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<title>PHILIPPE DERMAGNE - blog</title>
<description>La tribune libre et constructive d'un UMP de Boulogne-Billancourt.</description>
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<title>Trésors de guerre et syndicats patronaux</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (PHD2)</author>
<category>Blog</category>
<pubDate>Wed, 08 Apr 2009 15:03:00 +0200</pubDate>
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&lt;strong&gt;Après l'affaire des transferts de fonds douteux de l'UIMM, le GIM* révèle l'existence d'une réserve de 100 millions d'euros. Là, rien de douteux. Ce sont néanmoins deux structures cousines dont la gestion soulève les mêmes questions.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://philippedermagne.blogspirit.com/media/00/00/740697905.jpg&quot; id=&quot;media-341277&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;GIM ETIENNE BERNARD.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Créés à la suite des événements de mai 68, ces fonds n'ont rien de secrets. Ce sont des &quot;&lt;em&gt;réserves confidentielles&quot;&lt;/em&gt; qui étaient destinées à soutenir les industriels en difficulté. &lt;br /&gt;Jusque là, rien à dire. &lt;br /&gt;Constitués par abondements volontaires des entreprises adhérentes, ces trésors de guerre étaient l'expression d'une louable solidarité interprofessionnelle. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;(ci-contre photo d'Etienne Bernard, Président du GIM)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une fonction oubliée&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Depuis une quarantaine d'années ces fonds ont mécaniquement grossi. Bien gérés, ils sont de surcroît à l'origine de profits financiers substantiels. Toujours pas de problème.&lt;br /&gt;Seulement voilà, au fil du temps, on s'aperçoit que ces fonds ont oublié leur objet. Ils n'ont finalement jamais servi ou si peu à leur destination originelle. Leurs créateurs ont depuis longtemps disparu et les instances dirigeantes d'aujourd'hui les gardent jalousement au chaud.&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Deux questions se posent alors&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; A quoi sert cet argent ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2. &lt;/strong&gt;Pourquoi le laisser dormir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les syndicats patronaux sont souvent des coffres forts&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Nombre d'organisations ou syndicats patronaux possèdent des trésoreries qui sommeillent et auxquelles, par crainte de l'avenir, elles ne veulent surtout pas toucher. Nous pouvons leur accorder le sceau d'une bonne gestion, mais à quoi cela sert-il ?&lt;br /&gt;Côté IUMM, nous avons appris que ces fonds servaient parfois à &quot;&lt;em&gt;mettre de l'huile dans les rouages sociaux&lt;/em&gt;&quot;, autrement dit à donner quelques subsides aux syndicats ouvriers. Personne n'en a jamais donné de preuves formelles, mais cette pratique semble avérée.&lt;br /&gt;Je n'ai rien contre le fait que les organisations patronales soient riches, bien au contraire. En revanche, en période de crise, elles devraient  réfléchir intensément sur les utilisations pertinentes possibles et au grand jour de leurs réserves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une idée saugrenue&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;J'avais émis l'idée il y a quelques mois que ces instances professionnelles montrassent l'exemple. Comment ? En utilisant officiellement une partie de ces fonds pour des actions concrètes en faveur de l'activité économique et de l'emploi.&lt;br /&gt;Avec quelques 500 ou 600 millions d'euros pour l'IUMM et une centaine pour le GIM, il me semble qu'il y a de quoi faire utile. Très utile ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impossible à prouver, mais si 700 millions dorment dans seulement deux syndicats, on peut être certain que le montant total des fonds de ce type disponibles dépasse allègrement le milliard d'euros.&lt;br /&gt;De plus, compte tenu de l'ambiance générale, cela permettrait de joindre l'utile à l'agréable, en redorant - et de quelle façon ! - l'image du patronat. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Que demande le peuple ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;* Groupe des Industries Métallurgiques&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
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