28 février 2009
Inquiétante Guadeloupe
Chacun semble admettre que l'ambiance qui règne en Guadeloupe est insurrectionnelle. Les méthodes employées par le LKP le confirment. Intimidations et menaces sont monnaie courante.
L'objectif du collectif, notamment des 200€, est donc une façade. Le véritable dessein est empreint d'un esprit sécessionniste et vise l'engagement d'un processus d'accession à l'indépendance. Elie Domota, récemment élu secrétaire général de l’UGTG (Union Générale des Travailleurs Guadeloupéens) n'est pas un syndicaliste, mais un révolutionnaire communiste pure souche.

Les hommes de la sécurité du LKP me font plus penser à une milice et aux tontons macoutes qu'à un service d'ordre pacifique.
Ceux qui connaissent ces îles françaises savent qu'effectivement les richesses sont concentrées entre quelques dizaines de grandes familles richissimes qui se complaisent dans un esprit colonialiste. L'état est responsable de cette situation.
Depuis des décennies il n'a pas vu ou n'a pas voulu voir les abus.
Ceci pour expliquer la situation d'aujourd'hui et nullement la justifier. Le comportement insurrectionnel, la violence et les méthodes des leaders sont inacceptables dans une démocratie.
Attention, ces gens là sont prêts à tout !
La situation en Guadeloupe et peut-être en Martinique serait-elle un remake de la Nouvelle Calédonie, dont le nouveau référendum sur l'indépendance est pour l'instant planifié à 2014/2018 ? Pas si sûr !La détermination des leaders guadeloupéens et la violence des premiers affrontements ne laissent pas grand place au doute quant à l'intention politique d'un meneur comme Domota.
Mais attention ! Cette contrée du monde (les Caraïbes) nous a habitués à voir sombrer quelques unes de ses îles dans le chaos et la dictature. Rien à voir avec le dossier calédonien. Les Kanaks sont un peuple plus sage et plus pacifique que les exaltés des Caraïbes.
Ceux-là sont prêts à tout.
16:56 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, guadeloupe
27 février 2009
Vente YSL-Bergé, amusons-nous !
Invoquant la crise et la souffrance de nombreux français, certains se révoltent contre le montant total atteint par cette vente aux enchères. C'est absurde. Cela offre à Paris l'opportunité de redevenir une place mondiale sur le marché de l'art. C'est le seul point positif, car d'autres aspects de cette opération sont beaucoup plus gênants, voire troublants.

. Coeur à gauche, portefeuille à droite.
Oh! il n'existe heureusement aucune loi qui interdit d'être richissime et socialiste à la fois. Mais au plan moral il est permis de remettre en cause la valeur de l'opération.
"J'critique pas l'côté gag, mais côté fairplay, y'a à revoir" aurait dit Audiard.
A moins que Pierre Bergé n'annonce qu'il lègue cet argent à des oeuvres sociales ou humanitaires, je ne vois pas très bien comment, à la suite d'une telle vente, il pourrait justifier sa position d'homme au grand coeur. Dans le registre consacrant le désintéressement, il existait pourtant une autre solution, par exemple, faire don de cette collection aux musées nationaux. . Des explications douteuses.
Je n'ai pas entendu une seule fois Pierre Bergé expliquer de façon crédible et clairement les raisons de cette opération. "Depuis qu'Yves Saint-Laurent a disparu, cette collection n'avait plus de sens" affirme-t-il ! C'est un peu court jeune homme ! C'est nous prendre pour des benêts que de vouloir nous faire croire à une telle sornette !
. Certaines pièces étaient volées.
Ce n'est pas Bergé le voleur assurément ! Mais il est officiellement admis que les deux bronzes chinois ont bel et bien été volés en 1860/1870 en Chine. Comment est-ce possible ? Détricoter l'historique au plan juridique de ces statuettes est une illusion. En droit pourtant, cela porte un nom : recel d'objet volé. Acheter un objet en ignorant, même en toute bonne foi, qu'il est volé est non seulement répréhensible, mais en fait perdre la propriété. Enfin, cette opération est contraire à toutes les règles et conventions internationales.
. Vouloir sauver les apparences
Monsieur Bergé a annoncé qu'il restituerait les deux bronzes si la Chine respectait les droits de l'homme. Voyant grimper les enchères à 28 millions d'euros, le collectionneur a rapidement perdu ses scrupules sur la moralité de l'opération. Belle hypocrisie qui n'a fait bondir personne.
Mais pourquoi donc avoir vendu !
Des trois ou quatre points ci-dessus, il est permis d'imaginer une hypothèse : Pierre Bergé avait en réalité besoin de cet argent. Non pour vivre bien sûr; c'est un businessman avisé ayant de nombreuses sources de revenus, issus d'activités a priori saines et rentables.
"...je fais ce que je veux de mon argent..." déclare-t-il. C'est son droit le plus absolu.
Mais alors à quoi va servir cet argent ? Investir dans ses affaires, oui sans doute en partie. Commencer une autre collection, pourquoi pas !Connaissant son engagement politique et son goût du mécénat, il me vient une idée folle et saugrenue ! Et si cet argent était en partie destiné à la création d'un parti politique ! Seulement 10% des 375 millions constituent un joli budget de fonctionnement et rien n'interdit à une personne physique de donner sans limite.
Questions : qui parmi les personnalités de notre paysage politique a besoin de fonds ? Qui a une ambition ? Qui croit avoir un destin national ? Qui ne peut plus compter sur les fonds d'un parti existant ?
Je vous laisse trouver les réponses à ces questions. On peut s'amuser, non ?
Que voulez-vous, j'attribue toujours des intentions fourbes aux milliardaires communistes ou assimilés.
09:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, bergé
25 février 2009
Notre opposition est misérable
Que tous les leaders de l'opposition française ouvrent leur esprit et se tournent vers Washington !
Imaginez un Nicolas Sarkozy ou un François Fillon qui verraient l'ensemble des membres du congrès réuni à Versailles se lever et applaudir ! Impossible n'est-ce pas ? C'est pourtant la fantastique image que Barak Obama et l'esprit démocratique américain ont permis de diffuser dans le monde entier.
A plusieurs reprises tous les sénateurs et tous les représentants, démocrates ou républicains, se sont levés pour applaudir les propos de leur Président, après avoir voté le plan de sauvetage intérieur de quelques 800 milliards de dollars (clic ici ou sur photo d'Obama pour la vidéo de 2').
Le sujet n'est pas ici de savoir si ce plan est bon ou mauvais. Le côté fascinant pour nous Français, est de voir l'ensemble des élus réunis derrière leur Président, au premier rang desquels on trouve John McCain lui-même.
Nous ne verrons jamais Hollande, Aubry, Royal ou même Bayrou adopter un tel comportement.
Notre opposition est misérable
Alors que notre pays a besoin d'une union sacrée, notre opposition passe son temps à dénigrer, à calomnier, à détruire sans rien construire. Oh ! ceci n'est pas un scoop, mais sans développer un américanisme primaire, il me semble que l'opposition française ferait bien de s'inspirer de la sagesse des élus américains.
La France y gagnerait beaucoup.
Car finalement, les solutions possibles ne sont pas légion pour tenter d'atténuer chez nous les effets de la crise planétaire. Ces solutions, tous nos responsables politiques, de droite ou de gauche, les connaissent parfaitement à quelques ajustements sociaux près.
Je ne parviendrai jamais, ni à comprendre, ni à admettre que le pays qui a vu naître Montesquieu et Tocqueville ne sache pas mieux mettre en œuvre les fondamentaux de la véritable démocratie.
Au nom de ceux qui souffrent dans notre peuple, la plupart des membres de l'opposition sont à la fois les bourreaux et les fossoyeurs de la démocratie qu'ils prétendent protéger. Quant à un Besancenot, il en est l'assassin.
14:52 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique
23 février 2009
NOTE DE COLERE
Ces leaders me font vomir
En se rendant en Guadeloupe, Royal, Besancenot et Bové sont des tristes sires ! Ils viennent de faire acte de concussion médiatico-politique, avec une meute d'éristales* journaleux à leur trousse !
Comment est-il possible, comment peuvent-ils, comment osent-ils apparaître en de telles circonstances ? Un homme vient de mourir, assassiné par des fous qui ne rêvent que de mettre ces territoires à feu et à sang.
La récupération politique est à un tel niveau que le drapeau de la CGT (allié du LKP) entourait le cercueil ! Cela me fait vomir.
En venant prendre des leçons de syndicalisme, Besancenot se réjouirait sans doute d'avoir un assassinat en France durant les défilés de la CGT !
Mais où allons-nous ?
* grosse mouche des étables, généralement appelée mouche à m....
19:41 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, guadeloupe
Le CNRS est-il adapté au XXIème siècle ?
Je ne porte ici aucun jugement. Je m'interroge, en me contentant de rapporter ce que j'ai pu identifier de la structure et de l'organisation du Centre National de la Recherche Scientifique. La recherche appliquée étant sans doute le levier majeur d'une économie pérenne, la polémique sur l'évaluation des chercheurs n'est pas anodine.
Comme je l'annonçais la semaine dernière, voilà donc un zoom sur le CNRS. Un article peu sexy, j'en conviens, mais qui vous permet d'en savoir plus après, qu'avant sa lecture. Il offre également un éclairage et quelques arguments sur la polémique en cours à propos du projet de réforme Pécresse.
Des strates multiples de décisions
"La première mission du CNRS est d'évaluer, d'effectuer ou de faire effectuer toutes
recherches présentant un intérêt pour l'avancement de la science ainsi que pour le progrès
économique, social et culturel du pays", telle la définition officielle de cette docte institution.
En 1945, auprès du CNRS, on crée le Comité national de la recherche scientifique. Ce Comité
regroupe des instances composées d'experts nationaux et internationaux ayant pour mission
l'évaluation des chercheurs, l'analyse de la prospective des unités dans le cadre de la stratégie
et du conseil du CNRS.
Les missions des Conseils Scientifique de Département (CSD)
Un cran en-dessous du Comité, au nombre de huit (un par grande discipline), nous trouvons les CSD dont les missions sont les suivantes :
- conseil et assistance des directeurs de département
- analyse scientifique de leur domaine et des perspectives d'évolution. À cette fin, les CSD utilisent notamment les rapports de conjoncture et de prospective des Sections du Comité National.
- débats et orientations de la politique de l'emploi scientifique du département.
- consultés lorsqu'il y a divergence entre les avis des Sections et les positions des Départements scientifiques,
- également consultés sur la nomination, pour les jurys d'admission des chargés de recherche
D'autre part, ces huit CSD chapeautent les activités de neuf Instituts (chimie, écologie et environnement, physique....) dont les appellations adoptent une segmentation scientifique différente des CSD. Allez comprendre !
Les sections du CNRS (mandat 2008-2012)
En dessous des CSD, il y a les sections. Elles réunissent l'ensemble du champ des connaissances qui est divisé en disciplines ou groupes de disciplines. Ce découpage est régulièrement adapté à l'évolution de la science et des champs disciplinaires par un remaniement du nombre de sections, et de leurs intitulés. Les sections sont au nombre de 40 depuis 1991. Cela fait donc bientôt 20 ans que rien n'a bougé !
Sur les évaluations
Voici un exemple de la philosophie de nombreuses évaluations :
"...la visibilité scientifique de l'activité de recherche doit se traduire par un projet scientifique clair, dynamique et explicitement relié avec les programmes de son unité de recherche. Le chercheur est examiné au regard de son passé mais aussi de son avenir...". Autant dire que cela ouvre la porte à bien des interprétations.
Enfin, en matière d'évaluation, chaque discipline est placée sous une Commission Interdisciplinaire de Département. La CID 41 est la commission transdisciplinaire qui évalue la gestion de tous les CSD; elle est la seule dont les critères d'évaluation sont à ce jour accessibles et publiques.
Toutes les autres CID (de 42 à 45), qui couvrent l'ensemble des 40 sections, déclarent leurs critères non disponibles. Intéressant !
Que pouvons conclure de tout cela ?
Une structure comme le CNRS ne peut être que complexe. Il est cependant difficile de croire que les 2,8 milliards versés par l'état soient réellement optimisés. Trop de couches de décisions et de responsabilités se superposent les unes aux autres, trop de domaines scientifiques veulent être couverts, avec de surcroît une certaine opacité des modes de fonctionnement, des allocations budgétaires et des évaluations.
Nous pouvons donc imaginer que des abus de position et des recherches qui ne servent ou ne mènent à rien, aboutissent à un très lourd déficit d'efficacité globale.
L'arbre qui cache la forêt
Le CNRS est fier d'avoir obtenu seize Prix Nobel, neuf Médailles Fields (mathématique) et un Prix Turing (informatique). C'est effectivement et apriori honorable, puisque cela représente 50% de tous les Nobel scientifiques jamais obtenus par la France. Cependant, n'est-ce pas l'arbre qui cache la forêt d'une recherche française globalement peu compétitive ?
Voici par comparaison le nombre de prix Nobel obtenus par les diplômés et/ou les chercheurs de quelques Universités :
. Columbia : 87
. Cambridge : 85
. Harvard : 82
. Chicago : 81
. MIT : 72
Le CNRS dont nous sommes toujours si fiers est-il adapté au monde d'aujourd'hui et de demain ? Est-il raisonnable d'afficher 70% de frais de personnel ? Etre multidisciplinaire n'est-il pas à l'origine d'un manque général d'efficience ?
Malgré tout le respect et l'admiration que je porte à nos chercheurs, telles sont les questions qu'il est permis de se poser.
Fiche d'identité du CNRS
Création 1939
Budget 2009 : 3,4 milliards d'euros (dont 2,8 de l'état)
Effectif propre : 32.000
Effectif mixte (CNRS/Universités ) : 70.000 ?
Dépenses : Personnel : 70% - Dotations et investissements : 30%
17:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, recherche
20 février 2009
Axel Kahn et l'ambiguïté
Chercheur généticien à l'INSERM parmi les plus réputés dans le monde et Président de l'Université Paris Descartes V depuis début 2008, Axel Kahn vient d'avoir une réaction épidermique qui traduit très précisément un mal français : la pensée unique.
A l'origine de l'incident, l'intervention de Nicolas Sarkozy le 5 février dernier. Il y déclare de façon anodine que l'homme de gauche qu'est Axel Kahn est favorable au décret sur la réforme du statut et de l'évaluation des chercheurs financés sur fonds publics. Ce qui est vrai.
Mais l'intéressé ne l'entend pas de cette oreille ! Il ne veut pas "être pris en otage, façon Besson" (SIC). Bien qu'elle fût le strict reflet de la réalité, il ne supporte pas l'annonce urbi et orbi de sa position par le Président de la République.
Motif invoqué pour son courroux : cela le met très mal à l'aise avec ses collègues qui désormais lui tournent le dos !
Kahn est une victime
Axel Kahn a toujours revendiqué sa liberté de pensée et son pragmatisme. Je me souviens de sa position sur les OGM (cf PS) ou encore de son bonheur d'accéder à la présidence de l'Université Paris V, où il envisageait la mise en œuvre de l'autonomie de gestion avec un enthousiasme non dissimulé.
Seulement voilà, la carriériste plus sournois que prévu qu'est Axel Kahn veut pouvoir naviguer dans les arcanes de la recherche universitaire, au point d'en négliger l'intérêt collectif.
Car de deux choses l'une ! Soit il est favorable à la réforme (ce qui était le cas) et l'incident Sarkozy ne méritait qu'une remarque, sans aller jusqu'à changer d'avis. Soit, il n'est pas favorable à la réforme et il le déclare sans entretenir l'ambiguïté parmi ses chers collègues.
Je ne vois pas d'autres postures possibles. Malgré tout son talent scientifique, Axel Kahn démontre ici qu'il est une victime de la pensée unique et du politiquement correct.
Dommage que cet homme de science et de bon sens nous fasse une poussée d'acné à la suite de l'intervention de Sarkozy, au point de changer radicalement d'avis. Aucun français n'avait retenu ce détail, sauf bien entendu ses " fameux collègues", soit quelques dizaines d'ayatollahs de la recherche, seuls maîtres du politiquement correct.
Eh bien Chers Amis, nous ne sommes pas sortis de l'auberge !
Post Scriptum
Un exemple qui illustre son caractère
Voilà ce qu'il disait* aux Faucheurs anti-OGM en octobre 2007 :
"Vous craignez deux choses, les effets nocifs des OGM et l’unilatéralisme de l’impérialisme américain ? ....mais vu qu’il y a aujourd’hui des OGM cultivés sur 110 millions d’hectares, 7 % des terres cultivées, et vu que, depuis 10 ans, 300 millions d’Américains mangent des OGM matin, midi et soir...ils vont sûrement tomber comme des mouches et le péril américain va disparaître. En réalité, sur le plan de la sécurité, il est peu d’innovations pour lesquelles on dispose d’une telle expérience, en l’occurrence des centaines de millions de personnes. Alors quand on nous dit qu’il faut regarder si l’on peut faire un essai sur trois hectares en France, c’est ridicule par rapport à la réalité du monde tel qu’il est."
*Source : interview sur le site futura-sciences.com
12:16 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : réforme, recherche, axel kahn
19 février 2009
LA RECHERCHE ET LES UNIVERSITES EN QUESTION
Nous avons les universités les moins bien classées des grands pays développés, 20% des élèves entrant en 6ème ne savent ni lire ni écrire convenablement, il est de notoriété publique que, mal orientés, trop d'élèves obtiennent un BAC qui n'aboutira qu'à un désastre au stade universitaire...mais non, l'école française reste la meilleure du monde !
Le classement 2008
C'est le fameux classement de Shangaï qui chaque année fait la une des journaux.
Alors que l'évolution avait été positive en 2007, l'année 2008 montre une certaine stagnation des universités et écoles françaises. Au classement des nations, la France est 7ème sur 37 et cède une place à la Suède.
Si 23 établissements français sont toujours présents dans le « top 500 », soit 4,5% seulement, il n'en reste plus que 3 au lieu de 4 dans le « top 100 » : Paris-VI- 42ème, Paris-XI – 49ème et l'Ecole normale supérieure qui grimpe à la 73ème place.
Dans le top 20, toutes sont américaines sauf les deux universités anglaises les plus célèbres, Oxford et Cambridge.
Ci-contre, l'Ecusson de Harvard
Les raisons de cette médiocrité
Les ultras conservateurs de notre système - ceux pour qui nous sommes les meilleurs - accusent évidemment les critères d'évaluation. Classique esprit franco-franchouillard ! Quant la France perd au football, c'est l'arbitrage qui est en cause.
Il est vrai que ces critères ne nous sont pas spécialement favorables, notamment sur le nombre de prix (ex. Nobel ou médailles Field pour les mathématiques) ou sur le nombre de parutions obtenues dans les revues scientifiques reconnues.
Mais nos autres handicaps sont l'illustration de notre incapacité à réformer notre système, voire notre culture. En voici, quelques exemples :
- la langue officielle de la recherche mondiale est l'anglais. C'est ainsi, il faut que nos chercheurs parlent l'anglais pour se faire entendre et comprendre. Est-ce difficile à comprendre ? Non ! A admettre ? Oui, pour les imbéciles.
- la structure même de notre enseignement supérieur (ex. : l'existence de plusieurs universités dans une même ville) vient diluer la puissance de chaque établissement; d'où l'idée de Pécresse d'en regrouper certaines. Le bon sens.
- nos chercheurs préfèrent généralement signer leurs articles CNRS ou INSERM, qu'ils considèrent comme plus prestigieux que le sceau de leur université. Cette attitude est bien la preuve d'un dysfonctionnement général entre les deux univers.
- Enfin, the last but not the least, les moyens dont disposent les universités anglo-saxonnes sont sans commune mesure avec ceux des universités françaises, leur financement étant assuré pour 60 à 80% par des fondations abondées par le secteur privé. C'est le sujet qui fâche, celui sans doute le plus sensible de tous, les chercheurs ne voulant pas, disent-ils, "vendre leur âme au diable !" C'est le cœur du problème.
Quand on regarde de plus près les budgets et les arcanes et modes de financement de la recherche universitaire, on découvre un univers d'une complexité stupéfiante, où règne le culte de l'opacité, des responsabilités croisées, des commissions et conseils scientifiques rivaux et cetera.
La France ne peut avoir raison contre le reste du monde
Les handicaps évoqués à l'instant expliquent la grande médiocrité de notre classement, mais en aucun cas ne peuvent la justifier. C'est tout notre problème. Si l'on admet que l'avenir de l'Europe et de la France au XXIème siècle dépend de notre capacité à innover, alors la recherche est LE paramètre premier. Il est acquis que l'Asie confirmera son rôle d'usine du monde, nous ne devons pas de surcroît lui laisser le champ libre sur l'innovation.
La réforme Pécresse est fondée
En 2008, l'instauration de l'autonomie de gestion des universités a constitué un premier pas salutaire; nous en verrons les bénéfices d'ici deux ou trois ans.
Mais il est grand temps d'aller plus loin, en nous alignant sur les critères d'évaluation universellement reconnus et admis. Ces critères d'évaluation portent les racines d'un cercle vertueux, mais aussi les solutions à mettre en oeuvre.
Refonte totale des relations entre les universités et la recherche publique ou privée,
chasse aux gaspis et optimisation des budgets alloués, meilleure répartition entre recherche fondamentale et recherche appliquée et cette fameuse évaluation, dont le projet de réforme a fait sortir les chercheurs cloportes dans la rue...tels sont quelques-uns des dossiers à traiter, en commençant par un point aussi simple que fondamental : la maîtrise parfaite de l'anglais pour tout chercheur responsable d'un budget. Facile à dire !
Dans les jours qui viennent, j'essaierai de trouver le temps d'écrire quelques lignes sur l'un des organismes sacrés de la recherche française : le CNRS.
PS : Je vous engage à trouver quelques minutes pour visiter attentivement les sites web d'universités comme Harvard, Stanford, Yale, Princeton, Oxford ou autre Université de Tokyo. Visitez ensuite les sites de nos propres établissements tels que Paris 6 ou ou Aix-Marseille 1 (site uniquement en français), ou encore Paris 10 Nanterre. C'est édifiant à tout niveau. Heureusement une Université comme celle de Strasbourg sauve l'honneur
12:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, université, recherche, évaluation
06 février 2009
L'exercice me semble globalement réussi
Mes contradicteurs me jugeront atteint de sarkozysme aigu, mais le fait est : le Président a bel et bien su garder la ligne des réformes majeures, tout en ouvrant des pistes très intéressantes sur le pouvoir d'achat et le social, révélant ainsi sa conscience de la situation d'une partie de notre peuple.

Sauf extrémisme forcené, il suffit de découvrir les réactions pondérées de la presse pour en être convaincu.
Quant aux leaders politiques ou syndicaux, ils s'aperçoivent que le discours du Président, plutôt grave, comporte authentiquement des projets à efficacité immédiate sur le pouvoir d'achat (tranche des 5% sur les revenus, 2ème tiers prévisionnel, indemnités des chômeurs et des jeunes). Certes certains dossiers sont techniquement délicats mais les idées sont lancées.
Comme je l'écrivais hier avant l'émission, l'opposition n'a plus que l'allégation incantatoire comme arme ou qu'un argument : " des paroles, toujours des paroles...attendons les faits".
Mais lors d'une intervention de ce type il est bien évident, qu'après les déclarations d'intentions, il reste du boulot sur la planche.
Nous verrons les sondages, mais je pense qu'ils refléteront une certaine efficacité des propos pédagogiques tenus par Nicolas Sarkozy, notamment sur l'ampleur sans précédent de la crise mondiale ou encore sur sa conscience des états d'âme d'une partie des français.
Le grand, l'énorme chantier
C'est assurément celui de la taxe professionnelle, ancienne patente modifiée en 1975 par Giscard...cet homme qui passait pour un grand économiste !
C'est une Arlésienne que tout gouvernement depuis 30 ans s'est refusé à sortir du placard.
Principale source de revenu des collectivités territoriales, notamment des municipalités, nous savons tous depuis toujours que cette taxe est la plus stupide de toute. Bien qu'excluant les salaires depuis 2002, la TP demeure un impôt qui pénalise l'investissement. On ne peut donc faire plus inepte qu'une telle taxe qui touche les outils de production.
Le hic est qu'elle représente environ 50% des rentrées fiscales des collectivités territoriales.
Son remplacement est donc une obligation absolue à effet immédiat et ce d'autant plus que les Régions doivent assumer ce qui était auparavant en partie pris en charge par l'Etat.
Nicolas Sarkozy souhaitant a priori cumuler cette réforme avec celle des strates administratives, le projet devient monstrueusement complexe.
Ce n'est évidemment pas une raison suffisante pour tout abandonner, mais je ne vois pas comment cette réforme pourrait être opérationnelle d'ici 2010.
De mon point de vue, cette relance de la réforme de la TP est la seule qui prête à caution, en tout cas dans les délais annoncés.
Si elle est effective d'ici le printemps 2012, cela serait déjà bien; très bien même !
Cela étant dit, notre Président reste fidèle à ses habitudes. il propose, il avance à la hussarde, il bouscule et il faut suivre.
Comment le lui reprocher, alors que depuis une trentaine d'années personne ne s'était attelé à résoudre les questions qui fâchent.
On peut discuter de la politique mise en oeuvre, de la personnalité de Sarkozy, mais la France a un homme de mouvement à l'Elysées.
Des journalistes apathiques, sauvés par Yves Calvi.
Je ne peux terminer sans souligner une nouvelle fois la calamiteuse prestation de nos journalistes. Ils n'ont été à la hauteur ni des enjeux, ni de l'événement en général. J'ai été déçu par Laurence Ferrari (elle
nous avait habitué à mieux sur Canal+ le dimanche soir), la médiocrité de Pujadas (remis à sa place dans l'affaire Jupé) n'est vraiment pas un scoop, Guy Lagache de M6 a réhaussé la moyenne du groupe mais il avait trop le trac. Quant à Alain Duhamel, il était déjà là il y a trente ans, son ton docte faussement malicieux commencent à m'agacer, j'aimerais qu'il passe la main pour ce type d'interview. Notons au passage que son livre "La marche consulaire" n'a nullement irrité le Président Sarkozy.
Et le plus insupportable de tout est cette rivalité entre eux qu'ils n'ont pas su contenir.
J'ai lu ce matin qu'il ne fallait pas s'attendre à un meilleur comportement des journalistes dans ce genre d'exercice. Ceux qui pensent cela devraient assister aux interview aux Etats-Unis.
Edifiant, comparés à la mollesse compassée des français !
Heureusement, l'émission de Yves Calvi qui suivait a sauvé la profession de la tétraplégie politique. Il avait sur son plateau Edwy Plenel l'agité (ex Le Monde) et Nicolas Domenach l'anti sarkozy primaire (Marianne), confrontés à Nicolas Beytout le sage (Les Echos) et Sylvie Pierre-Brossolette la posée (Le Point).
Au moins là les choses ont été dites, avec un Calvi pertinent comme à son habitude.
Ouf !
17:14 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique
05 février 2009
L'intervention de tous les dangers
Nous serons donc tous ce soir devant nos écrans ! L'exercice auquel va se livrer notre Président ne sera pas une sinécure !
Traitement et amortissement de la crise par l'investissement, maintien impératif des caps sur les réformes en cours, mesures sur le pouvoir d'achat court terme réclamées par la gauche et les syndicats, promesses du candidat difficiles à tenir par le Président, tempêtes Kouchner et Dati...la séance risque d'être plutôt périlleuse.
Ce qui le sera encore plus, est la réaction de l'ensemble de la classe politique.
Mais nous la connaissons à l'avance.
Le PS dira "poudre aux yeux", les syndicats "autisme"...chacun ira de sa petite phrase assassine, à la recherche du mot qui frappe.
L'intervention de ce soir est sans aucun doute la plus délicate à négocier depuis le début de son mandat. Je souhaite pour ma part que notre propre camp soit plus que jamais uni et solidaire.
Que la force soit avec toi Président !
12:50 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique
03 février 2009
Le communisme, cette hydre qui se nourrit de nos libertés
Chacun se demande comment il est encore possible d'être communiste en 2009 dans un pays comme la France, sans déclencher l'hubris des personnes pourtant sensées et pondérées.
Avec la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, nous aurions pu penser que cette hydre politique fût à jamais anéantie.
Mais ce monstre développe autant d'énergie à renaître que nous n'en dépensons à le terrasser.
Ces trois-là et bien d'autres savent à merveille utiliser les faiblesses et les forces d'un libéralisme viscéralement attaché à la démocratie. Mais tel un judoka ou un karateka, le communisme récupère notre propre énergie, dévie notre propre grandeur.
La pensée collectiviste ne subsiste qu'en se nourrissant des libertés qu'elle ne nous accorderait jamais si les rôles étaient inversés.
Le Communiste en exerçant une curatelle liberticide est convaincu de notre incapacité à gérer nos vies. Le Communiste a la fausse vanité de croire qu'il sait mieux que nous faire notre bonheur.
Sa plus grande perversité est de savoir utiliser la part de cupidité de notre système libérale.
"L'occident nous vendra jusqu'à la corde avec laquelle nous les pendrons"
disait en substance Lénine.
Dans cette proposition de combat, Lénine nous délivre en filigrane notre propre stratégie : sachons contrôler et maîtriser la trop grande cupidité de nos démocraties libérales et nous saperons les fondations du communisme.
C'est tout l'enjeu des nouvelles règles de gouvernance que le monde doit adopter.
Une idée anti coco pertinente
Lionel Luca (député des Alpes Maritimes) et seize de ses collègues UMP proposent d'instaurer une journée nationale d'hommage aux victimes des régimes communistes. Ils retiennent la date du 9 novembre, date anniversaire des 20 ans de la chute du mur de Berlin. C'est original mais ce n'est pas une nouveauté. Une proposition analogue était déjà née en 2006. Sans lendemain, elle avait pourtant obtenu la signature de 65 députés.
Criez haut et fort et sans relâche que le communisme a assassiné des centaines de millions de personnes au XXème siècle, est sans doute l'un des faits majeurs oubliés par ceux qui chantent l'Internationale le sourire aux lèvres.
PS : Fait intéressant, cette journée commémorative semble exister déjà en Lettonie, en Lituanie, en République Tchèque et même en Italie.
14:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique

