28 mars 2009
LA REVOLUTION SYNDICALE COMMENCE
A la SNCF, la CGT vient de remporter la timbale ! Ce n'est pas une surprise, mais la nouvelle loi lui donne un pouvoir qu'elle n'avait pas avant.
Un pouvoir relatif plus élevé
En réduisant largement l'influence des petits syndicats et bien qu'ayant fait le même score qu'en 2006 (40%) la CGT se retrouve plus forte qu'avant.
Sauf alliance de la carpe et du lapin, les CGC, CFTC ou FO ne peuvent plus signer seul d'accord d'entreprise.
Le chef de la CGT SNCF Didier Le Reste règne désormais en maître à la table des négociations syndicales.
Avec Sud qui a obtenu 17,7% des suffrages, la SNCF se retrouve avec un bastion syndical communiste (57%) qui n'augure rien de bon pour la résolution rapide des futurs conflits.
Une majorité toujours minoritaire
En réduisant le nombre d'interlocuteurs syndicaux, la nouvelle loi d'août 2008 va dans le bon sens. Elle présente cependant une faiblesse.
Elle n'a pas trouvé le biais pour exiger des syndicats élus d'augmenter le nombre absolu de leurs syndiqués.
La CGT, ou tout autre syndicat qui serait en position de force à la suite des élections, pourra imposer son point de vue dans une négociation, sans pour autant avoir rallié la majorité réelle des personnels concernés. Bernard Thibault peut être heureux.
Décidément, en matière syndicale, la Démocratie est un Graal !
16:59 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, syndicats, élections
27 mars 2009
LE FAIT MAJEUR DE LA SEMAINE
Une très grosse partie commence à se jouer cette semaine : les premières mises en œuvre de la réforme sur la représentativité syndicale. Les anciennes règles remontaient aux années 1945/1950 !
Les petites centrales syndicales risquent d'y perdre des plumes. Elles le savent. Conséquences, elles tentent des stratégies d'alliance parfois contre nature.
Nous devons surveiller de très près ces élections qui vont définir les nouveaux cadres des négociations sociales, en venant modifier l'équilibre des forces en présence.
Des David et des Goliath
Les grandes centrales telles que CGT, CFDT et FO ne sont pas menacées.
En revanche les CGC, UNSA ou autres CFTC peuvent passer à la trappe.
A surveiller : les scores qui seront obtenus par SUD, le plus extrémiste des nouveaux venus qui comptent sur l'échiquier syndical.
Avec un fou furieux tel que Christian Mahieux de Sud Rail, la CGT va-t-elle garder ses bastions ?
La nouvelle loi doit éviter qu'une infime minorité d'exaltés hyper politisés fassent la loi dans les grandes entreprises. Poussera-t-elle des millions de salariés à adhérer au syndicat de leur choix en payant chaque année leur cotisation ? Rien n'est moins sûr. Avec à peine 7 ou 8% de syndiqués, la France est en ce domaine la lanterne rouge des pays riches.
Il ne faut pas aller chercher plus loin les raisons du nombre et de la fréquence de nos grèves, jusqu'à aujourd'hui toujours générées par une minorité agissante.
Avec l'évolution du droit du travail, la représentativité syndicale est l'une des réformes qui touchent au dialogue social. Elle est aussi, rappelons-le, une promesse de campagne tenue par Nicolas Sarkozy. Non des moindres !
Rappel de la nouvelle réglementation, fixé par la loi du 20 août 2008 :
- Les syndicats qui n'obtiendront pas 10% des suffrages disparaîtront des tables de négociation au niveau des entreprises.
- Pour être validé, un accord d'entreprise devra avoir obtenu l'accord de syndicats représentant au minimum 30% de tout le personnel.
16:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, syndicats, élections professionnelles
26 mars 2009
L'IMAGE DE LA FRANCE
Une grève qui n'a pourtant pas plus d'échos que les autres en France, vient de faire le tour du monde; celle de 3M.
En séquestrant le Directeur de leur Usine, les syndicalistes ont peut-être obtenu gain de cause, mais il détériore l'image de la France à l'étranger.
La séquestration d'un dirigeant n'est pas un événement anodin pour nos amis américains. C'est un acte révolutionnaire qui s'éloigne de la simple revendication.
Les étrangers se posent immédiatement la question de savoir ce qui peut pousser des salariés à enlever leur patron. Que se passe-t-il en France ? Est-ce vraiment un pays de droit ?
Le problème n'est pas tant la séquestration que la réaction des médias et des Français qui ne s'insurgent pas contre un tel procédé. Ils en sont à trouver cela "presque" normal !
On peut comprendre le désespoir des ouvriers qui vont perdre leur boulot. On ne peut pas admettre qu'ils en viennent à priver quiconque de liberté pour ce motif.
La banalisation de ce type d'actions est dangereuse.
Nota : le lien est établi avec le site CNN. Que ceux qui ne comprennent pas l'anglais me pardonnent.
14:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, grève, 3m
23 mars 2009
PRIMAIRES ILE DE FRANCE
Une bonne chose de faite !
Certes la victoire qui comptera vraiment sera celle issue des urnes au printemps 2010 face au PS. Nous pouvons être d'ores et déjà et finalement satisfaits du déroulement de notre élection primaire.
Pour l'Île de France, le Président et Xavier Bertrand ont heureusement su limiter les frais et l'invective, en rappelant à l'ordre les acteurs de ce qui aurait pu tourner au drame politique.
Valérie Pécresse est élue et bien élue !
Je ne vais pas m'en plaindre. Bravo à Valérie pour sa campagne fondée sur le bon sens, l'intelligence, la pondération et la dignité.
Cette victoire, même interne, offre un autre avantage : elle lui procure une légitimité et un poids non négligeables dans son marathon sur la réforme des universitaires chercheurs. Important !
Je ne peux cependant terminer cette campagne sans faire deux petites remarques.
- Avec 50%, le taux de participation est tout juste honorable. Difficile de comprendre que les militants UMP ne manifestent pas plus d'enthousiasme sur une opération qui souligne l'esprit démocratique de notre mouvement.
- Aujourd'hui, les tentatives d'intoxication (raffut au meeting du Raincy, sondages façon méthode Coué, SMS intrusifs, emails innombrables...etc) du clan de notre bon Roger Karoutchi apparaissent bien dérisoires. Ces procédés ne correspondent pas à l'idée que je me fais de la politique. Il ne suffit donc pas de révéler son homosexualité pour être reconnu et de lancer une boisson tonique high energy pour être populaire.
Les adhérents UMP qui ont voté ne se sont pas laissés abuser. J'ignore par qui il l'a lui-même été, mais si Roger a pris conseil auprès d'un expert en communication, qu'il en change très vite.
Certains me traiteront une nouvelle fois d'homophobe; m'étant clairement expliquer sur ce point, je n'y reviendrai pas. Il faut souhaiter que
Roger Karoutchi tourne la page et apporte son talent et son soutien sans réserve à Valérie Pécresse.
C'est un homme d'honneur, je suis sûr qu'il le fera.
Gageons que les différents succès électoraux de Valérie Pécresse lui offrent une solide assise politique, en même temps qu'un avenir enviable.
Si elle en avait l'ambition, cette femme pourrait bien aller loin. Très loin !
Pensons maintenant à l'avenir immédiat, les Européennes. Pour la campagne des Régionales, nous attendrons la rentrée 2009/2010.
16:07 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique, primaire, ump, pécresse, karoutchi
22 mars 2009
BILLET
Quand la reprise viendra...
En période de crise, aucune réforme de fond ne peut être populaire, sauf à obérer l'avenir.
L'ambiance sociale qui chauffe comme une cocotte-minute, les syndicats collectivistes qui pensent tous au grand soir, l'opposition qui ne sachant quoi faire ou dire passe son temps à dénigrer, les médias soucieux d'augmenter leurs ventes qui ne font que du sensationnel en oubliant le fond....tout cela est normal. Hélas !
Mais si nous sommes convaincus que les réformes menées sur le fond sont les bonnes, alors nous devons être optimistes.
Elles fournissent l'énergie à un élastique qui se tend, mais le jour où la reprise viendra...alors cette énergie accumulée en tension sociale négative nous catapultera pour un redécollage économique immédiat.
14:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, crise, réformes
19 mars 2009
Sarkozy, la victime d'un jeu de massacre
De mémoire politique, soit depuis novembre 1963*, je n'ai pas souvenir d'un tel jeu de massacre médiatico-politique ! Ce lynchage est proprement hallucinant !
La couverture de L'Express du jour illustre cet acharnement, ce travail de sape systémique de l'ensemble des médias.
De Canal Plus à Marianne, de France Inter à Libération, d'Aubry à Bayrou en passant bien sûr par Besancenot et Thibault, ainsi qu'une grande partie de la communauté internet, tous ne pensent qu'à une chose, flinguer le Président.

Même le Général de Gaulle, souvent traité de dictateur à son époque, n'a jamais déclenché une telle haine.
Lorsque L'Express titre à la une que la "France devient anti-sarko" sur quoi se fonde-t-il ? Sa rédaction ne fait qu'attiser un feu qu'elle contribue elle-même à allumer, comme toutes ces petites camarades d'ailleurs !
Certains faibles d'esprit penseront qu'il doit bien exister des raisons profondes à ce déchainement médiatique ! Eh bien non ! En tout cas aucune qui soit rationnelle.
A-t-il plus démérité qu'un autre, non !
A-t-il plongé la France plus au fond du trou que les autres pays de l'UE, non, c'est même plutôt l'inverse !
En tenant compte de la dépression économique, a-t-il trahi son programme électoral, non !
Est-il le responsable des subprimes, non !
Les raisons n'existent pas, sauf à penser que Nicolas Sarkozy serait le diable ! Alors...
Alors c'est devenu un sport national
Ce sport touche non seulement à la personnalité de Sarkozy, mais aussi à l'ensemble des actions qu'il entreprend. Rien n'est bon, rien n'est bien ! Puisqu'il faut un coupable, Nicolas Sarkozy est devenu le bouc émissaire. Il y a toujours un observateur pour aller chercher la moindre paille et la polémique dans toutes ses apparitions, ses discours, ses petites phrases, ses attitudes ou ses gestes.
Il est vrai que parfois il s'emporte, en commettant quelques boulettes. Paiera-t-il jusque 2012 les débuts calamiteux de son quinquennat ? Possible, hélas !
Mais lorsqu'il déclare aux universitaires chercheurs qu'ils obtiennent deux à trois fois moins de parutions dans les revues scientifiques que les anglais ou les allemands, il ne fait que dire la stricte vérité. Une stricte vérité (que j'ai personnellement vérifiée; cf mon article du 23.02.09 " Le CNRS est-il adapté au XXIème siècle?") qui froisse les mandarins. Ils se sentent alors insultés, blessés dans leur orgueil vaniteux !Plus grave encore, le phénomène concerne aussi le gouvernement. De nombreux ministres ne peuvent plus lever le petit doigt ou faire un enfant sans déclencher les foudres des railleurs en tout genre.
Les stars sur ce point étant Rachida Dati, Rama Yade et Michèle Alliot-Marie et dans une moindre mesure Darcos, Bertrand et Hortefeux. Les seuls qui semblent relativement protégés sont François Fillon et Christine Lagarde.
Alors que tous les Premiers Ministres de la Vème République étaient des fusibles protégeant le Président, nous sommes dans la situation quasi inverse.
Et la Ministre de l'Economie, un poste traditionnellement en première ligne des critiques, a elle aussi un pare-feu : le Président lui-même à qui on attribue tous les maux de la France et du monde. C'est le monde à l'envers, et assurément la conséquence du mode apparent de gestion présidentielle.
Mais contrairement à ce qui se dit, rien à changer. Nos Présidents de la République ont toujours été les patrons. Rien ne se faisait sans leur accord. Simplement aujourd'hui, c'est au grand jour, sans hypocrisie ! Aujourd'hui, l'homme à abattre est le Président. C'est lui qu'on veut faire sauter, avec l'idée onirique qu'un Fillon ou assimilé serait un recours !
La France a le poids et l'inertie d'un âne mort !
Je le regrette profondément, mais la France est en train de démontrer qu'elle n'est définitivement pas un pays qu'on peut bousculer, quelles que soient les circonstances.
Elle n'a pas compris et refuse d'admettre que la planète chavire. Elle sait pourtant qu'elle a impérativement besoin de réformes, mais elle n'est pas prête à en tirer les conséquences. Nous pouvons compter sur les syndicats, CGT en tête, pour stupidement exploiter la terrible période que nous traversons. Le tour de passe-passe de l'opposition !
Les syndicats et les partis politiques veulent faire oublier aux français que la crise est mondiale. Ils affirment que tout devrait se faire dans le consensus et la douceur, alors qu'eux-mêmes n'existent que dans l'affrontement et la négation.
Le problème est que douceur est synonyme de temps perdu et que nous n'en avons pas.
Il faut aller vite, partout et en tout domaine. Dans ces conditions, impossible de ménager toutes les susceptibilités. Il faut bouleverser les protocoles. En clair, il faut déranger pour avoir une chance d'être efficace, en acceptant quelques erreurs et un minimum de navigation à vue.
Mais il parait que les français ont besoin de savoir où on les emmène ! Si, si...il faut un projet de société à 10, 20 ou 50 ans !
C'est certain, les socialistes eux sauraient faire passer de grands messages aux français. Ils ne savent même plus organiser leur propre maison mais, pour la France, leur esprit est clair ! Mais de qui se moquent-ils ?
Sommes-nous dans une impasse nationale suicidaire ?
Nicolas Sarkozy n'est strictement pour rien dans la crise planétaire et personne ne ferait mieux, ni peut-être moins bien d'ailleurs eu égard aux circonstances conjoncturelles.
Je pense ici à l'efficacité court terme car, pour les réformes, aucun socialiste ne les aurait imposées à ce rythme.
De lourdes et nécessaires réformes ont déjà été mises en œuvre. D'autres sont en cours. L'Europe sous sa présidence a trouvé pour la première fois une véritable consistance politique mondiale...etc ! Mais non, tout est de sa faute ! Il faut le mettre sur le bûché !De surcroît, l'opposition socialiste ne maîtrise plus rien. En regardant passer les défilés, le PS cède la place aux syndicats qui ne représentent même pas 10% des salariés. Là est à mon sens le vrai danger de la situation. Plus que jamais, vivement qu'un PS responsable renaisse de ses cendres.
Enfin, les fissures qui apparaissent dans la majorité ne viennent pas arranger les choses. La sortie de Pierre Méhaignerie sur la fiscalité en est le dernier exemple. Son idée vouée à l'échec, a inutilement jeté de l'huile sur le feu à quatre jours de la journée d'action du jour. La réaction de Nicolas Sarkozy a été immédiate : pas question de modifier l'assiette fiscale et encore moins le bouclier. Mais en soulevant une nouvelle fois cette polémique, Méhaignerie a offert sur un plateau du grain à moudre à Besancenot, en confortant le concept de la lutte des classes. Voilà ce qui s'appelle être irresponsable ou imbécile, au choix !
Bref et en conclusion
De nombreux Français sont inquiets et souffrent, mais convenons que la France a la guigne ! Elle avait trouvé un Président gaulliste mais suffisamment iconoclaste pour être capable de la réformer. Mais voilà que notre nation doit affronter la crise la plus dure depuis 80 ans ! Mauvaise pioche ! Si lors de son second mandat, Chirac avait entrepris ce que tente de faire Sarkozy aujourd'hui, nous n'en serions pas là ! Le miracle est donc impossible. Question d'agenda !

Et au train où vont les choses, je commence à craindre que Nicolas Sarkozy ne fasse pas un second mandat, tant le travail de destruction est intense.
Seul paramètre modérateur possible, son comportement. Notre Président doit comprendre que si le fond doit demeurer, la forme doit être soignée. C'est ainsi depuis que le monde est monde.
Dernier point qui me taraude !
Je ne comprendrai jamais pourquoi les 40% de français qui affichent toujours leur confiance à Sarkozy, pèsent si peu sur les médias qui flinguent à tout va, en osant affirmer et entretenir l'idée que la France devient anti-sarko.
N'aurions-nous pas un très lourd problème de communication ?
Je ne suis qu'un militant de l'ombre, mais si j'étais un Politique exposé, je passerais mon temps à définir la meilleure façon d'expliquer nos réformes.
Nous ne savons pas contrer la fausse crédibilité de ceux qui affirment que tout irait mieux si la gauche était aux affaires, par exemple avec Ségolène Royal à l'Elysées !
* Le 23 novembre 1963 pour être précis, jour de l'assassinat de JKF. J'avais 13 ans. Je m'en souviens comme si c'était hier. Ce jour a marqué ma conscience de l'existence même et de l'importance de la politique
20:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy
18 mars 2009
PRIMAIRES UMP
Cela n'a pas raté ! Ma franchise déplait.
L'expression de ma préférence pour Valérie Pécresse et ma désapprobation sur le favoritisme accordé à Roger Karoutchi sur le site UMP de Boulogne-Billancourt n'ont pas plu à tout le monde.
C'est quand même extraordinaire !
Notre parti organise une primaire, mais nous devrions tous suivre une pensée unique.
"Non Monsieur, vous devriez voter Karoutchi" ou encore " Non Monsieur, ce n'est pas bien d'exprimer votre opinion et de faire connaître votre vote ! "
... telles sont quelques-unes des réflexions auxquelles j'ai eu droit en e-mail ou en SMS.
Il est amusant de souligner qu'aucun commentaire n'a été fait sur ce blog, dont la fréquentation a pourtant triplé en 48 heures !
Les bras m'en tombent, mais il y a pire !
On m'a traité d'homophobe ! Le candidat Karoutchi révèle et assume son homosexualité, mais attention, sauf à être mis au ban de la bonne pensée politiquement correcte, nous n'avons droit à aucun commentaire ! Ne pas voter pour Karoutchi serait donc la traduction d'une homophobie pathologique !
C'est consternant !
Je n'ai pas apprécié la révélation de Roger Karoutchi.
C'est un fait. Je l'ai écrit. Mais que les choses soient claires. Je ne lui reproche pas son statut sexuel. Ma foi, il fait bien ce qu'il veut et son Q...I et son talent ne sont pas diminués pour autant.
En revanche je lui reproche le timing de cette révélation, intervenue comme par hasard trois mois avant notre primaire.
Mieux vaut-il officialiser "les choses" maintenant que d'être victime d'un journaliste indélicat et incontrôlable qui déclencherait un scandale, a du se dire Roger !
Il a sans doute eu raison, mais personne ne m'empêchera de penser que cette révélation est un aveu strictement tactique.
Pourquoi le dire aujourd'hui ? Pourquoi surtout le dire tout court ?
Il m'est indifférent de connaître les penchants affectifs des candidats. Peu m'importe qu'ils fussent hétéro ou homo. J'ai perdu quelques-uns de mes meilleurs amis qui étaient homosexuels. Je n'ai donc aucune leçon à recevoir des ballots qui suivent aveuglément une ligne qu'ils n'ont pas édictée eux-mêmes !
J'ai choisi Valérie Pécresse pour sa vue sur les solutions à apporter à notre région. Elles me sont apparues plus réalistes au plan économique et moins politiciennes que celles de Roger Karoutchi, formé et inspiré par l'école de Charles Pasqua faut-il le rappeler.
Je suis d'autant plus agacé voire déçu de constater les réactions de certains, que nous avons des choses plus importantes à traiter en ce moment. Pour moi, l'UMP de Boulogne-Billancourt devrait être exemplaire de ce que doit être un parti politique qui ne doit surtout pas tomber dans un système de factions et de baronnies.
C'est terrible de dire tout haut ce que d'autres pensent tout bas ! On est vite traité en paria ou pris pour un électron libre insupportable, infréquentable...incontrôlable !
En face de ces qualificatifs, seules la franchise, la sincérité et la liberté de pensée sont de nature à enrichir l'action politique.
Vraiment !
19:16 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, primaires, pécresse, karoutchi, ump
17 mars 2009
PRIMAIRES REGIONALES DE L'UMP
Faute de bienséance sur le site web de l'UMP Boulogne
En affichant clairement sa préférence pour Roger Karoutchi, le site de l'UMP de Boulogne sort de son rôle de réserve.
Notre camarade Thierry Solère sera sans doute contrarié, mais Philippe Dermagne l'est encore plus.
En tant que militant UMP, chacun a bien évidemment le droit d'exprimer sa préférence. Je l'ai d'ailleurs fait très récemment.
En revanche, en utilisant le site officiel de l'UMP de Boulogne, notre Délégué oublie qu'il est supposé parler au nom de nous tous.
Une neutralité bienséante eût voulu que le site rapportât autant sur Valérie Pécresse que sur Roger Karoutchi ce qui, il faut l'admettre, est très loin d'être le cas.
Laisser penser que Jean Sarkozy apporte son soutien à Karoutchi altère profondément la vérité; faire à ce point la seule promotion de la soirée "High Energy" du 14 mars n'est guère plus enthousiasmant.Je ne reproche nullement à Thierry de voter pour Roger. C'est aussi son droit le plus absolu. Mais alors qu'il exprime cette préférence sur son blog personnel, non sur celui de la communauté UMP de Boulogne.
"Mon cher Thierry, tu es un homme qui a de grandes qualités mais cette boulette est, de mon point de vue, inadmissible." :-)
PS : Oh là ! Je devrais en entendre parler !
11:16 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, solère, primaires, pécresse, karoutchi, jean sarkozy
15 mars 2009
PRIMAIRE UMP, QU'ON EN FINISSE !
Il est grand temps que le vote ait lieu, avant que la campagne ne dérape ! Une primaire, c'est bien. Une campagne où tous les coups semblent permis par l'un des candidats, c'est très agaçant.

Dès demain matin donc, je vote Pécresse !
J'en ai assez de recevoir des SMS de Roger Karoutchi sur mon portable, affirmant en me tutoyant qu'il a besoin de moi, qu'il est en tête ou encore qu'il est sorti vainqueur d'un débat.
Cette méthode Coué, niant quelques évidences, m'insupporte.
Dans le JDD, un sondage autrement plus fiable que les affirmations de Roger et de son équipe, place Valérie largement en tête d'une part et la mieux placée pour battre la gauche d'autre part. Là est l'essentiel aujourd'hui.
Désolé Roger, tu m'es très sympathique, mais ton coming out - douteux quant au timing - ne suffira pas !
Valérie a de meilleures armes que les tiennes !
PS : certains me reprocheront ma franchise, mais n'est-ce pas mieux que le brouillard politicien ?
19:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, primaire ump, précresse, karoutchi
11 mars 2009
JUPPE, NON MERCI !
... pourtant, c'est dommage !
Ces hommes politiques sont décidément incorrigibles. Taraudés par l'absence de responsabilités nationales ou par la vanité de croire qu'ils sont indispensables, ils manifestent cette pulsion vers l'idée d'un retour toujours possible.

Alain Juppé a souffert. Il a traversé une période qui pour d'autres aboutit parfois au suicide. Etre mis au ban de notre République a dû être terriblement difficile à vivre.
Car l'homme, un érudit en bien des domaines, est aussi un homme d'honneur. Garder ses secrets lui a coûté cher.
Dans le milieu il se dirait qu'il n'est pas une balance.
Malheureusement pour lui, cela ne suffit pas. La justice de son pays l'a reconnu coupable. Cela n'en fait ni un paria, ni un freux, mais simplement un homme politique que la morale républicaine ne peut accepter de voir revenir aux affaires au plan national.
C'est sans doute dommage, car finalement il a payé sa dette. On peut aussi supposer que son aventure lui ayant servi d'expérience, on ne l'y reprendra pas deux fois. Alain Juppé est sans doute plus fort aujourd'hui qu'il ne l'était avant son aventure judiciaire.
Mais l'idée que je me fais des responsabilités et du profil d'un élu le condamne à l'exil politique.
Qu'il se consacre à sa bonne vieille ville de Bordeaux qui profitera de ses talents et de son expérience.
Il y fera toujours de bonnes choses et qu'il s'estime heureux d'en être à nouveau le Maire. Un tel retour eut été assurément impossible chez les anglo-saxons.
Non Alain Juppé, ne peut pas aider Nicolas Sarkozy. La justice et l'histoire sont passées par là !
12:20 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : politique, juppé

