24 janvier 2009

Les députés de la honte

Les incidents sérieux survenus au Palais Bourbon sont très rares. Le dernier généré par les députés de l'opposition est le plus insupportable de tous.

Il y eut l'opération "tourne boutons" des élus du FN votant sans aucun droit de le faire pour les députés absents à la fin des années 80, il y eut les affrontements à propos de l'aménagement de la Loi Falloux en 1993 (Bayrou était alors le Ministre de l'Education)... mais l'altercation prenant comme prétexte la modification des règles de fonctionnement du Parlement est insondable de bêtise et de mauvaise foi.

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Une réforme qui valorise le Parlement
Alors que le 49.3 ne pourra plus être utilisé que pour la loi de finance et le budget de la Sécurité Sociale; alors que les origines des projets ou propositions de loi entre gouvernement et parlement sont rééquilibrés, les députés voient leurs prérogatives et leur pouvoir plus que jamais valorisés....à condition d'être présents bien sûr !
Mais par cet hourvari stupide et indigne de sa fonction, l'opposition entendait ainsi protester contre le déroulement de l'examen de l'article 13 du texte sur la réforme du Parlement, qui prévoit que "les amendements déposés par les membres du Parlement peuvent être mis aux voix sans discussion".

Aucune altération de la démocratie.
La limitation des temps de discussion dans l'hémicycle est contrebalancée par une reconnaissance des travaux et des votes en commissions, faisant ainsi gagner un temps précieux à la collectivité parlementaire.
Voulant oublier cet aménagement qui réduit à néant le fondement de leurs protestations ridicules et grossières, les députés de l'opposition ont donné au monde entier une piètre image de la France.
Voilà qui est navrant de bêtise dans une période où l'état du monde et des nations devraient pousser la gauche à développer son sens des responsabilités et un minimum de solidarité nationale.
D'autant plus navrant qu'au même moment, la démocratie américaine faisait une démonstration, avec par exemple un Barack Obama qui, la veille de son investiture, invitait John McCain pour discuter avec lui.

Le PS perd les pédales
MOSCOVVI PIERRE ASSEMBLEE 01.09.jpgNe prenant pas les trois secondaires nécessaires pour vraiment analyser le fond de son intervention, Pierre Moscovici est par exemple allé jusqu'à estimer que le nouveau président américain Barack Obama constituera "un bon antidote" à Nicolas Sarkozy qui sera "remis à sa place" !
Un tel propos est insondable de bêtise !
Alors que notre nation retrouve enfin une place digne de son rang dans le concert international, vouloir remettre Nicolas Sarkozy à sa place, c'est vouloir réduire le rôle de la France toute entière.

Mais ce député n'a sans doute pas réfléchi à cela.
C'est une honte.




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