certaine servitude que nous ne tolérerions pas. Encore faut-il cesser de se complaire dans un ressassement de notre passé et prendre notre sort activement en mains.
HV rappelle d’ailleurs à ce sujet qu’une politique érangère a d’abord pour but la défense de nos intérêts vitaux, de notre autonomie de décision et de notre influence. On peut vouloir plus ; mais il faut d’abord vouloir cela.
D.B
Consultant et membre comite UMP Boulogne.
Ecrit par : David Barthe | 18 janvier 2009
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