20 avril 2009
CELA DEVAIT ARRIVER !
Les candidats se bousculent au portillon ! Déjà Brice Hortefeux, Philippe de Villiers et bien sûr l'inénarrable Jack Lang, pas plus tard que ce matin sur Europe 1, ont présenté leurs excuses au peuple français pour les propos tenus par Royal.

Seule légère différence avec les pardons de Royal, ils ne l'ont pas fait au nom de l'ancienne candidate aux présidentielles, mais aux leurs. Dommage !
Arroseur arrosé, Ségolène Royal n'aurait rien pu dire ! Elle aurait aussi compris ce que c'est d'être la victime d'un tiers qui parle au nom d'autrui sans aucune légitimité.
18:51 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, royal, ps
19 avril 2009
QUI PARDONNERA ROYAL ?
Nous pouvons lui accorder qu'elle sait faire parler d'elle. Son sens médiatique est sans doute le plus affûté de toute la classe politique. Elle n'en demeure pas moins affligeante d'une suffisance et d'une niaiserie que les médias adorent et relaient. Hélas !

Après le "Pardon de Dakar", voici celui de Madrid ! Prétendant que Nicolas Sarkozy avait insulté Zapatero, elle s'excuse au nom de la France ! Cette femme ne présenterait-elle pas quelques dysfonctionnements mentaux ?
Il est permis de se poser la question.
Le plus incroyable est que sa réaction est fondée sur l'interprétation d'un simple article de Libération, que le journaliste enlumineur a largement accompagné de propos trompeurs.
Pour Royal, cela suffit pour ouvrir un nouveau front et lancer sa croisade espagnole.
A la recherche d'un brave
Y aura-t-il un jour un Don Quichotte pour terrasser l'hybris, en se lançant à l'assaut de cette citadonzelle qui ne rend service ni à la France, ni au PS.
Le venin de l'incontrôlable Royal qui pique comme un scorpion, guette celui ou celle qui oserait s'y attaquer vraiment. Ce rôle devrait être celui du PS, mais Aubry ou Hamon se taisent lâchement, alors qu'ils devraient la condamner.
Si j'étais socialiste, j'attendrais que l'un des cadres de mon parti ait le courage de pardonner publiquement Royal, au nom du Parti Socialiste. Cela aurait une certaine allure, non ?
Cela étant, n'oublions pas que dans cette affaire ce sont encore les médias qui frappent le tam-tam dans une brousse asséchée d'idées et d'engagements. Beaucoup de bruit pour rien en somme !
Faut-il les pardonner eux aussi ?
15:38 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, royal, pardon, ps
25 novembre 2008
Que se passe-t-il au PS ?
La petite phrase de Rocard (voir note du 24/11 ci-dessous) révèle clairement sa lucidité.
Pour ce vieux lion du socialisme français, le capitalisme et le libéralisme, bien que ponctuellement défaillants, l'ont emporté sur le collectivisme. Bonne nouvelle pour la planète; paradoxalement, moins bonne pour la France qui n'a plus d'opposition intelligente et raisonnable.
Pour Rocard, il est donc vain de croire qu'il est possible de lutter contre cet état de fait. Etre socialiste au XXIème siècle, ce n'est donc plus préparer le Grand Jour, en prônant un état jacobin omniprésent et interventionniste.
Ce socialisme moderne devra savoir replacer l'Homme au cœur de la Politique, ce que le capitalisme pur et dur a trop tendance à oublier. C'est pour cela que les règles de marché doivent d'urgence s'imposer une éthique humaniste qui reste, non à inventer, mais à mettre en œuvre. Nos sociétés capitalistes et libérales ont tous les ingrédients pour y parvenir. Mais revenons au cas du PS.
Abandonner le "surmoi marxiste" !
Ne riez pas ! Pour nous - les non initiés - cela relève du tirlipotage politico-intellectuel, mais c'est très précisément le vocable utilisé dans les
discussions internes des instances dirigeantes du PS.
C'est ce que j'appelais hier briser les chaînes de l'histoire, une nouvelle orientation rappelée par Cambadélis* hier soir lors de l'émission Mots Croisés sur France 2.
La guerre civile qui bat son plein au PS est d'autant plus incompréhensible qu'en juin dernier ils avaient tous décidé d'abandonner leurs dogmes liés au "surmoi marxiste". Tout le monde était d'accord sur ce point, sauf Benoit Hamon (d'où l'élaboration de sa motion pour leur congrès de Reims) et Mélanchon qui a claqué la porte.
Sur le fond de ce que devait être la nouvelle philosophie politique de leur parti, Aubry, Royal, Delanoé et l'ensemble de leurs états-majors respectifs étaient donc en phase il y a seulement quelques mois.
Royal, presque sympathique !
Il y a plusieurs grandes conclusions à en tirer.
- Cette guerre n'est pas une bataille d'idées et de programmes, mais bel et bien une stricte guerre de personnes.
- La rivalité des ambitions ne doit pas faire oublier qu'elles sont toute au service du court terme : faire main basse sur le trésor du PS, avec son budget annuel de fonctionnement de 20 à 25 millions d'euros.
- Royal veut l'ouverture tous azimuts notamment vers le Centre; Aubry prône la fermeture en visant d'abord la refondation d'un PS de militants, indépendant de toute alliance. Au final, cette différence de stratégie qui est réelle, s'efface devant les querelles cupides de bas étage.
- Cela confirme que le "Tous Sauf Ségolène" développé par la grande majorité des caciques socialistes est d'une virulence insoupçonnable. Dans certaines alcôves de la Rue de Solférino, la dérive droitière de Royal serait même comparée au Néo Socialisme de la fin des années 30, qui finît par pactiser avec Vichy et avec les collaborateurs nazis. La référence au "néo socialisme", qui est extrêmement grave, a été évoquée par Lionel Jospin lui-même, venant souligner l'inconcevable niveau de haine à l'égard de Royal.
Ce n'est d'ailleurs par elle qui est directement en cause, c'est ce qu'elle représente. C'est sa façon de concevoir le socialisme nouveau qui, pour
les vieux lions archaïques, ne dure pas. Elle est comme le Beaujolais nouveau, un vin qui n'est pas un vin de garde, mais un breuvage de fête éphémère pour noyer ses illusions.
Pour ses contempteurs, Royal c'est le socialisme paillettes qui brillent dans la vidéosphère comme le dit le politologue de gauche Olivier Duhamel.
Incroyable ! Cette haine pourrait finir par me la rendre presque sympathique !
* Ancien communiste dur, Cambadélis est sans doute l'une des personnalités les plus inquiétantes du PS
12:02 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, royal, aubry
24 novembre 2008
La phrase du jour
Les socialistes récoltent les fruits de leur insondable bêtise collective. Tous aveuglés par la conquête de la machine de guerre qu'est le PS et sa richesse, ils ont oublié l'essentiel : réfléchir vraiment à la façon de briser les chaînes de leur histoire.
Et l'essentiel de leur discorde de fond, c'est un socialiste historique qui l'exprime le plus clairement du monde.
" Le PS souffre d'une double maladie. Outre une crise de leadership, il n'admet pas, ou très mal, que la société de marché soit installée, qu'ont soit dedans et qu'il faille la faire fonctionner".
Michel ROCARD
Le collectivisme terrassé par le libéralisme ? Bonne nouvelle !
Le drame des socialistes
Ce n'est pas la dualité Aubry-Royal, ni les chicaneries électorales, ni même la valeur de leurs idées puisqu'ils n'en ont plus....ce ne sont que des conséquences prévisibles.

Leur véritable drame est de ne pas admettre de façon universelle une évidence : le collectivisme a été terrassé par le libéralisme économique. Bien que ponctuellement défaillant, ce système a démontré qu'il était le seul capable de produire des richesses.
Le socialisme du XXIème siècle n'a donc qu'une question à se poser : comment mieux répartir cette richesse dans un esprit de justice et non d'égalitarisme ?
Cette façon de voir la politique se rapprochant de la droite libérale et sociale (pour ne pas dire de l'UMP), les socialistes ont de quoi avoir une crise existentialiste.
Tant que le PS français n'osera pas résoudre ses contradictions, il sera sous la coupe des dogmes obscurs d'un marxisme rampant. Cela me dérange, mais si le PS explose - ce que je ne crois pas encore - il se pourrait bien que le Modem et Bayrou raflent la mise d'ici quelques mois.
Il n'est jamais bon pour la vitalité d'une démocratie qu'un seul parti soit capable de gouverner. La nature ayant horreur du vide, c'est laissé le champ libre aux syndicats gauchistes qui, en France, ne représentent qu'eux-mêmes.
Nous ne devons pas nous en réjouir.
17:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, socialistes, ps
10 novembre 2008
PS, UNE GUERRE D'ARGENT
Cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit quelques lignes sur les socialistes, et encore plus longtemps sur Royal. Il faut avouer qu'après la période
exaltante que fut l'élection américaine, les chicaneries socialistes sont sans saveur.
Mais la victoire relative de Royal dans la course pour la maîtrise du PS mérite quelques commentaires.
D'abord, convenons-en, c'est une surprise !
Il est vrai que je n'ai pas suivi la compétition, mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle réunisse près de 30% des suffrages dans cette primaire.
Son show au Zénith aurait donc été une bonne chose dans l'esprit de ses partisans. A une époque – durant la campagne présidentielle 2007 – je l'avais comparée à la Folle de Chaillot, tant ses sorties et ses positions étaient souvent dénudées de sens et de fond.
Eh bien la Folle du Zénith l'a remplacée ! La forme prime toujours sur le fond ! Ceci en dit long sur l'état de délabrement et sur la capacité de jugement des militants socialistes. Les pauvres ! Ils ne savent plus à quel saint se vouer.
Dans une chronique du Figaro, Marc Lambron ose lui voir quelques points communs avec Barack Obama. L'auteur se perd dans des explications tortueuses et absconses, inspiré par un intellectualisme stérile.
Sa pseudo démonstration lui permet de justifier sa note d'honoraire au journal, mais sûrement pas d'apporter des éléments de réponse venant étayer sa comparaison.
Le congrès PS accouchera une nouvelle fois d'un compromis aux forceps
De Delanoé, Aubry, Valls, Dray, Peillon ou Hamon...ce dernier pourrait bien rafler la mise. Au PS, pas de Président, cela fait trop bourgeois, mais un Premier Secrétaire comme au PCF dans la plus pure tradition des Soviets.
Pourquoi Hamon ? Pour trois raisons. Un, il n'est encore acoquiné avec personne, deux, il a obtenu 20% des voix et trois, il est le seul à affirmer qu'il est à gauche du PS. Cela peut plaire...pourquoi ? Tout simplement par ce que, finalement, c'est clair, comparé aux méandres politiques d'un Delanoé ou d'une Aubry.
Ceci n'est qu'une hypothèse, qui aurait le mérite de démontrer que ce parti commence à sortir de sa sclérose. Mais peu importe celui ou celle qui tirera le gros lot...
Le PS, c'est surtout un trésor de guerre.
Avec quelques 100 millions d'euros versés par l'état sur les cinq ans que durent la mandature parlementaire, aucun candidat ne peut se permettre de quitter le navire PS. Créer un parti coûte cher, très cher....trop cher pour rêver voler de ses propres ailes. Royal ne le peut pas plus que tous les autres.
Ils sont obligés de s'entendre quitte à avaler de grosses couleuvres, maîtrise du magot oblige !
Mais ça, aucun journaliste ne nous le rappelle.
17:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, royal

