03 avril 2009

CE G20 EST DEJA HISTORIQUE

Gardez vos quotidiens du 2 avril et les magazines de la semaine prochaine. Quoiqu'il arrive, ils deviendront des exemplaires collector !

Toutes les décisions prises d'un commun accord vont dans le bon sens. Les dirigeants et les grands Politiques de ce monde ont compris qu'ils devaient prendre la crise par le gros bout ! Derrière les sourires...on ne rigole plus ! Bien que tout reste à démontrer, nous pouvons être optimistes. Aucun d'entre nous n'a vécu un sommet de cette envergure.

G 20 02.04.09 4.jpg

Un sacrée photo
G 20 02.04.09 3 FIG ANGELA CRISTINA.jpgQuestion parité, le sommet de Londres n'est pas exemplaire. Deux femmes sur trente seulement ! Merci Angela, merci Cristina ! C'est regrettable, mais force est de constater que le machisme règne toujours chez les puissants. Bref !

G 20 02.04.09 3 FIG DSK.jpgCeux qui seront en première ligne de la nouvelle gouvernance mondiale ne sont pas au premier rang de la photo de classe.
Ils sont même au troisième, mais eux peuvent vraiment se réjouir de ce G20 et se montrer confiants pour leur job respectif.
. Strauss-Kahn / FMI
. Ki-Moon / ONU
. Lamy / OMC
. Draghi / Forum Stabilité Financière
. Zoellick / Banque mondiale
G 20 02.04.09 3 FIG BANQUE MONDIALE.jpgC'est à ces cinq là que le monde va en grande partie confier les clés et les leviers de la maison ! Objectif : faire un grand ménage financier, bancaire et institutionnel.

Deux socialistes en pointe
Nous pouvons être fiers. Sur cinq, deux français, dont sans doute l'un des plus exposés est DSK avec le FMI, qui dispose désormais d'un budget de $.750 milliards.
Pascal Lamy de l'OMC aura aussi du pain sur la planche. Avec un budget qui grimpe à $.250 milliards et les nouvelles bonnes volontés qui se sont manifestées, il va pouvoir débloquer quelques verrous. Ne pas avoir négligé le commerce est à mes yeux révélateur des consciences et de la réalité des intentions communes. Grand levier des équilibres entre le Nord et le Sud, le commerce a un rôle crucial à jouer.
Le fait qu'ils soient tous les deux socialistes me réjouit. Confrontés aux réalités du monde, des hommes et des nations, certains de leurs dogmes devraient s'estomper. De surcroît, ils se connaissent bien, se tutoient probablement, ce qui ne peut que raccourcir les cycles de décision. Excellent !
Souhaitons que l'équipe de France de la rénovation du monde réussisse. Pour la planète, pour la France et pour eux.


PS : Lorsqu'il a poussé les feux pour lui permettre de prendre ce poste au FMI, notre Président ne pouvait pas se douter que DSK endosserait de telles responsabilités, à peine deux ans plus tard.

20 novembre 2008

LA REFONDATION DU MONDE EN QUESTIONS

Si une nouvelle Renaissance passe à l'évidence par une Finance régulée et une Gouvernance éthique, elle passe aussi par un diagnostic de l'Humanité qui ne parvient justement pas à l'être...humaine !

PLANETE TERRE.jpgNaïveté, angélisme....peut-être, assurément même !
Tout en restant des adeptes inconditionnels de la droite sociale et de l'économie libérale, nous savons tous que notre planète tourne à l'envers. Sans endosser toutes les misères du monde, nous devons admettre que nous sommes pour partie responsables de la situation.

La planète est devenue un village
Dans notre égoïsme collectif empreint de conforts occidentaux de toute sorte, nous voulons l'oublier.
La guerre est pourtant aux portes de l'Europe, les génocides à quelques heures de vol et l'obscurantisme théocratique menace les pays les plus vulnérables. Joli bilan !
Mais quelles sont les racines profondes de cette poudrière mondiale ?
La simplicité de la question contraste avec la complexité des milles réponses à formuler.
Car la question est à fragmentations. Elle en pose une kyrielle d'autres !
ESCLAVES.jpg. Est-ce le poids des comptes de l'Histoire que certains peuples et nations assoiffés de revanche n'ont toujours pas soldés ?
. Est-ce ce prodigieux XXème siècle dont les leçons ne sont pas encore tirées, malgré les drames humains et politiques qu'il a engendrés ?
. Est-ce la conséquence d'un indispensable libéralisme qui n'a pas su définir et faire respecter les marqueurs du simple bon sens ?
Karl Marx.jpg. Est-ce la cupidité et la vanité de quelques-uns qui corrompent tous les autres ?
. Est-ce le socialo-communisme et sa possible judéophobie native qui donnerait à la paix universelle et durable un stupide, terrible et inacceptable préalable : l'éradication des Juifs.
Cette question, plus que dérangeante, est issue d'une théorie développée par Pierre-André Taguieff*, un philosophe et politologue controversé, dont l'argumentation charpentée arrive à une conclusion : le socialisme ne serait rien d'autre, en son fond, qu'un antisémitisme.
. Est-ce le strict Religieux qui, quel qu'il soit, redeviendrait l'opium des peuples qui souffrent et qui doutent. Un doute que certains fanatiques leaders exploitent pour justifier attentats, massacres, pogroms et autres génocides ?
ABORIGENE.jpg. Sont-ce les différences et l'hétérogénéité culturelles des populations du monde que la modernité et la rapidité des communications exacerbent et déforment comme jamais dans l'histoire de l'Humanité ? Vu sous cet angle, notre planète est-elle devenue un village au mille quartiers ?PYGMEES MAISON.jpg
. Traversons-nous cette période de mutation qui nous ferait passer, sans doute sur plusieurs siècles encore, de notre sauvagerie génétique à MANHATAN.jpgl'accomplissement serein de notre grandeur spirituelle ?

DINER 2.jpgAh mes Amis ! Nous sommes loin du dernier G20. Mais que de questions fondamentales sans ébauches de réponses ! Excellent pour les longues soirées d'hiver passées à refaire le ...monde entre Amis.

En petit jeu, voilà une question à poser lors d'un diner entre Amis : "Si tu étais le Maître du monde (sans être Dieu), quelles décisions prendrais-tu pour qu'il aille mieux ?". Croyez-moi, vous allez obtenir des réponses variées et étonnantes.

* Son livre : "La judéophobie des modernes, des Lumières au jihad mondial", aux éditions Odile Jacob

17 novembre 2008

UN G20 INCOMPLET

C'est certain, remettre les systèmes et les économies en ordre de marche est une priorité. Pour se faire, souhaitons que les orientations prises à Washington ce weekend fussent les bonnes. Mais, mais, mais....

Ce sommet n'a donc abordé que les aspects du traitement financier de la crise. Rien n'a été officiellement dit ou écrit sur un point majeur : le rééquilibrage entre le Nord et le Sud. Ce sommet n'était-il pas une occasion unique d'en profiler l'ébauche, au moins au niveau des intentions ?

G20 PHOTO GROUPE.jpg

Questions
Qui pourrait affirmer que les tensions qui règnent entre les peuples et les nations des deux hémisphères ne sont pas une dérivée de la défaillance du système libéral ? Qui pourrait oser dire que, derrière la crise financière, ne se trouve pas en filigrane les jalousies du Sud sur le Nord ? Comment soutenir que le terrorisme religieux ne fait pas son lit sur la misère matérielle et morale des populations qu'il exploite ? Les flux migratoires des populations du Sud vers les eldorados du Nord n'ont-ils pas la pauvreté pour source principale ?

Si ces questions sont pertinentes, la réduction de la fracture Nord Sud ne devrait-elle pas être au cœur des solutions envisagées ?


Photo Le Figaro

15 novembre 2008

QUE DEVONS-NOUS ESPERER DU G20 ?

En réalité, rien dans l'immédiat, pas grand chose à court terme, un peu à moyen terme, mais tout...à long terme !

Telle est la vision qu'il faut avoir de ce sommet, premier du genre.
Décidé en quelques semaines, son atout immédiat - il y en a quand même un - est que les chefs d'état de vingt nations dont les grands émergents vont discuter et mieux se connaître.

G20.jpg

Quant à la raison qui les réunit, la crise mondiale, il est peu probable que des décisions concrètes sortent du chapeau.
Des bilans, des diagnostics, des directions, des idées, des ébauches de solutions, des volontés et des points de vue...ça, nous en aurons une palanquée, outre évidemment le calendrier des réunions à venir ! Tout cela est positif, mais largement insuffisant.

Ne pas passer à côté de l'essentiel pour le siècle
La moralisation universelle des pratiques financières, bancaires et boursières est un pré-requis des bonnes directions à prendre.
Mais elle prendra du temps, beaucoup de temps. Disons que si cet univers retrouvait progressivement son bon sens d'ici 2013-2015, cela ne serait déjà pas si mal !
NYSE 3.jpgLes solutions pour le fonctionnement harmonieux d'un système financier, qui devra respecter et préserver le libéralisme, ne seront pas simples à élaborer et à partager.
Mais ce sommet passerait à côté de l'essentiel s'il se cantonnait à édicter de nouvelles règles techniques et de nouveaux principes de fonctionnement et de contrôles.
Partons de l'axiome, qu'en ce domaine, les bonnes solutions seront imaginées, mises en œuvre et efficaces.

Ce sommet doit aller beaucoup plus loin.
Il serait désolant qu'il ne prenne pas le soin de rédiger un grand chapitre sur un impératif : reformater les équilibres et réduire l'écart, globalement, entre le Nord et le Sud.
G20 BUSH LULA.jpgCe chapitre est d'autant plus impérieux que la crise va toucher plus durement encore les pays pauvres que les pays riches; même si ces derniers la traverseront avec de graves difficultés économiques et sociales.
La misère, la faim, la soif et les maladies doivent devenir un axe majeur de la nouvelle gouvernance mondiale et des actions à mener de façon concertée.
Voici deux exemples :
- Il se dit que l'ère W.Bush ne laissera pas un grand souvenir. C'est vrai, mais nous ignorons un de ses rares aspects positifs : durant cette période, les USA sont le pays du monde qui a tenté d'aider le plus l'Afrique, en déversant des dizaines de milliards de dollars, notamment pour la lutte contre le sida.
Les Américains ont donc donnée beaucoup d'argent mais, comme d'habitude, ils ont sans doute cru que cela suffirait. Qu'importe, l'intention était bonne, très bonne même !
- Avoir plusieurs divisions sous mandat international en Afghanistan est à l'évidence indispensable pour ne pas voir ce pays redevenir le siège du terrorisme et de l'obscurantisme d'une théocratie sauvage. Mais une grande partie de cette armée doit être mise au service des ingénieurs, des bâtisseurs et des gestionnaires pour remettre le pays debout et, par voix de conséquence, sur le véritable chemin de la démocratie. C'était déjà un peu l'idée, mais on sait que cela n'a pas vraiment fonctionné, par manque de réelle volonté et contrôle politique.

Si ce G20 ne fait pas le bon diagnostic sur les réalités des vrais problèmes de notre planète à l'échelle du siècle, alors la crise n'aura servi à rien; si ce n'est à rafistoler un système qui s'écroulera à nouveau avant longtemps mais, cette fois, dans la violence des nations et des peuples, dont le terrorisme pourrait bien être la mèche d'allumage.