18 avril 2009
LE BOUT DU TUNNEL
Pour sûr, puisqu'ils le disent !
La planète mit vingt ans avec une guerre mondiale pour se remettre du crash de 1929. Celui de septembre 2008, présenté comme un désastre du même niveau, apparaît presque déjà derrière nous !
Dieu sait que j'aime l'optimisme ! Dieu sait que je suis parfois le contempteur des oiseaux de mauvais augures !
Mais voilà qu'en seulement quelques jours, le moral des troupes est en hausse, frappée par la baguette de Merlin.
Nous n'avons pourtant pas encore sorti des tiroirs toutes les catastrophes financières. Nous ignorons même le nombre de milliers de millions de dollars qui se cachent derrière les actifs nocifs et les montages douteux !
Qu'importe, quelques indices favorables suffisent à nos dirigeants qui voient et annoncent urbi et orbi le bout du tunnel.
Même les médias y croient !
Exemple, nos deux grands magazine Le Point et L'Express. Ne sachant plus comment casser du sucre sur le dos du Président et après quelques Unes consacrées par défaut aux Francs-Maçons ou aux meilleurs moyens de retrouver sa minceur avant l'été, voilà qu'ils se mettent eux-mêmes à voir l'avenir en rose.
Depuis des mois, les médias nous expliquent comment et pourquoi, nous sommes tous au fond du trou et pour longtemps. Eh bien non ! Pour eux, il convient de changer de ton et d'y croire du jour au lendemain.
Remarquez, c'est mieux ainsi, mais leur volteface démontre un cynisme d'une versatilité extravagante.
La couverture du Point de cette semaine est fascinante à cet égard. Pour mémoire, voici quelques autres couvertures du seul mois de mars...hier en somme !


Cette presse met décidément trop de temps à comprendre son vrai rôle. Si tant est qu'elle y parvienne un jour.
Les couvertures de gauche à droite :
Express du 19 mars - Le Point du 5 mars - L'Express du 26 mars
17:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, crise, médias
22 mars 2009
BILLET
Quand la reprise viendra...
En période de crise, aucune réforme de fond ne peut être populaire, sauf à obérer l'avenir.
L'ambiance sociale qui chauffe comme une cocotte-minute, les syndicats collectivistes qui pensent tous au grand soir, l'opposition qui ne sachant quoi faire ou dire passe son temps à dénigrer, les médias soucieux d'augmenter leurs ventes qui ne font que du sensationnel en oubliant le fond....tout cela est normal. Hélas !
Mais si nous sommes convaincus que les réformes menées sur le fond sont les bonnes, alors nous devons être optimistes.
Elles fournissent l'énergie à un élastique qui se tend, mais le jour où la reprise viendra...alors cette énergie accumulée en tension sociale négative nous catapultera pour un redécollage économique immédiat.
14:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, crise, réformes
03 novembre 2008
20.000 MILLIARDS SOUS LES MERS...

Nous avons tous quelques difficultés à imaginer ce que représente un tel montant ! Le seul moyen pour y parvenir, et encore, est d'établir quelques comparaisons :
- Environ un tiers des 65.000 milliards du PIB mondial.
- 133% du PIB de l'Union Européenne
- Les PIB réunis de : Inde, Allemagne, Royaume-Uni, Russie, France, Brésil, Italie, Espagne, Mexique, Canada, Corée du Sud.
- Environ 10 fois notre PIB national
- Plus de 61.000 Airbus A380- Quelques 1,3 milliard de voitures Smart Fortwo
....Non ! Décidément, même avec ce type de comparaisons, avoir la conscience de ce que sont 20.000 milliards de dollars dépasse l'imagination. En tout cas, la mienne !Où est passé cet argent ?
En gros....nul part ! Evaporé, disparu, volatilisé ! Ces 20.000 milliards, réellement sortis des poches de tous ceux qui avaient placé leur argent en actions, ne sont pas allés dans les poches de spéculateurs sans scrupules. Ceux-là avaient déjà pris leur bénéfice, bien avant. Aujourd'hui, ces 20.000 milliards sont des lignes rouges dans les comptes, des chiffres virtuels de fonds sans fond et évanescents qui ont intégralement disparu, à jamais. Sacrée bulle !
Mais était-ce vraiment de l'argent ? Pour les acheteurs, assurément ! Fruit de leur travail, petites économies accumulées durant des années... mais cela s'avère être un marché de dupes....de l'argent sonnant et trébuchant contre du vent. Nous ne sommes pas très éloignés du concept de l'escroquerie de niveau planétaire.
Cela étant, les principes comptables ne connaissant pas le vide, ces 20.000 milliards de dollars ont, à un moment donné, bel et bien été dans les poches de ceux qui vendaient du vent. Avec cet argent, ils ont acheté des entreprises, de l'immobilier partout dans le monde; ils ont investi un peu partout. Cet argent réel, leur a permis de s'enrichir d'une façon ou d'une autre. Ils ont évidemment quelques pertes aujourd'hui...pas grand chose eu égard à ce qu'ils ont accumulé.
Cette crise n'est en réalité qu'un gigantesque tour de passe-passe, orchestré par de véritables bandits dont le machiavélisme cupide et la vanité ou l'inconscience ont déjoué nos systèmes.
"Je te vends des actions contre ton bel argent, que je fais fructifier pour mon compte et quand les actions s'écrouleront, toi tu auras tout perdu mais moi, j'aurai investi pour mon seul profit".
C'est un véritable crime contre l'humanité, en ce sens que cette crise met en péril le seul système politique et économique capable de créer une véritable richesse collective, sans museler la liberté de chacun.
Voilà précisément la machine infernale que la nouvelle gouvernance du monde financier et les états doivent détruire. Je propose que la refondation du système capitaliste et libéral porte un nom : le Nautilus Act. 18:58 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : crise, finance, politique, international
17 octobre 2008
La crise ! Quelle chance !
Ségolène Royal qui y voit une formidable opportunité pour la Gauche, en oubliant que son système de pensée a lui aussi fait faillite mille fois.
Aude de Thuin, Présidente du Women's Forum à Deauville, qui déclare "Messieurs, vous ne pourrez rien faire sans nous", estimant qu'il est donc grand temps que les femmes interviennent plus dans la gouvernance des entreprises.
Olivier Besancenot qui croit voir enfin se rapprocher le "Grand Jour", où il pendra les capitalistes avec l'assassin Drouillan comme bourreau.
Tous ces Chevaliers Blancs ou Noirs qui clament " je vous l'avais bien dit !" ou qui surfent sur la vague de façon trop rapidement opportuniste, oui tous ceux-là m'indisposent.
C'est sûr, il faut réagir !
Cette crise doit réveiller la conscience d'un système largement perfectible, qui a sans doute laissé trop le pouvoir à la vanité, à la spéculation et à l'égoïsme.
Mais il demeure le seul, qu'on le veuille ou non, à savoir créer de la richesse sans pour autant créer des goulags.
Il est le seul à laisser à chacun la liberté de parole, cette Parole qui est le propre et la grandeur de l'Humanité par rapport au reste du Vivant.
Il est aussi le seul à savoir finalement se remettre en question - nous le constatons en ce moment dans la douleur - contrairement au collectivisme toujours sûr de son immuable Vérité, qui pense pouvoir faire notre bonheur malgré nous.
Il faut inoculer au capitalisme les bons gènes qu'il n'a pas, ou qu'il n'a plus. Cette refondation est effectivement urgente à Bretton Woods ou ailleurs ! Pour avoir trop longtemps pensé que la crise de 29 pouvait être réglée financièrement, le monde a généré le seconde guerre mondiale.
Il faut modifier en profondeur les règles de fonctionnement des états et de gouvernance des "worldwide companies"...J'écrivais il y a quelques jours qu'il fallait " éthiqueter" le capitalisme. Bien sûr, bien sûr !
Mais il y a une chose qu'il ne faut surtout pas faire, c'est croire qu'il est moribond en l'abandonnant à son sort. Son histoire est jalonnée de crises, de doutes et de soubresauts, parfois violents.
Mais c'est dans sa nature. C'est ainsi qu'il avance au fil du temps.
Cette terrible crise est effectivement une chance. Pour le capitalisme lui-même ! Un nouveau capitalisme bien entendu !
10:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, finance, politique, international
14 octobre 2008
Un combat de Titan
L'Europe bat les USA par 1.700 Mds € à 1.000 Mds $
Nous y sommes ! Plus de 3.300 milliards de dollars pour le sauvetage au plan mondial, dont 2.300 pour l'Europe et 490 pour la France, soit à elle seule environ 15% des fonds mobilisables. Certes, j'additionne un peu les carottes et les pommes de terre, tous ces fonds n'étant pas tous de même nature, mais quand même !

La conséquence la plus spectaculaire et immédiate est que l'Europe, unie politiquement, a su stopper la dégringolade boursière que n'a pas sue juguler l'Amérique.
Le monde accorderait-il plus sa confiance aux européens qu'aux américains ? Cela apparaît évident aujourd'hui. Mais attendons de voir les événements dans les semaines qui viennent. Il est fort peu probable que les indices retrouvent rapidement leur niveau de décembre 2007. Et nous assisterons dans les jours qui arrivent à quelques prises de bénéfices qui feront se calmer tout le monde.
La Gauche est incorrigible
Pendant ce temps là, le PS se demande s'il va accorder son aval à la politique financière du gouvernement. Il n'aura pas fallu longtemps pour que la zizanie politicienne regagne les bancs des élus socialistes au Parlement. Une annonce risquée
Notre François Fillon qui annonce que les 360 Mds d'euros ne coûteront pas un sou aux contribuables, voilà qui fait bon effet ! Mais n'est-ce pas donner le bâton pour se faire battre un jour ?
Si tout se passe comme prévu, c'est vrai dans les montages adoptés et les principes retenus.
Mais cela sera probablement faux dans la réalité, d'une façon ou d'une autre.
Car rien ne se passe jamais comme prévu !
14:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, crise, finance, politique, international
13 octobre 2008
Nicolas Sarkozy devrait rester à la manœuvre !
La France peut être fière de son Président et de toute son équipe gouvernementale, François, Christine, Xavier, Luc et les autres. Malheureusement, dans trois mois...c'est fini !
En tant que Président temporaire de l'UE, Nicolas Sarkozy aura fait un sacré boulot !
Ce n'est pas lui faire injure, mais Vaclav Klaus, le Président de la République Tchèque qui va lui succéder au 1er janvier 2009, ne pourra pas être un aussi bon catalyseur d'énergies. De surcroît, on sait que Klaus n'est pas le plus pro-européen des chefs d'état en fonction.
Ah, c'est sûr, Sarkozy en aura énervé plus d'un durant ses six mois de présidence ! Mais, au final, c'est toute l'Europe qui pourra le remercier d'avoir déployé cet activisme, tout en sachant rester flexible face aux événements quotidiens. Il le fallait, pour être capable de piloter à vue cette crise qui ne fait que commencer.
C'est bien le problème et sans doute LA faiblesse structurelle de l'UE.
Avoir un Président qui change tous les six mois est difficile à comprendre pour nos interlocuteurs internationaux. Entre nous, c'est même impossible !
Si l'UE décidait de façon tout à fait exceptionnelle, eu égard aux circonstances, de prolonger la présidence française de six ou douze mois supplémentaires, cela serait sans doute la meilleure des choses pour le monde entier. Ne serait-ce qu'au titre d'un principe simple et sain : la continuité.
Mais ne rêvons pas ! L'Europe, sous la houlette de Nicolas Sarkozy a déjà eu une belle réaction collective, il ne faut pas lui demander l'impossible !
10:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, crise, politique, europe
12 octobre 2008
LA CHINE, CETTE GRANDE MUETTE
Son silence est assourdissant ! Cet oxymore a de quoi inquiété.

Avec quelques 3.000 milliards de dollars dans leurs caisses, les banques chinoises constituent la plus grosse réserve mondiale de billets verts.
Vont-elles rafler la mise dans les années qui viennent ?
En achetant à bons prix nos grandes entreprises et nos fleurons occidentaux, la Chine, avec les riches pays producteurs de pétrole, vont-ils devenir les seuls Maîtres du jeu ?
Pour Immanuel Wallerstein "le capitalisme touche à sa fin". Considéré comme l'un des pères fondateurs de l'alter-mondialisme, cet éminent sociologue, chercheur à l'université de Yale, prend ses désirs pour une réalité. Il a tellement rêvé du grand jour !
Il néglige un fait. Si demain la Chine devenait propriétaire d'une belle partie de notre économie, elle appliquera SON capitalisme.
Ce pays ne peut pas se permettre de voir ses marchés mondiaux s'effondrer.
Et ce n'est pas la première fois que nous verrions un fournisseur racheter son client. Si l'économie capitaliste libérale en refusait le principe, c'est là que nous pourrions voir apparaître de sérieuses tensions.
Le silence relatif de la Chine ne présage rien de bon. Elle réfléchit avant de passer à l'action, si j'ose dire !
11:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, finance, politique, international
10 octobre 2008
BOUM BADABOUM ET OPTIMISME !
Ce que nous vivons serait donc historique !
Hollywood en fera-t-il un jour un film catastrophe avec les petits-fils de Michael Douglas dans le rôle du méchant financier et de Bruce Willis dans celui du gentil justicier ?
C'est curieux, mais malgré le profond pessimisme ambiant, la violence du crash boursier et la portée limitée des actions des instances bancaires et des états, je ne parviens pas à être encore et vraiment inquiet. Je vois deux raisons à cela :
- La première est que nous assistons " tout simplement" à un alignement brutal des cours sur les valeurs économiques réelles des entreprises.
C'est, à bien y réfléchir, un phénomène plutôt sain venant ruiner l'espoir des spéculateurs en tout genre, à l'origine même de notre propre malheur.
Ah ! bien sûr, tout le monde est mis dans le même sac et quelques entreprises en pâtissent injustement en étant, du coup, en dessous de leur valeur (cela serait le moment d'acheter d'après quelques "experts"!).
Mais ceux qui ont quelques actions depuis plus de cinq ans, s'aperçoivent qu'elles n'ont perdu en moyenne que 5 à 10% de leurs valeurs d'achat d'origine en 2002/2003. L'affaire n'est pas aussi bonne qu'ils l'avaient crue, mais somme toute, pas de quoi s'affoler ! C'est encore supportable, même s'ils doivent s'attendre et accepter de perdre encore "un peu" !
- La seconde est que, bon an mal an, l'économie mondiale fonctionne toujours.
Les pays développés occidentaux peuvent supporter une pause de croissance et même quelques temps de récession. Ce n'est pas absolument dramatique, à condition que cette période fût mise à profit pour changer les règles de fonctionnement de notre système capitaliste.
Certes il se dit que les banques sont en défiance entre elles, certes les entreprises vont rencontrer quelques difficultés de trésorerie, certes elles sont contraintes de revoir à la baisse leurs investissements et l'emploi va en prendre un coup. Mais les avions décollent et les trains partent à l'heure, les états garantissent les dépôts des particuliers, nous n'assistons pas à des mouvements sociaux violents, les linéaires des magasins sont encore pleins de sucre et d'huile, on ne brûle pas les excédents de blé comme en 29, le prix du baril de pétrole ne repart pas dans une course folle, des pays comme la Chine et l'Inde projettent toujours une croissance de 8 à 9% pour 2009...etc, etc !
En restant conscient de la gravité de la situation et des modifications profondes qu'il faut très rapidement apporter à nos règles de fonctionnement, il est parfois bon aussi d'identifier quelques arguments d'espoirs.
12:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, finance, politique, international
08 octobre 2008
LE TROU NOIR D'UN CAPITALISME DEVOYE
Ce matin, toutes les bourses de la planète continuent de s'effondrer de 5 à 10% et ce dès l'ouverture. Ce triste constat amène plusieurs remarques...

Comme je l'écrivais hier, ce ne sont pas les montants des plans de sauvetage, ni l'implication des institutions bancaires et des états qui changeront quoi que ce soit à la défiance. C'est bien le principe lui-même de ces interventions qui détruit la philosophie libérale de l'ensemble du système.
Les interventions, bien qu'obligatoires eu égard aux circonstances immédiates, apparaissent contre nature.
1. Les politiques et les responsables des instances bancaires ne savent plus quoi faire. Ils tentent de calmer le jeu bien sûr; que pourraient-ils faire d'autre ! Nous pouvons craindre qu'ils soient impuissants face à l'emballement de la machine. Certes, l'abaissement des taux directeur serait une une bonne chose. Mais cela suffira-t-il à stopper définitivement l'hémorragie ?
2. Le paradoxe se confirme donc ! Tout le monde fait tout ce qu'il peut pour arrêter la panique. Mais les plans sont des bouées percées, lancées aux naufragés qui ne croient plus eux-mêmes à l'ancien système, dans lequel se placent finalement les tentatives de sauvetage. Il faut changer de logique bancaire, financière et boursière. Joli programme !
3. Les loups vont se ruer à bons prix sur les brebis malades. Un phénomène d'hyper concentration va se produire dans les banques et, à terme, dans toute l'économie réelle. Des actifs vont changer de mains à 10 ou 20% de leur valeur d'hier. Axa, par exemple, est intéressé par certains actifs d'AIG.
4. De fait, une nationalisation massive et mondiale du secteur bancaire est en route. Bien sûr, on nous annonce que cette situation est provisoire, le temps d'un retour à " meilleure fortune". Les différentes formes d'intervention seraient donc un jour annulées par un processus inverse de libéralisation ou de revente des actifs achetés. C'est sans doute exact, mais dans quels délais !
5. A ce jour et... à cette heure, la France n'a pas encore de dossier lourd qu'elle devrait assumer seule. Mieux, elle semblerait même avoir quelques ressources pour sauver les "petits copains" (ex.: BNP Paribas qui rachète en partie Fortis ou AXA qui lorgne sur une partie d'AIG). Y-a-t-il des chats noirs dans les tiroirs qui ne vont pas tarder à s'ouvrir ? L'Angleterre, la Belgique, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne...ont déjà leurs dossiers. La France pas encore ! Intéressant et bizarre !
6. Si cette crise est comparable par son ampleur (non dans ses origines) à celle des années 30, alors nous sommes bel et bien à l'aube d'une nouvelle Nouvelle Economie. Elle mettra des années à se mettre en place. Elle peut aussi engendrer des conflits nationaux et internationaux, dans lesquels la violence des armes pourrait bien intervenir. Nier une telle éventualité serait une erreur.
7. Il semble désormais hautement probable qu'Obama sera le prochain Président des Etats-Unis. McCain ne parviendra pas à se démarquer des errances politiques et économiques de son camp d'appartenance. Cette élection est de nature à créer un choc salutaire à l'ensemble du Monde. Je n'étais pas spécialement pro Obama, mais force est de constater que son arrivée serait effectivement un incroyable choc culturel. Celui que la planète attendait peut-être, sans le savoir vraiment.
Pour le démocrate libéral et social que je suis, il est très regrettable - le mot est faible - que le libéralisme économique ne se soit pas réveillé avant la catastrophe.
Il est pourtant le seul système viable pour l'Humanité, à condition bien sûr qu'il sache lui-même se policer, en évitant de s'écrouler sous son propre poids d'inconsciences et d'égoïsmes.
12:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, crise, finance
07 octobre 2008
LES BOURSES FOLLES !
Alors que tous les acteurs devraient être rassurés en constatant la capacité de réaction des états et des banques centrales, voilà qu’ils paniquent !
Bizarre ? Non, pas tant que cela !
Malgré le plan Paulson et les réactions européennes la confiance n’est toujours pas revenue. La morosité du moral boursier doit donc avoir une autre origine.
Question : l’interventionnisme des états n’inquiète-t-il pas les adeptes sans réserves d’un capitalisme libéral, qui assistent à l’écroulement d’un système dont ils ont usé et abusé ?
Si la réponse est oui, ce ne sont pas les montants des plans de sauvetage qui comptent, mais leur principe que réfute et rejette les maîtres de la planète finance, car il sonne le glas de leur paradis.
PS : A 17h30, les places boursières européennes semblaient être plutôt calmes. C'est déjà çà !
14:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, crise, finance

