28 février 2009

Inquiétante Guadeloupe

Chacun semble admettre que l'ambiance qui règne en Guadeloupe est insurrectionnelle. Les méthodes employées par le LKP le confirment. Intimidations et menaces sont monnaie courante.

L'objectif du collectif, notamment des 200€, est donc une façade. Le véritable dessein est empreint d'un esprit sécessionniste et vise l'engagement d'un processus d'accession à l'indépendance. Elie Domota, récemment élu secrétaire général de l’UGTG (Union Générale des Travailleurs Guadeloupéens) n'est pas un syndicaliste, mais un révolutionnaire communiste pure souche.

GUADELOUPE LKP 02.09 2.jpg

Les hommes de la sécurité du LKP me font plus penser à une milice et aux tontons macoutes qu'à un service d'ordre pacifique.
Ceux qui connaissent ces îles françaises savent qu'effectivement les richesses sont concentrées entre quelques dizaines de grandes familles richissimes qui se complaisent dans un esprit colonialiste. L'état est responsable de cette situation.
Depuis des décennies il n'a pas vu ou n'a pas voulu voir les abus.
Ceci pour expliquer la situation d'aujourd'hui et nullement la justifier. Le comportement insurrectionnel, la violence et les méthodes des leaders sont inacceptables dans une démocratie.

Attention, ces gens là sont prêts à tout !
DOMOTA ELIE 02.09.jpgLa situation en Guadeloupe et peut-être en Martinique serait-elle un remake de la Nouvelle Calédonie, dont le nouveau référendum sur l'indépendance est pour l'instant planifié à 2014/2018 ? Pas si sûr !
La détermination des leaders guadeloupéens et la violence des premiers affrontements ne laissent pas grand place au doute quant à l'intention politique d'un meneur comme Domota.
Mais attention ! Cette contrée du monde (les Caraïbes) nous a habitués à voir sombrer quelques unes de ses îles dans le chaos et la dictature. Rien à voir avec le dossier calédonien. Les Kanaks sont un peuple plus sage et plus pacifique que les exaltés des Caraïbes.
Ceux-là sont prêts à tout.

Commentaires

Pour rappel, les deux iles ont vecu en semi "independance" durant la seconde guerre mondiale et on a vu le resultat sur l'economie.
La défaite de 1940 et l'instauration du régime de Vichy voient un régime autoritaire s'installer aux Antilles. Envoyé par le Maréchal PÉTAIN, l'Amiral ROBERT va dissoudre les conseils municipaux pour les remplacer par des équipes nommées.
L'absence de commerce avec la métropole produit une disette chronique en Martinique.
Les produits comme la farine, la viande salée, le savon, le tissu manquent, et sont remplacés tant bien que mal par des productions locales.
Tout fait défaut et la mortalité infantile croît de manière dramatique. La proximité des Américains fait que, dès Juin 1943, les Antilles rejoignent le camp de la France Libre.

En Guadeloupe, les personnes qui parlent de la période 1940-1943 disent "an tan So-rin ", du nom du gouverneur (Constant SORIN) de la Guadeloupe de l'é-poque. C’était une période assez particulière de l'histoire de la Guade-loupe où se mêlent la dissidence, le travail, la créativité, la débrouillar-
dise, l'autosuffisance mais aussi, le rationnement, la pénurie.

L'economie insulaire n'est pas viable dans le monde actuel et meme par le passé. Par contre l'economie de dépendance à la métropole n'st pas non plus la bonne solution.
Il est temps d'arreter de distinguer les territoires ultra marins comme des regions éloignés, distinctes des autres territoires.
Il faut se rappeler que par notre chapel d'iles, la France est le pays au monde qui a le plus vaste étendue maritime.
Il est temps d'appliquer les memes lois, regles aides...à l'ensemble du territoire. Mais je pense que nous sommes restes dans un pays de tendance "jacobine" où les lois de 1982 ont du mal à entrer dans les moeurs.

Ecrit par : David-B | 01 mars 2009

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