02 avril 2009
DE VILLEPIN, LA RAGE AU CORPS !
Faut-il que sa haine et sa rancœur fussent grands pour être le héraut de l'anti-sarkozysme primaire, mieux que Aubry, Besancenot et Bayrou réunis !

J'ignore si sa condamnation radicale de toutes les actions de notre Président trouve ces racines dans l'affaire Clearstream. Mais le contempteur Villepin ne lésine guère dans ses attaques en règle.
Est-il prêt à tout par vengeance, ou pour ne pas mourir politiquement, lui qui n'a jamais affronté le suffrage universel ? A-t-il conscience que la
violence carnassière de ces propos est tellement excessive qu'elle en devient vaine, dérisoire, voire puérile ? Croît-il vraiment servir la France en se servant d'abord lui-même ? Sait-il seulement ce qu'est le gaullisme !
Il fustige "la rupture avec l'héritage gaulliste", alors que la posture politique de Charles de Gaulle fut toujours et précisément la rupture. Rompre avec le passé est profondément gaulliste. Etre partiellement iconoclaste est gaulliste. C'est cela le véritable héritage.
Le Général n'a pas hésité à quitter l'Otan - que n'a pas dit le PS à l'époque ! -, mais c'était à une époque où nous pouvions craindre authentiquement une invasion soviétique, contre laquelle les Américains ne se seraient pas automatiquement dressés. La rupture des années 60
La France n'est plus la puissance qu'elle était et l'héritage gaulliste est un esprit et une dynamique, non un ancrage sur le passé. Voilà pourquoi je pense que Monsieur de Villepin ignore ce qu'est le gaullisme.
Dans ces conditions, que ne quitte-t-il pas l'UMP, plutôt que cette indicible forme de trahison de son propre camp ?
PS : Je vous conseille de visiter le site de l'INA. Il reproduit l'intégralité de la conférence de presse (pour 4 €) d'octobre 66 de Charles de Gaulle qui confirme son indépendance de l'Otan. Cela dure 1h30, mais croyez-moi, c'est une anthologie.
18:06 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, villepin, otan
10 janvier 2009
L'amertume de Villepin va trop loin
Libre à chacun d'apprécier, de douter ou de ne pas aimer la politique et le style de Nicolas Sarkozy. Mais je ne comprendrai jamais ceux qui, favorisant la division, contribuent à l'échec de leur propre camp.
L'amertume imbécile
Dominique de Villepin a l'allure hautaine du premier de la classe que toutes les belles mères adorent.
Chevelure poivre et sel ondulante, verbe haut, il porte beau le Villepin.
Mais son aristocratie politique s'arrête là !
Son attitude est d'autant plus méprisable qu'il n'a aucun des atouts de la légitimité. Il n'a jamais été un élu du peuple. Il n'a pas été un grand Premier Ministre. Le pétard Clearstream lui a explosé dans les mains. En a-t-il allumé la mèche ? La justice le dira fin 2009.
Mauvais calcul
Jacques Chirac, qui voulait en faire son dauphin, le voyait comme la meilleure arme anti Sarkozy. Erreur ! Rien ne s'est passé comme prévu. Pourtant sûr de son talent, le vil a été terrassé par l'habile !
Faut-il que Villepin soit dans un état de déréliction avancé pour tomber dans des propos émétiques qui ne servent ni sa famille politique, ni lui-même d'ailleurs.
Certes, il a le verbe bien placé et le jeu de mot facile qui peut faire mouche. Mais cette mouche est un éristale attiré par un esprit de vengeance fangeuse. "...je préfèrerais un chef de l'état hyper efficace plutôt qu'hyper actif" déclare ce chantre de la perfidie.
Il ne suffit d'avoir fait un grand discours à l'ONU pour être un grand homme politique, voire un gentilhomme.
Parfois, il faut savoir s'élever en se faisant oublier.
ps : après relecture, je trouve ma charge un peu sévère ! Car, finalement, Villepin est peut être lui aussi une victime; celle d'un monde politique où la romance n'a pas cours (PS ajouté le 12.01.08, après la réception de quelques commentaires)
19:34 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : politique, villepin

